Simplifier le droit, rendre aux pompiers le commandement, recentrer l’État sur ses missions régaliennes
par Granereau Gilles,
Ancien météorologiste, puis chef de projets environnement, aménagements forestiers et tourisme à l’ONF. Spécialisé dans la gestion du littoral (fixation des dunes, gestion de l’érosion marine, etc.), dans les aménagements forestiers à caractère « extensif », dans les aménagements touristiques en milieux sensibles, botaniste. Chargé de mission Natura 2000 pour les dunes d’Arcachon (La Teste) à Tarnos, et pour le grand site militaire du Camp du Poteau (9500 hectares), où j’ai pu travailler entre autres dans la stratégie et la typologie des pare-feu.
Ce billet constitue une réflexion en réponse à l’article « Forêts et droit de l’environnement : vers un état d’urgence climatique ? », Actu-Juridique, 9 septembre 2026[1]
Introduction
L’article auquel répond cette note dresse un constat juste : le droit forestier français est éclaté entre le Code de l’environnement, le Code forestier et une multitude de statuts particuliers (Natura 2000, espaces boisés classés, etc.) auxquels se superposent des règlements départementaux ou interdépartementaux de protection des forêts contre les incendies, des arrêtés préfectoraux d’application… Nous sommes bien ici dans le mille-feuilles normatif … Il en tire cependant une conclusion inverse de ce que commande l’expérience opérationnelle de la lutte contre les feux de forêt : créer une autorité administrative indépendante supplémentaire, doter la forêt d’une personnalité juridique autonome et durcir massivement l’arsenal pénal.

Terrain militaire du camp du Poteau, entraînements des pompiers aux ‘brûlages tactiques’
(photo de l’auteur).


















