Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’

Les prophètes de malheur du climat

Depuis une cinquantaine d’années, des inquiétudes se sont faites jour dans certaines hautes sphères du pouvoir dans le monde quant à la disponibilité future des ressources naturelles, notamment des ressources énergétiques. L’accroissement continu incontrôlé de la démographie et de la consommation avait amené le « Club de Rome », dès 1972, à pronostiquer l’effondrement des sociétés humaines pour 2010-2020.

Ces sombres prévisions se sont révélées fausses mais un mouvement doctrinal était lancé; celui de la décroissance inéluctable ou de l’impérieuse nécessité de promouvoir pour l’avenir un processus de « développement soutenable » (Gro Harlem Brundtland, première ministre de Norvège, 1987), appelé « durable » de nos jours. L’intention est en parallèle de faire face à l’explosion démographique et de contenir l’aspiration des populations des pays peu développés à accéder au mode de vie occidental dispendieux, …tout en prétendant se préoccuper de leur développement.

 Les populations sont néanmoins particulièrement peu réceptives aux concepts de restriction de leur mode de vie, principalement dans les pays développés, royaumes de la consommation populaire et plus grands utilisateurs d’énergie. Energie issue des ressources fossiles, si pratiques à utiliser comme surtout les fluides que sont le pétrole et le gaz naturel.

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CO2 atmosphérique (1/3)

Influence de la latitude sur la concentration

par J.C. Maurin, professeur agrégé de physique

Les mesures en continu de la concentration du CO2 dans l’atmosphère démarrent en 1957 au pôle Sud, puis en 1958 à Mauna Loa. La concentration dans l’atmosphère est déduite par la différence d’absorption IR (infra-rouges) avec un étalon (précision ≈ ± 0,05%) [1]. L’agence américaine d’observation océan/atmosphère (NOAA/ESRL) dispose désormais de données de concentration issues de plus de 150 observatoires, dont quelques dizaines de séries presque complètes sur plusieurs décennies [2].

Grâce aux mesures satellitaires, on dispose également, depuis ≈ 1980, d’indicateurs globaux (RSS et UAH) [3] pour la « température » (température de brillance déduite de la luminance via satellite, précision < 0,1%). Ces observations modernes entre 1980 et 2020, vont permettre d’explorer les influences que peuvent avoir latitude et « température » sur le CO2 atmosphérique (concentration et vitesse de croissance).

Cet article comportera 3 parties :

– Avec les données de 13 observatoires, cette première partie 1/3 étudie prioritairement l’influence de la latitude sur la concentration notée [CO2].

– Avec les mêmes données, la deuxième partie 2/3 examinera principalement l’influence de la « température » sur la vitesse de croissance notée d[CO2]/dt.

– La dernière partie 3/3 discutera des interprétations possibles, puis traitera de l’influence des zones chaudes océaniques.

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SCE-info : Mieux vaut s’informer!

À propos du récent communiqué de l’Organisation météorologique mondiale

7 novembre 2022 / Association des climato-réalistes

Le 6 novembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié un communiqué de presse intitulé « Les huit années les plus chaudes jamais enregistrées témoignent d’une recrudescence des impacts du changement climatique ». Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a aussitôt renchéri déclarant dans un message vidéo diffusé à Charm el-Cheikh, que « nous sommes sur l’autoroute vers l’enfer climatique».

L’image est ajoutée par SCE au texte de l’Association des climato-réalistes

L’Association des Climato-réalistes rappelle que :

  • depuis janvier 1979, année origine des relevés par satellites et des ballons-sondes, la tendance linéaire au réchauffement s’établit à +0,13° par décennie. De plus entre l’année 2015 et l’année 2022, soit pendant les 8 dernières années, les températures globales ont marqué un palier, voire une très légère diminution ;
  • depuis l’origine des mesures, le niveau de la mer augmente au rythme d’environ 2 à 2,5 mm par an, sans signe d’accélération durant ces dernières années ;
  • depuis 1999, le nombre des catastrophes naturelles tenue à jour par l’organisme EMDAT, montre une parfaite stabilité. Le nombre de décès dû à ces catastrophes est en nette diminution.

Ces données qui ont fait l’objet d’un article récemment publié par notre association sont vérifiables.

Le seul véritable « emballement » est donc médiatique et politique. Un matraquage incessant qui a commencé à produire des effets néfastes notamment chez les jeunes générations. 

Quelles réponses à la crise énergétique européenne ?

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement

Confrontée à la grave inadéquation entre l’offre et la demande énergétiques et en particulier d’électricité, la Commission européenne a enfin réalisé qu’il faut donner la priorité à la sécurité d’approvisionnement, y compris fossile, pour faire face aux risques géopolitiques.

La flambée actuelle des prix de l’énergie n’est que le dernier symptôme d’un mal profond. Il y a 25 ans, l’UE avait décidé d’instaurer la concurrence entre les producteurs d’électricité, l’objectif étant une meilleure compétitivité par une pression sur les prix. Force est de constater que le résultat de cette initiative de la Commission a déstructuré les systèmes électriques, ce qui a conduit à priver certains pays de l’Union du contrôle de leur capacité électrique.

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L’Odyssée Climatique d’Homo sapiens

par Prof. Dr. émérite Alain Préat, Université Libre de Bruxelles

  1. Introduction

A l’heure du changement (ou dérèglement pour certains) climatique actuel, il est grand temps de lire l’excellent livre d’Olivier Postel-VinaySapiens et le climat, une histoire bien chahutée, consacré aux changements climatiques qu’a connu notre espèce depuis qu’Homo est  devenu sapiens, c’est-à-dire depuis près de 233 000 ans ou 233 ka. Que nous apporte ce livre?

 Il nous montre que notre espèce fut confrontée tout au long de son histoire et de son évolution à des changements climatiques brutaux de durées et intensités sans commune mesure avec ceux de notre époque. 

Cet essai, d’une minutie rare, est argumenté de récits et faits historiques bien documentés et complétés chaque fois que cela est possible de données scientifiques empruntant pour l’essentiel à l’archéologie, la biologie, la chimie, la physique, la géographie et la géologie. Cette mise en perspective dresse un tableau détaillé des changements climatiques auxquels ont été confrontés les premiers hommes (chasseurs-cueilleurs), ensuite les premières civilisations et enfin nos sociétés modernes. 

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‘Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation octobre 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois d’octobre 2002 est de +0,08 °C par rapport septembre 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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SCE-info : Open letter to world leaders at COP27 in Sharm El-Sheikh, Egypt

CLINTEL’s global network now embodies wider objective scientific knowledge than exists within IPCC. 

Your Excellencies,

Why, the historians of 2030 will wonder, did the UN believe overheated climate models? Why did it imagine an “existential climate emergency”? Why did it propose far-reaching climate-related measures calculated to damage global prosperity and well-being? Why does the UN say: “We own the science”?

Why did the UN ignore CLINTEL’s letters (the most recent in October 2021) pointing out serious scientific flaws invalidating the conclusions of IPCC’s Sixth Assessment Report? Since then, further evidence has emerged that IPCC greatly overestimates climate sensitivity. Why did the UN propose scientifically nonsensical, technically unfeasible, economically unaffordable and socially destructive mitigation? 

Version française, à la suite de la lettre anglaise

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L’Union européenne comme un lapin pris dans les phares de l’explosion des prix de l’énergie

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
paru dans Atlantico le 7 octobre 2022

L’UE a manqué d’anticipation et de clairvoyance dans sa planification énergétique. Elle a négligé le rôle fondamental joué par l’énergie en temps de paix et encore bien davantage en période de conflits armés, ainsi que les leçons du passé qui sont pourtant sources de réflexions éclairantes.

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Les Anticyclones Mobiles Polaires ou AMP, mécanismes logiques de forçage de la météo (2/2)

par Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite
et J. Van Vliet , Master en Sciences et Master et Engineering, directeur retraité
Pour la première partie (1/2) voir ici.

1 . L’océan et les tempêtes historiques

En cas de refroidissement, les conditions hivernales de l’Holocène découlent de celui des mers nordiques et de Barents ainsi que de l’expansion de la glace de mer sous contrôle d’un transfert restreint et multi-centenaire du transport de chaleur vers le nord par le courant Nord Atlantique (NAC) et son transfert vers l’océan profond via le gyre subpolaire (entre le Labrador et le sud du Groenland). Ces rétroactions climatiques internes connexes ont été responsables de l’amplification hivernale du refroidissement du PAG européen avec des courants d’Irminger et du Gulf Stream infléchis vers le sud en hiver. Lors des maximums d’extension glaciaire, dont le dernier (LGM), une réduction de 30 à 50 % de la formation d’eau profonde entraîne une nette baisse de chaleur vers l’Europe, mais des eaux tempérées (NAC) visitent toujours la mer de Barents en été. La THC ralentit mais ne s’est jamais arrêtée (Lynch-Stieglitz et al. 2007 ; Jonker et al, 2012 ; Ezat et al. 2014). 

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‘Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation septembre 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de septembre est de -0,04 °C par rapport à août 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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Changements météorologiques et changement climatique : un refroidissement en marche sur l’Atlantique Nord (1/2) 

par Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite
et J. Van Vliet , Master en Sciences et Master et Engineering, directeur retraité

  1. Introduction

Nous pouvons comparer la Terre à une habitation avec un chauffage central, dont la chaudière serait chauffée par notre étoile, le Soleil. Les radiateurs-accumulateurs sont constitués par l’océan avec, le cas échéant, une évaporation intense responsable d’une augmentation de la teneur en vapeur d’eau de l’atmosphère et des précipitations intenses. Cependant, la maison ne sera bien chauffée que s’il y a une pompe de circulation : c’est la circulation thermohaline des océans (THC), ou « thermal conveyor belt ». 

Selon Eirıksson et al., 2006, une interaction évidente existe entre les processus atmosphériques et la THC, comme en atteste la grande variabilité de la température de l’océan au Moyen-âge et pendant le Petit Age glaciaire (PAG). Cela a été aussi le cas pour les températures à la surface de la mer d’Islande et sur la marge ibérique, plus élevées pendant la période chaude romaine que pendant la période chaude médiévale. Cependant, bien qu’un certain nombre de données indiquent un réchauffement des eaux côtières et du plateau continental au cours des 200 dernières années, le XXe siècle ne semble pas inhabituel par rapport aux deux derniers millénaires. Les périodes climatiquement instables et plus fraîches sont associées à de très fortes tempêtes (Lamb & Frydendahl 1991; van Vliet-Lanoë et al. 2014; Goslin et al., 2018), comme le rappelle l’épisode de l’Invincible Armada espagnole qui a perdu en 1588 trois fois plus de navires face aux tempêtes que face à la marine anglaise. 

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2021  Les désastres dans les chiffres

par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, Université Libre de Bruxelles

Le CRED (Center for Research on the Epidemiology of Disasters[1]) a publié, en avril dernier, un rapport analysant les conséquences des désastres naturels[2] survenus au cours de la période 2001-2021 : « 2021 Disasters in numbers[3] ».

S’y trouvent la figure et les commentaires suivants :

« Alors que le nombre de décès et le nombre de personnes touchées étaient inférieurs à leur moyenne sur 20 ans, l’année 2021 a été marquée par une augmentation du nombre de catastrophes et des pertes économiques[4] importantes » ;

« En 2021, un total de 432 événements catastrophiques a été enregistré, ce qui est considérablement plus élevé que la moyenne de 357 événements catastrophiques annuels pour la période 2001-2020 » ;

« Avec 252 milliards de dollars de dommages économiques signalés, 2021 est la quatrième année la plus dommageable enregistrée dans EM-DAT au cours des deux dernières décennies ».

Aux lecteurs de SCE ce dernier rapport n’apprendra rien de neuf. En effet, nous avons déjà présenté les données du CRED dans nos publications[5] précédentes.

C’est plutôt ce qu’il omet de dire qui est significatif.

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Les évènements météorologiques extrêmes

     

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement

Les événements météorologiques extrêmes et les variations de phénomènes naturels

Quelle est l’origine des évènements météorologiques extrêmes tels que les tempêtes, les ouragans, les cyclones, les pluies diluviennes et les sécheresses catastrophiques ?

Pour le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat), la question ne se pose pas : ce sont les émissions des gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique qui en sont la principale cause. Il est inutile d’en débattre : « the science is settled », alors que la véritable approche scientifique favorise au contraire la remise en question de toute théorie.

Plutôt que de se contenter de la seule théorie du GIEC, il est bon d’en tester d’autres, par exemple, les variations des phénomènes naturels (entre autres, les activités solaires et les circulations atmosphériques et océaniques) comme facteurs de déclenchement de ces évènements extrêmes.

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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation août 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de juin 2022 est de -0,12 °C par rapport à juillet 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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Le cycle du carbone selon l’AR6 du GIEC : au diable les incertitudes!

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne.

Le but du présent article est de présenter la dernière version du cycle du carbone proposée par le GIEC dans son dernier rapport de 2021 (l’AR6). Les chiffres de l’AR6 seront ensuite comparés à ceux de l’AR5 publiés en 2013. Nous allons voir que le GIEC confirme que les émissions provenant des combustibles fossiles ne représentent que 4,1% des émissions totales de carbone. Nous verrons aussi que le GIEC ne s’embarrasse pas des nombreuses incertitudes concernant les flux naturels pour seulement se focaliser sur les émissions humaines de CO2. Dans ce contexte, il est difficile d’affirmer que l’augmentation du taux de CO2 observé à Mauna Loa depuis 1959 est uniquement causée par l’utilisation de combustibles fossiles. Les émissions naturelles sont très mal quantifiées, particulièrement celles provenant des sols, et tant que ce sera le cas rien ne pourra être conclu de manière définitive.

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La Grande Barrière de Corail en 2022

par Prof. Dr. Paul Berth (1) et Prof. Dr. Alain Préat (2)
1 Faculté des Sciences, Université Européenne
2 Faculté des Sciences, Université Libre de Bruxelles

La rapport annuel officiel 2021/2022 (Australian Government et Australian Institute of Marine Science) sur l’état des récifs coralliens vient de paraître et se veut rassurant.

Ce rapport fait suite à de nombreux articles alarmistes faisant les gros titres des médias depuis longtemps.

 Pour rappel la Grande Barrière Récifale ou Barrière de Corail, au large de la côte du Queensland au nord-est de l’Australie, est le plus grand écosystème sur Terre, elle s’étend sur près de 350 000 km2 et représente un peu moins de 0,1% de la surface océanique. 

 Elle renferme des milliers de récifs (près de 3000) et des centaines d’îles (près de 900) constituées de plus de 600 types de coraux durs (des scléractiniaires principalement) et mous (des alcyonaires principalement). Elle fut initiée il y a un peu plus de 500 000 ans, et son évolution récente est liée aux changements environnementaux ayant cours depuis 30 000 ans (Webster et al., 2018). La dynamique récifale actuelle s’est mise est en place il y environ 10 000 ans au cours de l’interglaciaire holocène. Certaines colonies de coraux sont vieilles de plus de 4000 ans (Kaplan, 2009).

Grand Barrière Récifale, Jennifer Marohasy, 2022
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Hommage à James Lovelock, père de l’hypothèse Gaïa

par Prof. Dr. Paul Berth (1) et Prof. Dr. Alain Préat (2)
1 Faculté des Sciences, Université Européenne
2 Faculté des Sciences, Université Libre de Bruxelles

Le célèbre scientifique britannique James Lovelock, né le 26 juillet 1919, est décédé le jour de son anniversaire (103 ans) le 26 juillet 2022 à Abbotsbury (Angleterre). En tant que chimiste, spécialiste des sciences de l’atmosphère il publia plusieurs articles dans les années 1970 qui exposent son hypothèse Gaïa selon laquelle la composition de l’atmosphère et les fluctuations de température terrestres sont régulées par les êtres vivants, notamment les bactéries. Sa théorie fut accueillie avec beaucoup d’indifférence, pour susciter vingt ans plus tard de nombreux débats. Comme nous allons le voir, cette hypothèse est basée sur des éléments  factuels justes, mais l’hypothèse ne peut être retenue faute de démonstration en bonne et due forme. De plus nous verrons que cette hypothèse qui se veut finaliste (la Nature aurait ‘une intention’) ne peut être retenue dans le monde scientifique. Nous verrons aussi que cette hypothèse a trouvé un large écho dans le milieu écologique qui fut séduit par l’idée d’une Terre organisme vivant.

James Lovelock avec l’une de ses premières inventions, un chromatographe en phase gazeuse maison, utilisé pour mesurer les gaz atmosphériques (source : ici).
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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation juillet 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de juin 2022 est de +0,30 °C par rapport à juin 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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SCE-info : il y a de moins en moins de cyclones tropicaux

Voici une information que l’on trouvera difficilement dans nos médias avides de catastrophisme et d’alarmisme climatique : depuis 1900, il y a de moins en moins de cyclones tropicaux ! Cette information, tout à fait sérieuse, provient d’une récente étude publiée dans Nature Climate Change (Chand et al. 2022). 

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Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’

Santé, Climat, CO2 : « QUOI QU’IL NOUS EN COÛTERA ? »

Ainsi le décident, pleines d’incertitudes mais avec force d’autorité l’UE, l’OMS, l’ONU-PNUE… tandis que des contestations pourtant pertinentes sont très fréquemment étouffées ! Si ces ‘injonctions’ sont émises par des institutions bourrées d’illogismes et d’inconséquences, comment y faire entendre des avis fondés sur une ‘science rigoureuse’ ? 

La dérive énergétique allemande

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
publié à Trends-tendances, le 05.07.2022

L’Allemagne ne sait comment se dépêtrer du désastreux imbroglio énergétique qu’elle s’est infligé, dont une des conséquences est un prix de l’électricité le plus élevé d’Europe (plus de 30 c€/kWh).

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Robert Vivian et les icebergs

par Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de Genève

Avertissement SCE : Cet article est celui paru dans la Lettre n°23 de Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de  Genève.

Robert Vivian est un glaciologue de réputation internationale avec, à son actif, une centaine de publications, livres, articles scientifiques, et de nombreuses missions sur les glaciers du monde. Il a laissé des textes inédits ou peu connus jusqu’ici, qui sont d’un très grand intérêt pour les débats actuels autour des thèses défendues par le GIEC (réf in .pdf Lettre 23). Parmi eux, un court écrit relatif aux icebergs et à leur utilisation par les milieux de la climatologie officielle. C’est à ce texte qu’est consacrée la présente Lettre

Les références du texte sont consultables dans le .pdf de la Lettre 23.

Robert VIVIAN (1936-2007), professeur d’Université
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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation juin 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de juin 2022 est de -0,11 °C par rapport mai 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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Selon le physicien W. Happer il y aura peu d’effets pour un doublement du taux de CO2

English version : According to the physicist W. Happer there will be little effect for a doubling of the rate of CO2

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne

Lorsque l’on parle de l’effet de serre et du taux de CO2 atmosphérique sachez qu’il existe trois catégories de scientifiques : (i) ceux qui acceptent cet effet de serre et qui pensent que le taux croissant de CO2 aura des effets majeurs sur la température de la basse troposphère; ce sont généralement les partisans des thèses du GIEC; (ii) ceux qui acceptent l’idée d’un effet de serre mais qui pensent que le réchauffement sera modeste voire inexistant; ce sont des scientifiques qualifiés de climato-réalistes ou climato-sceptiques; nous pouvons par exemple ranger dans cette catégorie des physiciens et climatologues comme William Happer, Herman Harde, Roy W. Spencer, John Christy ou Richard Lindzen; (iii) et enfin ceux qui n’acceptent pas l’idée d’un effet de serre, pour diverses raisons théoriques, et pour qui forcément il n’y aura aucun effet du taux croissant de CO2. Ces derniers scientifiques sont également qualifiés de climato-réalistes ou climato-sceptiques; Nous pouvons par exemple citer Gerhard Gerlich, Ralf D. Tscheuschner, Jack Barrett (du moins dans son article de 1995) et Georges Geuskens. Notons que les scientifiques des trois catégories ci-dessus ne nient généralement pas le léger réchauffement global, et notons finalement qu’il existe des scientifiques indécis.

Le but du présent article est de vous présenter la vision de William Happer, un physicien faisant clairement partie de la catégorie n°2.

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L’embargo sur le pétrole russe: une sanction inefficace?

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
publié à Trends-tendances, le 07.06.2022

Le sixième paquet de sanctions contre la Russie, dont l’embargo progressif sur le pétrole russe, divise une nouvelle fois l’Union européenne.

Devant la levée de boucliers de certains États membres particulièrement touchés par les séquelles de l’embargo sur le pétrole russe, la Commission a été contrainte de le restreindre aux livraisons maritimes, permettant aux pays enclavés tels que la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie et la Roumanie, dont la dépendance au gaz russe peut aller jusqu’à 100%, d’assurer leur approvisionnement par oléoduc.

Quelles que soient les préoccupations au sein de l’UE, il est urgent qu’elle s’interroge sur l’efficacité de sa politique d’embargos. Est-elle de nature à faire fléchir Vladimir Poutine et à le décider de mettre fin à cette guerre?

A fence of metal mesh behind which the Russian flag
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