Archives de catégorie : climat

Richard Lindzen à Bruxelles

Une conférence à ne pas manquer!

Le grand scientifique de l’atmosphère Richard Lindzen sera pour la première fois à Bruxelles. Après une introduction il répondra à toutes vos questions sur le changement climatique qu’il soit naturel ou provoqué par l’utilisation de l’énergie fossile.

Richard Lindzen est né à Webster, dans le Massachusetts, en 1940. Il a passé son enfance dans le Bronx, à New York, où il a fréquenté la Bronx High School of Science. Il a obtenu sa licence de physique à Harvard en 1960. Il a également obtenu une maîtrise et un doctorat en mathématiques appliquées à Harvard. Sa thèse de doctorat portait sur l’interaction entre le rayonnement, la photochimie et la dynamique dans la stratosphère, et il a continué à étudier le comportement de l’atmosphère tout au long de sa carrière – une carrière qu’il a en grande partie passée dans le milieu universitaire, où il a été chercheur postdoctoral à l’université de Washington et à l’université d’Oslo, chercheur au National Center for Atmospheric Research, et professeur à l’université de Chicago, à l’université de Harvard et au Massachusetts Institute of Technology. Il a été élu membre de l’Académie nationale des sciences et de l’Académie américaine des arts et des sciences en 1977. Il est également membre de l’Académie norvégienne des sciences et des lettres et membre de l’American Meteorological Society, de l’American Geophysical Union et de l’American Association for the Advancement of Science. Il est l’auteur de plus de 200 articles et ouvrages et a reçu plusieurs prix.

Une somme scientifique sur le climat

The Rational Climate e-Book : Cooler is Riskier [1]

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

En 2021, le géophysicien Patrice Poyet faisait paraître, en libre accès, la première édition de son monumental ouvrage sur le Climat.
L’auteur procède à des mises à jour régulières si bien que nous en sommes aujourd’hui à la version 2.28 (téléchargeable ici).
Les 655 pages de l’ouvrage abordent tous les aspects du débat actuel sur le climat, l’ouvrage est richement illustré (174 Figures) et fournit de nombreuses références scientifiques récentes (2432). Ce colossal travail (des milliers d’heures de travail ?) devrait intéresser les lecteurs de SCE car il constitue un manuel complet sur le climat, une somme encyclopédique régulièrement mise à jour. 
Les 25 premières pages (4 % de l’ouvrage) permettent de se faire une idée du manuel, la traduction française est fournie en téléchargement [3].

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All we need is love, a new year’s message from the Clintel president

© Clintel Foundation/Sunday December 31, 2023

Dear friends and colleagues,

At the end of a hectic year, I would like to share with you the following topics.

World Climate Declaration

The number of signatories of the World Climate Declaration continued to grow this year (to over 1850), especially after new Nobel laureate John Clauser joined. We are also very pleased to announce that the number of financial supporters is growing. We have now more than 550 Friends of Clintel (all around the world), more than 1500 one time or monthly donors and next to our Dutch tax friendly status (ANBI = Public Benefit Organisation) we now also have 501(c)3 status in the US. Your continued support allows us to extend our activities in 2024!

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SCE remercie ses lecteurs

SCE vous souhaite une année de bonheur sans stress climatique.

SCE vous met au défi avec cette devinette très difficile : qui peut prévoir où se situera le prochain point de la courbe ci-dessous pour 2024 (avec un peu de confiance…?, avec confiance…?, avec beaucoup de confiance…?, presque certain…?, presque tout à fait certain…. ?, pas trop certain…?, virtuellement certain…? )…

The Climatic Odyssey of Homo sapiens

par Prof. Dr. emeritus Alain Préat, Free University of Brussels

At a time of climate change (or disruption for some), it’s high time to read Olivier Postel-Vinay’s excellent French book, ‘Sapiens and the climate, a turbulent history’ (original in French: Sapiens et le climat, une histoire bien chahutée (2022)’, which looks at the climate changes our species has undergone since Homobecame sapiens, i.e. over the past 233,000 years. What does this book tell us?

 It shows us that our species has been confronted throughout its history and evolution with brutal climatic changes of durations and intensities that have no comparison with those of our own time. 

This unusually meticulous essay is supported by well-documented historical accounts and facts, supplemented wherever possible by scientific data drawn mainly from archaeology, biology, chemistry, physics, geography, and geology. This perspective paints a detailed picture of the climatic changes faced by the first humans (hunter-gatherers), then by the first civilizations and finally by our modern societies.

to the .pdf of the article

nb Version Française ici

L’effet de serre ne fonctionne pas aux USA

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne

Lorsque l’on considère la planète entière, un accroissement de la température à long terme est observé dans les basses couches de l’atmosphère et la surface des océans, ce n’est un secret pour personne. Bien entendu, les médias et le GIEC trouvent ici un seul et unique coupable, le taux atmosphérique de CO2 et donc l’être humain. C’est cependant aller un peu vite car comme vous le savez peut-être si vous êtes un lecteur attentif de SCE, l’effet de serre est une hypothèse basée sur des concepts physico-chimiques qui ne sont pas en accord avec la théorie (voir par exemple ici et ici), et de nombreux autres facteurs sont capables de faire varier la température. L’une des preuves est que de nombreuses villes ne se réchauffent pas malgré l’augmentation significative du taux de CO2 dans l’atmosphère (voir ici). De même, au début de l’Holocène, le Svalbard (Arctique) était 7°C plus chaud qu’aujourd’hui alors que le taux de CO2 n’était que de 260 ppm (voir ici).

Dans le présent article nous allons vous montrer que l’évolution de la température de la basse atmosphère sur l’ensemble du continent américain (USA) n’est pas corrélée avec le taux de CO2 atmosphérique, ni même avec les émissions anthropiques de CO2. Serait-ce une autre preuve?

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Le vortex saisonnier stratosphérique polaire et son impact sur la météo

par Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite

INTRODUCTION

La Terre par sa position, en tant que satellite du soleil, reçoit son énergie de plusieurs façons :

1) Elle dépend directement par la qualité de l’insolation en fonction de la distance relative avec le soleil et l’obliquité de son axe de rotation, ce qui correspond au forçage orbital, pilier de l’évolution climatique terrestre, ce jusqu’à une échelle de quelques centaines d’années.

2) La troposphère reçoit superficiellement son énergie par les rayonnements photoniques solaires filtrés par la couche d’ozone ou Tropopause.

3) Un autre apport énergétique résulte de la présence du satellite terrestre, la lune, et à la constitution intrinsèque de l’ensemble du système solaire, les forces tidales ou gravitaires qui modulent également l’activité de notre étoile à l’échelle diurne à centennale en activant l’insolation directe (TSI) et jouent un rôle indirect dans beaucoup de processus terrestres comme le vortex polaire (Fig.1a).

4). La Terre reçoit enfin des flux d’ondes issu de l’activité du Soleil accompagnés de plasma, le Vent Solaire (Fig.1b), émis lors des tempêtes magnétiques, et modulé sur Terre par le champ magnétique terrestre.

5) Une dernière source énergétique, interne cette fois, est de nature géomagnétique et géothermique, issue des forces gravitaires (lune + système solaire) et de réactions nucléaires dans le noyau terrestre.

Figure 1 : a) hexagone gravitaire du jet polaire (altitude 10 km) de l’hémisphère sud 22/12/2022 (Earthfor null) ; b) impact d’une tempête magnétique de vent solaire sur la magnétosphère terrestre (Space weather NASA). Notez la présence des 2 cornets polaires (1 & 2).

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CO2 atmosphérique (3/3)

Influence des zones chaudes océaniques

par JC Maurin, Professeur agrégé de physique

La partie 1/3 de l’article a présenté la légère différence de concentration du CO2 atmosphérique entre hémisphères Nord et Sud. La partie 2/3, à partir d’une corrélation entre 1980 et 2020 et en exploitant les données de concentration de 13 observatoires, a proposé une relation empirique reliant vitesse de croissance globale du CO2 dans l’atmosphère [1] et ‘température’ (anomalie de température UAH) [2].

Cette partie 3/3 décrit brièvement deux des interprétations possibles pour cette corrélation. Un éclairage partiel est apporté grâce aux données de concentration disponibles pour la vaste zone chaude océanique « West Pacific Warm Pool ».

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SCE-info : Mieux vaut s’informer! (1/2)

partie 2/2, janvier 2023

À propos du récent communiqué de l’Organisation météorologique mondiale

7 novembre 2022 / Association des climato-réalistes

Le 6 novembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié un communiqué de presse intitulé « Les huit années les plus chaudes jamais enregistrées témoignent d’une recrudescence des impacts du changement climatique ». Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a aussitôt renchéri déclarant dans un message vidéo diffusé à Charm el-Cheikh, que « nous sommes sur l’autoroute vers l’enfer climatique».

L’image est ajoutée par SCE au texte de l’Association des climato-réalistes

L’Association des Climato-réalistes rappelle que :

  • depuis janvier 1979, année origine des relevés par satellites et des ballons-sondes, la tendance linéaire au réchauffement s’établit à +0,13° par décennie. De plus entre l’année 2015 et l’année 2022, soit pendant les 8 dernières années, les températures globales ont marqué un palier, voire une très légère diminution ;
  • depuis l’origine des mesures, le niveau de la mer augmente au rythme d’environ 2 à 2,5 mm par an, sans signe d’accélération durant ces dernières années ;
  • depuis 1999, le nombre des catastrophes naturelles tenue à jour par l’organisme EMDAT, montre une parfaite stabilité. Le nombre de décès dû à ces catastrophes est en nette diminution.

Ces données qui ont fait l’objet d’un article récemment publié par notre association sont vérifiables.

Le seul véritable « emballement » est donc médiatique et politique. Un matraquage incessant qui a commencé à produire des effets néfastes notamment chez les jeunes générations. 

L’Odyssée Climatique d’Homo sapiens

par Prof. Dr. émérite Alain Préat, Université Libre de Bruxelles

  1. Introduction

A l’heure du changement (ou dérèglement pour certains) climatique actuel, il est grand temps de lire l’excellent livre d’Olivier Postel-VinaySapiens et le climat, une histoire bien chahutée, consacré aux changements climatiques qu’a connu notre espèce depuis qu’Homo est  devenu sapiens, c’est-à-dire depuis près de 233 000 ans ou 233 ka. Que nous apporte ce livre?

 Il nous montre que notre espèce fut confrontée tout au long de son histoire et de son évolution à des changements climatiques brutaux de durées et intensités sans commune mesure avec ceux de notre époque. 

Cet essai, d’une minutie rare, est argumenté de récits et faits historiques bien documentés et complétés chaque fois que cela est possible de données scientifiques empruntant pour l’essentiel à l’archéologie, la biologie, la chimie, la physique, la géographie et la géologie. Cette mise en perspective dresse un tableau détaillé des changements climatiques auxquels ont été confrontés les premiers hommes (chasseurs-cueilleurs), ensuite les premières civilisations et enfin nos sociétés modernes. 

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Les Anticyclones Mobiles Polaires ou AMP, mécanismes logiques de forçage de la météo (2/2)

par Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite
et J. Van Vliet , Master en Sciences et Master et Engineering, directeur retraité
Pour la première partie (1/2) voir ici.

1 . L’océan et les tempêtes historiques

En cas de refroidissement, les conditions hivernales de l’Holocène découlent de celui des mers nordiques et de Barents ainsi que de l’expansion de la glace de mer sous contrôle d’un transfert restreint et multi-centenaire du transport de chaleur vers le nord par le courant Nord Atlantique (NAC) et son transfert vers l’océan profond via le gyre subpolaire (entre le Labrador et le sud du Groenland). Ces rétroactions climatiques internes connexes ont été responsables de l’amplification hivernale du refroidissement du PAG européen avec des courants d’Irminger et du Gulf Stream infléchis vers le sud en hiver. Lors des maximums d’extension glaciaire, dont le dernier (LGM), une réduction de 30 à 50 % de la formation d’eau profonde entraîne une nette baisse de chaleur vers l’Europe, mais des eaux tempérées (NAC) visitent toujours la mer de Barents en été. La THC ralentit mais ne s’est jamais arrêtée (Lynch-Stieglitz et al. 2007 ; Jonker et al, 2012 ; Ezat et al. 2014). 

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Changements météorologiques et changement climatique : un refroidissement en marche sur l’Atlantique Nord (1/2) 

par Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite
et J. Van Vliet , Master en Sciences et Master et Engineering, directeur retraité

  1. Introduction

Nous pouvons comparer la Terre à une habitation avec un chauffage central, dont la chaudière serait chauffée par notre étoile, le Soleil. Les radiateurs-accumulateurs sont constitués par l’océan avec, le cas échéant, une évaporation intense responsable d’une augmentation de la teneur en vapeur d’eau de l’atmosphère et des précipitations intenses. Cependant, la maison ne sera bien chauffée que s’il y a une pompe de circulation : c’est la circulation thermohaline des océans (THC), ou « thermal conveyor belt ». 

Selon Eirıksson et al., 2006, une interaction évidente existe entre les processus atmosphériques et la THC, comme en atteste la grande variabilité de la température de l’océan au Moyen-âge et pendant le Petit Age glaciaire (PAG). Cela a été aussi le cas pour les températures à la surface de la mer d’Islande et sur la marge ibérique, plus élevées pendant la période chaude romaine que pendant la période chaude médiévale. Cependant, bien qu’un certain nombre de données indiquent un réchauffement des eaux côtières et du plateau continental au cours des 200 dernières années, le XXe siècle ne semble pas inhabituel par rapport aux deux derniers millénaires. Les périodes climatiquement instables et plus fraîches sont associées à de très fortes tempêtes (Lamb & Frydendahl 1991; van Vliet-Lanoë et al. 2014; Goslin et al., 2018), comme le rappelle l’épisode de l’Invincible Armada espagnole qui a perdu en 1588 trois fois plus de navires face aux tempêtes que face à la marine anglaise. 

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Selon le physicien W. Happer il y aura peu d’effets pour un doublement du taux de CO2

English version : According to the physicist W. Happer there will be little effect for a doubling of the rate of CO2

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne

Lorsque l’on parle de l’effet de serre et du taux de CO2 atmosphérique sachez qu’il existe trois catégories de scientifiques : (i) ceux qui acceptent cet effet de serre et qui pensent que le taux croissant de CO2 aura des effets majeurs sur la température de la basse troposphère; ce sont généralement les partisans des thèses du GIEC; (ii) ceux qui acceptent l’idée d’un effet de serre mais qui pensent que le réchauffement sera modeste voire inexistant; ce sont des scientifiques qualifiés de climato-réalistes ou climato-sceptiques; nous pouvons par exemple ranger dans cette catégorie des physiciens et climatologues comme William Happer, Herman Harde, Roy W. Spencer, John Christy ou Richard Lindzen; (iii) et enfin ceux qui n’acceptent pas l’idée d’un effet de serre, pour diverses raisons théoriques, et pour qui forcément il n’y aura aucun effet du taux croissant de CO2. Ces derniers scientifiques sont également qualifiés de climato-réalistes ou climato-sceptiques; Nous pouvons par exemple citer Gerhard Gerlich, Ralf D. Tscheuschner, Jack Barrett (du moins dans son article de 1995) et Georges Geuskens. Notons que les scientifiques des trois catégories ci-dessus ne nient généralement pas le léger réchauffement global, et notons finalement qu’il existe des scientifiques indécis.

Le but du présent article est de vous présenter la vision de William Happer, un physicien faisant clairement partie de la catégorie n°2.

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SCE-info : un prix Nobel pour des modèles mathématiques

English version here
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Nous venons d’apprendre que le prix Nobel de physique 2021 a été attribué ce mardi 5 octobre à deux experts de la modélisation du changement climatique, l’Américano-Japonais Syukuro Manabe et l’Allemand Klaus Hasselmann, ainsi qu’au théoricien italien Giorgio Parisi.

Le prix récompense pour moitié Syukuro Manabe, 90 ans, et Klaus Hasselmann, 89 ans, « pour la modélisation physique du climat de la Terre et pour en avoir quantifié la variabilité et prédit de façon fiable le réchauffement climatique« , précise le jury. L’autre moitié revient à Giorgio Parisi, 73 ans, « pour la découverte de l’interaction du désordre et des fluctuations dans les systèmes physiques de l’échelle atomique à planétaire ».

SCE félicite les lauréats et en profite pour rappeler quelques évidences que la plupart des médias se garderont bien de mentionner.

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André Berger, climatologue pur

Interview par Rob Lemeire

SCE-INFO: Le site SCE a pour objectif de favoriser la réflexion et le débat sur les problèmes concernant le climat et l’énergie. C’est dans cet esprit d’ouverture que nous publions un entretien accordé à monsieur Rob Lemeire par le professeur André Berger dont les opinions sur le climat sont différentes de celles exprimées par d’autres auteurs sur ce même site.

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Les nuages ont plus d’effets que vous ne le pensez

par Prof. Dr. Jean N.

Le 22 janvier 2020 paraissait dans Scientific Reports, une revue du groupe Nature, un article en libre accès concernant le climat (Delgado-Bonal et al. 2020)[1]. Cet article vaut le détour et le but est de vous le présenter brièvement ici. Les 4 auteurs de l’article travaillent aux USA pour la NASA (NASA Goddard Space Flight Center). En employant des méthodes d’analyses assez sophistiquées, et sans faire intervenir le taux de CO2 atmosphérique, les auteurs démontrent que sur les 40 dernières années la quantité de radiations de courte longueur d’onde (SW) arrivant sur le sol de notre planète (donc en provenance du soleil) aurait varié de manière conséquente en raison d’un changement significatif de la quantité de nuages. Les résultats obtenus suggèrent donc que le léger réchauffement global observé depuis 40 ans (pour rappel, moins de 0,5°C) ne serait pas causé par une variation du taux de CO2 mais simplement par l’évolution de la couverture nuageuse! Comme nous vous l’avions montré à plusieurs reprises sur SCE (par exemple ici, ici, ici et ici) le CO2 n’a probablement aucun rôle dans le réchauffement global constaté actuellement. Les résultats de Delgado-Bonal et al. 2020 soutiennent donc nos conclusions.

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SCE-info : La neige n’est pas près de s’arrêter de tomber…

Depuis le début des mesures satellitaires en 1967, la couverture neigeuse de l’hémisphère nord a augmenté en automne et en hiver. Ce phénomène incontestable a par exemple été illustré en graphiques par un laboratoire spécialisé dans les chutes de neige à la Rutgers University aux Etats Unis, le Global Snow Lab, mais également par l’Organisation Météorologique Mondiale.

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Ces villes qui ne se réchauffent pas

par Prof. Dr. Jean N.

Non, le réchauffement de la planète n’est pas global comme l’affirment les médias. Selon la dernière version des données officielles de température fournies par le Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA (les séries thermométriques terrestres GHCNv4), il existe dans le monde toute une série de villes, villages et régions où aucun réchauffement de la troposphère n’est observé au niveau du sol en fonction du temps. Ceci est d’ailleurs confirmé par la récente étude de Lansner & Pedersen publiée en 2018 (et qui avait fait l’objet d’un article ici-même), mais aussi par d’autres publications qui analysent par exemple le « warming hole » des Etats-Unis (Partridge et al. 2018). Et pourtant, dans ces régions qui ne se réchauffent pas, le taux atmosphérique de CO2 a bel et bien augmenté de manière significative (voir ici). Le but du présent article est d’abord de vous présenter 12 de ces villes et régions. Nous verrons ensuite que le rôle attribué au CO2 est exagéré et que de nombreux facteurs, méconnus, entrent en jeu et jouent probablement un rôle dominant.

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Emmanuel Le Roy Ladurie A (re)lire absolument…

par Prof. dr Alain Préat, Université Libre de Bruxelles

 

S’il est un livre, et un des premiers, à s’être penché de manière aussi détaillée sur l’évolution (récente) du climat, c’est celui d’Emmanuel Le Roy Ladurie ‘Histoire du climat depuis l’an mil’, publié en 1967, et toujours disponible en livre de poche (deux volumes, ici).

Rappelons cependant le livre précurseur de Joseph-Jean-Nicolas Fuster publié en 1845 et récemment analysé ici même à SCE (et toujours disponible, voir ici).

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Une brève histoire du climat

par Egbert Egberts
Master en théologie

ATTENTION ! Cet article pourrait permettre d’économiser des milliards d’euros…

Après un été avec des températures au-dessus de 40°C, les prédictions de catastrophes sont allé bon train. “Si on ne fait rien, …” Nos politiques, pressés par une (petite) partie de leur électorat, proposent des mesures à faire pâlir les contribuables impuissants que nous sommes. Pensez aux mille milliards d’euros que veut dépenser la nouvelle présidente de la Commission européenne pour juguler le climat et limiter le réchauffement climatique.

Dans l’ensemble, on traite cette question sans aucun regard en arrière. Comme si le changement climatique était un phénomène nouveau, qui nous est tombé dessus parce qu’on roule en voiture. Cependant, il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau et le monde francophone est particulièrement bien placé pour le savoir. Nous possédons un livre fouillé sur l’évolution du climat entre l’an 58 avant Jésus-Christ et 1842 A. D., un véritable trésor ! Pourquoi ? Parce que cela nous donne le recul indispensable pour mieux comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui. En 1845, Joseph-Jean-Nicolas Fuster a publié son livre de 503 pages Des changements dans le climat de la France : histoire de ses révolutions météorologiques aux éditions Capelle à Paris.[1] Son livre nous résume ainsi l’évolution du climat pendant presque deux millénaires. Continuer la lecture de Une brève histoire du climat

SCE INFO : 45,9°C un record en France ?

De nombreux médias l’ont annoncé, tout comme le site MétéoFrance : la barre des 45 °C aurait été franchie pour la première fois en France vendredi 28 juin 2019. On a atteint 45,9 °C à Gallargues-le-Montueux, à l’ouest du Gard, à 16 h 20. Ce serait une première en France depuis que l’on fait des mesures de températures. Température exceptionnelle? Sans remettre en cause le réchauffement global de la basse troposphère, ni l’augmentation de la fréquence des vagues de chaleur constatée par le GIEC, certaines remarques doivent être faites concernant ce record de température. Continuer la lecture de SCE INFO : 45,9°C un record en France ?

Un mécanisme russe pour expliquer le réchauffement global

par Prof. Dr. Jean N.

Dans une récente publication[1] de 2019, l’équipe russe de G.A. Zherebtsov présente un mécanisme permettant d’expliquer le réchauffement global. Ce mécanisme, basé sur une série d’observations, ne fait pas intervenir le taux de CO2 atmosphérique mais les rayons cosmiques solaires ainsi que le champ électromagnétique terrestre. Les chercheurs qui ont pensé à ce mécanisme (inconnu du GIEC) font tous partie de l’institut de Physique Terrestre et Solaire de la Branche Sibérienne de l’Académie Russe des Sciences (Irkutsk, Russie). Si le mécanisme de l’équipe de Zherebtsov est correct, on pourrait alors se passer de l’hypothèse de l’effet de serre radiatif qui, comme vous le savez peut-être, pose certains problèmes (voir ici, ici et ici). Le but du présent article est simplement de présenter ce mécanisme et de montrer par la même occasion que la science du climat est loin d’être dite. Continuer la lecture de Un mécanisme russe pour expliquer le réchauffement global

Exagérations climatiques extrêmes

Il ne se passe pas une journée sans que l’on entende ou lise dans les médias que le climat est « déréglé » et qu’il y a de plus en plus d’évènements climatiques extrêmes. Et de nombreux scientifiques semblent penser la même chose. Par exemple, une pétition publiée fin janvier 2019 et signée par 3400 scientifiques belges, déclare au point 3 : “Le seul réchauffement actuel de 1°C entraîne déjà une augmentation de l’occurrence et de l’intensité des extrêmes climatiques tels que les canicules, les sécheresses ou encore les inondations. » Aucune référence n’est malheureusement donnée par les signataires de la pétition… Ces phénomènes climatiques sont-ils exagérés? Consultons donc le dernier rapport du GIEC, l’AR5 publié en 2013, et particulièrement le chapitre 2 qui traite des évènements climatiques extrêmes (depuis 2013, le GIEC n’a plus rien publié d’aussi complet sur le sujet). Préparez-vous à être surpris! Continuer la lecture de Exagérations climatiques extrêmes

Le réchauffement climatique d’origine anthropique

Le climat peut changer, comme il l’a toujours fait et continuera à le faire sous l’action de variables naturelles. Les activités humaines peuvent-elles avoir une influence comme le prétend la théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique ? Cette théorie est basée sur l’existence d’un hypothétique effet de serre défini comme un phénomène radiatif causé par des gaz tels la vapeur d’eau ou le CO2 qui absorbent une fraction du rayonnement infrarouge émis par la Terre et le réémettent  ensuite dans toutes  les directions et notamment vers la surface terrestre dont la température serait, de ce fait, plus élevée qu’en l’absence de gaz absorbant l’infrarouge. L’effet de serre résulterait donc essentiellement de l’émission par les molécules de CO2 d’un rayonnement  de fluorescence  dans le domaine infrarouge [1]. Cette définition est claire et scientifiquement valable car conforme au principe de réfutabilité défini par Karl Popper. Nous l’examinerons à la lumière de théories physiques bien établies et de faits expérimentaux connus. Continuer la lecture de Le réchauffement climatique d’origine anthropique

Evolutions récentes du CO2 atmosphérique (3/4)

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

En cas de citation prière de mentionner J.C. Maurin  « Evolutions récentes du COatmosphérique (3/4) » http://www.science-climat-energie.be/2018/11/12/evolutions-recentes-du-co2-atmospherique-3-4/

L’IPCC (GIEC en français) fut créé en 1988 par l’UNEP (United Nations Environment Programme) et le WMO (World Meteorological Organization). Dans les principes régissant les travaux du GIEC (1) on lit : Le GIEC a pour mission d’évaluer … les risques liés au changement climatique d’origine humaine.  Le GIEC respecte son propre principe fondateur : il attribue l’intégralité de la hausse du taux de CO2 depuis 1958 à une cause anthropique. Nous examinerons ici le modèle anthropique du GIEC et nous le confronterons aux mesures contemporaines, puis à un modèle mixte. Cet article fait suite aux deux précédents publiés sur le site SCE au cours des mois de septembre (1/4) et octobre 2018 (2/4). Continuer la lecture de Evolutions récentes du CO2 atmosphérique (3/4)