par Science, Climat, Energie
Deux articles récents publiés dans Nature jettent un sérieux doute sur l’hypothèse centrale du GIEC, c’est-à-dire un réchauffement climatique causé par les émissions anthropiques de CO2.
Le premier article (Beaulieu et al. 2024) est disponible en Open Access sur le site web de Nature (ici). Il a été écrit par une équipe de 5 scientifiques américains et anglais, tous spécialisés en analyse statistique. Ces chercheurs ont voulu vérifier si une accélération du réchauffement climatique était détectable statistiquement (après les années 1970) et ce en utilisant les données disponibles de température moyenne mondiale en surface. Les auteurs ont donc employé les méthodes statistiques les plus rigoureuses disponibles appelées « modèles de rupture ». Il s’agit de modèles qui segmentent les données en régimes présentant des tendances similaires à l’aide de régressions linéaires par morceaux. Ces techniques statistiques sont spécifiquement conçues pour identifier des changements structurels dans des séries temporelles. Quatre séries chronologiques de températures moyennes mondiales ont ainsi été analysées, couvrant la période 1850-2023. Les résultats des chercheurs sont clairs : il n’y a pas d’accélération du réchauffement depuis 1970, et ce en dépit de l’augmentation claire des émissions de CO2 anthropique depuis 1970. Même la présence d’années montrant des records de température, comme en 2023, ne modifie pas les conclusions. Et tout cela est statistiquement validé. En d’autres mots, et ceci est une conclusion que les auteurs n’ont pas osé tirer (on est quand-même dans le journal Nature!), il n’y a peut-être pas de lien entre les rejets anthropiques de CO2 (qui s’accélèrent car ils augmentent d’années en années depuis 1970) et l’augmentation de la température de la basse troposphère depuis 1970 (qui ne s’accélère pas).
Le deuxième article (Marks-Peterson et al. 2026) est également disponible sur le site web de Nature, mais cette fois-ci en version payante (ici). Les données obtenues par les auteurs concernent une analyse de carottes de glace datant du Pléistocène. Une synthèse de Wolff (2026) également publiée dans Nature va dans le même sens (voir ci-dessous). Un compte-rendu en français est disponible ci-dessous. Cet article jette également un sérieux doute sur l’hypothèse centrale du GIEC.
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