SCE-info : Attention au projet de rapport du GIEC

SCE se joint au communiqué de l’Association des climato-réalistes pour dénoncer la propagande du GIEC. En effet, plusieurs médias belges (dont la RTBF) se font aujourd’hui 23 juin l’écho d’un « projet de rapport du GIEC » annonçant une « accélération » des « dérèglements » climatiques d’ici 2050. Comme toujours le pire est pour demain, mais nulle possibilité n’est offerte à quiconque d’exercer son esprit critique puisque le texte lui-même du rapport n’est pas rendu public. Seule l’AFP l’a eu en main en exclusivité, et n’en a diffusé que quelques bribes, bien évidemment toutes orientées vers le catastrophisme.

La validation par le GIEC de ce rapport n’étant prévue que pour 2022, il est aujourd’hui impossible de savoir ce qu’il contient, ni sur quoi se fondent les affirmations toujours plus inquiètes sur le «dérèglement» annoncé, ni si celles-ci subsisteront à l’issue du processus de validation. Nous avons donc affaire à un dévoiement du processus d’expertise à des fins de propagande. Ce n’est hélas que le dernier en date d’une longue série sur le climat, où il ne s’agit pas d’informer mais de faire peur et d’orienter l’opinion publique.

Avant de pouvoir lire ce projet de rapport du GIEC, il est bon de rappeler quatre faits indiscutables concernant le taux atmosphérique de CO2.

Les faits indiscutables :

Voici quatre faits indiscutables concernant le taux de CO2 atmosphérique. Les défenseurs de la théorie anthropique du réchauffement climatique, prétendument causé par le CO2, doivent bien entendu incorporer ces quatre faits dans leur théorie. Nous leur souhaitons bonne chance, particulièrement pour les points n°2 et n°3. Notons que ces quatre observations ne posent aucun problème pour les théories alternatives dans lesquelles le CO2 n’est pas la cause du réchauffement (voir ici et ici).

1. Les émissions naturelles de CO2 sont prépondérantes et représentent 96% du total.

Les émissions annuelles humaines de CO2 sont de l’ordre de 8,9 ± 5 Gt (gigatonnes) de C. Ce chiffre ne représente que 4% du total émis (valant ± 207 Gt). Clairement, les émissions naturelles sont prépondérantes par rapport aux émissions humaines. Tout ceci est écrit noir sur blanc dans l’AR5 du GIEC à la page 471 (Figure 6.1 du GIEC, et Figure 1 ci-dessous). Malheureusement, ce fait incontestable est méconnu du grand public.

Figure 1. Cycle du carbone selon l’AR5 du GIEC (2013). Il s’agit de la Figure 6.1 publiée à la page 471 du rapport scientifique. On peut voir en plein centre du schéma : « Fossil fuels : 7.8 ± 0.6 » et « Net land use change : 1.1 ± 0.8 »).

Notons que le GIEC n’a pas donné beaucoup d’incertitudes dans la Figure 1. Cependant, en se renseignant un peu, on constate que les incertitudes concernant les flux naturels sont du même ordre de grandeur, voir beaucoup plus grandes, que le total des émissions humaines. Par exemple, la productivité primaire globale ou GPP (« Gross Primary Production »), c’est-à-dire la fixation totale de CO2 atteint 123 ± 8 Gt de C par an (Beer et al. 2010). L’incertitude sur la GPP est donc de 8 gigatonnes, tout comme le total des émissions humaines…

De même, concernant les stocks de carbone des sols, le GIEC ne sait pas si les sols contiennent 1500 ou 2400 Gt de carbone (Figure 1). Nous avons 900 Gt de différence entre les deux valeurs données. Les incertitudes sont donc énormes! Il est donc possible que tout le CO2 humain soit absorbé par les plantes sans jamais affecter le climat.

2. Une diminution drastique des émissions humaines de CO2 n’a aucun effet visible.

En conséquence du point précédent, les multiples confinements de la population au début de l’année 2020 (crise du Covid-19) n’ont eu aucun effet visible sur le taux atmosphérique de CO2. L’Agence Internationale de l’Energie (IEA) a calculé que la quantité de CO2 émise par les activités humaines en 2020 a été réduite de 2,6 Gt par rapport aux années précédentes. Nous avions consacré un article à ce sujet fin 2020 (ici). C’est la pire des récessions depuis la seconde guerre mondiale.

Cette diminution drastique des émissions humaines n’a eu aucun effet visible sur le taux de CO2 mesuré à Mauna Loa (Figure 2). La courbe de 2020 ressemble à celle de 2019 ou celle de 2018. La NOAA a bien du mal à expliquer ce phénomène… Lorsque toutes les voitures et industries s’arrêtent, le taux de CO2 continue de grimper ! Nous sommes en juin 2021 et l’effet du confinement n’est toujours pas visible, et ne le sera probablement jamais. Il est clair que les tenants de la théorie anthropique du réchauffement climatique prétendument causé par le CO2 doivent revoir leur théorie…

Figure 2. Evolution du taux de CO2 atmosphérique (en ppm) mesuré à Mauna Loa (Hawaii) entre 2015 et aujourd’hui. La diminution drastique des émissions humaines est invisible.

3. Les archives glaciaires démontrent que c’est la température qui dirige le taux atmosphérique de CO2 et non l’inverse.

L’analyse des carottes de glace antarctique a démontré une très bonne corrélation entre concentration de CO2 et température (Figure 3). Cependant, il existe un déphasage : durant les centaines de milliers d’années qui nous ont précédé, l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique a toujours suivi (et non précédé) les augmentations de température. C’est probablement le dégazage des océans provoqué par la hausse de la température (loi de Henry) qui a provoqué l’augmentation du CO2 de l’atmosphère. Les déphasages vont de 400 à 1000 ans. Ces faits incontestables ont été publiés dans des articles parus dans Nature (Neftel et al 1988; Petit et al. 1999) et Science (Fischer et al. 1999; Monnin et al. 2001, Caillon et al. 2003). Bien entendu, les supporters de la théorie anthropique du réchauffement jouent sur la mauvaise résolution des carottes de glace pour prétendre l’inverse de ce qui vient d’être dit.

Mais si l’on regarde bien les courbes de la Figure 3, un détail important apparaît : on peut voir sur la figure que les plus grands pics de température (dont la largeur est mesurée par d’épais traits noirs horizontaux) ont une largeur beaucoup plus faible que les pics de CO2 correspondants. Ceci a été constaté dans une publication récente (Richet 2021). En d’autres termes, la température chute alors que le taux de CO2 ne chute pas immédiatement. Comment expliquer ce phénomène si c’est le CO2 qui dirige la température? On peut par contre parfaitement expliquer cela si c’est la température qui règle le taux de CO2 atmosphérique, en faisant référence à la loi de Henry (dégazage depuis les océans).

Notons qu’à peine publiée, l’éditeur de la publication de Richet (Copernicus) a subi des pressions qui l’ont conduit à suspendre la visibilité de l’article sur internet. Serait-ce encore un cas de censure scientifique? Peut-importe, grâce à internet, l’article est visible sur d’autres sites (ici).

Figure 3. Variations de température (deltaT ) comme cause des changements dans les concentrations atmosphériques de CO2 tout au long des 423 derniers kyr (carottes de Vostok) et leur contrôle par les cycles d’insolation de Milankovitch. Toutes les données de Petit et al. (1999) sont retracés par ordre chronologique de gauche à droite, y compris les variations d’ensoleillement en watts par mètre carré (W m−2) indiquées en haut et rapportées pour une valeur de référence à la mi-juin à 65◦ N. Les pics systématiquement plus étroits pour les températures par rapport aux concentrations de CO2 sont particulièrement bien illustrés au début des cycles (où les pics de température, de CO2 et d’ensoleillement sont indiqués par des barres horizontales épaisses). Pour plus de détails voir Richet 2021.

4. Le taux de CO2 actuel n’est pas exceptionnel et a déjà été observé dans le passé.

C’est ce que nous dit le GIEC dans sa Figure 5.2 de la page 395 de son rapport AR5 (2013). Cette figure est reproduite ci-dessous (Figure 4). Nous pouvons voir qu’entre 2.7 et 3 millions d’années le taux de CO2 a dépassé 400 ppm, ainsi qu’entre 25 et 60 millions d’années. Il y a même des points à 2000 ppm. Il n’y avait pas d’industries ne de voitures à cette époque

Si ce phénomène était possible dans le passé, pourquoi ne le serait-il plus aujourd’hui? Rappelons le grand principe de l’uniformitarisme, formulé par le géologue James Hutton : les processus qui se sont exercés dans le passé lointain s’exercent encore de nos jours. En d’autres mots, « The present is the key to the past. »

Figure 4. Taux de CO2 atmosphérique (ppm) en fonction du temps en millions d’années (Ma). Il s’agit de la Figure 5.2 de la page 395 du rapport AR5 du GIEC (2013). Le trait en larges pointillés représente le taux de CO2 actuel.

Conclusions

Non, empêcher l’être humain d’émettre du CO2 ne changera ni la température du globe ni la force des vents. La propagande du GIEC ne doit pas passer. Si vous ne l’avez pas encore fait, il est grand temps d’analyser les chiffres par vous-même au lieu de passer par les rapports du GIEC. Pour vous en convaincre lisez aussi ceci.

Il faut également arrêter de faire des amalgames : la pollution des écosystèmes par les pesticides, les métaux et les micro-plastiques sont malheureusement des phénomènes bien réels, tout comme la surpêche et la chute de biodiversité (voir par exemple ici). Ce sont ces phénomènes qu’il faut combattre et qui représentent la vraie urgence !

Références

Beer, C.; Reichstein, M.; Tomelleri, E.; Ciais, P.; Jung, M.; Carvalhais, N.; et al. (2010). Terrestrial Gross Carbon Dioxide Uptake: Global Distribution and Covariation with Climate. Science. 329 (5993): 834–838.

Caillon N, Severinghaus JP, Jouzel J, Barnola JM, Kang J, Lipenkov VY (2003). Timing of Atmospheric CO2 and Antarctic Temperature Changes Across Termination III. Science 299:1728–1731.

Fischer H, Wahlen M, Smith J, Mastroianni D, Deck B (1999) Ice Core Records of Atmospheric CO2 Around the Last Three Glacial Terminations. Science 283:1712.

Monnin E, Indermühle A, Dällenbach A, Flückiger J, Stauffer B, Stocker TF, Raynaud D, Barnola JM (2001) Atmospheric CO2 concentrations over the last glacial termination. Science 291:112–114.

Neftel A, Oeschger H, Staffelbach T, and Stauffer B (1988) CO2 record in the Byrd ice core 50,000 –5,000 years bp. Nature 331:609–611

Petit JR, Jouzel J, Raynaud D, Barkov NI, Barnola JM, Basile I, Bender M, Chappellaz J, Davis M, Delaygue G, et al. (1999) Climate and atmospheric history of the past 420, 000 years from the Vostok ice core, Antarctica. Nature 399:429–436.

14 réflexions sur « SCE-info : Attention au projet de rapport du GIEC »

  1. Je ne peux que féliciter l’auteur de cet article synthétique de nature à faire passer une mauvaise nuit à tout carbocentriste ou écologiste convaincu (croyant) un tant soit peu ouvert d’esprit ! Il ne faut pas oublier que l’écologisme est un phénomène de nature religieuse et que par conséquent, tout élément allant à l’encontre de ce qu’il faut croire est blasphématoire et donc aucun politique n’y accordera crédit… Quelque chose me dit que le réveil (et le sevrage qui y succèdera) va être très très dur ^^

  2. Il est urgent d’informer « le grand public » sur la réalité des faits en utilisant un langage
    simple et accessible à tous et en utilisant aussi les réseaux sociaux pour contrer la dictature écologiste qui prend de plus en plus de pouvoir en jouant sur « l’émotionnel « et en diffusant des informations « pseudo scientifiques » non vérifiables par la population en général et les jeunes en particulier .

  3. Merci pour l’article. Il faudra s’attendre à une reprise de plus en plus grande de la peur climatique…
    J’ai toutefois une contestation à propos de l’un de vos 4 « faits indiscutables ». S’il est vrai que le CO2 suit la température de l’Antarctique après un retard approximatif de 800 ans, le CO2 en revanche PRÉCÈDE la température moyenne globale ! Voir l’article https://www.nature.com/articles/nature10915/.
    En outre, les paramètres de Milankovitch ne peuvent pas du tout expliquer à eux seuls la transition entre les phases glaciaires et interglaciaires… (voir https://skepticalscience.com/Milankovitch.html et https://skepticalscience.com/co2-lags-temperature-advanced.htm).
    Je sais bien que vous contestez la notion de « température moyenne globale », mais n’y a-t-il pas là un fait également indiscutable à propos duquel il faudrait se poser des questions ?

    1. Vous mentionnez l’article de Shakun et al. publié dans Nature en 2012, qui serait selon vous la preuve que le CO2 précède la température pour les carottes de glace. Cependant, la seule chose que soutient cette étude est la nécessité d’un meilleur examen par les pairs avant publication… En effet, il y a de nombreuses choses à objecter concernant cette étude. Par exemple ici :
      https://wattsupwiththat.com/2012/04/07/shakun-redux-master-tricksed-us-i-told-you-he-was-tricksy/

      Et ici :
      https://wattsupwiththat.com/2012/04/09/shakun-not-stirred-and-definitely-not-area-weighted/

      Et ici :
      https://wattsupwiththat.com/2012/04/06/a-reply-shakun-et-al-dr-munchausen-explains-science-by-proxy/

      Concernant les cycles des Milankovitch, ce n’est pas le sujet de l’article, et vous trouverez plus d’explications dans Richet 2021.

      1. Si ce que vous dites est vrai, alors il est révoltant de la part de « Nature » de laisser passer un article qui mérite une meilleure évaluation par des pairs. J’ai bien peur que nous soyons condamnés à passer au peigne fin tous les articles sur le réchauffement climatique si on veut être un minimum sûrs de leurs véracités et de leurs fiabilités… On n’a pas d’autre choix. Merci pour vos références que je lirai avec attention.

  4. J’ai une question pour l’auteur : que répondre à qqun qui se cacher derrière l’argument d’autorité : il y a un consensus sur la responsabilité de l’homme sur le changement climatique? En effet j’avoue que ce type d’argument que je sais être bidon à tendance à me faire perdre mes moyens si vous voyez ce que je veux dire…
    Dans l’attente de vous lire.

    1. Il faut répondre que la science ne fonctionne pas comme une démocratie : ce n’est pas toujours le plus grand nombre qui a raison. Les exemples sont nombreux (pensez à Copernic, Galilée, Darwin, Einstein, etc.). La science évolue en fonction des observations et de nombreuses théories sont abandonnées pour en construire d’autres. Autre exemple en chimie : la théorie de Bohr concernant le comportement des électrons dans les atomes est remplacé par la théorie des orbitales atomiques.

      1. Merci pour votre retour rapide… Effectivement ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison.
        Par rapport aux autres théories démontées depuis (géocentrisme, platisme…) l’idéologie qui découle de la théorie du réchauffement (ou dérèglement, au choix) climatique d’origine anthropique permet de maintenir une pression morale et fiscale maximale sur la population en détournant son attention des réels problèmes auxquels sont confrontés les dirigeants (emploi, vieillissement, logement…), autant dire que ce n’est pas demain la veille qu’ils vont lâcher cette poule aux oeufs d’or… Au plaisir d’échanger avec vous !

  5. Concernant la production primaire brute (PPB) = biomasse végétale mondiale produite, vous oubliez une donnée :
    – la PPB Terrestre est d’environ 120 GtC/an
    – et la PPB océanique est d’environ 100 GtC/an.

    Je dis environ car selon les auteurs, les données sont différentes.

    1. Oui, vous avez raison, la GPP mentionnée dans le texte ne concerne que les océans. Mais cela ne change rien au fond du problème : les incertitudes sont du même ordre de grandeur que les émissions humaines.

  6. Bonjour, vous indiquez « Les émissions annuelles humaines de CO2 sont de l’ordre de 8,9 ± 5 Gt (gigatonnes) de C. Ce chiffre ne représente que 4% du total émis (valant ± 207 Gt) ». Je ne comprends pas très bien d’où vous sortez ces chiffres exactement ?

    Dans le document de synthèse en français on lit page 3 (20/180) sur la figure RID 1.1.d que depuis quelques années les émissions annuelles humaines de CO2 sont supérieures à 40 Gt. On est loin des 8,9 Gt !

    Quand je regarde la référence dans le rapport global en anglais sur la figure 6.1 je vois bien marqué : « Fossil fuels : 7.8 ± 0.6 » et « Net land use change : 1.1 ± 0.8 »
    Mais si je somme ça me donne 8,9 ± 1,4 pas 8,9 ± 5.

    Et je n’arrive pas à trouver non plus la valeur totale de 207 Gt ?

    Merci d’avance de vos éclaircissements.

    1. Attention, vous devez raisonner en gigatonnes de carbone et non en gigatonnesde CO2. Ce n’est pas la même chose. Ensuite, dans la figure du GIEC, il suffit d’additionner tous les flux vers l’atmosphère et vous arriverez à 207 Gt. Si vous n’arrivez pas on vous enverra le calcul. Quant à la somme des écart-types, vous avez raison, il y a probablement une erreur (mais ce n’est pas comme vous le pensez la somme des écarts-types, mais la racine carrée de la somme des écarts-types au carré; si on le fait on arrive à 1, et on aurait donc 8,9 ± 1).

  7. J’ai une nouvelle question pour l’auteur : sur le schéma du GIEC sur lequel nous sommes censé voir que les émissions anthropiques de CO2 ne représentent que 4% des émission globales, je ne comprends pas vraiment les chiffres qui permettent d’aboutir à ce résultat, j’ai l’impression que le bilan des flux est en défaveur des émissions anthropiques (net ocean flux 0.7 volcanisme 0.1 et érosion 0.3), pourriez vous me détailler les chiffres?
    Dans l’attente de vous lire.

    1. Voici le calcul :
      Emissions de C vers l’atmosphère (en Gt/an) :
      – Terres (respiration animaux, décomposition par bactéries, plantes, etc.) : 118.7 Gt
      – Océans (animaux, bactéries, plantes, dégazages) : 78.4 Gt
      – Activités humaines : 8,9 ± 0.5 Gt
      – Volcans : 0.1 Gt
      – Dégazage lacs : 1.0 Gt
      Total des émissions = 207.1 Gt

      Donc : si 207.1 Gt = 100%, nous avons 8.9 Gt = 4.3%
      Les émissions humaines ne représentent que 4.3% des émissions.

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