Archives de catégorie : bon à savoir

Panique climatique

par Science, Climat, Energie

SCE a reçu dans sa messagerie il y a dix jours une lettre critiquant, sans argumentation scientifique sensu stricto, nos analyses du réchauffement climatique. Nous ne publions pas cette lettre puisqu’elle nous est adressée, et invitons l’auteur à la poster dans les commentaires s’il le souhaite. Avec cette lettre nous tenons à mettre les choses au point avec notre article ci-dessous. Afin que l’auteur puisse se reconnaître, nous reprenons uniquement le premier et le dernier paragraphe de la lettre, pour fixer le contexte.

Premier paragraphe : Madame, Monsieur, Depuis des années, votre site publie des contenus qui entretiennent le doute, relativisent les alertes scientifiques et minimisent la gravité du dérèglement climatique. Vous avez le droit d’avoir des opinions. Mais lorsqu’on s’adresse au public sur un sujet aussi fondamental, avec des titres académiques en bandoulière, on porte aussi une responsabilité.

Dernier paragraphe : Vous pouvez encore choisir la lucidité. Vous pouvez encore admettre que minimiser l’urgence climatique fut une erreur. Mais continuer comme si de rien n’était, au moment où les impacts s’aggravent sous nos yeux, n’est plus du scepticisme. C’est de l’aveuglement volontaire.

Voici notre réponse :

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Nouveaux parcs éoliens belges en mer du Nord, un investissement justifié ?

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers, in Contrepoints, 2 juin 2026

La Belgique a l’intention de construire trois nouveaux parcs éoliens dans la zone princesse Elisabeth en mer du Nord, d’une puissance totale de 3,5 GW : Noordhinder nord de 700 MW ; Noordhinder sud de maximum 1400 MW ; Fairy bank de maximum 1400 MW.
Ces capacités viendront s’ajouter aux 2200 MW existants, soit une puissance globale de 5700 MW.

Parallèlement à ce projet, il est prévu de construire une île énergétique à 45 km des côtes belges. Elle servira de hub électrique regroupant les câbles sous-marins des parcs éoliens en mer du Nord pour un transport unique du courant électrique (continu) vers le continent.

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Le vingtième anniversaire de vérités malvenues : « Les ours polaires obstinés refusent de disparaître »

Avant-propos SCE

Le texte ci-dessous rappelle quelques évidences d’extrapolations catastrophiques véhiculées depuis des dizaines d’années par des médias, scientifiques et politiques alarmistes.
La liste des auteurs de SCE vous permet de (re)trouver de nombreux articles concernant les thèmes associés à ces prédictions douteuses.

 Il y est notamment traité des Ours, de la Grande Barrière de Corail, de l’Acidification des océans, des Evénements/Désastres extrêmes, des Feux, des Inondations, des Cyclones, de la Neige, de la Forêt et des Nuages.

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par Pal-Jurgen Ceder, publié le 14/04/2026

En 2006 sortait le film « Une vérité qui dérange », avec lequel le politicien démocrate Al Gore s’est réinventé après sa défaite à l’élection présidentielle face à George W. Bush. Le mot « inconvénient » ne se traduit pas littéralement, mais signifie quelque chose comme « malvenu », « dérangeant » ou « gênant ». Par cet adjectif, Gore suggérait qu’il voulait apporter une vérité qui ne plairait pas à la plupart des gens.

La réception du film ne laissait pourtant rien présager de tel. Le monde occidental a réagi avec un enthousiasme remarquable. Chez nous aussi. « Le film peut créer un soutien pour des mesures climatiques », estimait Mieke Schauvliege (Groen). Kris Peeters (CD&V), alors ministre-président flamand, pensait également que les jeunes devaient le voir : « Le film est un outil important pour sensibiliser les jeunes aux problématiques climatiques. »

La secrétaire d’État au Développement durable, Els Van Weert (Spirit), a organisé des projections à grande échelle pour des centaines d’élèves à la fois. Mais elle ne faisait pas le poids face au ministre de l’Enseignement, Frank Vandenbroucke, qui a distribué un DVD gratuit à toutes les écoles de Flandre, permettant sa diffusion dans chaque classe — ce qui a effectivement eu lieu. Tout était prêt pour former les premières Anuna et Greta.

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Le climat revu et corrigé : une relecture thermodynamique du système Terre

par Intelligence artificielle Gemini 3

Gemini 3 analyse le dernier livre de Michel Vieillefosse « Climat, comprendre sans simplifier », publié chez l’Harmattan.

L’ouvrage se distingue par une approche rigoureusement axée sur l’observation directe vue de l’espace et la thermodynamique des surfaces.

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Overview on the Spanish mining sector. Situation and perspectives

Enrique Ortega Gironés, international mining consultant
Original publication (in Spanish, Entrevisttas.com)

Since several months ago there has been a significant increase of news related to the Spain’s mining potential in media coverage. This increase is due to the recent shift in the European Union’s view on mining activities. The radical change began with the creation of a list of strategic and critical minerals on which Europe was heavily dependent on foreign supplies. Then, to address the identified shortcomings, the European Critical Raw Materials Act was passed in an attempt to stimulate the search for these minerals in European territory. This initiative has been supported in Spain with the development of an Action Plan for the Sustainable Management of Mineral Raw Materials, currently in the public information phase. Complementarily, the European Commission officially announced its support for 47 strategic projects focused on critical raw materials, seven of which are in Spain. These projects represent the vanguard of a plan that will be expanded to include new projects and whose objective is to reduce dependence on the supply of strategic minerals by 10% within ten years.

Rehabilitated landscape of a large coal open pit (Emma Mine) near Puertollano, Ciudad Real province. The ancient hole has been filled-up with the sterile rocks and the original soil (previously removed) has been reinstalled in its original place and now is an olive tree plantation.

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Nouvel article ‘Opinions’ Réflexions sur l’accord de juillet du gouvernement Arizona

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers 

Dans son accord de l’été 2025, le gouvernement Arizona s’engage à élaborer « une politique énergétique sensée, en explorant toutes les sources d’énergie possibles pour un mix électrique plus sûr, plus respectueux du climat et plus abordable ». En outre, il s’engage à assurer ses responsabilités et à prendre des mesures pour renforcer et protéger la prospérité de tous les citoyens. 

Cette politique est-elle bien sensée et intègre-t-elle « toutes les sources d’énergie possibles » ? 

On constate que, dans le domaine énergétique, ce sont principalement les projets liés aux énergies renouvelables intermittentes qui bénéficient d’une attention privilégiée et de financements prioritaires de l’État.  

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Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’

par Drieu Godefridi, PhD Sorbonne

Le gouvernement des Etats-Unis réfute l’alarmisme climatique

Dans un rapport officiel daté de juillet 2025, A Critical Review of Impacts of Greenhouse Gas Emissions on the U.S. Climate, le gouvernement fédéral américain constate un léger réchauffement depuis le début de l’ère industrielle, note que la contribution de l’homme à ce réchauffement est possible mais difficile à établir dans le foisonnement des variations naturelles; stipule que la seule réaction rationnelle est de s’adapter. Ce qui suppose le progrès technologique et la création de richesses. Surtout, ce rapport rappelle que les dommages économiques causés par le réchauffement sont de l’aveu même du GIEC secondaires voire dérisoires en comparaison d’autres facteurs; et que ces dommages économiques sont incommensurablement inférieurs à ceux que cause une politique « climatiste » extrémiste comme celle de l’Union européenne (‘société zéro-carbone’).  Un rapport, modéré, rationnel, dépassionné, remarquablement charpenté, qui signe officiellement l’arrêt de mort de la pensée climatiste, cette idéologie qui sous couvert de ‘sauver le climat’ entend sacrifier l’humain. Examinons les conclusions du rapport.

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Désastres naturels 2024 – un quart de siècle de statu quo/Natural Disasters in 2024 – A Quarter Century Without Change

par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, Université Libre de Bruxelles

Sur ce sujet précis des désastres naturels, les gestionnaires de la base de données que nous utiliserons ici estiment qu’elle est fiable depuis l’an 2000.

Nous approchons donc de la période de 30 ans que l’Organisation météorologique mondiale (OMM) considère comme la durée minimale requise pour établir des « normales climatiques »[1], utilisées pour définir et analyser l’évolution du climat. Ces périodes de référence permettent de comparer les données actuelles aux moyennes passées et d’observer les tendances et les changements climatiques à long terme.

Le diagnostic semble dans ce cas inéluctable : si la stabilité – voire la diminution – de la fréquence des désastres naturels se confirme alors, l’éventuel lien entre réchauffement climatique et catastrophes naturelles deviendra une hypothèse purement académique. Intéressante d’un point de vue théorique mais sans incidence factuelle observable.

Or cela entre en totale contradiction avec ce que diverses agences internationales, ainsi que leurs porte-voix dans les médias, annoncent régulièrement depuis les 25 dernières années. Elles n’hésitent pas à parler de « doublement »[2] ou de « quintuplement »[3] du nombre des désastres naturels au cours de cette période. Le tout étant, bien sûr, attribué au réchauffement climatique d’origine anthropique !

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Les batteries prises au piège de la transition énergétique

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers, publié le 14/05/2025 dans Energie

Les batteries sont omniprésentes dans notre vie quotidienne : dans les appareils électriques d’usage quotidien, dans le transport de manière générale, les voitures, qu’elles soient thermiques ou électriques, les camions, les trains, etc. Le choix des matériaux des composants des batteries est fondamental pour assurer des prix acceptables et les performances requises.

La pertinence de ce choix est analysée ici puisque, dans le cadre de la transition énergétique, les batteries sont devenues un des outils principaux de l’électrification accélérée du système économique européen ainsi que du stockage de l’énergie nécessaire à la compensation de l’intermittence des productions électriques éoliennes et photovoltaïques.

Les composants précités sont les électrodes et l’électrolyte. Une batterie est en effet composée de plusieurs cellules connectées les unes aux autres, chacune d’entre elles étant constituée de quatre éléments: une électrode positive, une électrode négative, un électrolyte et un séparateur entre les deux électrodes qui ne permet le passage que des ions. Les électrodes sont raccordées à un circuit électrique extérieur via un collecteur de courant (une plaque conductrice).

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Que dit ChatGPT sur le climat ?

par Nicolas Carras

Avant-propos de SCE :  Nous avons récemment reçu de Nicolas Carras, un de nos lecteurs un compte-rendu de son échange avec ChatGPT au cours du mois de mai 2025 Il s’est  livré à un exercice particulier, à savoir interroger ChatGPT sur différents sujets dont le climat. SCE ne discutera pas de la nature des questions choisies par l’auteur ni des réponses.

SCE se borne à constater que ChatGPT conclut très clairement qu’un climat stable ou réglé n’existe pas et n’a jamais existé. Sur ce point la conclusion de ChatGPT est assez claire et se présente comme suit:

« « Donc pour résumer ce que tu développes brillamment : Il n’y a jamais eu de stabilité parfaite — ni dans l’atmosphère terrestre, ni dans le climat, ni dans le cosmos. La vie est née du désordre, de la « pollution » chimique et énergétique. La pollution est créatrice : sans bruit, sans perturbation, il n’y aurait pas d’évolution, pas de complexité, pas de vie »

SCE a estimé que l’ interrogation de notre lecteur est une bonne opportunité de réflexion et lui a demandé s’il accepterait que soit publiée cette interrogation, ce qu’il a accepté. SCE estime aussi que de nombreuses réponses de ChatGPT ne sont pas fondées. A chacun de faire le tri… et donc attention à ChatGPT !

Voici donc  ci-dessous l’échange de Nicolas Carras avec les réponses sans modifications de ChatGPT.

Nicolas Carras 2025 – Discussion avec ChatGPT  (en mai 2025) concernant la pollution, le climat, la turbulence, le système chaotique ? (cf .pdf SCE)

La transition énergétique : un vœu pieux ?/Energy transition : nothing else than wishful thinking?

par Prof. émérite Alain Préat, Université Libre de Bruxelles

Vaclav Smil est peu connu du grand public. C’est pourtant un expert de renommée internationale spécialisé dans les questions énergétiques. Le titre de son dernier livre (2024) est sans ambiguïté : « 2050. Pourquoi un monde sans carbone est presque impossible » .

La finalité affichée, suite aux Accords de Paris (COP, 2015), est un monde  totalement décarboné en 2050 vu le danger que représenterait le CO2 atmosphérique pour la Planète. Comme pour mon récent texte sur le Pacte Vert, le rôle de ce gaz n’est pas discuté ici et ne fait donc pas l’objet de cet article. Retenons l’objectif fixé par l’UE, le Net-Zéro 2050 (neutralité carbone) et voyons s’il est réalisable. La réponse est clairement non pour Vaclav Smil. Voyons pourquoi…

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Inaction climatique. Que se passe-t’il?

par Philippe Charlez et Samuel Furfari interview parue dans Atlantico, le 3 avril 2025

Inaction climatique française : et si l’heure de la contre-attaque face aux militants écologistes anti-capitalistes était venue ?

Quatorze personnes et associations viennent d’attaquer l’État en justice pour inaction climatique. Pourtant, personne ne pense aux victimes des blocages liés à la mobilisation de militants environnementaux et écologistes, ni aux victimes des réglementations abusives. Ne serait-il pas temps de porter le combat contre ces dérives également ?

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L’Union européenne en mal d’IA

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers, publié le 31/03 in La Libre

Dans tous les domaines du numérique, l’Union européenne est à la traîne en matière d’innovations. Dans le développement de l’IA, elle accuse par rapport aux États-Unis et à la Chine un retard tel que les projets de rattrapage actuels pourraient ne pas suffire à le combler.

Selon un rapport récent de la Cour des comptes européenne (CCE), « les investissements de l’Union européenne dans l’Intelligence artificielle n’ont pas suivi le rythme dicté par les leaders mondiaux. L’Union peine à développer l’écosystème européen de l’IA et n’a pas réussi à doper suffisamment ses investissements pour faire part égale avec les champions du secteur ».

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Nouvelle éruption dans le Sud de l’Islande

par Brigitte Van Vliet-Lanoë, directeur de Recherche CNRS émérite

Pendant huit siècles, les volcans de la péninsule de Reykjaness étaient restés peu actifs, presque oubliés.  Cette péninsule dans la prolongation directe de la ride médio-atlantique est active au début de la déglaciation et par périodes, durant l’Holocène, la dernière fois en 1210-1240 AD. 

La première réactivation éruptive de la péninsule de Reykjanes a démarré de mars 2021 à 2023 , à l’emplacement d’un ancien volcan sous-glaciaire, le Fagradalsfjall . Elle a marqué, pour la péninsule, le début d’une nouvelle phase d’activité éruptive après un long sommeil.  Les éruptions de la faille Sundhnúkagígar ont pris le relais depuis juin 2023, lors que le site précédent, situé plus à l’Est s’est éteint (Fig.1). Huit éruptions ont déjà eu lieu en 2023-24 : un rythme inédit depuis la présence de l’Homme en Islande, cumulant 114 jours d’activité et produisant environ 216 Millions de m3 de laves. Ce qui rend cette série d’éruptions si particulière, c’est son intensité et sa régularité.  La plupart des 4 000 habitants de Grindavík avaient déjà été évacués dès novembre 2023, avant les éruptions de décembre 2023 et de début 2024.

Figure 1 :  localisation des nouvelles zones éruptives de la péninsule de Reykjanes sur une vue aérienne de 2024 (map.is). Le pointillé jaune marque la zone de propagation actuelle de la fissure éruptive.

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Examen critique de 7 assertions du GIEC

J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

En quelques décennies, le GIEC/ONU est parvenu à imposer une doxa bâtie sur des assertions discutables. L’article passe en revue 7 de ces assertions concernant le cycle du carbone.
Ces 7 assertions, parfois perçues comme des évidences, sont listées ci-dessous :

1 La connaissance du cycle du carbone permettrait une modélisation fiable.
2 La concentration du CO2 dans l’atmosphère = [CO2] serait stable lors de l’Holocène (≈ 280 ppm avant l’ère industrielle).
3 Un simple ‘bilan de masse’ prouverait que la croissance actuelle de [CO2] est uniquement d’origine anthropique.
4 L’évolution du carbone 13 atmosphérique démontrerait l’origine exclusivement anthropique de la croissance de [CO2].
5 L’évolution du carbone 14 dans l’atmosphère montrerait l’origine seulement anthropique des évolutions de [CO2].
6 L’évolution du dioxygène dans l’atmosphère prouverait l’origine uniquement anthropique de la croissance de [CO2].
7 La concentration du CO2 est plus élevée au Nord qu’au Sud, ce qui démontrerait l’origine anthropique de sa croissance.
La version pdf de l’article est disponible ici.

La plupart de ces assertions du GIEC sont regroupées dans le paragraphe 5.2.1.2 du chapitre 5 AR6 WG1. De son côté, SCE a publié depuis 2018 de nombreux articles en relation avec le cycle du carbone. Dans le présent article, ces 7 assertions sont brièvement contredites, le lecteur est ensuite renvoyé vers des publications SCE pour un argumentaire plus développé.

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Véhicules électriques : vers un sabordement de l’industrie automobile

par Jean-Pierre Schaeken-Willemaers

Dans le cadre de son objectif de neutralité carbone à l’horizon 2025, l’Union européenne a décidé de mettre fin aux ventes de voitures thermiques d’ici à 2035 et d’accélérer la transition vers les véhicules électriques. Or, les ventes de ces derniers ont baissé de près de 6 % en 2024, selon l’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles), qui n’anticipe pas de retournement de la situation en 2025. Cette régression, à laquelle on pouvait s’attendre compte tenu des graves lacunes du système des voitures électriques, vient s’ajouter à la crise que traverse le marché des voitures thermiques, en particulier en Allemagne qui en a été le leader européen.

Combien d’usines sont et seront condamnées, combien d’emplois sont et seront perdus à cause du remplacement précipité d’une industrie automobile prospère et solide par une autre incertaine, mais conforme à l’évangile décarboné de l’Union européenne ?

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Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’

par Samuel Furfari

Le scandale du « Greengate » révèle un système de lobbying financé par la Commission européenne pour influencer les votes des eurodéputés en faveur du Pacte vert. Il a éclaté après des révélations des journaux De Telegraaf et Le Point, accusant l’ancien commissaire Frans Timmermans d’avoir orchestré des financements d’ONG écologistes pour faire pression sur les parlementaires. Ces accusations ont été confirmées par le Polonais Piotr Serafin, commissaire au Budget, qui a admis l’existence d’accords inappropriés entre la Commission et des ONG. Parmi les organisations impliquées, le Bureau européen de l’environnement (EEB) aurait reçu des subventions importantes pour mener des actions de lobbying. 

Ayant travaillé 36 ans à la Commission européenne, j’ai eu l’occasion d’observer, depuis l’adoption du traité de Maastricht, une dérive préoccupante dans le fonctionnement des institutions européennes. Cette dérive, bien qu’insidieuse, explique en grande partie pourquoi le récent scandale du « Greengate » ne me surprend nullement. Au contraire, je considère qu’il aurait dû être dénoncé bien plus tôt. 

Depuis plusieurs décennies, les ONG écologistes jouent un rôle central dans l’élaboration des politiques environnementales européennes. Leur influence, à première vue légitime, repose sur un mécanisme complexe, mais qu’il faut critiquer pour son caractère endogamique. Pour comprendre ce système, il est nécessaire de remonter à l’affaire Cresson, qui a marqué un tournant dans la gestion européenne des subventions. 

… suite ici (.pdf).

Le Pacte Vert à la lumière de la géologie

par Prof. émérite Alain Préat, Université Libre de Bruxelles

Le Pacte Vert, prolongeant les Accords de Paris (COP21, 2015) concerne trois transitions simultanées : écologique, énergétique et numérique. Sa finalité est de développer pour 2050 une économie totalement décarbonée dans l’Union européenne (UE), c’est-à-dire atteindre l’objectif Net Zéro programmé par la Commission européenne.  Comment ? En développant un réseau électrique, un parc automobile constitué à 100% de véhicules électriques équipés de batteries (NMC) et un mix énergétique fourni à plus de 80% (dès 2030) à partir d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques. Les énergies renouvelables intermittentes sont majoritairement sollicitées. Il s’agit donc aussi de remplacer les énergies fossiles utilisées dans le transport et de la chaleur (‘les flames’) par de l’électricité d’origine renouvelable.

Pour atteindre ce but qui va nécessiter des quantités gigantesques de métaux critiques, la Commission européenne, n’a d’autre solution que de relancer l’activité minière en réexploitant d’anciennes mines, en en ouvrant de nouvelles et en élargissant ou approfondissant les mines actuelles. Les quantités de métaux critiques sont énormes et l’Europe, notre continent, ne les a suite à un contexte géologique défavorable,  l’Europe est un ‘nain minier’ à l’échelle mondiale.

Les minéraux critiques essentiels à la sécurité de la Chine, de l’UE et des Etats-Unis (voir le pdf de la conférence)/ Critical minerals essential to the security of China, the EU and the USA (see the pdf of the conference).

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Météo hiver 2024-2025 : Vortex, RSS et Blizzards

par Brigitte Van Vliet-Lanoë,
directeur de Recherche CNRS émérite

Le vortex dépressionnaire stratosphérique de cet hiver est puissant (> 250 km/h) à ~10 hPa (30 km d’altitude) et exceptionnellement centré le Spitzberg, la zone des vents s’étendant entre 60et 40°N. La Niña est bien installée sur le Pacifique.

Début novembre, sa vitesse était de l’ordre 150 km/h et deux centres anticycloniques ou contre-vortex potentiels sont apparus, l’un centré sur le NO de l’Afrique du Nord, l’autre sur le SE de la Sibérie. Fin décembre, la vitesse du vortex était déjà une des plus fortes depuis au moins 1990.

Le 8 janvier 2025, la vitesse du vortex L s’est accélérée par effet Venturi (VVL 2023, SCE) au contact du contre-vortex sibérien à 359 km/h, et sa température est montée -15.3°C dans au-dessus de l’Arctique côtier eurasien. Le contre vortex s’est réchauffé à -28°C. Ces structures sont, comme en 2024, génératrices de réchauffement stratosphérique soudain et important. La vitesse du vent, au contact des 2 vortex, est montée à 348 km/h et sa température à -7,2°C le 9/01/25 (figure) attestant de l’installation d’un réchauffement stratosphérique soudain important sur la Mer du Japon et la Chine du N, ce qui risque de perturber très fort la mousson d’hiver sur l’Asie du NE (neige ?).

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Inondations de Valence : Quand la nature rappelle les leçons oubliées du passé

par SCE et Enrique Ortega Gironés, géologue habitant à Valence.

Valencia floods: When nature reminds us of the forgotten lessons of the past

Non, les inondations catastrophiques ne sont pas dues à la lente augmentation du taux de CO2 atmosphérique. C’est ce que suggère l’article ci-dessous consacré aux inondations de Valence des 28 et 29 octobre 2024, il y a un mois jour pour jour, provoquées par un phénomène bien connu appelé goutte froide ou « DANA » (pour « dépression isolée en haute altitude », en espagnol « depresión aislada en niveles altos »). Ce phénomène résulte de la rencontre entre de l’air chaud ascendant, chauffé par les océans grâce au soleil, et de l’air froid polaire plus en altitude.

Les inondations catastrophiques ont toujours existé sur la Terre, et ce avec des taux atmosphériques de CO2 beaucoup plus faibles. Nous vous en avions déjà parlé sur SCE en juillet 2021 lors des inondations ayant affecté la Belgique. Si vous pensez qu’il y avait moins de victimes dans le passé n’oubliez pas non plus que la population était plus faible, particulièrement à Valence, que les villes étaient beaucoup plus petites, que l’on ne construisait pas en zones inondables et que les sols étaient beaucoup plus perméables car moins recouverts d’asphalte qui empêche l’eau de pénétrer dans le sol. Oui l’urbanisation incontrôlée a sa grande part de responsabilité dans ce drame. Il faut aussi compter sur la malhonnêteté de certains médias pour attribuer de manière récurrente chaque catastrophe au CO2.

L’auteur de l’article s’est attelé à une analyse détaillée de tous les paramètres physiques ou non (sociaux, politiques) liés historiquement et aujourd’hui à ce drame. Sa conclusion (voir fin de son article) est sans appel : « Aujourd’hui, 42 ans plus tard, nous pouvons faire la même réflexion, avec le même pessimisme face à l’avenir, mais avec un facteur aggravant supplémentaire. En effet, les politiciens d’il y a quatre décennies n’avaient pas l’effronterie et le cynisme d’essayer de cacher leur incompétence derrière l’argument inexplicable du changement climatique ».

Nous allons maintenant vous présenter cet article qui identifie les causes réelles ayant provoqué le nombre de victimes observé à Valence. L’article a été écrit par Enrique Ortega Gironés, un géologue habitant Valence. La version originale en espagnol se trouve ici. La traduction avec autorisation de l’auteur a été réalisée par Samuel Furfari.

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Sous la contrainte de sa politique énergétique, la souveraineté de l’UE est à la peine 

        Jean-Pierre Schaeken Willemaers

Il nous faut constater que l’Union européenne n’est pas à la veille de changer de politique énergétique (verte) alors que celle-ci ne tient pas ses promesses.

La volonté de la nouvelle Commission de maintenir le cap de la précédente n’est pas surprenante vu les engagements politiques des commissaires qui ont été désignés.

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Scientific method counters climate alarmism 

par Joe Oliver, Financial Post, Canada, publié le 2/07/2024

SCE (avant propos): Un des buts majeurs de SCE est l’analyse critique de la science climatologique. Nous ne sommes bien entendu pas les seuls, et force est de constater que l’information dans ce domaine est très partiale, les analyses et/ou opinions, souvent bien argumentées par des scientifiques reconnus, sont passées sous silence. C’est hélas une manière efficace d’étouffer le débat sur le sujet.

SCE met à disposition de ses lecteurs un texte soumis en novembre 2023 à la Cour de La Haye par trois scientifiques américains remettant en cause les principes de base des politiques de réduction nette des émissions de CO2. Ce texte vient d’être publié le 2 juillet 2024 dans le Financial Post. Il n’a pas été beaucoup (pas du tout ?) diffusé dans nos médias habituels. Et pour cause ?

Nous espérons qu’il sera diffusé.  

Ci-dessous le début du texte, et le lien vers la version complète (.pdf)

A submission to the Hague Court by three distinguished U.S. scientists challenges the basic premises of net-zero policies targeting CO2

An expert opinion, submitted pro bono last November to the Hague Court of Appeals by three eminent American scientists, presents a devastating refutation of climate catastrophism.

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Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’


Gouverner le monde par la peur et l’avidité, quel funeste dessein !
Cas du « Principe de précaution » et ses dérives abusives (2/2) 

Acceptons que ce « principe de précaution… générique ou celui climatique » déjà débattu en long dans la partie (1/2) a des racines éminemment politiques. Selon ses fondements, l’application de ce ‘principe’ devrait mieux s’appuyer sur des bases chiffrées : anthropologique, scientifique et technique, soit des éléments justifiés, sans les a priori et des aveuglements juridiques tant constatés.

Un principe appuyé alors sur le savoir et plus de rationalité, flanqués de la lucidité et d’éthique qui incombent au véritable « Politique » dont chacun peut jauger la raréfaction en nos pays. Cela afin de ne pas s’égarer vers du pire et des drames futurs… Est-ce trop demander aux ‘élites’ ?Politique et rationalité ? Henri Poincaré, mathématicien, physicien théoricien et philosophe des sciences français (1854 – 1912) l’avait énoncé de la façon suivante : « La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes; parce que, pour elle se soumettre, ce serait cesser d’exister ». Face à l’actualité réelle, avouons que le monde en est loin !

Les « villes de 15 minutes », hideux avatar du réchauffement climatique anthropique

par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, Université Libre de Bruxelles

L’unique aspect positif du communisme était sa vision optimiste.

Moyennant un nombre suffisant de têtes coupées il prétendait réaliser une utopie où la félicité générale régnerait sur terre. Évidemment les mesures radicales utilisées pour y arriver étaient soigneusement dissimulées et, pour le monde extérieur, il se targuait d’être un parangon de liberté et de tolérance.

Tout à son opposé, l’idéologie dominante actuelle, l’écologisme, nous promet une dystopie terrifiante à laquelle peu échapperont.

Mais ici pas de dissimulation. Les moyens qu’elle entend utiliser sont largement décrits. Personne ne pourra prétendre être surpris du résultat.  

Un de ces sinistres projets dont on parle peu est celui des « villes de 15 minutes »[1].

Il s’agit d’une division de la cité en quartiers où tous les services, nécessaires à une vie sociale normale, seraient dispensés dans un rayon nécessitant un trajet maximal de 15 minutes[2], à pied ou à vélo.

Le principal promoteur du projet est le « C40 Cities Climate Leadership Group »[3], fondé en 2005 et dont voici la page d’accueil internet :

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La nouvelle configuration du paysage politique européen 

  Une opportunité pour un nécessaire reformatage du système électrique ? 

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers

L’affaiblissement considérable des partis verts tant au niveau de l’Union que des États membres  sont la conséquence, entre autres, de leur obsession de vouloir imposer une conception aberrante du système énergétique et de leur désintérêt  des dommages socio-économiques qui en résultent.
Fondée sur l’élimination accélérée de toutes formes d’énergies fossiles et sur leur suspicion à l’égard du nucléaire civil, la politique électrique des adeptes de l’absence totale d’émissions de GES d’origine anthropique d’ici à 2050 se focalise  essentiellement sur l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse, la géothermie dans une moindre mesure et dans un futur plus ou moins lointain, l’hydrogène, en plus de l’hydraulique (centrales de pompage-turbinage).

Il est évident que cette conception de l’avenir du système électrique européen est appelée à évoluer.
La tendance à moins d’idéologie et à plus de pragmatisme  est confirmée par les résultats des élections européennes de cette année. La voie est dégagée  pour adopter une production électrique  qui permette à l’UE de retrouver sa place de grande puissance, une énergie  abondante, fiable, continue, diversifiée et bon marché étant la base de sa prospérité
Nous proposons donc d’analyser les différents types de production d’électricité actuels, de dégager leurs vertus et lacunes respectives pour tenter d’en déduire le mix électrique qui est censé être adopté à la suite de l’évanescence des partis verts tant au niveau de l’Union européenne que des États membres.

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