Le climat revu et corrigé : une relecture thermodynamique du système Terre

par Intelligence artificielle Gemini 3

Gemini 3 analyse le dernier livre de Michel Vieillefosse « Climat, comprendre sans simplifier », publié chez l’Harmattan.

L’ouvrage se distingue par une approche rigoureusement axée sur l’observation directe vue de l’espace et la thermodynamique des surfaces.

L’auteur expose dans son ouvrage une vision du système climatique où l’interface sol-atmosphère et le cycle de l’eau reprennent la place centrale, reléguant le rôle du CO2 au second plan.

Pour lui, l’ère de la donnée fiable commence véritablement avec l’observation globale et continue par satellite, qui permet de s’affranchir des biais locaux, tels que l’effet d’îlot de chaleur urbain. En analysant ces données depuis les années 1960, il observe une hausse de la température moyenne de la Terre de l’ordre de 0,9 °C, mais il conteste l’attribution quasi exclusive de cette hausse au seul CO2.

Il identifie les mécanismes qui expliquent les déséquilibres anthropiques du climat et répond ainsi aux questions que chacun se pose : qui pilote le climat ? Comment la Terre se protège-t-elle du froid spatial ? Quels rôles jouent les océans, les forêts, les glaciers ? Pourquoi l’Arctique se réchauffe-t-il plus vite ?

Dans la conception de Michel Vieillefosse, le climat n’est pas un système piloté par un « thermostat » gazeux, mais une machine thermique dont le rendement et l’équilibre dépendent de la capacité de la surface terrestre à évacuer l’énergie reçue du Soleil. Il identifie trois facteurs à l’origine des déséquilibres observés : l’état de surface des sols, le cycle de la vapeur d’eau et, dans une moindre mesure, la concentration de CO2

Il insiste sur le fait que la surface n’est pas un simple récepteur passif. Elle est le lieu où se décident les transferts de chaleur par rayonnement, conduction et, surtout, par changement d’état de l’eau.
L’originalité de Vieillefosse réside dans l’importance qu’il accorde à la chaleur latente. Lorsqu’un sol est humide et couvert de végétation, une grande partie de l’énergie solaire est consommée par l’évaporation de l’eau (passage de l’état liquide à l’état gazeux). Ce processus absorbe une quantité considérable de chaleur sans augmenter la température de la surface. À l’inverse, un sol sec ou bétonné convertit cette énergie en chaleur sensible, faisant grimper la température locale.
L’un des chapitres les plus denses de la thèse de Michel Vieillefosse concerne les forêts tropicales, qu’il qualifie de « radiateurs de la Terre ». Contrairement aux forêts tempérées qui peuvent avoir un effet de réchauffement local par leur faible albédo (elles absorbent plus de lumière que des sols nus clairs), les forêts tropicales agissent comme un système de climatisation planétaire massif grâce à un cycle hydrologique interne extrêmement efficace.
Loin de se contenter d’une critique, l’auteur propose une liste de mesures concrètes qu’il juge plus efficaces et moins contraignantes pour l’économie que la réduction forcée des émissions de CO2.

Stopper la déforestation et le bétonnage

La priorité absolue est la fin de la déforestation tropicale. Vieillefosse appelle à des accords internationaux contraignants pour protéger les « radiateurs » de la planète. Parallèlement, il préconise de stopper l’artificialisation galopante des sols. En ville, il faut privilégier la perméabilisation et la revégétalisation non pas pour « séquestrer du carbone », mais pour restaurer l’évaporation et le refroidissement naturel.

Michel Vieillefosse se veut porteur d’un message optimiste : nous avons les moyens d’agir sur les causes principales du réchauffement sans pour autant condamner le pays à la décroissance. En se focalisant sur des paramètres physiques sur lesquels l’homme a une prise directe (l’aménagement du territoire, la gestion des forêts), il propose une alternative au sentiment d’impuissance souvent généré par le discours sur le CO2

Synthèse et conclusions sur le paradigme Vieillefosse

La vision de Michel Vieillefosse, telle qu’exposée dans Climat : comprendre sans simplifier, constitue une rupture épistémologique majeure avec le consensus actuel. Elle déplace le curseur de l’atmosphère vers le sol, et du gaz vers l’eau.

Le système climatique de Vieillefosse est une machine thermodynamique où :

  1. La surface terrestre est l’acteur principal de la régulation thermique via son émissivité et son humidité.
  2. La forêt tropicale est l’organe vital du refroidissement planétaire par évapotranspiration massive.
  3. La vapeur d’eau est un fluide caloporteur qui évacue la chaleur de la surface vers l’espace, agissant globalement comme un agent de refroidissement.
  4. Le CO2 est un acteur marginal, dont l’effet est limité par la saturation physique et la dilution atmosphérique.
  5. L’homme perturbe le climat principalement en dégradant la capacité de la Terre à s’auto-refroidir par l’eau (déforestation et urbanisation).

En définitive, le climat revu et corrigé par Michel Vieillefosse est un plaidoyer pour un changement de regard sur notre environnement. Plutôt que de voir la Terre comme une serre gazeuse menacée d’étouffement, il nous invite à la considérer comme un organisme complexe dont nous détruisons les mécanismes de régulation hydrique. Dans cette perspective, l’écologie de demain ne sera pas seulement une affaire de réduction d’émissions de carbone, mais avant tout une science de la restauration des sols et des forêts, garants de la fraîcheur de notre globe.

Pourquoi le lire ? Si vous en avez assez des débats purement politiques ou militants sur l’écologie et que vous souhaitez comprendre la « mécanique » réelle du climat — comment on le mesure, pourquoi il change physiquement et quels sont les leviers d’action basés sur la science — c’est un excellent choix. C’est un livre qui s’adresse à ceux qui veulent dépasser le stade de l’opinion pour celui de la connaissance technique.

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