Changements météorologiques et changement climatique : un refroidissement en marche sur l’Atlantique Nord (1/2) 

par Dr Brigitte Van Vliet-Lanoë, Directeur de recherche CNRS, émérite
et J. Van Vliet , Master en Sciences et Master et Engineering, directeur retraité

  1. Introduction

Nous pouvons comparer la Terre à une habitation avec un chauffage central, dont la chaudière serait chauffée par notre étoile, le Soleil. Les radiateurs-accumulateurs sont constitués par l’océan avec, le cas échéant, une évaporation intense responsable d’une augmentation de la teneur en vapeur d’eau de l’atmosphère et des précipitations intenses. Cependant, la maison ne sera bien chauffée que s’il y a une pompe de circulation : c’est la circulation thermohaline des océans (THC), ou « thermal conveyor belt ». 

Selon Eirıksson et al., 2006, une interaction évidente existe entre les processus atmosphériques et la THC, comme en atteste la grande variabilité de la température de l’océan au Moyen-âge et pendant le Petit Age glaciaire (PAG). Cela a été aussi le cas pour les températures à la surface de la mer d’Islande et sur la marge ibérique, plus élevées pendant la période chaude romaine que pendant la période chaude médiévale. Cependant, bien qu’un certain nombre de données indiquent un réchauffement des eaux côtières et du plateau continental au cours des 200 dernières années, le XXe siècle ne semble pas inhabituel par rapport aux deux derniers millénaires. Les périodes climatiquement instables et plus fraîches sont associées à de très fortes tempêtes (Lamb & Frydendahl 1991; van Vliet-Lanoë et al. 2014; Goslin et al., 2018), comme le rappelle l’épisode de l’Invincible Armada espagnole qui a perdu en 1588 trois fois plus de navires face aux tempêtes que face à la marine anglaise. 

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2021  Les désastres dans les chiffres

par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, Université Libre de Bruxelles

Le CRED (Center for Research on the Epidemiology of Disasters[1]) a publié, en avril dernier, un rapport analysant les conséquences des désastres naturels[2] survenus au cours de la période 2001-2021 : « 2021 Disasters in numbers[3] ».

S’y trouvent la figure et les commentaires suivants :

« Alors que le nombre de décès et le nombre de personnes touchées étaient inférieurs à leur moyenne sur 20 ans, l’année 2021 a été marquée par une augmentation du nombre de catastrophes et des pertes économiques[4] importantes » ;

« En 2021, un total de 432 événements catastrophiques a été enregistré, ce qui est considérablement plus élevé que la moyenne de 357 événements catastrophiques annuels pour la période 2001-2020 » ;

« Avec 252 milliards de dollars de dommages économiques signalés, 2021 est la quatrième année la plus dommageable enregistrée dans EM-DAT au cours des deux dernières décennies ».

Aux lecteurs de SCE ce dernier rapport n’apprendra rien de neuf. En effet, nous avons déjà présenté les données du CRED dans nos publications[5] précédentes.

C’est plutôt ce qu’il omet de dire qui est significatif.

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Les évènements météorologiques extrêmes

     

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement

Les événements météorologiques extrêmes et les variations de phénomènes naturels

Quelle est l’origine des évènements météorologiques extrêmes tels que les tempêtes, les ouragans, les cyclones, les pluies diluviennes et les sécheresses catastrophiques ?

Pour le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat), la question ne se pose pas : ce sont les émissions des gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique qui en sont la principale cause. Il est inutile d’en débattre : « the science is settled », alors que la véritable approche scientifique favorise au contraire la remise en question de toute théorie.

Plutôt que de se contenter de la seule théorie du GIEC, il est bon d’en tester d’autres, par exemple, les variations des phénomènes naturels (entre autres, les activités solaires et les circulations atmosphériques et océaniques) comme facteurs de déclenchement de ces évènements extrêmes.

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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation août 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de juin 2022 est de -0,12 °C par rapport à juillet 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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Le cycle du carbone selon l’AR6 du GIEC : au diable les incertitudes!

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne.

Le but du présent article est de présenter la dernière version du cycle du carbone proposée par le GIEC dans son dernier rapport de 2021 (l’AR6). Les chiffres de l’AR6 seront ensuite comparés à ceux de l’AR5 publiés en 2013. Nous allons voir que le GIEC confirme que les émissions provenant des combustibles fossiles ne représentent que 4,1% des émissions totales de CO2. Nous verrons aussi que le GIEC ne s’embarrasse pas des nombreuses incertitudes concernant les flux naturels pour seulement se focaliser sur les émissions humaines de CO2. Dans ce contexte, il est difficile d’affirmer que l’augmentation du taux de CO2 observé à Mauna Loa depuis 1959 est uniquement causée par l’utilisation de combustibles fossiles. Les émissions naturelles sont très mal quantifiées, particulièrement celles provenant des sols, et tant que ce sera le cas rien ne pourra être conclu de manière définitive.

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La Grande Barrière de Corail en 2022

par Prof. Dr. Paul Berth (1) et Prof. Dr. Alain Préat (2)
1 Faculté des Sciences, Université Européenne
2 Faculté des Sciences, Université Libre de Bruxelles

La rapport annuel officiel 2021/2022 (Australian Government et Australian Institute of Marine Science) sur l’état des récifs coralliens vient de paraître et se veut rassurant.

Ce rapport fait suite à de nombreux articles alarmistes faisant les gros titres des médias depuis longtemps.

 Pour rappel la Grande Barrière Récifale ou Barrière de Corail, au large de la côte du Queensland au nord-est de l’Australie, est le plus grand écosystème sur Terre, elle s’étend sur près de 350 000 km2 et représente un peu moins de 0,1% de la surface océanique. 

 Elle renferme des milliers de récifs (près de 3000) et des centaines d’îles (près de 900) constituées de plus de 600 types de coraux durs (des scléractiniaires principalement) et mous (des alcyonaires principalement). Elle fut initiée il y a un peu plus de 500 000 ans, et son évolution récente est liée aux changements environnementaux ayant cours depuis 30 000 ans (Webster et al., 2018). La dynamique récifale actuelle s’est mise est en place il y environ 10 000 ans au cours de l’interglaciaire holocène. Certaines colonies de coraux sont vieilles de plus de 4000 ans (Kaplan, 2009).

Grand Barrière Récifale, Jennifer Marohasy, 2022
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Hommage à James Lovelock, père de l’hypothèse Gaïa

par Prof. Dr. Paul Berth (1) et Prof. Dr. Alain Préat (2)
1 Faculté des Sciences, Université Européenne
2 Faculté des Sciences, Université Libre de Bruxelles

Le célèbre scientifique britannique James Lovelock, né le 26 juillet 1919, est décédé le jour de son anniversaire (103 ans) le 26 juillet 2022 à Abbotsbury (Angleterre). En tant que chimiste, spécialiste des sciences de l’atmosphère il publia plusieurs articles dans les années 1970 qui exposent son hypothèse Gaïa selon laquelle la composition de l’atmosphère et les fluctuations de température terrestres sont régulées par les êtres vivants, notamment les bactéries. Sa théorie fut accueillie avec beaucoup d’indifférence, pour susciter vingt ans plus tard de nombreux débats. Comme nous allons le voir, cette hypothèse est basée sur des éléments  factuels justes, mais l’hypothèse ne peut être retenue faute de démonstration en bonne et due forme. De plus nous verrons que cette hypothèse qui se veut finaliste (la Nature aurait ‘une intention’) ne peut être retenue dans le monde scientifique. Nous verrons aussi que cette hypothèse a trouvé un large écho dans le milieu écologique qui fut séduit par l’idée d’une Terre organisme vivant.

James Lovelock avec l’une de ses premières inventions, un chromatographe en phase gazeuse maison, utilisé pour mesurer les gaz atmosphériques (source : ici).
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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation juillet 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de juin 2022 est de +0,30 °C par rapport à juin 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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SCE-info : il y a de moins en moins de cyclones tropicaux

Voici une information que l’on trouvera difficilement dans nos médias avides de catastrophisme et d’alarmisme climatique : depuis 1900, il y a de moins en moins de cyclones tropicaux ! Cette information, tout à fait sérieuse, provient d’une récente étude publiée dans Nature Climate Change (Chand et al. 2022). 

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Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’

Santé, Climat, CO2 : « QUOI QU’IL NOUS EN COÛTERA ? »

Ainsi le décident, pleines d’incertitudes mais avec force d’autorité l’UE, l’OMS, l’ONU-PNUE… tandis que des contestations pourtant pertinentes sont très fréquemment étouffées ! Si ces ‘injonctions’ sont émises par des institutions bourrées d’illogismes et d’inconséquences, comment y faire entendre des avis fondés sur une ‘science rigoureuse’ ? 

La dérive énergétique allemande

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
publié à Trends-tendances, le 05.07.2022

L’Allemagne ne sait comment se dépêtrer du désastreux imbroglio énergétique qu’elle s’est infligé, dont une des conséquences est un prix de l’électricité le plus élevé d’Europe (plus de 30 c€/kWh).

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Robert Vivian et les icebergs

par Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de Genève

Avertissement SCE : Cet article est celui paru dans la Lettre n°23 de Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de  Genève.

Robert Vivian est un glaciologue de réputation internationale avec, à son actif, une centaine de publications, livres, articles scientifiques, et de nombreuses missions sur les glaciers du monde. Il a laissé des textes inédits ou peu connus jusqu’ici, qui sont d’un très grand intérêt pour les débats actuels autour des thèses défendues par le GIEC (réf in .pdf Lettre 23). Parmi eux, un court écrit relatif aux icebergs et à leur utilisation par les milieux de la climatologie officielle. C’est à ce texte qu’est consacrée la présente Lettre

Les références du texte sont consultables dans le .pdf de la Lettre 23.

Robert VIVIAN (1936-2007), professeur d’Université
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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation juin 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de juin 2022 est de -0,11 °C par rapport mai 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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Selon le physicien W. Happer il y aura peu d’effets pour un doublement du taux de CO2

English version : According to the physicist W. Happer there will be little effect for a doubling of the rate of CO2

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne

Lorsque l’on parle de l’effet de serre et du taux de CO2 atmosphérique sachez qu’il existe trois catégories de scientifiques : (i) ceux qui acceptent cet effet de serre et qui pensent que le taux croissant de CO2 aura des effets majeurs sur la température de la basse troposphère; ce sont généralement les partisans des thèses du GIEC; (ii) ceux qui acceptent l’idée d’un effet de serre mais qui pensent que le réchauffement sera modeste voire inexistant; ce sont des scientifiques qualifiés de climato-réalistes ou climato-sceptiques; nous pouvons par exemple ranger dans cette catégorie des physiciens et climatologues comme William Happer, Herman Harde, Roy W. Spencer, John Christy ou Richard Lindzen; (iii) et enfin ceux qui n’acceptent pas l’idée d’un effet de serre, pour diverses raisons théoriques, et pour qui forcément il n’y aura aucun effet du taux croissant de CO2. Ces derniers scientifiques sont également qualifiés de climato-réalistes ou climato-sceptiques; Nous pouvons par exemple citer Gerhard Gerlich, Ralf D. Tscheuschner, Jack Barrett (du moins dans son article de 1995) et Georges Geuskens. Notons que les scientifiques des trois catégories ci-dessus ne nient généralement pas le léger réchauffement global, et notons finalement qu’il existe des scientifiques indécis.

Le but du présent article est de vous présenter la vision de William Happer, un physicien faisant clairement partie de la catégorie n°2.

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L’embargo sur le pétrole russe: une sanction inefficace?

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
publié à Trends-tendances, le 07.06.2022

Le sixième paquet de sanctions contre la Russie, dont l’embargo progressif sur le pétrole russe, divise une nouvelle fois l’Union européenne.

Devant la levée de boucliers de certains États membres particulièrement touchés par les séquelles de l’embargo sur le pétrole russe, la Commission a été contrainte de le restreindre aux livraisons maritimes, permettant aux pays enclavés tels que la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie et la Roumanie, dont la dépendance au gaz russe peut aller jusqu’à 100%, d’assurer leur approvisionnement par oléoduc.

Quelles que soient les préoccupations au sein de l’UE, il est urgent qu’elle s’interroge sur l’efficacité de sa politique d’embargos. Est-elle de nature à faire fléchir Vladimir Poutine et à le décider de mettre fin à cette guerre?

A fence of metal mesh behind which the Russian flag
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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation mai 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de mai 2022 est de -0,09 °C par rapport avril 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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Impossible de dire si la toundra arctique sera un puits ou une source de carbone

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne.

Le Credo des alarmistes concernant le dégel du permafrost (ou pergélisol) est désormais bien connu, car relayé sans cesse par les médias : le permafrost va fondre sous l’effet du réchauffement climatique, du carbone va ensuite s’en libérer sous forme de CO2 et/ou de CH4, ce qui provoquera un emballement de l’effet de serre. Voici un exemple, publié par la RTBF en janvier 2022. Tout le monde peut comprendre ce raisonnement.

Cependant, c’est aller un peu vite car ce raisonnement est beaucoup trop simpliste. Il n’y a pas qu’une libération de CO2 ou de CH4 qui pourrait être observée, mais également une fixation accrue de carbone. Tout cela est discuté dans un article récent publié par le groupe Nature en janvier 2022 (Magnani et al. 2022, Scientific Reports). Cet article nous démontre qu’il est en fait impossible de dire ce qu’il va se passer pour le permafrost de la Toundra Arctique dans les années à venir. Tout simplement parce que les paramètres environnementaux sont tellement nombreux (type de plantes, humidité, température, quantité de lumière, hétérogénéité du sol, importance des nuages, etc.) qu’il est hasardeux de faire des prédictions. Les auteurs de l’article nous le démontrent en réalisant toute une série de mesures sur le terrain et en employant des appareillages mesurant les flux de CO2 du sol vers l’atmosphère. Les auteurs résument ensuite leurs recherches de la manière suivante :

« It is still unclear whether High-Arctic ecosystems will become a carbon source or sink in the next few decades. In turn, such knowledge gaps on the drivers and the processes controlling CO2 fluxes and storage make future projections of the Arctic carbon budget a challenging goal.« 

Pour savoir ce qu’en pense le GIEC, lisez la suite. Vous allez être surpris!

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Retour sur les glaciers

par Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de Genève

Avertissement SCE : Cet article est celui paru dans une des Lettres (= Lettre n°22) de Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de  Genève. D’emblée l’auteur entre dans le vif du sujet, voire de la polémique en reprenant la réflexion de Imboden, 2009 (réf. dans la bibliographie de la Lettre) : 

 « Il existe aujourd’hui peu de sujets plus brûlants que le réchauffement climatique et ses conséquences, et il n’y a guère d’autres sujets pour lesquels il est aussi évident que l’on ne peut pas comprendre et classer les processus actuels sans connaître suffisamment les climats passés. Sans connaissance de l’histoire du climat, une évaluation fiable de ce qui se passe aujourd’hui est illusoire : il serait impossible de déterminer si les évolutions actuelles s’inscrivent dans des cycles, s’il s’agit de phénomènes singuliers ou s’ils sont comparables à quelque chose qui s’est  déjà produit. » 

L’article  de Jean-Claude Pont est le résultat d’une récherche très fouillée intégrant les données glaciologiques confirmées depuis le Pléistocène jusqu’à aujourd’hui. Une bibliographie ciblée accrédite le propos. SCE ne peut que recommander la lecture de cette Lettre n°22.

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Réflexions à propos de « Conquêtes », le programme politique du co-président d’Ecolo

Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More ,
Président du pôle Énergie, Climat, Environnement, publié le 3.04.2022 Trends-tendances

Le premier thème abordé dans cet ouvrage porte sur les phénomènes extrêmes de l’été dernier (pluies diluviennes, dôme de chaleur, vagues de chaleur et incendies, etc.) attribués au changement climatique provoqué par les activités humaines, c’est-à-dire, aux émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique.

Les conséquences de ces ‘dérèglements’ sont, bien entendu, dramatiques. Mais plutôt que d’en rejeter la responsabilité sur l’humain et d’éluder ainsi tous débats sur les causes, ne serait-il pas plus utile d’analyser ces dernières sans à priori ?

Dans cette optique, une explication de l’origine possible des périodes de chaleur intense peut être éclairante.

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Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation avril 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois d’avril 2022 est de +0,11 °C par rapport à mars 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).
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SCE: Michael Mann encensé à l’Université Catholique de Louvain

English version : Michael Mann praised at the Catholic University of Louvain
Also here (via CLINTEL)

L’Université Catholique de Louvain (UCL) a décidé de décerner un titre de Docteur honoris causa 2022 au climatologue et géophysicien américain Michael E. Mann (ici). Il est vrai que ce chercheur a beaucoup fait parler de lui. En effet, il s’agit du père de la « courbe en crosse de hockey« , courbe retraçant l’évolution probable de la température des 2000 dernières années. Avec cette courbe, qui gomme l’Optimum Climatique Médiéval (OCM) et le Petit Age Glaciaire (PAG) (voir ici et ici), Michael Mann s’est positionné dans le camp des catastrophistes tel qu’il est rapporté ou perçu dans les médias. Sa courbe a d’ailleurs été reprise par Al Gore et apparaît dans les publications du GIEC à partir de son troisième rapport. Nous n’allons pas discuter ici de la validité des résultats obtenus par Michael E. Mann au cours de sa carrière, ni de ses procès. Ce sujet a fait couler beaucoup d’encre et nous renvoyons les lecteurs intéressés à d’autres articles (voir ici). Nous allons simplement vous démontrer qu’il s’agit d’un geste politique de l’UCL et que Michael E. Mann ne détient pas plus la vérité que les autres équipes de paléoclimatologues, malheureusement moins célèbres. Nous avons adressé une lettre aux autorités académiques de l’UCL marquant notre désapprobation pour l’octroi de ce titre (ici).

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Nous avons été fact checkés !

Roland Van den Broek, Ingénieur civil
Henri Masson, Professeur (émérite) à l’Université Antwerpen

Suite à l’explosion de la circulation des informations sur le Web et à leur manipulation facilitée par les réseaux sociaux, certaines organisations  se sont arbitrairement arrogé le droit de juger de la véracité des informations qui transitent dans leurs infrastructures, en confiant cette mission à des fact checkers qui sont ainsi autorisés à juger du bien fondé de n’importe quelle publication.

Google, Meta (Facebook) et Twitter se sont lancés tête baissée dans cette voie.

Des grands journaux et agences de presse ont emboîté le pas, étendant le cadenassage des opinions à tout le Web.

On pourrait croire de prime abord que c’est une bonne chose parce que beaucoup d’informations douteuses circulent effectivement sur le Web. Mais dans certains domaines, il s’agit là en fait d’un énorme danger pour la science et la démocratie parce que cela permet de considérer sans en débattre  que les auteurs de toute publication contraire au courant de pensée principal sont des hérétiques.

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Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’

Le GIEC ONUsien va t-il atteindre son « CLIMAX » ?
(par son 6e rapport partiel et partial, du 28 février 2022) 

par Emmanuel Simon, citoyen lucide, sur un paquebot UE qui tangue

L’avenir de nos vies n’est-il imaginable que sous des formes cataclysmiques ? Ça nous le donne à croire, lorsqu’on observe la doxa climatique qui affecterait ‘négativement’ l’espace terrestre et les espèces vivantes ! 

La « gouvernance par le peur » existe, de tous temps et en divers lieux. A son opposé, sommes-nous autorisés à penser autrement, comme le fit Michel Serres (et bien d’autres sages) ? 

Qui sont les ‘autorités’ dont les allégations péremptoires nous infligent cette vision pessimiste du monde et de son devenir ? Elles sont clairement politiques, affairistes et certaines même classées ‘scientifiques’. Leur leitmotiv s’appuie sur des « résultats de modèles », d’une logique peut-être contestable, puis sur la nécessité d’immédiateté d’action ! Plutôt que leurs ‘certitudes’, où reste chez ces gens-là le doute, cette clé de toute connaissance et la science qui doit en rester empreinte.

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