Archives de catégorie : GIEC

Faiblesses et manquements de la science climatique. L’analyse d’un ingénieur  

par Pascal Iris, Ingénieur

Résumé : Un travail bibliographique, portant exclusivement sur les publications de chercheurs spécialisés reconnus par le GIEC, montre que les modèles de simulation climatique qui sont le cœur de la recherche climatique actuelle et les seuls outils susceptibles de fournir des prévisions chiffrées sont en réalité inexploitables.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce sont les numériciens du Climat qui l’écrivent eux-mêmes dans des publications spécialisées qui restent confidentielles faute de relais médiatiques et institutionnels.

Le présent travail montre qu’en réalité la plus grande incertitude règne en la matière, avec l’incapacité de simuler certains phénomènes atmosphériques dominants (comme les nuages), l’absence de fiabilité des résultats et le caractère contestable de leur exploitation. Pourtant ces modèles sont à l‘origine de l’équation qui mène aujourd’hui le monde occidental vers la ‘ fameuse  neutralité carbone en 2050 qui limiterait la hausse de la température mondiale autour de 1,5°C  par rapport à l’ère préindustrielle’. 

Pour l’auteur, la société est ainsi entrainée sur la pente brutale de la décarbonation généralisée, en l’absence d’une information équilibrée sur l’état réel de la recherche scientifique qui fonde les décisions de politique publique.

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Température, émissions anthropiques, modèles ad hoc

Audaces fortuna juvat  [1]

L’article au format .pdf

J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

Selon le GIEC, il existerait une relation approchée (figure SPM.10 AR6) permettant de chiffrer l’augmentation de ‘température’ en fonction du cumul des seules émissions de CO2 dues à l’homme (émissions anthropiques). 
C’est cette relation qui sert de justification ‘scientifique’ aux politiques contraignantes promues par l’ONU/GIEC et appliquées dans l’Union Européenne. Le GIEC fonde sa relation dans les chapitres 5, 6 et 7 de l’AR6 WG1, mais le texte ne brille guère par sa clarté et sa lecture est longue (≈ 380 pages) et ardue.
– L’article présente deux extraits du résumé à l’intention des décideurs (SPM AR6) concernant cette relation politico-scientifique. 
– Le paragraphe 2 décrit les nombreuses conditions indispensables pour l’existence de la relation illustrée par la figure SPM.10.
– Le paragraphe 3 expose les multiples raisons de penser que la relation illustrée par la figure SPM.10 décrit un monde imaginaire et non pas le monde réel : les politiques ‘bas carbone’ suivies en Europe perdent alors leur justification ‘scientifique’.

Deux fables de La Fontaine illustrées par Granville [1]  

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Airborne fraction  2/2

Un discret raisonnement circulaire

J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

Selon l’interprétation du GIEC, une certaine proportion (‘Airborne Fraction’ ≈ 50 %) des émissions anthropiques de CO2 resterait dans l’atmosphère. Mais la partie 1/2 de l’article a montré qu’il ne reste pas dans l’atmosphère ≈ 50 % des émissions anthropiques : en réalité, il demeure annuellement dans l’atmosphère une quantité équivalente à ≈ 2 à 3 % (variable selon l’année) des émissions annuelles totales (anthropiques + naturelles).
La partie 1/2 a surtout mis en évidence la discordance entre la définition donnée dans l’AR6 par le GIEC pour ‘Airborne Fraction’= fraction of CO2 emissions remaining in the atmosphère et son mode de calcul réel  → rapport annuel C/Ea = Croissance / Émissions anthropiques [1].  
– Cette seconde partie décrit le raisonnement circulaire associé à ‘Airborne Fraction’ qui se résume à C = [C/Ea] * Ea
– Le dernier paragraphe souligne l’étrange discrétion des rédacteurs de l’AR6. 

Apparence trompeuse d’un modèle défraîchi

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Airborne fraction (1/2)

Une illusion anthropocentrique

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

Depuis toujours, l’homme interprète spontanément les phénomènes naturels pour y jouer le rôle principal. L’histoire des sciences montre pourtant que cet anthropocentrisme est généralement un biais, un handicap pour appréhender le monde réel. L’anthropocentrisme reste actuel, il est aujourd’hui présent dans l’assertion suivante du GIEC : Environ la moitié (=Airborne Fraction) des émissions humaines de CO2 restent dans l’atmosphère.

• Pour justifier cette assertion, on rencontre souvent un raisonnement de ce type : « En 2010, l’homme envoie ≈ 38 Gt-CO(4,8 ppm) dans l’atmosphère. La même année, le CO2 dans l’atmosphère augmente ≈ 19 Gt-CO2  (2,4 ppm) : il reste donc ≈ 19 Gt-CO(2,4 ppm) anthropique dans l’atmosphère tandis que les ‘puits naturels’ absorbent ≈ 19 Gt-CO(2,4 ppm), c’est mathématique ! »
– L’article montre que ce type de raisonnement ‘GIEC’ est erroné : il relève d’un préjugé anthropocentrique.

• Ce type de raisonnement apparaît plutôt sous un autre aspect dans le rapport AR6 : le GIEC formalise ce préjugé anthropocentrique dans sa définition: Airborne Fraction’ = fraction of CO2 emissions remaining in the atmosphère (annexe VII Glossary AR6 WG1).
– L’article montre qu’il y a discordance (dans l’AR6 WG1) entre cette définition et le mode de calcul réel pour ‘Airborne Fraction’.


Relativité (Maurits Cornelis Escher)
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Open letter to Dr Skea J. , Chair of the IPCC

Avant-propos SCE: A la suite de ses deux derniers articles (ici et ici) consacrés au rapport AR6 de ‘IPCC’, et à la lettre envoyée par Clintel (ici) à l’ancien Président de l’IPCC, SCE publie la récente lettre ouverte de Clintel au nouveau Président de l’IPCC. Cette lettre montre à quel point un désaccord existe sur base scientifique et pointe l’absence de débat malgré cette divergence majeure dans la thématique climatique actuelle.
Clintel espère cette fois-ci obtenir une réponse…

Professor Dr. James Skea, Chair of the IPCC,
c/o World Meteorological Organization 
7bis Avenue de la Paix C.P. 2300
CH -1211 Geneva 2, Switzerland.

Dr. A.J. (Guus) Berkhout
President of Clintel
The Hague, September 20, 2023 

Dear Dr. Skea, 

On August 25 Clintel has sent you a registered letter with the sad conclusion that the IPCC has failed to follow the advice of the 2010 InterAcademy Council (IAC) review. The IPCC Sixth Assessment Report (AR6) exhibits the same flaws as in previous reports, namely biased selection of evidence, failure to reflect genuine controversies and failure to give due consideration to properly documented alternative views.

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Open letter to Dr Hoesung Lee, Chair of the IPCC

Avant-propos SCE: A la suite de ses deux derniers articles (ici et ici) consacrés au rapport AR6 de ‘IPCC’, SCE publie la récente lettre ouverte de Clintel au Président de l’IPCC. Cette lettre montre à quel point un désaccord existe sur base scientifique et pointe l’absence de débat malgré cette divergence majeure dans la thématique climatique actuelle.
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The Hague, May 25, 2023


Professor Dr. Hoesung Lee, Chair of the IPCC, c/o World Meteorological Organization
7bis Avenue de la Paix C.P. 2300, CH-1211 Geneva 2, Switzerland.

Dear Dr. Hoesung Lee,

With the recently published Synthesis Report, the IPCC finished its sixth assessment cycle, consisting of seven reports in total. An international team of scientists from the 1500-strong Climate Intelligence Foundation (Clintel) has assessed several claims from the Working Group 1 (The Physical Science Basis) and Working Group 2 (Impacts, Adaptation and Vulnerability) reports. Results have been summarized in Clintel’s report The Frozen Climate Views of the IPCC:

Thorough analysis by Clintel shows serious errors in latest IPCC report – Clintel

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Optimisme du modélisateur, scepticisme de l’observateur

par J.C. Maurin, professeur agrégé de physique

Depuis le sommet de la Terre à Rio en 1992, l’ONU alerte sur une menace climatique. Ses mises en garde récurrentes auraient pour origine un consensus des scientifiques dont les rapports du GIEC (AR = Assessment Report) seraient la traduction.
Le sixième cycle d’évaluation du GIEC s’est terminé en mars 2023 avec la publication du ‘Rapport de Synthèse’. Ce cycle a duré 8 ans et produit plusieurs rapports correspondant à un total de ≈ 10 000 pages.
C’est le groupe de travail 1 du GIEC qui a évalué la science physique du changement climatique et qui a élaboré le rapport AR6 WG1 (WG1 = Working Group 1). Ce rapport est intitulé ‘The Physical Science Basis ‘, il comporte environ 2 400 pages. II a été rédigé par 234 auteurs assistés de ≈ 800 contributeurs [1] .
C’est le bureau du GIEC qui a sélectionné et supervisé les ≈ 1000 rédacteurs/ auteurs /contributeurs :
– à partir de statistiques, l’article montre que les modélisateurs semblent bien plus influents que les observateurs,
– avec un exemple pris dans le chapitre 5, l’article suggère que ce déséquilibre modélisation / observation tend à transformer de simples hypothèses en quasi certitudes.

Un lecteur intéressé par l’examen critique de l’AR6 peut consulter l’analyse de Clintel ou bien son compte-rendu par Alain Préat ici
Le lecteur trouvera ici et  les précédentes critiques de l’AR6 par SCE-info. 
Le présent article concerne seulement la publication AR6 WG1 parue en 2021, mais ce sont bien ces 2 400 pages de ‘The Physical Science Basis‘ qui justifieraient scientifiquement l’alarmisme des Nations Unies sur le climat. [1]

Deux fables de La Fontaine illustrées par Granville

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’Le GIEC : une vision figée du climat’

par Alain Préat, Professeur émérite, Université Libre de Bruxelles

1. INTRODUCTION

Cet article est un compte -rendu (mai 2023) du rapport de Clintel (ici) intitulé ‘The Frozen Climate Views of The IPCC, An Analysis of AR6), qui est une analyse internationale du sixième rapport (AR 6) d’évaluation du GIEC. 

Le rapport Clintel est accompagné de nombreuses références non reprises ici, mais accessibles dans le rapport (premier lien ci-dessus). Rappelons qu’en mars 2023, avec la publication du rapport de synthèse, le GIEC a achevé son sixième cycle d’évaluation. Au cours de ce cycle, initié en 2015, le GIEC a publié trois rapports spéciaux : (i) Réchauffement planétaire de 1,5 °C en octobre 2018, (iiChangements climatiques et terres en août 2019 et (iii) Rapport spécial sur l’océan et la cryosphère dans un climat en évolution en septembre 2019. Ces rapports ont été suivis des rapports de trois groupes de travail (Working Group ou ‘WG’). La contribution du groupe de travail I (WG1) au AR6, Climate Change 2021 : the Physical Science Basis, a été publiée le 9 août 2021. La contribution du groupe de travail II (WG2), Climate Change 2022 : Impacts, Adaptation and Vulnerability, a été publiée le 28 février 2022. La contribution du groupe de travail III (WG3), Climate Change 2022 : Mitigation of Climate Change, a été publiée le 4 avril 2022. Le cycle s’est ensuite achevé avec le rapport de synthèse AR6, Climate Change 2023.

Le cycle d’évaluation s’est donc étalé sur 8 ans et a donné lieu à 7 volumes. Dans leur livre Taken by Storm, un peu plus ancien mais toujours intéressant, les scientifiques canadiens Ross McKitrick et Chris Essex qualifient le GIEC de « Big Panel ». Cette description est pertinente, sauf que le GIEC n’est plus une entité unique, mais se compose désormais de nombreux « grands groupes » qui ont de moins en moins de choses en commun les uns avec les autres. Chacun produit des rapports volumineux, parfois des milliers de pages, avec des contributions de centaines de scientifiques et de spécialistes des sciences sociales du monde entier. Dans ce cycle, par exemple, le rapport du WG1 compte 2409 pages, le rapport du WG2 est encore plus long avec 3068 pages et le rapport du WG3 contient 2913 pages.

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Soleil, température et CO2 (version complète)

Roland Van den Broek, Ingénieur civil
Henri Masson, Professeur (émérite) à l’Université Antwerpen

SCE a publié il y a un an (mars 2022)  l’article de MM. Van den Broek et Masson, intitulé Soleil, température et CO2Comme annoncé dans cette publication, une étude complète était programmée en vue d’approfondir le sujet. C’est cette étude (‘version complète’ de l’article de mars 2022) que SCE publie aujourd’hui. Elle est accessible à partir du lien suivant : Soleil, température et CO2 , version complète).

Résumé

Ce document montre qu’un modèle très simple permet d’expliquer avec une excellente corrélation les anomalies des températures océaniques depuis 1850 jusqu’à nos jours, en se basant uniquement sur le rayonnement solaire et un terme harmonique éventuel. Ce modèle optimise l’approche de (Stockwell 2011) et utilise un concept d’inertie thermique décrit par (Abdussamatov 2013). Il produit une reconstruction vraisemblable de la sortie du petit âge glaciaire, et une simulation de projection sur base des données disponibles en l’an 2000 fournit de bons résultats.

Il montre également que la température océanique annuelle moyennée par latitude est le reflet du rayonnement solaire annuel incident par latitude. Il en résulte que bien qu’étant une grandeur intensive qui n’a en principe qu’une signification thermodynamique locale, la température locale peut être moyennée spatialement pour en dériver une température ou une anomalie de température globale.

Il décrit également un autre modèle, basé sur la loi de Henry et la relation de van ’t Hoff, qui révèle que la concentration naturelle en CO2 atmosphérique, estimée selon trois approches différentes, dépend de la température. La relation trouvée entre la température et la concentration naturelle en CO2 atmosphérique est analogue à la formule de (Myhre et al. 1998) utilisée en sens contraire par le GIEC. L’accord entre la théorie et les observations est excellent lorsqu’on utilise une constante de temps de résidence du CO2 d’environ 15 ans, qui correspond précisément à celle qui a été observée après l’arrêt des essais thermonucléaires atmosphériques au début des années 1960.

Ces deux modèles ont été validés par des tests de causalité statistique.

De plus, l’examen de la corrélation croisée entre la concentration de CO2atmosphérique et l’anomalie de température montre que les variations de température précèdent celles du CO2 d’environ 8 mois. Dans ces conditions, le CO2 ne peut-être la cause de la température. Nous obtenons des résultats analogues à ceux mentionnés dans (Humlum, Stordahl, et Solheim 2013).

Ces analyses sont tout à fait à l’opposé des thèses du GIEC. Elles permettent de considérer que le climat évolue de manière entièrement naturelle sous la seule influence de l’activité solaire combinée à un effet intégrateur des océans, qui peut amplifier, avec un certain retard l’effet de faibles variations d’irradiance solaire, pour peu qu’elles perdurent assez longtemps.

Pour la suite

Soleil, température et CO2, version complète

Mathématiquement, le GIEC a tout faux !

par Henri Masson, Professeur (émérite) à l’Université Antwerpen

Cet article reprend dans une large mesure, une partie de la présentation faite par l’auteur lors de la 12eme conférence annuelle EIKE (Munich 2018). Mais le texte encadrant les diapos PowerPoint de la présentation est inédit, tout comme ce qui constitue le cœur de cette étude : l’analyse des résidus d’ajustement des données Hadcrut 5.0.1.0 par une somme de sinusoïdes ou une droite de régression linéaire.

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Soleil, température et CO2

Roland Van den Broek, Ingénieur civil
Henri Masson, Professeur (émérite) à l’Université Antwerpen

Avant-propos

Ce document est la synthèse d’une étude beaucoup plus détaillée qui est en cours de finalisation et sera publiée en format PDF dans quelques semaines. Les lecteurs qui ne seraient pas rassasiés par cette mise en bouche pourront s’y référer pour approfondir le sujet.

Cette étude décrit un modèle thermique très simple qui permet d’expliquer toutes les observations des températures océaniques depuis 1850 jusqu’à nos jours en se basant sur l’activité solaire et un terme harmonique. 

Cette étude montre que la température océanique annuelle moyennée par latitude est le reflet du rayonnement solaire annuel incident par latitude. Il en résulte que bien qu’étant une grandeur intensive qui n’a en principe qu’une signification thermodynamique locale, la température locale peut être moyennée spatialement pour en dériver une température ou une anomalie de température globale.

L’étude décrit également un autre modèle, basé sur la loi de Henry et la relation de van ‘t Hoff, qui révèle que la concentration naturelle en CO2 atmosphérique, estimée selon trois approches différentes, dépend de la température. La relation trouvée entre la température et la concentration naturelle en CO2 atmosphérique est analogue à la formule semi-expérimentale de Myhre qui reçoit ainsi une justification théorique non basée sur un effet radiatif du CO2, et qui est utilisée en sens contraire par le GIEC. L’accord entre la théorie et les observations est excellent lorsqu’on utilise une constante de temps de résidence du CO2 d’environ 15 ans, qui correspond précisément à celle qui a été observée après l’arrêt des essais thermonucléaires atmosphériques au début des années 1960.

Ces modèles ont été validés par des tests de causalité statistique, et des analyses de corrélation croisée montrent que le signal de la température contient la signature de l’activité solaire.

Ces analyses sont tout à fait à l’opposé des thèses du GIEC. Elles permettent de considérer que le climat évolue de manière entièrement naturelle sous la seule influence de l’activité solaire combinée à un effet intégrateur des océans, qui peut amplifier, avec un certain retard l’effet de faibles variations d’irradiance solaire, pour peu qu’elles perdurent assez longtemps.

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Un consensus scientifique qui ne veut plus rien dire

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne.

En ce 5 novembre 2021, dans la foulée de la COP26, la RTBF publie sur son site web un article intitulé : « Cinq mythes sur le changement climatique« . Dans cet article, l’auteur cite quelques phrases tirées du dernier rapport du GIEC (l’AR6, août 2021) afin de fustiger les infidèles qui ne croiraient pas à l’origine anthropique du réchauffement climatique. L’auteur de l’article insiste ensuite lourdement sur le fameux consensus scientifique. Ne pas le suivre serait évidemment insensé. Mais est-ce vraiment le cas?

Ce genre d’article est très fréquent dans les médias d’aujourd’hui, et nous pourrions vous en présenter des dizaines. A chaque fois, c’est la même chose : aucune réflexion, aucune analyse et le journaliste se contente de répéter comme un perroquet les versets du GIEC en insistant sur le consensus scientifique. Le présent article vise à discuter le concept de consensus scientifique. Comme nous allons le voir, le concept de consensus concernant le climat est très mal présenté par les médias et n’a plus rien avoir avec le consensus scientifique des autres domaines de recherche.

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How to build your hockey stick graph

Henri Masson, Professeur (émérite) à l’Université d’Antwerpen

Introduction

This note is a reaction to the reintroduction by IPCC in the SPM (Summary for Policy Makers) of AR6 of a hockey stick curve, initially introduced by Michael Mann in AR4, and that disappeared in AR5, after the devasting analysis made by Mc Intyre and Mc Kritick, showing the methodological flaws made by Michael Mann. This new curve does not seem to appear in the extended report AR6, inducing some doubt about its scientific meaning, but at the same time underlying the political use IPCC intends to make of it, as a weapon of mass manipulation aimed to alert the media and afraid people. 

All this justifies some deeper insight in the methodologies used by IPCC to generate this figure.

Fig 1- IPCC graph from SPM AR6 (source: https://www.ipcc.ch/assessment-report/ar6/)
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SCE-info : La cerise catastrophiste du GIEC

Il fallait faire fort et ils l’ont fait : la toute première figure du résumé pour décideurs (SPM) du dernier rapport du GIEC (l’AR6), reproduite ci-dessous (Figure 1), est une véritable cerise sur leur gâteau catastrophiste. La courbe est destinée à faire peur au public, par exemple aux étudiants qui ne connaissent rien (ou très peu) de la science climatique (démonstration ici) et qui ont déjà décidé de faire grève en début d’année scolaire. Elle est également destinée aux décideurs trop occupés à leurs affaires politiques pour pouvoir se permettre d’analyser la courbe en profondeur. N’oubliez pas que le Royaume-Uni accueillera la 26e Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021. Le SPM tombe donc à pic pour influencer les décideurs qui devront voter.

Figure 1. Toute première figure (SPM.1) du résumé pour décideurs (SPM) du dernier rapport du GIEC (AR6). L’axe des Y est la température (degrés Celsius), l’axe des X est le temps en années. On peut également l’appeler la « Nouvelle courbe en crosse de hockey« .

Mais n’ayons pas peur des mots : cette courbe présentée par le GIEC est tout simplement fausse. En voici déjà trois raisons.

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SCE-info : Le Nouveau Testament du GIEC est enfin disponible !

En ce lundi 9 août 2021, le dernier rapport du groupe I du GIEC, l’AR6, est enfin disponible sur le site internet de l’organisation internationale (ici). Il s’intitule : « Climate Change 2021: the Physical Science Basis » et est, bien entendu, hyper alarmiste, du moins dans son résumé pour décideurs (SPM). Ne manquez pas de lire la présentation de ce nouveau rapport par le GIEC lui-même.

L’arrivée de ce nouveau bébé a été célébrée en grande pompe par tous les médias, comme par exemple le site alarmiste RTL-info, qui a réussi à publier 8 articles différents sur le sujet en une seule journée[1]. Ces articles comprennent bien entendu une interview de J.P. Van Ypersele et de Greta Thunberg. L’alarmisme climatique ferait-il grimper les recettes publicitaires?

Ce nouveau rapport AR6 sera bien entendu analysé en détail par l’équipe SCE et nous ne manquerons pas de vous faire part de nos observations. Nous vous proposons déjà deux remarques importantes.

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SCE-info : Attention au projet de rapport du GIEC

SCE se joint au communiqué de l’Association des climato-réalistes pour dénoncer la propagande du GIEC. En effet, plusieurs médias belges (dont la RTBF) se font aujourd’hui 23 juin l’écho d’un « projet de rapport du GIEC » annonçant une « accélération » des « dérèglements » climatiques d’ici 2050. Comme toujours le pire est pour demain, mais nulle possibilité n’est offerte à quiconque d’exercer son esprit critique puisque le texte lui-même du rapport n’est pas rendu public. Seule l’AFP l’a eu en main en exclusivité, et n’en a diffusé que quelques bribes, bien évidemment toutes orientées vers le catastrophisme.

La validation par le GIEC de ce rapport n’étant prévue que pour 2022, il est aujourd’hui impossible de savoir ce qu’il contient, ni sur quoi se fondent les affirmations toujours plus inquiètes sur le «dérèglement» annoncé, ni si celles-ci subsisteront à l’issue du processus de validation. Nous avons donc affaire à un dévoiement du processus d’expertise à des fins de propagande. Ce n’est hélas que le dernier en date d’une longue série sur le climat, où il ne s’agit pas d’informer mais de faire peur et d’orienter l’opinion publique.

Avant de pouvoir lire ce projet de rapport du GIEC, il est bon de rappeler quatre faits indiscutables concernant le taux atmosphérique de CO2.

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Le GIEC en est virtuellement certain…

par Prof. Dr. Jean N.

Le dernier rapport spécial du GIEC vient de sortir. Ce rapport, appelé SROCC (« Special Report on the Ocean and Cryosphere in a Changing Climate« ), a été approuvé à la 51e session du GIEC tenue les 20 et 23 septembre 2019. Il a déjà fait beaucoup parler de lui dans les médias. Le résumé du rapport à l’intention des décideurs (SPM) a été présenté lors d’une conférence de presse le 25 septembre 2019. Pour ceux qui comprennent l’anglais, qui ont une formation scientifique et surtout qui ont le temps de lire 1170 pages, le fichier PDF de ce rapport est disponible sur le site du GIEC. Le présent article analyse le chapitre 4 de ce rapport, celui qui traite de la montée des océans. Rassurez-vous, nous n’allons pas critiquer la montée du niveau des océans qui est un phénomène bien réel. Nous allons plutôt montrer que les auteurs ont étrangement omis certaines explications qui relativisent la portée de leurs conclusions, notamment concernant la cause de la hausse du niveau marin. Continuer la lecture de Le GIEC en est virtuellement certain…

La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique? (1/3)

Carbone 14 et Effet Suess

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

Une croissance du COatmosphérique qui serait exclusivement anthropique est contradictoire avec les observations du carbone 13 dans l’atmosphère (ici). Cet article en 3 parties va montrer qu’il existe également des contradictions avec les observations du carbone 14. Celui-ci  est utilisé à des fins de datation jusqu’à 50 000 ans BP  (Before Present) et on dispose de nombreuses études (pour calibration) sur son évolution dans l’atmosphère.   Continuer la lecture de La croissance du CO2 dans l’atmosphère est-elle exclusivement anthropique? (1/3)

Le CO2 belge : que représente-t’il vraiment ?

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’activité actuelle médiatique tout azimut en Belgique, notamment relayée par les marches hebdomadaires des étudiants pour le climat. Comme vous le savez peut-être si vous êtes un lecteur fidèle de SCE, nous avons démontré dans plusieurs articles que l’hypothèse de l’effet de serre radiatif ne tient pas la route (ici, ici et ici) et n’explique pas le léger réchauffement actuel de la basse atmosphère. Les fins connaisseurs savent également qu’il existe de nombreuses publications scientifiques remettant en cause l’hypothèse de l’effet de serre radiatif (plus de 500 publications rien que pour 2018), toutes écrites par des physiciens, des chimistes, des géologues ou des climatologues. Si cette somme d’évidences vous a convaincu, le GIEC aurait alors tort sur toute la ligne et le CO2 d’origine anthropique n’aurait aucun rôle majeur déterminant la température de la basse troposphère. Cependant, admettons un instant que vous ne soyez pas convaincu et admettons donc que le GIEC ait raison. Tout ce qui est écrit dans son dernier rapport spécial devrait alors être vrai… Quelle serait alors la part de la Belgique dans le réchauffement? Asseyez-vous pour ne pas tomber, vous allez être surpris. Continuer la lecture de Le CO2 belge : que représente-t’il vraiment ?

L’art de gommer les incertitudes

Comme déjà mentionné dans un article précédent publié sur SCE, la variation de la couverture nuageuse a probablement un effet majeur sur la température moyenne globale de la basse atmosphère. Si l’on veut prédire le climat du futur comme le prétend le GIEC il faut savoir modéliser la formation des nuages. Que nous dit le dernier rapport scientifique (AR5) du GIEC à ce sujet? Le but du présent article est simplement de vous présenter quelques phrases tirées de ce rapport. La science est-elle dite? Continuer la lecture de L’art de gommer les incertitudes