par Granereau Gilles,
Ancien météorologiste, puis chef de projets environnement, aménagements forestiers et tourisme à l’ONF. Spécialisé dans la gestion du littoral (fixation des dunes, gestion de l’érosion marine, etc.), dans les aménagements forestiers à caractère « extensif », dans les aménagements touristiques en milieux sensibles, botaniste. Chargé de mission Natura 2000 pour les dunes d’Arcachon (La Teste) à Tarnos, et pour le grand site militaire du Camp du Poteau (9500 hectares), où j’ai pu travailler entre autres dans la stratégie et la typologie des pare-feu.
Depuis plusieurs semaines, impossible d’y échapper : journaux, radios et chaînes d’information ont fait des épisodes caniculaires de juin et du début juillet 2026 leur sujet favori. Les températures exceptionnellement élevées enregistrées en France ont naturellement suscité de nombreuses interrogations et, très souvent, une même explication est avancée : le « dérèglement climatique ».
Le terme est désormais entré dans le langage courant. Pourtant, derrière cette expression se cache une réalité infiniment plus complexe que ne le laissent parfois entendre les débats médiatiques et politiques. Avant d’attribuer un phénomène météorologique à une cause unique, il est toujours prudent de se poser une question simple : savons-nous réellement pourquoi cette canicule s’est produite ?
Car il existe une différence essentielle entre décrire un phénomène et en expliquer les causes. La première démarche relève de l’observation ; la seconde exige une compréhension approfondie des mécanismes en jeu. En science, ces deux étapes ne coïncident pas toujours. Les chercheurs en savent quelque chose : la nature a cette fâcheuse habitude de ne pas toujours répondre aux questions dans l’ordre où nous les posons.

Image réalisée avec ChatGPT (IA), à partir d’instructions de l’auteur, 2026.
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