par SCE et le Prof. Dr. Ian Clark
Nous publions aujourd’hui un extrait du livre « Canari dans un monde climatique : Réalisme climatique contre le mythe du net-zéro », un ouvrage récemment paru en anglais (Mai 2026) et qui rassemble 38 « Canaris du climat », c’est-à-dire essentiellement des professeurs et des spécialistes issus de divers horizons : sciences, climatologie, géologie, ingénierie, économie, médecine, droit, journalisme, politiques publiques et recherche indépendante. L’analogie avec les canaris vient de l’époque ou ces oiseaux étaient utilisés dans les mines car ils étaient les seuls à percevoir un futur désastre.
L’extrait ci-dessous est signé par le Dr. Ian Clark, Professeur émérite en sciences de la Terre à l’Université d’Ottawa, spécialisé en hydrogéologie et en géochimie isotopique. Ses travaux portent sur les systèmes d’eaux souterraines, notamment leur origine, leur mouvement et leur âge, ainsi que sur l’utilisation des méthodes isotopiques pour comprendre les processus terrestres et les changements environnementaux. Il a publié de nombreux articles dans ce domaine et est co-auteur de l’ouvrage de référence international *Groundwater Geochemistry and Isotopes*.
A côté du texte du Professeur Ian Clark de nombreuses autres contributions stimulantes examinent la climatologie, la politique énergétique, le net-zéro et le débat climatique au sens large. Riche en essais passionnants, discussions scientifiques, analyses approfondies et perspectives stimulantes, l’ouvrage « Canari dans un monde climatique » est disponible sur Amazon (ici).
N.B. Science, Climat, Energie a ajouté quelques références au texte de Ian Clark afin d’apporter une information complémentaire.

Je vais vous faire une confession. Lorsque j’ai débuté ma carrière il y a plus de 30 ans, j’étais complètement convaincu [du changement climatique prétendument provoqué par l’homme]. J’avais suivi une formation en paléoclimatologie et en géologie du Quaternaire, et lorsque j’ai commencé à enseigner, j’ai même renommé mon cours « Géologie du Quaternaire et changement climatique » car c’était le discours dominant. Le CO₂ augmentait et on nous disait qu’il était le thermostat du système climatique, responsable du réchauffement, de la fonte du Groenland, de la déstabilisation de l’Antarctique et de la menace qui pesait sur les écosystèmes. Ce message était véhiculé par les institutions, les revues scientifiques, les médias traditionnels et les rapports gouvernementaux auxquels on nous avait appris à faire confiance. Comme beaucoup d’autres, je l’ai accepté. Je l’ai enseigné.
Puis, une dizaine d’années plus tard, j’ai eu une conversation qui a tout changé. C’était avec Ján Veizer, le plus éminent géochimiste du Canada, qui avait passé des années à étudier le climat sur des échelles de temps géologiques – des centaines de millions d’années, et non pas seulement des décennies. Il m’a fait remarquer que lorsqu’on examine les données à long terme, la relation entre le CO2 et la température ne se vérifie pas comme on nous l’a toujours dit.
Cela m’a complètement déstabilisé.
Voilà quelqu’un travaillant au plus haut niveau, examinant l’ensemble des données géologiques, et affirmant que le CO₂ n’était pas le principal facteur du climat. Cela m’a contraint à réexaminer les preuves de manière critique.
Et ce que j’ai découvert était profondément inquiétant. Le discours sur le CO₂, tel qu’il est généralement présenté, ne correspond pas aux données géologiques. Il ignore des processus majeurs, surestime une variable et réduit un système très complexe à quelque chose de bien plus simple qu’il ne l’est en réalité. Plus j’approfondissais la question, plus il devenait évident que le discours sur le climat ne reposait pas sur des bases scientifiques solides. C’était un discours fondé sur l’idée fictive que notre climat devrait être prévisible et immuable.
À partir de ce moment, j’ai réévalué ma propre compréhension. Et chaque fois que je me replonge dans les données, chaque fois que j’examine de nouveaux travaux, cela me ramène à la même conclusion. Le CO₂ ne contrôle pas le climat comme on nous le prétend. Pourtant, ce discours conduit les économies occidentales vers l’apocalypse avec nos efforts pour ramener nos émissions de CO2 à zéro net d’ici 2050, et vers un cataclysme environnemental si nous n’y parvenons pas.
Posons-nous donc quatre questions simples : Le climat change-t-il ? Les événements extrêmes sont-ils de plus en plus fréquents ? Le CO2 est-il responsable du réchauffement climatique ? Et la neutralité carbone est-elle réaliste ?
1. Le climat change-t-il ?
Bien sûr que oui. Le changement climatique n’est pas un phénomène nouveau. C’est l’état normal du système terrestre.
En tant que géologues, nous travaillons avec des preuves physiques. En Alberta (Canada), le « Big Rock d’Okotoks » en est un exemple frappant. Cet énorme bloc erratique glaciaire a été transporté des montagnes Rocheuses il y a environ 20 000 ans par une rivière de glace durant une période glaciaire qui a depuis évolué vers notre climat actuel. Il ne s’agit pas d’un changement mineur, mais d’un système climatique complètement différent.
Si l’on considère l’Holocène, les 12 000 dernières années, on observe une variabilité continue. Il y a eu le Maximum thermique de l’Holocène, lorsque les températures étaient plus chaudes qu’aujourd’hui et avec des régions arctiques beaucoup moins englacées. Il y a ensuite eu l’Optimum climatique médiéval, attesté par de nombreuses données indirectes dans plusieurs régions. Puis est venu le Petit Âge glaciaire, entraînant des conditions plus froides, l’avancée des glaciers, l’échec de l’agriculture et de réelles difficultés.
Au Canada, nous pouvons le constater directement. Les glaciers ont avancé durant le Petit Âge glaciaire, laissant des moraines encore bien visibles. Il ne s’agit pas de reconstitutions théoriques, mais de témoignages physiques d’un climat changeant.
Plus récemment, les températures mondiales ont augmenté d’environ un degré depuis le début du XXe siècle. Mais cette évolution n’est pas linéaire. Il y a eu des périodes chaudes dans les années 1930 et 1940, suivies d’un refroidissement, puis d’un nouveau réchauffement. Le système fluctue. Il ne réagit pas simplement à une seule variable.
Et les océans sont au cœur de tout cela. Ils contiennent la grande majorité de la chaleur terrestre. La circulation océanique entraîne une distribution complexe de cette chaleur dans le système climatique, en particulier aux hautes latitudes. Et les océans se réchauffent. Cependant, ce réchauffement est dû à la lumière directe du soleil, et non au CO2.
2. Les événements extrêmes sont-ils en augmentation ?
On nous répète sans cesse que les phénomènes météorologiques extrêmes s’aggravent à cause du changement climatique. Chaque ouragan, chaque incendie de forêt, chaque inondation est présenté comme une preuve supplémentaire.
Mais lorsqu’on examine les données, cette affirmation ne tient pas.
Les statistiques sur les ouragans montrent une variabilité, mais aucune tendance à la hausse constante de leur fréquence ou de leur intensité. En fait, les recherches montrent une tendance à la baisse du nombre total d’ouragans touchant terre depuis un pic dans les années 1950, et la tendance concernant les ouragans majeurs est stable. Les statistiques sur la sécheresse ne montrent aucune augmentation globale claire. Dans certains cas, on observe même une diminution des sécheresses les plus sévères. De plus, les données à long terme montrent qu’il existe généralement une cyclicité des précipitations pour des régions données.
Les feux de forêt sont souvent utilisés comme le symbole le plus visible du changement climatique, pourtant, les données à long terme ne montrent pas d’augmentation constante de leur fréquence. La superficie brûlée varie considérablement d’une année à l’autre. La saison des feux de forêt extrêmes de 2023 a été alarmante et a été attribuée au changement climatique. Mais un examen plus approfondi révèle qu’il s’agissait d’une malheureuse conjonction d’un dôme de chaleur, et de faibles chutes de neige hivernales, sur fond de lutte contre les incendies à long terme, d’expansion urbaine dans la forêt boréale et d’activités post-Covid.
Des événements extrêmes se sont toujours produits. Le système terrestre est dynamique. Mais l’affirmation selon laquelle ils s’aggravent systématiquement à cause du CO2 n’est tout simplement pas étayée par les observations.
3. Le CO2 est-il le principal facteur du climat ?
C’est la question centrale.
Si le CO2 était le principal facteur du climat, alors, sur les échelles de temps géologiques, on devrait observer une relation constante entre les niveaux de CO2 et la température. Sur des centaines, voire des dizaines de millions d’années, il existe de longues périodes où le CO2 est élevé et les températures basses, et d’autres où le CO2 est faible et les températures élevées. La relation supposée n’existe tout simplement pas dans les archives géologiques à long terme (Figure 1).

Figure 1. Température globale et CO₂ au cours du Cénozoïque, reconstituées à partir des données isotopiques marines de la température et de divers indicateurs du CO₂. Les augmentations à court terme du CO₂ suivent les augmentations de température. D’après Vinós 2022, Climate of the Past, Present and Future. Critical Science Press, Madrid.
Sur des périodes plus courtes, on observe effectivement une relation constante entre le CO2 et la température. Les données de l’Antarctique couvrent près d’un million d’années et montrent effectivement une forte corrélation positive entre le CO2 et la température, avec des pics de concentration de CO2 pendant les périodes interglaciaires, lorsque les températures mondiales sont les plus élevées, puis suivant les fluctuations de température à mesure que le climat se détériore jusqu’à une nouvelle période glaciaire. Mais lorsqu’on examine la chronologie, la séquence est claire : la température change en premier, et le CO2 suit, généralement avec un décalage de plusieurs centaines d’années.
Les variations de température, bien plus faibles, observées au cours des 11 000 ans de l’Holocène, période d’émergence des civilisations, sont encore plus nettes.
Les températures ont atteint des niveaux maximaux au début de l’Holocène, lorsque l’ensoleillement était maximal, puis ont diminué jusqu’au Petit Âge glaciaire et au réchauffement actuel, après les périodes chaudes romaine et médiévale.
Cependant, ni le CO₂ ni le CH₄ ne présentent de corrélation avec la température, et rien n’indique qu’ils en soient un facteur déterminant pour aucune de ces périodes chaudes. Ils réagissent plutôt aux changements majeurs du paysage survenus durant l’Holocène. Ceci est significatif : le CO₂ n’influence pas la température, il y réagit.

Figure 2 : Température et CO₂ au cours de l’Holocène. La courbe supérieure (noire) représente l’anomalie de température, celle en dessous aux approximations issues des modèles, et les deux courbes inférieures représentent la concentration en CO₂ et en méthane (CH₄). Source : *Climate of the Past, Present and Future*, Critical Science Press, Madrid.
On observe la même relation dans les données modernes, même à l’échelle décennale et annuelle. Les variations de température précèdent celles du CO₂. C’est ainsi que fonctionne le cycle du carbone. Tous les processus qui émettent du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, du réchauffement des océans aux émissions du sol, sont déterminés par la température. On n’observe jamais d’augmentation du CO₂ atmosphérique suivie d’une augmentation de température. Bien que nos émissions du siècle dernier contribuent sans aucun doute à la tendance à la hausse bien documentée du CO2 atmosphérique, la tendance actuelle au réchauffement climatique a débuté à la fin du dernier petit âge glaciaire au XIXe siècle, suivant une cyclicité documentée sur des milliers d’années. Les rapports scientifiques du GIEC sont tous conclus que la majeure partie du réchauffement observé au XXe siècle est naturelle. Pourtant, vous ne trouverez aucun article à ce sujet dans les médias.
Le cycle du carbone est rapide. Chaque année, d’énormes quantités de carbone sont échangées entre l’atmosphère, les océans et la biosphère. À tel point que la totalité du CO2 atmosphérique est renouvelée par la biosphère terrestre et les océans tous les 4 ans. Cela signifie que nos émissions contribuent à un stock de carbone bien plus important que celui de l’atmosphère. Cela signifie également que les efforts visant à réduire le CO2 atmosphérique par capture directe dans l’air ou par altération accrue des roches réactives sont vains et irresponsables sur le plan environnemental.
Si nous prenons au sérieux la climatologie, nous devons parler de la vapeur d’eau. La vapeur d’eau est le principal gaz à effet de serre. Ni le CO2. Ni le méthane. La vapeur d’eau. Elle est présente en concentrations bien plus élevées et absorbe l’énergie sur un spectre de longueurs d’onde beaucoup plus large. Elle est responsable de la majeure partie de l’effet de serre.
Et elle est en mouvement constant. La vapeur d’eau fait partie d’un système dynamique, alimenté par le rayonnement solaire, d’évaporation, de condensation, de formation de nuages et de précipitations. Elle change continuellement dans l’espace et le temps. Ce système chaotique est insaisissable pour les modèles climatiques. Ces derniers reposent plutôt sur une hypothèse : que le CO₂ provoque un réchauffement, que ce réchauffement accroît l’évaporation et que cette vapeur d’eau supplémentaire amplifie le réchauffement. Cette hypothèse – cette rétroaction – est au cœur de toutes les projections alarmantes du réchauffement climatique. Sans elle, le réchauffement projeté ne serait pas significatif. Mais aucune observation ne prouve que le CO₂ contrôle la vapeur d’eau de cette manière à l’échelle mondiale. L’idée qu’une augmentation relativement faible du CO₂ régisse ce vaste cycle de l’eau dynamique reste à prouver.
Grâce à la vapeur d’eau, les nuages sont une variable clé de notre système climatique. Ils réfléchissent le rayonnement solaire incident, refroidissant la Terre, ou retiennent la chaleur sortante, la réchauffant. L’équilibre est complexe et mal compris, et encore moins prévisible. La Terre est couverte de nuages à environ 68 % chaque jour. Les observations satellitaires montrent que ce taux a diminué au cours des deux dernières décennies. Si les mécanismes à l’origine de cette diminution restent encore mal compris, son impact est indéniable. La réduction de la couverture nuageuse accroît l’absorption d’énergie solaire et réchauffe le système climatique. Les climatologues reconnaissent désormais que c’est le principal facteur de la hausse des températures observée durant cette période. Et non le CO2.

Figure 3 : Diminution de la nébulosité au cours des deux dernières décennies et augmentation du rayonnement sortant à ondes longues en réponse à l’accroissement du rayonnement entrant à ondes courtes et au réchauffement. D’après Dübal et Vahrenholt, 2021, *Radiative Energy Flux Variation from 2001 to 2020*, Atmosphere 12:1297.
Si le CO2 n’est pas le principal facteur du changement climatique, alors quel est-il ? La variabilité solaire joue un rôle, comme le montrent les relevés d’activité solaire sur des décennies, voire des siècles, qui suivent étroitement la température. Le Petit Âge glaciaire, d’environ 1400 à 1800 après J.-C., a été caractérisé par un minimum solaire, observé grâce aux taches solaires et aux relevés d’isotopes cosmogéniques. Cependant, si les variations du rayonnement solaire ne peuvent à elles seules expliquer les variations de température, un mécanisme associé le peut. Des recherches récentes sur la formation des nuages montrent qu’ils sont nucléés par les rayons cosmiques qui bombardent continuellement notre atmosphère. De plus, des recherches montrent que les rayons cosmiques sont modulés par l’héliomagnétosphère. Cette aura magnétique du Soleil qui enveloppe notre planète croît et décroît avec l’activité solaire et il est bien établi que ses variations s’étalent sur des échelles de temps allant de quelques décennies à plusieurs milliers d’années. Par son impact sur la nébulosité, cette connexion cosmique-solaire-nuages est désormais reconnue comme un facteur climatique majeur.
Les océans constituent de loin le plus grand réservoir de chaleur climatique et leur circulation joue donc un rôle dans la distribution de cette chaleur dans l’atmosphère. L’oscillation australe El Niño (ENSO) et l’oscillation décennale du Pacifique (PDO) sont des variations des courants océaniques d’une durée allant de sub-décennale à pluri décennale, ayant des impacts naturels profonds sur le climat.
Il est donc clair que notre stratégie visant à atténuer le changement climatique en baissant le thermostat du CO2 n’a aucun fondement scientifique. Le CO2 n’est tout simplement pas le facteur déterminant. Au contraire, le CO2 est essentiel à la vie sur Terre. Au cours des dernières ères géologiques, sa concentration atmosphérique a diminué en dessous de 200 ppm, atteignant des niveaux dangereusement bas pour la vie végétale. Avec la récente augmentation due aux émissions humaines, de 280 à environ 420 ppm, la Terre est devenue environ 25 % plus verte. On peut affirmer que nos émissions inversent une tendance qui était dangereuse pour la vie sur Terre.
4. La neutralité carbone est-elle atteignable ?
Malgré des preuves accablantes du contraire, l’alarmisme climatique exige que l’humanité réduise ses émissions de CO2 à zéro émission nette, un point où la forte réduction de nos émissions dans l’atmosphère est compensée par des mesures de captage du CO2 atmosphérique. On nous dit que la neutralité carbone doit être atteinte d’ici 2050. Mais lorsqu’on examine concrètement ce que cela implique, l’impossibilité devient évidente.
La société moderne fonctionne à l’énergie. Pas seulement à l’électricité, mais aussi à l’énergie nécessaire aux transports, au chauffage, à l’industrie et à l’agriculture. Pour atteindre la neutralité carbone, il faudrait remplacer la majeure partie du système énergétique actuel par ce qu’on appelle l’énergie verte. Et cela ne concerne pas seulement les économies occidentales riches qui peuvent absorber les coûts des parcs éoliens, de la production d’éthanol et des batteries au lithium. Cela concerne également les économies de l’Est et du Sud qui peinent déjà à fournir de l’énergie aux deux tiers de la population mondiale.
Cela signifie augmenter considérablement la production d’électricité, probablement trois fois plus qu’aujourd’hui, voire davantage. Cela implique la construction d’infrastructures massives : lignes de transport, systèmes de stockage et capacités de production. Et, attention, divulgation ! Des études montrent que l’énergie verte ne peut pas produire l’infrastructure nécessaire à l’énergie verte… l’énergie du pétrole et du gaz est essentielle pour extraire les métaux critiques, produire le béton, l’acier, l’aluminium et les plaquettes de silicium pour tous ces parcs éoliens, barrages hydroélectriques et centrales solaires.
L’énergie éolienne et solaire sont intermittentes et diffuses. Elles nécessitent de vastes superficies et d’importantes ressources matérielles. Elles ne peuvent fonctionner de manière autonome, sans systèmes de secours. L’expérience allemande en la matière a été une leçon pour nous tous. Bien qu’elle puisse produire jusqu’à 80 % de son électricité grâce à l’énergie éolienne et solaire par beau temps, elle a dû construire de nouvelles centrales à charbon pour soutenir son réseau et importer de l’électricité.
Les plans « zéro émission nette » prévoient un doublement de la production hydroélectrique [au Canada]. C’est absurde, étant donné que la plupart des projets réalisables ont été construits il y a des décennies et que de nouveaux projets sont probablement impossibles compte tenu des droits fonciers autochtones récemment reconnus, des objections environnementales et du coût.
L’énergie nucléaire, en revanche, offre une production d’électricité de base fiable et à haute densité énergétique, avec le meilleur bilan de sécurité (figure 4) et le plus faible impact environnemental (figure 5). D’un point de vue technique, c’est la seule technologie sans CO2 capable de répondre à une demande à grande échelle. De fait, les gouvernements occidentaux encouragent désormais d’importants programmes nucléaires. Cependant, il s’agit de projets de longue durée et coûteux. Pour contribuer de manière réaliste à la neutralité carbone, un pays comme le Canada aurait besoin d’environ 50 nouvelles centrales nucléaires. Nous en avons quatre. Elles contribueront sans aucun doute grandement à la demande croissante d’électricité nécessaire à la croissance économique au cours des prochaines décennies, mais elles ne fourniront certainement pas la capacité nécessaire pour atteindre la neutralité carbone.

Figure 4 : Comparaison des bilans de sécurité (nombre de morts par TWh) des différentes formes d’énergie verte. ExternE, Externalités de l’énergie, Mise en œuvre nationale, Commission européenne, Direction générale XII ; 1999.

Figure 5 : Comparaison des matériaux nécessaires à la production d’énergie verte.
La stratégie la plus absurde pour atteindre la neutralité carbone est peut-être l’effort de Sisyphe pour extraire directement le CO2 de l’air. Pendant des années, l’industrie climatique s’est concentrée sur le « captage et le stockage du carbone », qui consiste à capter le CO2 des gaz d’échappement des centrales électriques au gaz et au charbon et à le pomper profondément sous terre. La capture directe du CO2 dans l’air (CDA), où l’air extérieur est aspiré par de grands ventilateurs à travers des réacteurs chimiques pour en extraire le CO2, puis pompé profondément sous terre, est beaucoup moins réalisable. Il s’agit d’un énorme défi technologique, sachant que la concentration de CO2 dans l’atmosphère est de 0,042 %, soit une seule molécule pour plus de 2 000 molécules d’air. À titre d’exemple, une entreprise albertaine, Deep Sky, a des investisseurs qui misent près de 4 milliards de dollars sur un projet visant à extraire quelque 3 mégatonnes de CO2 (poids en carbone), nécessitant environ 3 gigawatts d’électricité. L’atmosphère contient environ 875 gigatonnes de carbone sous forme de CO2. L’élimination de ces 3 millions de tonnes réduit les émissions de CO2 atmosphériques de 0,0003 %. Étendre le programme à l’échelle mondiale à un objectif de zéro émission nette est manifestement irréalisable.
L’idée de la capture directe du CO2 dans l’air devient de plus en plus absurde pour quiconque connaît le cycle du carbone, et il est inconcevable que des personnes intelligentes dépensant des milliards pour lutter contre le changement climatique l’ignorent. Comme indiqué précédemment, l’ atmosphère échange ses 875 gigatonnes de CO2 avec la biosphère et les océans tous les quatre ans. Cet échange est déterminé par la température, et il dilue nos émissions de combustibles fossiles dans un réservoir de carbone bien plus important que la seule atmosphère. Ainsi, chaque année, environ 25 %, soit 190 gigatonnes, de CO2 atmosphérique ont déjà été absorbés et rejetés par la vie, par Gaïa, notre Terre Mère vivante et respirante. Par conséquent, le réservoir de carbone que Deep Sky et les nombreux autres projets de capture directe du CO2 tentent de réduire n’est pas de 875 gigatonnes actuellement dans l’atmosphère, mais de 3 500 gigatonnes dans le cycle actif du carbone. Aussi vite que la capture directe du CO2 dans l’air le retire, Gaïa le réémet aussitôt.
Conclusion
Le changement climatique est une réalité. Il l’a toujours été. Mais les preuves ne confirment pas l’affirmation selon laquelle le CO2 serait le principal moteur du climat. Le CO2 est influencé par la température ; il ne la contrôle pas. Une perspective à plus long terme nous montre que nos émissions de combustibles fossiles rééquilibrent en réalité un cycle du carbone qui, au fil de millions d’années de tectonique des plaques et de cycles cosmiques, réduisait lentement le CO2 atmosphérique jusqu’à la limite inférieure nécessaire à la vie photosynthétique. Nos modestes contributions au cycle du carbone contribuent désormais à verdir la planète (d’environ 25 %). De concert avec son partenaire bien plus important, le cycle de l’eau, le cycle du CO2 assure la survie de notre Terre.
La transition vers la neutralité carbone exige une transformation des systèmes énergétiques d’une ampleur impossible à atteindre. Ce faisant, nous accélérons la dégradation de l’environnement avec une exploitation minière accrue, une production de béton plus importante, des champs de culture de carburant, des champs couverts de panneaux solaires et la mort d’oiseaux causée par les éoliennes non recyclables qui s’étendent à perte de vue. Poursuivre sur cette voie, convient cependant au 1 % occidental privilégié qui vote vert et achète des crédits carbone pour ses vacances à l’étranger. Et cela continuera d’enrichir l’élite des investisseurs en énergies vertes, des négociants en carbone, des experts en politiques publiques et des « spécialistes » subventionnés par l’État, intégrés à cette industrie multimilliardaire de l’alarmisme climatique. La considération la plus importante concerne les classes populaires dans toutes les économies, qui doivent payer plus cher leur électricité et leurs impôts pour couvrir les subventions et les infrastructures inutiles du Net Zero. Et tout cela pour quoi ? Le dioxyde de carbone n’est pas un polluant ; il est essentiel à la vie. Et il ne contrôle pas le climat. Le climat continuera d’évoluer, comme il l’a toujours fait.
Ian Clark
Pour la complétude du lecteur, veuillez note quelques nuances à apporter après lecture de l’article:
1. Sur L’origine du réchauffement actuel:
L’auteur soutient que le réchauffement aurait commencé naturellement après le Petit Âge glaciaire et suivrait des cycles anciens. Même si les émissions humaines augmentent le CO₂, les rapports du GIEC concluraient que « la majeure partie […] est naturelle ».
le GIEC conclut exactement l’inverse. Sur les 1,1 °C de réchauffement observé en 2010–2019, les activités humaines en expliquent environ 0,9 à 1,3 °C, tandis que les facteurs naturels ont eu une contribution nette négligeable.
Références : GIEC, AR6 WGI ; Gillett et al., Nature Climate Change (2021).
2. Le CO₂ suivrait toujours la température
L’auteur soutient que les carottes de glace antarctiques montreraient que « la température change en premier », puis que le CO₂ augmente plusieurs siècles après. L’auteur en déduit que le CO₂ réagit au réchauffement mais ne peut pas le provoquer.
Cette affirmation est trompeuse: lors des déglaciations, les variations orbitales ont déclenché un réchauffement régional initial, puis le CO₂ libéré par les océans a amplifié et propagé le réchauffement. À l’échelle mondiale, la température a généralement suivi l’augmentation du CO₂. Une réévaluation des carottes antarctiques ne trouve par ailleurs aucun décalage significatif de plusieurs siècles.
Références : Shakun et al., Nature (2012) ; Parrenin et al., Science (2013).
3. Le CO₂ atmosphérique disparaîtrait en quatre ans
l’auteur soutient que, puisque de grandes quantités de carbone circulent chaque année entre l’atmosphère, les océans et la végétation, tout le CO₂ atmosphérique serait « renouvelé […] tous les 4 ans ». L’auteur en déduit que les émissions humaines seraient rapidement diluées.
Si effectivement quatre ans correspond approximativement au temps d’échange d’une molécule, cela ne correspond pas au temps nécessaire pour éliminer le surplus de CO₂ fossile, pour lesquels environ 25 % d’une émission supplémentaire est encore dans l’atmosphère après mille ans.
Référence : Joos et al., Atmospheric Chemistry and Physics (2013) ; Archer et al., Annual Review of Earth and Planetary Sciences* (2009).
4. La rétroaction de la vapeur d’eau ne serait pas observée
L’auteur affirme que « aucune observation » ne prouve les effets rétroactifs de la vapeur d’eau (= le CO₂ réchauffe l’air, ce qui augmente la vapeur d’eau et amplifie le réchauffement)
Cette affirmation est fausse: cette rétroaction est directement mesurée par satellite. Lorsque la température augmente, l’atmosphère contient davantage de vapeur d’eau, laquelle renforce l’effet de serre. Les valeurs observées sont proches de celles simulées par les modèles.
Références : Dessler, Zhang & Yang, Geophysical Research Letters (2008) ; Sherwood, Ingram, Tsushima et al., Reviews of Geophysics (2010) ; GIEC AR6, chapitre 7.
5. Les événements extrêmes ne s’aggraveraient pas
l’auteur soutient que, comme le nombre global d’ouragans, certaines sécheresses ou les surfaces brûlées ne présentent pas tous une hausse régulière, l’affirmation d’une aggravation des événements extrêmes « ne tient pas ».
Ici, l’auteur généralise abusivement: personne ne prétend que tous les extrêmes augmentent partout de la même manière. En revanche, la hausse de la fréquence et de l’intensité des chaleurs extrêmes est établie, tout comme l’intensification des fortes précipitations et de certaines sécheresses régionales. L’influence humaine en est le principal moteur.
Références: GIEC AR6, chapitre 11 ; Fischer & Knutti, Nature Climate Change (2015).
à Alexandre Plaideau 14/07 11:53 …
À la lecture de l’introduction à cet ouvrage « CANARY in a Climate World », j’ai noté pour ma part : [[ Bringing together 38 (..thirty eight..) experts from across physics, climate science, geology, engineering, economics, medicine, law, journalism, public policy, psychology, and independent research, this book argues that the public has often been given an incomplete and deeply one-sided picture.]]
Ces 38 experts ajoutant leur vaste expérience aux 1.900 signataires de l’association mondiale CLINTEL (Climate Intelligence Foundation)
https://clintel.nl/ !
Sous forme d’ouvrage collectif (et non à auteur unique Dr. Ian Clark, Ottawa), on ne qualifiera pas ces chercheurs -souvent émérites- d’être des attardés intellectuels. Ils sont chercheurs dont un « devoir de réserve » s’est libéré d’un conformisme, alors que tant de nos jeunes collègues vivent une omerta… sous pressions professionnelles !
Par contre, en matière de « public policy » on s’autorisera à questionner les motivations profondes de quelques centaines d’acteurs contribuant à la rédaction finale « IPCC Reports », énorme fouillis de documents qui sont « re-re-re-relus, et politiquement amendés, jusqu’au mot près » !!
Ces groupes GIEC/IPCC, I à IV, politico-scientifico-internationaux s’agitent pour publier à nouveau (en 2027-28, car l’AR6 date de 2023…) et l’arrosoir des budgets ONUsiens (ex PNUE et OMM/WMO) va encore se déverser, ce qu’ils font, en milliards $$$, directs et dérivés, depuis 1988 avec la foultitude de leurs périodiques « corrected findings ».
Ceux d’entre nous aguerris en « analyse de la ‘dynamique des organisations’ » observeront avec intérêt l’ORGANIGRAMME de l’organe GIEC !
On s’y délecte d’un enchevêtrement : la mainmise hiérarchique (Top-Down, Summary for Policymakers (SYR, SPM,…) et de liens… encore présumés scientifiques ‘transversaux et harmonisés’ parmi les HUIT structures du fonctionnement GIEC. Réseaux composés là de fonctionnaires et politiques issus des 193 États (aux contextes disparates, revendicatifs et/ou payeurs, dans leurs sphères respectives) ! Organigramme accessible notamment via :
https://climat.be/changements-climatiques/changements-observes/rapports-du-giec
Quelques nouveaux commentaires à émettre de la part de certains « lecteurs » sur ce qui se publie là-dedans et les 10.000 pages périodiques résultantes ?
Ainsi la « vérité » n’existe guère « durablement » au travers de l’extrême complexité des systèmes climatologiques. Dires erronément médiatisés.
Outre le fait observé qu’on y confond souvent climat et météorologie…
Des « experts climatologistes » y sont régulièrement invités sur plateaux TV et colonnes de gazettes… à l’occasion de chaque événement MÉTÉO susceptible d’inquiéter les foules. Les « canicules météo » s’expliqueraient vite là « par le dérèglement climatique » (d’origine anthropique et Oil/Gas produits fossiles, ça va de soi). Le pauvre CO2 et ses actuels 420 ppm (fourchettes normées par GIEC & Consorts y ont bon dos)…
La perméabilité mentale d’un certains nombre de nos concitoyens ignorants et/ou sans guère d’esprit critique les rend vulnérables face à cette déferlante d’idées fausses (les fake news) et/ou celles « manipulatrices d’opinion ». Paradoxe ? Nos gazettes s’en émeuvent… tout en y contribuant !
Ainsi peut-on entendre ou lire parmi nos médias ordinaires un monceau de « on-dit » bêtifiants.. tels ce dernier : [[ Avec 20,98°C, les océans ont atteint un PIC de chaleur (journal LLB 2/07, d’après l’AFP…), sous l’effet combiné d’El Niño et du réchauffement climatique… ]]
Ici, on oublie les énormes effets d’inertie thermique et des courants océaniques qui caractérisent ces phénomènes ! D’où cet article LLB soulevant nombre de questions. Quelle précision mesurée au centième de degré (via images satellites…) et sur quelle étendue d’eau de surface nécessairement circonscrite et de quelle géo-localisation parle t-on ???
Selon quelles mesures de profondeur de la couche laminaire océanique ?
Car, méditons sur deux chiffres réels et ignorés des foules :
* superficie des océans terrestres = 361 x 10^6 km²
* dont un volume approx en eaux salées : 1,35375 x 10^7 km³
A cet égard, relisons plutôt l’étude S-C-E de Brigitte Van Vliet-Lanoë, directeur de Recherche CNRS émérite :
**Le soleil, l’océan, et le CO2 : une approche objective de la contribution énergétique solaire**
https://www.science-climat-energie.be/2024/12/27/le-soleil-locean-et-le-cosub2-sub-une-approche-objective-de-la-contribution-energetique-solaire/
Autre fait navrant ? En matière(s) énergétique(s) celui-ci : la Belgique bat des records d’IMPORTATIONS d’électricité (12,5 TWh en six mois)… alors que des sociétés EnRI vivant de nos subsides peinent à avoir démontré un « modèle technico-économique durablement viable ».
On en dit quoi … dans les milieux dits autorisés ?
Pour la complétude du lecteur, veuillez maintenant noter quelques nuances à apporter après le commentaire de A. Plaideau :
– Concernant le point 1 nous sommes d’accord, nous ne comprenons pas ce que Ian Clark a voulu dire. Il est clair que le GIEC considère que l’essentiel du réchauffement observé est d’origine humaine.
– Concernant les carottes de glace Shakun et al., Nature (2012) et Parrenin et al., Science (2013) sont cités.
Notez que Parrenin et al., Science (2013) ne concluent pas que le CO₂ précède la température, ni que la température précède le CO₂. L’article dit uniquement que les deux semblent synchrones et qu’en raison des incertitudes on ne peut pas conclure… On pourrait avoir des dizaines ou des centaines d’années de décalage (dans un sens ou dans l’autre), selon la définition précise du début des variations et les intervalles de confiance.
Concernant l’autre citation, Shakun et al. 2012, il s’agit d’un article très influent, mais aussi très débattu. Les auteurs soutiennent qu’à l’échelle globale, le réchauffement suit en réalité l’augmentation du CO₂, même si l’Antarctique fait exception. Cependant, de nombreuses critiques ont été formulées par la communauté scientifique :
• L’article de Shakun et al. 2012 ne mesure pas directement la température moyenne mondiale. Les auteurs construisent une synthèse de 80 archives paléoclimatiques (marines et continentales), réparties de manière très inégale, avec des résolutions temporelles différentes, et utilisant différents proxys (δ18O, Mg/Ca, pollen, etc.). Le problème est que les océans sont surreprésentés, certaines régions sont peu documentées (Afrique, intérieur des continents, hémisphère Sud terrestre) et la moyenne mondiale dépend fortement de la méthode statistique utilisée.
• Les proxys utilisés par Shakun et al. 2012 possèdent chacun leur propre chronologie. Or, les erreurs de datation isotopique ne sont pas toujours les mêmes, tout comme les corrections des réservoirs marins. Tout cela sans parler de l’interpolation entre les dates. Et la conclusion de l’article ne repose que sur quelques centaines d’années de décalage…
Lorsque les incertitudes de datation sont propagées, on peut estimer que le décalage n’est pas aussi robuste qu’on le croit. Autrement dit, l’ordre exact des événements est moins certain que ne le suggère la figure principale de l’article.
• De plus, l’article de Shakun et al. 2012 peut donner l’impression que le CO₂ est le déclencheur principal de toute la déglaciation. Mais c’est l’insolation orbitale qui est bien le forçage initial. Le CO₂ qui agirait comme rétroaction amplificatrice n’est qu’une hypothèse renforcée par des modèles informatiques construits sur une hypothèse de départ exagérant les effets du CO2 …
– Concernant le point 3, il existe de nombreux articles sur SCE (articles de J.C. Maurin et Jean N.) discutant le cycle du carbone et ses incertitudes, nous n’y reviendrons donc pas ici. Par exemple :
https://www.science-climat-energie.be/2022/09/02/le-cycle-du-carbone-selon-lar6-du-giec-au-diable-les-incertitudes/
– Concernant le point 4, nous sommes d’accord : lorsque la température augmente, l’atmosphère contient davantage de vapeur d’eau. Cependant, l’effet de cette vapeur d’eau n’est pas aussi bien comprise que ce qui est mentionné dans le commentaire. En effet, elle peut aussi être à l’origine de la formation de nuages qui augmentent l’albédo et provoquent un refroidissement de la troposphère… la formation des nuages est très difficile à modéliser car notre compréhension des phénomènes micro-physiques à la base de leur formation n’est pas encore adéquate, et les modèles informatiques actuels ne peuvent être utilisés que pour des simulations relativement courtes de quelques mois en utilisant les super-ordinateurs les plus rapides… et les résultats obtenus dépendent entièrement des paramètres injectés dans les modèles! Voir par exemple ici : https://www.science-climat-energie.be/2019/03/02/lart-de-gommer-les-incertitudes/
Et ici : https://www.science-climat-energie.be/2020/06/26/les-nuages-ont-plus-deffets-que-vous-ne-le-pensez/
– Finalement, pour le point 5, l’influence humaine est bien présente concernant l’effet de chaleur urbain, les défrichages abusifs, certains feux de forêts, la pollution des rivières, etc.,
mais selon nous il n’est pas démontré que l’influence humaine via le CO2 est le principal moteur des évènements extrêmes.