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	Commentaires sur : Les canaris du climat	</title>
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	<description>Réflexions sur la science, le climat et l&#039;énergie</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Jul 2026 13:10:10 +0000</lastBuildDate>
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		<title>
		Par : SCE-info		</title>
		<link>https://www.science-climat-energie.be/2026/07/10/les-canaris-du-climat/#comment-91317</link>

		<dc:creator><![CDATA[SCE-info]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 13:10:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.science-climat-energie.be/2026/07/10/les-canaris-du-climat/#comment-90445&quot;&gt;Alexandre Plaideau&lt;/a&gt;.

Pour la complétude du lecteur, veuillez maintenant noter quelques nuances à apporter après le commentaire de A. Plaideau :

– Concernant le point 1 nous sommes d&#039;accord, nous ne comprenons pas ce que Ian Clark a voulu dire. Il est clair que le GIEC considère que l&#039;essentiel du réchauffement observé est d&#039;origine humaine.

– Concernant les carottes de glace Shakun et al., Nature (2012) et Parrenin et al., Science (2013) sont cités.

Notez que Parrenin et al., Science (2013) ne concluent pas que le CO₂ précède la température, ni que la température précède le CO₂. L&#039;article dit uniquement que les deux semblent synchrones et qu&#039;en raison des incertitudes on ne peut pas conclure... On pourrait avoir des dizaines ou des centaines d&#039;années de décalage (dans un sens ou dans l&#039;autre), selon la définition précise du début des variations et les intervalles de confiance.

Concernant l&#039;autre citation, Shakun et al. 2012, il s&#039;agit d&#039;un article très influent, mais aussi très débattu. Les auteurs soutiennent qu&#039;à l&#039;échelle globale, le réchauffement suit en réalité l&#039;augmentation du CO₂, même si l&#039;Antarctique fait exception. Cependant, de nombreuses critiques ont été formulées par la communauté scientifique : 

• L&#039;article de Shakun et al. 2012 ne mesure pas directement la température moyenne mondiale. Les auteurs construisent une synthèse de 80 archives paléoclimatiques (marines et continentales), réparties de manière très inégale, avec des résolutions temporelles différentes, et utilisant différents proxys (δ18O, Mg/Ca, pollen, etc.). Le problème est que les océans sont surreprésentés, certaines régions sont peu documentées (Afrique, intérieur des continents, hémisphère Sud terrestre) et la moyenne mondiale dépend fortement de la méthode statistique utilisée. 

• Les proxys utilisés par Shakun et al. 2012 possèdent chacun leur propre chronologie. Or, les erreurs de datation isotopique ne sont pas toujours les mêmes, tout comme les corrections des réservoirs marins. Tout cela sans parler de l&#039;interpolation entre les dates. Et la conclusion de l&#039;article ne repose que sur quelques centaines d&#039;années de décalage...
Lorsque les incertitudes de datation sont propagées, on peut estimer que le décalage n&#039;est pas aussi robuste qu&#039;on le croit. Autrement dit, l&#039;ordre exact des événements est moins certain que ne le suggère la figure principale de l&#039;article.

• De plus, l&#039;article de Shakun et al. 2012 peut donner l&#039;impression que le CO₂ est le déclencheur principal de toute la déglaciation. Mais c&#039;est l&#039;insolation orbitale qui est bien le forçage initial. Le CO₂ qui agirait comme rétroaction amplificatrice n&#039;est qu&#039;une hypothèse renforcée par des modèles informatiques construits sur une hypothèse de départ exagérant les effets du CO2 ...

– Concernant le point 3, il existe de nombreux articles sur SCE (articles de J.C. Maurin et Jean N.) discutant le cycle du carbone et ses incertitudes, nous n&#039;y reviendrons donc pas ici. Par exemple : 
https://www.science-climat-energie.be/2022/09/02/le-cycle-du-carbone-selon-lar6-du-giec-au-diable-les-incertitudes/

– Concernant le point 4, nous sommes d&#039;accord : lorsque la température augmente, l’atmosphère contient davantage de vapeur d’eau. Cependant, l&#039;effet de cette vapeur d&#039;eau n&#039;est pas aussi bien comprise que ce qui est mentionné dans le commentaire. En effet, elle peut aussi être à l&#039;origine de la formation de nuages qui augmentent l&#039;albédo et provoquent un refroidissement de la troposphère... la formation des nuages est très difficile à modéliser car notre compréhension des phénomènes micro-physiques à la base de leur formation n’est pas encore adéquate, et les modèles informatiques actuels ne peuvent être utilisés que pour des simulations relativement courtes de quelques mois en utilisant les super-ordinateurs les plus rapides... et les résultats obtenus dépendent entièrement des paramètres injectés dans les modèles! Voir par exemple ici : https://www.science-climat-energie.be/2019/03/02/lart-de-gommer-les-incertitudes/

Et ici : https://www.science-climat-energie.be/2020/06/26/les-nuages-ont-plus-deffets-que-vous-ne-le-pensez/

– Finalement, pour le point 5, l&#039;influence humaine est bien présente concernant l&#039;effet de chaleur urbain, les défrichages abusifs, certains feux de forêts, la pollution des rivières, etc., 
mais selon nous il n&#039;est pas démontré que l’influence humaine via le CO2 est le principal moteur des évènements extrêmes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.science-climat-energie.be/2026/07/10/les-canaris-du-climat/#comment-90445">Alexandre Plaideau</a>.</p>
<p>Pour la complétude du lecteur, veuillez maintenant noter quelques nuances à apporter après le commentaire de A. Plaideau :</p>
<p>– Concernant le point 1 nous sommes d&rsquo;accord, nous ne comprenons pas ce que Ian Clark a voulu dire. Il est clair que le GIEC considère que l&rsquo;essentiel du réchauffement observé est d&rsquo;origine humaine.</p>
<p>– Concernant les carottes de glace Shakun et al., Nature (2012) et Parrenin et al., Science (2013) sont cités.</p>
<p>Notez que Parrenin et al., Science (2013) ne concluent pas que le CO₂ précède la température, ni que la température précède le CO₂. L&rsquo;article dit uniquement que les deux semblent synchrones et qu&rsquo;en raison des incertitudes on ne peut pas conclure&#8230; On pourrait avoir des dizaines ou des centaines d&rsquo;années de décalage (dans un sens ou dans l&rsquo;autre), selon la définition précise du début des variations et les intervalles de confiance.</p>
<p>Concernant l&rsquo;autre citation, Shakun et al. 2012, il s&rsquo;agit d&rsquo;un article très influent, mais aussi très débattu. Les auteurs soutiennent qu&rsquo;à l&rsquo;échelle globale, le réchauffement suit en réalité l&rsquo;augmentation du CO₂, même si l&rsquo;Antarctique fait exception. Cependant, de nombreuses critiques ont été formulées par la communauté scientifique : </p>
<p>• L&rsquo;article de Shakun et al. 2012 ne mesure pas directement la température moyenne mondiale. Les auteurs construisent une synthèse de 80 archives paléoclimatiques (marines et continentales), réparties de manière très inégale, avec des résolutions temporelles différentes, et utilisant différents proxys (δ18O, Mg/Ca, pollen, etc.). Le problème est que les océans sont surreprésentés, certaines régions sont peu documentées (Afrique, intérieur des continents, hémisphère Sud terrestre) et la moyenne mondiale dépend fortement de la méthode statistique utilisée. </p>
<p>• Les proxys utilisés par Shakun et al. 2012 possèdent chacun leur propre chronologie. Or, les erreurs de datation isotopique ne sont pas toujours les mêmes, tout comme les corrections des réservoirs marins. Tout cela sans parler de l&rsquo;interpolation entre les dates. Et la conclusion de l&rsquo;article ne repose que sur quelques centaines d&rsquo;années de décalage&#8230;<br />
Lorsque les incertitudes de datation sont propagées, on peut estimer que le décalage n&rsquo;est pas aussi robuste qu&rsquo;on le croit. Autrement dit, l&rsquo;ordre exact des événements est moins certain que ne le suggère la figure principale de l&rsquo;article.</p>
<p>• De plus, l&rsquo;article de Shakun et al. 2012 peut donner l&rsquo;impression que le CO₂ est le déclencheur principal de toute la déglaciation. Mais c&rsquo;est l&rsquo;insolation orbitale qui est bien le forçage initial. Le CO₂ qui agirait comme rétroaction amplificatrice n&rsquo;est qu&rsquo;une hypothèse renforcée par des modèles informatiques construits sur une hypothèse de départ exagérant les effets du CO2 &#8230;</p>
<p>– Concernant le point 3, il existe de nombreux articles sur SCE (articles de J.C. Maurin et Jean N.) discutant le cycle du carbone et ses incertitudes, nous n&rsquo;y reviendrons donc pas ici. Par exemple :<br />
<a href="https://www.science-climat-energie.be/2022/09/02/le-cycle-du-carbone-selon-lar6-du-giec-au-diable-les-incertitudes/" rel="ugc">https://www.science-climat-energie.be/2022/09/02/le-cycle-du-carbone-selon-lar6-du-giec-au-diable-les-incertitudes/</a></p>
<p>– Concernant le point 4, nous sommes d&rsquo;accord : lorsque la température augmente, l’atmosphère contient davantage de vapeur d’eau. Cependant, l&rsquo;effet de cette vapeur d&rsquo;eau n&rsquo;est pas aussi bien comprise que ce qui est mentionné dans le commentaire. En effet, elle peut aussi être à l&rsquo;origine de la formation de nuages qui augmentent l&rsquo;albédo et provoquent un refroidissement de la troposphère&#8230; la formation des nuages est très difficile à modéliser car notre compréhension des phénomènes micro-physiques à la base de leur formation n’est pas encore adéquate, et les modèles informatiques actuels ne peuvent être utilisés que pour des simulations relativement courtes de quelques mois en utilisant les super-ordinateurs les plus rapides&#8230; et les résultats obtenus dépendent entièrement des paramètres injectés dans les modèles! Voir par exemple ici : <a href="https://www.science-climat-energie.be/2019/03/02/lart-de-gommer-les-incertitudes/" rel="ugc">https://www.science-climat-energie.be/2019/03/02/lart-de-gommer-les-incertitudes/</a></p>
<p>Et ici : <a href="https://www.science-climat-energie.be/2020/06/26/les-nuages-ont-plus-deffets-que-vous-ne-le-pensez/" rel="ugc">https://www.science-climat-energie.be/2020/06/26/les-nuages-ont-plus-deffets-que-vous-ne-le-pensez/</a></p>
<p>– Finalement, pour le point 5, l&rsquo;influence humaine est bien présente concernant l&rsquo;effet de chaleur urbain, les défrichages abusifs, certains feux de forêts, la pollution des rivières, etc.,<br />
mais selon nous il n&rsquo;est pas démontré que l’influence humaine via le CO2 est le principal moteur des évènements extrêmes.</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Emmanuel simon		</title>
		<link>https://www.science-climat-energie.be/2026/07/10/les-canaris-du-climat/#comment-91234</link>

		<dc:creator><![CDATA[Emmanuel simon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 21:03:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.science-climat-energie.be/?p=25266#comment-91234</guid>

					<description><![CDATA[En réponse à &lt;a href=&quot;https://www.science-climat-energie.be/2026/07/10/les-canaris-du-climat/#comment-90445&quot;&gt;Alexandre Plaideau&lt;/a&gt;.

à Alexandre Plaideau 14/07  11:53 ...

À la lecture de l&#039;introduction à cet ouvrage « CANARY in a Climate World », j&#039;ai noté pour ma part : [[ Bringing together 38 (..thirty eight..) experts from across physics, climate science, geology, engineering, economics, medicine, law, journalism, public policy, psychology, and independent research, this book argues that the public has often been given an incomplete and deeply one-sided picture.]]
Ces 38 experts ajoutant leur vaste expérience aux 1.900 signataires de l&#039;association mondiale CLINTEL (Climate Intelligence Foundation)
https://clintel.nl/ !
  
Sous forme d&#039;ouvrage collectif (et non à auteur unique Dr. Ian Clark, Ottawa), on ne  qualifiera pas ces chercheurs -souvent émérites- d&#039;être des attardés intellectuels. Ils sont chercheurs dont un « devoir de réserve » s&#039;est libéré d&#039;un conformisme, alors que tant de nos jeunes collègues vivent une omerta... sous pressions professionnelles !
Par contre, en matière de « public policy » on s&#039;autorisera à questionner les motivations profondes de quelques centaines d&#039;acteurs contribuant à la rédaction finale « IPCC Reports », énorme fouillis de documents qui sont « re-re-re-relus, et politiquement amendés, jusqu&#039;au mot près » !!     

Ces groupes GIEC/IPCC, I à IV, politico-scientifico-internationaux s&#039;agitent pour publier à nouveau (en 2027-28, car l&#039;AR6 date de 2023...) et l&#039;arrosoir des budgets ONUsiens (ex PNUE et OMM/WMO) va encore se déverser, ce qu&#039;ils font, en milliards $$$, directs et dérivés, depuis 1988 avec la foultitude de leurs périodiques « corrected findings ».

Ceux d&#039;entre nous aguerris en « analyse de la &#039;dynamique des organisations&#039; » observeront avec intérêt l&#039;ORGANIGRAMME de l&#039;organe GIEC !
On s&#039;y délecte d&#039;un enchevêtrement : la mainmise hiérarchique (Top-Down, Summary for Policymakers (SYR, SPM,...) et de liens... encore présumés scientifiques &#039;transversaux et harmonisés&#039; parmi les HUIT structures du fonctionnement GIEC. Réseaux composés là de fonctionnaires et politiques issus des 193 États (aux contextes disparates, revendicatifs et/ou payeurs, dans leurs sphères respectives) ! Organigramme accessible notamment via :
https://climat.be/changements-climatiques/changements-observes/rapports-du-giec

Quelques nouveaux commentaires à émettre de la part de certains « lecteurs » sur ce qui se publie là-dedans et les 10.000 pages périodiques résultantes ? 

Ainsi la « vérité » n&#039;existe guère « durablement » au travers de l&#039;extrême complexité des systèmes climatologiques. Dires erronément  médiatisés.
Outre le fait observé qu&#039;on y confond souvent climat et météorologie...
Des « experts climatologistes » y sont régulièrement invités sur plateaux TV et colonnes de gazettes... à l&#039;occasion de chaque événement MÉTÉO susceptible d&#039;inquiéter les foules. Les « canicules météo » s&#039;expliqueraient vite là « par le dérèglement climatique » (d&#039;origine anthropique et Oil/Gas produits fossiles, ça va de soi). Le pauvre CO2 et ses actuels 420 ppm (fourchettes normées par GIEC &#038; Consorts y ont bon dos)...

La perméabilité mentale d&#039;un certains nombre de nos concitoyens ignorants et/ou sans guère d&#039;esprit critique les rend vulnérables face à cette déferlante d&#039;idées fausses (les fake news) et/ou celles  « manipulatrices d&#039;opinion ». Paradoxe ? Nos gazettes s&#039;en émeuvent... tout en y contribuant ! 

Ainsi peut-on entendre ou lire parmi nos médias ordinaires un monceau de « on-dit » bêtifiants.. tels ce dernier : [[ Avec 20,98°C, les océans ont atteint un PIC de chaleur (journal LLB 2/07, d&#039;après l&#039;AFP...), sous l&#039;effet combiné d&#039;El Niño et du réchauffement climatique... ]] 
Ici, on oublie les énormes effets d&#039;inertie thermique et des courants océaniques qui caractérisent ces phénomènes ! D&#039;où cet article LLB soulevant nombre de questions. Quelle précision mesurée au centième de degré (via images satellites...) et sur quelle étendue d&#039;eau de surface nécessairement circonscrite et de quelle géo-localisation parle t-on ???
Selon quelles mesures de profondeur de la couche laminaire océanique ?
Car, méditons sur deux chiffres réels et ignorés des foules :  
* superficie des océans terrestres = 361 x 10^6 km²
* dont un volume approx en eaux salées : 1,35375 x 10^7 km³

A cet égard, relisons plutôt l&#039;étude S-C-E de Brigitte Van Vliet-Lanoë, directeur de Recherche CNRS émérite : 
**Le soleil, l’océan, et le CO2 : une approche objective de la contribution énergétique solaire**
https://www.science-climat-energie.be/2024/12/27/le-soleil-locean-et-le-cosub2-sub-une-approche-objective-de-la-contribution-energetique-solaire/

Autre fait navrant ? En matière(s) énergétique(s) celui-ci : la Belgique bat des records d&#039;IMPORTATIONS d&#039;électricité (12,5 TWh en six mois)... alors que des sociétés EnRI vivant de nos subsides peinent à avoir démontré un « modèle technico-économique durablement viable ».
On en dit quoi ... dans les milieux dits autorisés ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En réponse à <a href="https://www.science-climat-energie.be/2026/07/10/les-canaris-du-climat/#comment-90445">Alexandre Plaideau</a>.</p>
<p>à Alexandre Plaideau 14/07  11:53 &#8230;</p>
<p>À la lecture de l&rsquo;introduction à cet ouvrage « CANARY in a Climate World », j&rsquo;ai noté pour ma part : [[ Bringing together 38 (..thirty eight..) experts from across physics, climate science, geology, engineering, economics, medicine, law, journalism, public policy, psychology, and independent research, this book argues that the public has often been given an incomplete and deeply one-sided picture.]]<br />
Ces 38 experts ajoutant leur vaste expérience aux 1.900 signataires de l&rsquo;association mondiale CLINTEL (Climate Intelligence Foundation)<br />
<a href="https://clintel.nl/ " rel="nofollow ugc">https://clintel.nl/ </a>!</p>
<p>Sous forme d&rsquo;ouvrage collectif (et non à auteur unique Dr. Ian Clark, Ottawa), on ne  qualifiera pas ces chercheurs -souvent émérites- d&rsquo;être des attardés intellectuels. Ils sont chercheurs dont un « devoir de réserve » s&rsquo;est libéré d&rsquo;un conformisme, alors que tant de nos jeunes collègues vivent une omerta&#8230; sous pressions professionnelles !<br />
Par contre, en matière de « public policy » on s&rsquo;autorisera à questionner les motivations profondes de quelques centaines d&rsquo;acteurs contribuant à la rédaction finale « IPCC Reports », énorme fouillis de documents qui sont « re-re-re-relus, et politiquement amendés, jusqu&rsquo;au mot près » !!     </p>
<p>Ces groupes GIEC/IPCC, I à IV, politico-scientifico-internationaux s&rsquo;agitent pour publier à nouveau (en 2027-28, car l&rsquo;AR6 date de 2023&#8230;) et l&rsquo;arrosoir des budgets ONUsiens (ex PNUE et OMM/WMO) va encore se déverser, ce qu&rsquo;ils font, en milliards $$$, directs et dérivés, depuis 1988 avec la foultitude de leurs périodiques « corrected findings ».</p>
<p>Ceux d&rsquo;entre nous aguerris en « analyse de la &lsquo;dynamique des organisations&rsquo; » observeront avec intérêt l&rsquo;ORGANIGRAMME de l&rsquo;organe GIEC !<br />
On s&rsquo;y délecte d&rsquo;un enchevêtrement : la mainmise hiérarchique (Top-Down, Summary for Policymakers (SYR, SPM,&#8230;) et de liens&#8230; encore présumés scientifiques &lsquo;transversaux et harmonisés&rsquo; parmi les HUIT structures du fonctionnement GIEC. Réseaux composés là de fonctionnaires et politiques issus des 193 États (aux contextes disparates, revendicatifs et/ou payeurs, dans leurs sphères respectives) ! Organigramme accessible notamment via :<br />
<a href="https://climat.be/changements-climatiques/changements-observes/rapports-du-giec" rel="nofollow ugc">https://climat.be/changements-climatiques/changements-observes/rapports-du-giec</a></p>
<p>Quelques nouveaux commentaires à émettre de la part de certains « lecteurs » sur ce qui se publie là-dedans et les 10.000 pages périodiques résultantes ? </p>
<p>Ainsi la « vérité » n&rsquo;existe guère « durablement » au travers de l&rsquo;extrême complexité des systèmes climatologiques. Dires erronément  médiatisés.<br />
Outre le fait observé qu&rsquo;on y confond souvent climat et météorologie&#8230;<br />
Des « experts climatologistes » y sont régulièrement invités sur plateaux TV et colonnes de gazettes&#8230; à l&rsquo;occasion de chaque événement MÉTÉO susceptible d&rsquo;inquiéter les foules. Les « canicules météo » s&rsquo;expliqueraient vite là « par le dérèglement climatique » (d&rsquo;origine anthropique et Oil/Gas produits fossiles, ça va de soi). Le pauvre CO2 et ses actuels 420 ppm (fourchettes normées par GIEC &amp; Consorts y ont bon dos)&#8230;</p>
<p>La perméabilité mentale d&rsquo;un certains nombre de nos concitoyens ignorants et/ou sans guère d&rsquo;esprit critique les rend vulnérables face à cette déferlante d&rsquo;idées fausses (les fake news) et/ou celles  « manipulatrices d&rsquo;opinion ». Paradoxe ? Nos gazettes s&rsquo;en émeuvent&#8230; tout en y contribuant ! </p>
<p>Ainsi peut-on entendre ou lire parmi nos médias ordinaires un monceau de « on-dit » bêtifiants.. tels ce dernier : [[ Avec 20,98°C, les océans ont atteint un PIC de chaleur (journal LLB 2/07, d&rsquo;après l&rsquo;AFP&#8230;), sous l&rsquo;effet combiné d&rsquo;El Niño et du réchauffement climatique&#8230; ]]<br />
Ici, on oublie les énormes effets d&rsquo;inertie thermique et des courants océaniques qui caractérisent ces phénomènes ! D&rsquo;où cet article LLB soulevant nombre de questions. Quelle précision mesurée au centième de degré (via images satellites&#8230;) et sur quelle étendue d&rsquo;eau de surface nécessairement circonscrite et de quelle géo-localisation parle t-on ???<br />
Selon quelles mesures de profondeur de la couche laminaire océanique ?<br />
Car, méditons sur deux chiffres réels et ignorés des foules :<br />
* superficie des océans terrestres = 361 x 10^6 km²<br />
* dont un volume approx en eaux salées : 1,35375 x 10^7 km³</p>
<p>A cet égard, relisons plutôt l&rsquo;étude S-C-E de Brigitte Van Vliet-Lanoë, directeur de Recherche CNRS émérite :<br />
**Le soleil, l’océan, et le CO2 : une approche objective de la contribution énergétique solaire**<br />
<a href="https://www.science-climat-energie.be/2024/12/27/le-soleil-locean-et-le-cosub2-sub-une-approche-objective-de-la-contribution-energetique-solaire/" rel="ugc">https://www.science-climat-energie.be/2024/12/27/le-soleil-locean-et-le-cosub2-sub-une-approche-objective-de-la-contribution-energetique-solaire/</a></p>
<p>Autre fait navrant ? En matière(s) énergétique(s) celui-ci : la Belgique bat des records d&rsquo;IMPORTATIONS d&rsquo;électricité (12,5 TWh en six mois)&#8230; alors que des sociétés EnRI vivant de nos subsides peinent à avoir démontré un « modèle technico-économique durablement viable ».<br />
On en dit quoi &#8230; dans les milieux dits autorisés ?</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Alexandre Plaideau		</title>
		<link>https://www.science-climat-energie.be/2026/07/10/les-canaris-du-climat/#comment-90445</link>

		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Plaideau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 09:53:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.science-climat-energie.be/?p=25266#comment-90445</guid>

					<description><![CDATA[Pour la complétude du lecteur, veuillez note quelques nuances à apporter après lecture de l&#039;article:

1. Sur L&#039;origine du réchauffement actuel:

L&#039;auteur soutient que le réchauffement aurait commencé naturellement après le Petit Âge glaciaire et suivrait des cycles anciens. Même si les émissions humaines augmentent le CO₂, les rapports du GIEC concluraient que « la majeure partie […] est naturelle ».

le GIEC conclut exactement l’inverse. Sur les 1,1 °C de réchauffement observé en 2010–2019, les activités humaines en expliquent environ 0,9 à 1,3 °C, tandis que les facteurs naturels ont eu une contribution nette négligeable.

Références : GIEC, AR6 WGI ; Gillett et al., Nature Climate Change (2021).

2. Le CO₂ suivrait toujours la température

L&#039;auteur soutient que les carottes de glace antarctiques montreraient que « la température change en premier », puis que le CO₂ augmente plusieurs siècles après. L’auteur en déduit que le CO₂ réagit au réchauffement mais ne peut pas le provoquer.

Cette affirmation est trompeuse: lors des déglaciations, les variations orbitales ont déclenché un réchauffement régional initial, puis le CO₂ libéré par les océans a amplifié et propagé le réchauffement. À l’échelle mondiale, la température a généralement suivi l’augmentation du CO₂. Une réévaluation des carottes antarctiques ne trouve par ailleurs aucun décalage significatif de plusieurs siècles.

Références : Shakun et al., Nature (2012) ; Parrenin et al., Science (2013).

3. Le CO₂ atmosphérique disparaîtrait en quatre ans

l&#039;auteur soutient que, puisque de grandes quantités de carbone circulent chaque année entre l’atmosphère, les océans et la végétation, tout le CO₂ atmosphérique serait « renouvelé […] tous les 4 ans ». L’auteur en déduit que les émissions humaines seraient rapidement diluées.

Si effectivement quatre ans correspond approximativement au temps d’échange d’une molécule, cela ne correspond pas au temps nécessaire pour éliminer le surplus de CO₂ fossile, pour lesquels environ 25 % d’une émission supplémentaire  est encore dans l’atmosphère après mille ans.

Référence : Joos et al.,  Atmospheric Chemistry and Physics (2013) ; Archer et al., Annual Review of Earth and Planetary Sciences* (2009).

4. La rétroaction de la vapeur d’eau ne serait pas observée

L&#039;auteur affirme que  &quot;aucune observation&quot; ne prouve les effets rétroactifs de la vapeur d&#039;eau (= le CO₂ réchauffe l’air, ce qui augmente la vapeur d’eau et amplifie le réchauffement)

Cette affirmation est fausse: cette rétroaction est directement mesurée par satellite. Lorsque la température augmente, l’atmosphère contient davantage de vapeur d’eau, laquelle renforce l’effet de serre. Les valeurs observées sont proches de celles simulées par les modèles.

Références : Dessler, Zhang &#038; Yang,  Geophysical Research Letters (2008) ; Sherwood, Ingram, Tsushima et al., Reviews of Geophysics (2010) ; GIEC AR6, chapitre 7.

5. Les événements extrêmes ne s’aggraveraient pas

l&#039;auteur soutient que,  comme le nombre global d’ouragans, certaines sécheresses ou les surfaces brûlées ne présentent pas tous une hausse régulière, l’affirmation d’une aggravation des événements extrêmes « ne tient pas ».

Ici, l&#039;auteur généralise abusivement: personne ne prétend que tous les extrêmes augmentent partout de la même manière. En revanche, la hausse de la fréquence et de l’intensité des chaleurs extrêmes est établie, tout comme l’intensification des fortes précipitations et de certaines sécheresses régionales. L’influence humaine en est le principal moteur.

Références: GIEC AR6, chapitre 11 ; Fischer &#038; Knutti, Nature Climate Change (2015).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la complétude du lecteur, veuillez note quelques nuances à apporter après lecture de l&rsquo;article:</p>
<p>1. Sur L&rsquo;origine du réchauffement actuel:</p>
<p>L&rsquo;auteur soutient que le réchauffement aurait commencé naturellement après le Petit Âge glaciaire et suivrait des cycles anciens. Même si les émissions humaines augmentent le CO₂, les rapports du GIEC concluraient que « la majeure partie […] est naturelle ».</p>
<p>le GIEC conclut exactement l’inverse. Sur les 1,1 °C de réchauffement observé en 2010–2019, les activités humaines en expliquent environ 0,9 à 1,3 °C, tandis que les facteurs naturels ont eu une contribution nette négligeable.</p>
<p>Références : GIEC, AR6 WGI ; Gillett et al., Nature Climate Change (2021).</p>
<p>2. Le CO₂ suivrait toujours la température</p>
<p>L&rsquo;auteur soutient que les carottes de glace antarctiques montreraient que « la température change en premier », puis que le CO₂ augmente plusieurs siècles après. L’auteur en déduit que le CO₂ réagit au réchauffement mais ne peut pas le provoquer.</p>
<p>Cette affirmation est trompeuse: lors des déglaciations, les variations orbitales ont déclenché un réchauffement régional initial, puis le CO₂ libéré par les océans a amplifié et propagé le réchauffement. À l’échelle mondiale, la température a généralement suivi l’augmentation du CO₂. Une réévaluation des carottes antarctiques ne trouve par ailleurs aucun décalage significatif de plusieurs siècles.</p>
<p>Références : Shakun et al., Nature (2012) ; Parrenin et al., Science (2013).</p>
<p>3. Le CO₂ atmosphérique disparaîtrait en quatre ans</p>
<p>l&rsquo;auteur soutient que, puisque de grandes quantités de carbone circulent chaque année entre l’atmosphère, les océans et la végétation, tout le CO₂ atmosphérique serait « renouvelé […] tous les 4 ans ». L’auteur en déduit que les émissions humaines seraient rapidement diluées.</p>
<p>Si effectivement quatre ans correspond approximativement au temps d’échange d’une molécule, cela ne correspond pas au temps nécessaire pour éliminer le surplus de CO₂ fossile, pour lesquels environ 25 % d’une émission supplémentaire  est encore dans l’atmosphère après mille ans.</p>
<p>Référence : Joos et al.,  Atmospheric Chemistry and Physics (2013) ; Archer et al., Annual Review of Earth and Planetary Sciences* (2009).</p>
<p>4. La rétroaction de la vapeur d’eau ne serait pas observée</p>
<p>L&rsquo;auteur affirme que  « aucune observation » ne prouve les effets rétroactifs de la vapeur d&rsquo;eau (= le CO₂ réchauffe l’air, ce qui augmente la vapeur d’eau et amplifie le réchauffement)</p>
<p>Cette affirmation est fausse: cette rétroaction est directement mesurée par satellite. Lorsque la température augmente, l’atmosphère contient davantage de vapeur d’eau, laquelle renforce l’effet de serre. Les valeurs observées sont proches de celles simulées par les modèles.</p>
<p>Références : Dessler, Zhang &amp; Yang,  Geophysical Research Letters (2008) ; Sherwood, Ingram, Tsushima et al., Reviews of Geophysics (2010) ; GIEC AR6, chapitre 7.</p>
<p>5. Les événements extrêmes ne s’aggraveraient pas</p>
<p>l&rsquo;auteur soutient que,  comme le nombre global d’ouragans, certaines sécheresses ou les surfaces brûlées ne présentent pas tous une hausse régulière, l’affirmation d’une aggravation des événements extrêmes « ne tient pas ».</p>
<p>Ici, l&rsquo;auteur généralise abusivement: personne ne prétend que tous les extrêmes augmentent partout de la même manière. En revanche, la hausse de la fréquence et de l’intensité des chaleurs extrêmes est établie, tout comme l’intensification des fortes précipitations et de certaines sécheresses régionales. L’influence humaine en est le principal moteur.</p>
<p>Références: GIEC AR6, chapitre 11 ; Fischer &amp; Knutti, Nature Climate Change (2015).</p>
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			</item>
	</channel>
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