Les origines des changements climatiques

par Prof. Alain Préat, émérite, Université Libre de Bruxelles

English version (see below)
Origins of climate changes

Une évidence

Personne ne nie que la température de la Terre montre un léger accroissement d’environ 0,9°C depuis près de 125 ans (détails dans Soon et al., 2023). Cet accroissement récent est minime (0,6°C entre 1975 et 1998) et encadré de périodes de diminution de la température de même amplitude (1880-1910 et 1940-1975). 

Nos médias, y compris l’IPCC et de nombreux scientifiques prétendent que le seul et unique coupable de l’augmentation actuelle de la température est la teneur atmosphérique en CO2, teneur liée à l’activité de l’Homme. Il s’agit d’une hypothèse car aucun lien n’a encore pu être établi entre la température et la teneur en CO2, que du contraire (Davison, 2023). L’alarmisme climatique (Watts, 2023) qui occupe la ‘Une’ de nos journaux n’a pas lieu d’être comme nous allons le voir.

Des cycles géologiques

Cet accroissement sur plus d’un siècle n’a rien d’exceptionnel, il s’est déroulé de nombreuses fois avec des amplitudes nettement plus grandes, allant jusqu’à 20 fois l’augmentation récente, et sur des périodes tout aussi courtes. Par exemple, dans le Pléistocène (2,58 millions d’années ou ‘Ma’ à 11 700 ans), les chercheurs ont dénombré plus de 25 cycles avec des augmentations brusques de +8 °C à +16°C en 50 ans chaque fois (= ‘cycles de Dansgaard-Oeschger’, voir Boers, 2018 ,  SCE, 2020 et ici ). Ces augmentations brusques sont  à comparer avec l’augmentation récente de 0,3°C en 50 ans (moyenne 1880-2008). Voir SCE et SCE. De tels cycles existent aussi dans des périodes géologiques plus anciennes, par exemple au Jurassique (CNRS ;Boulila et al., 2022). 

Plusieurs revues de haut niveau (dont Nature) ont montré que l’augmentation de CO2  suit celle de la température, principalement suite au dégazage du COdans les océans (voir références dans les commentaires SCE, 2021). Notons aussi que la teneur atmosphérique actuelle en CO2 (0,04% ou 400 ppm  -‘partie par million’) est le double de ce qu’elle était au cours des cycles de ‘Dansgaard-Oeschger’ qui ont une durée de 1500 à 4500 années. Notons encore que la teneur actuelle en COatmosphérique est la plus basse depuis que la Terre existe (il y a 4,65 milliards d’années) excepté une courte période de 100 Ma (au Permo-Carbonifère) avec la même teneur qu’aujourd’hui. Pendant près de 2% de son histoire, le taux de COatmosphérique terrestre a ainsi varié de plusieurs milliers de ppm à plusieurs pourcents, soit de 3 à 25 fois plus depuis le Cambrien, il y a 541 Ma (échelle géologique ici), au moment où la biodiversité a explosé (avec les métazoaires, ici), et encore beaucoup plus tôt au cours du Précambrien (Thomas, 2000 ; Préat, 2019 Lehmer et al., 2020). Le taux de CO2  était parfois plus élevé que l’actuel lors de périodes glaciaires.  Les exemples de périodes plus chaudes et plus froides sont la règle en géologie, citons uniquement au début de l’Holocène, il y a environ 11 000 ans, l’Arctique (Svarlbad) qui était plus chaud de +7°C alors que le taux de COétait la moitié de la période actuelle (Richard, 2020). 

Pourtant la Terre a connu de nombreuses périodes chaudes et froides qui se sont succédé suivant différentes fréquences sans que le moindre COanthropique ne fût présent, puisque Homo sapiens est apparu il y a environ 250 000 ans, et qu’il ne rejette massivement du CO que depuis quelques dizaines d’années. On parle ainsi d’Optima chauds (Holocène, Minoen, Romain, Médiéval, Moderne – voir articles SCE et synthèse SCE, 2022, également Spencer, 2008) pour les derniers milliers d’années et d’Optima très chauds ou événements hyperthermiques pour le Cénozoïque (Paléocène/Eocène SCE, 2019, Eocène/Oligocène (Li et al., 2022), Miocène moyen, Pliocène inférieur, Pléistocène) depuis 65 Ma (et encore d’autres pour les périodes plus anciennes, He et al., 2023). A chaque fois sur plusieurs siècles ou millénaires (ou encore plus) la température de la Terre (et des océans) était significativement plus élevée qu’aujourd’hui (quelques degrés, et même beaucoup plus, par exemple jusqu’à 8 °C à 10 °C  pendant 200 000 ans lors du PETM (‘Paleocene-Eocene Thermal Event’ il y a 55,8 Ma, ici). Les épisodes de sécheresse étaient longs (plusieurs siècles voir beaucoup plus, comme au Trias, il y a 250 Ma), sévères et sont bien documentés géologiquement et historiquement (Postel-Vinay, 2022Smith et al., 2022). Les périodes froides alternent avec les Optima et sont aussi bien documentées avec des chutes parfois spectaculaires de la température (de quelques degrés à > 10°C). Ces changements climatiques sont quantifiés par de nombreux proxies géologiques (isotopes…), biologiques (stomates….), chimiques (Be, Al….), physiques (susceptibilité magnétique …),  etc. démontrant que le changement climatique est la règle en géologie au même titre que la tectonique des plaques.

Le CO₂ n’est pas responsable des variations de température

Le CO2, coupable numéro 1 de l’IPCC et des médias, n’a pas grand-chose à voir avec les réchauffements. C’est aussi ce que confirme l’évolution de la température de la basse atmosphère depuis 1895 (+1,15°C en 128 ans) sur l’ensemble du continent américain (USA). La température globale  (USA) n’est pas corrélée avec le taux de CO2 atmosphérique, ni même avec les émissions anthropiques de CO2 (SCE, 2023). L’augmentation annuelle du taux de COest actuellement de 0,002% depuis le début de ce siècle ce qui est très minime à l’échelle de l’atmosphère, et seul 40% reste dans l’atmosphère. Il faut aussi savoir qu’une température globale moyenne pour la Terre n’a aucun sens physique, la température étant une grandeur intensive (sa valeur ne dépend pas de la taille du système) et non extensive (ici). Il faut considérer les climats à l’échelle régionale et non globale, tout comme les écosystèmes. Il faut également tenir compte de la répartition des températures qui sont biaisées par leur distribution géographique (y compris dans les océans sous-représentés dans les mesures) et par l’effet d’îlots de chaleur urbain (incorporation de stations de mesure des campagnes dans les villes suite à l’extension urbaine) (McKitrick, 2010). De nombreux biais sont liés à ces stations de mesure très inégalement distribuées (SCE, 2019).

Une théorie non confirmée par les faits

Alors pourquoi un tel égarement dans la Science ? Parce que la théorie du réchauffement climatique propagée par l’IPCC est basée sur une théorie physico-chimique, jamais vérifiée d’un point de vue expérimental et remise en cause par des scientifiques compétents, y compris des Prix Nobel, tel John Clauser qui obtint celui de physique l’an dernier (Clauser, 2023). 

Il s’agit de l’effet de serre radiatif, un effet qui n’a jamais été démontré, la Terre n’étant pas une serre (SCE, 2020 ; Gerlich and Tscheuschner, 2009). L’IPCC fut créé en 1988 par deux organismes,  l’UNEP  (United Nations Environment Program) et le WMO (World Meteorological Organization). Il avait pour objectif  principal ‘d’évaluer … les risques liés au changement climatique d’origine anthropique’ . Il attribue d’emblée l’intégralité du taux d’accroissement de CO depuis 1958 à une cause anthropique. En réalité la contribution de CO2 anthropique dans l’atmosphère est d’un peu moins de 5%, et l’IPCC le reconnaît.  Les processus naturels ne sont donc pas pris en considération dans la thématique du réchauffement. Cette affirmation de principe aboutira à ce que tous les modèles développés par l’IPCC donnent toujours une surchauffe de l’atmosphère et ne s’accordent jamais avec les observations in situ (Blamet, 2022 ; Scafetta, 2023a ). Que de prédictions apocalyptiques jamais vérifiées (fonte de l’Arctique prévue en 2013, etc. ) démontrant le peu de fiabilité de ces modèles (Scafetta, 2023b). Engagé dans cette voie, dans cet a priori, qui ignore les processus naturels et les données paléoclimatiques, l’IPCC se trouve dans une impasse, ce qui ne l’empêche pas la propagation d’un alarmisme chaque jour plus urgent sous la pression d’intérêts économiques et industriels.

Climat, une histoire de temps longs

Climat, une histoire de temps long

Alors  si ce n’est pas l’Homme, quels sont les processus naturels qui interviennent dans les changements climatiques? Ils sont nombreux et interfèrent en amplitude et en fréquence, ce qui rend leurs rôles respectifs très difficiles à établir. C’est pour cette raison qu’il est inutile de vouloir aller trop vite et qu’il faut surtout garder à l’esprit que la climatologie est une science jeune et complexe. Il a fallu plus de 50 ans pour valider la théorie de la tectonique des plaques qui était également complexe, n’entretenait  pas la peur, n’appelait pas l’argent et n’occupait pas quotidiennement les médias et de nombreux hommes politiques.

Les cycles naturels opèrent sur des durées de temps très variables, bien au-delà de segments successifs de 30 ans (1930-1960, 1960-1990, etc.) que l’WMO (WMO, 2021)  considère comme la période de référence pour caractériser le climat sur Terre !  La géologie (paléontologie, niveau marin ….) et la climatologie (y compris l’astronomie) sont caractérisés par des cycles de plusieurs centaines et milliers d’années se chevauchant.  La plupart de ces cycles (il en existe au moins une vingtaine) ne sont pas encore parfaitement connus et comportent des évidences d’instabilité temporelle (chaos). Ils sont liés à l’océanographie, au Soleil, aux Planètes, à la gravité, au volcanisme, à la tectonique des plaques etc. 

Ils ont tous une importance de premier plan, particulièrement ceux liés à ceux liés à la circulation thermohaline ignorés par l’IPCC. Citons-en les principaux (Nerbert, 2023) : (i) les cycles de Milankovitch ou cycles astronomiques de forçage (position des planètes géantes par rapport au soleil, champ magnétique solaire, rayons cosmiques influençant les nuages, etc., avec des périodes approximatives de 26 000 ans, 41 000 ans et 100 000 ans rendant compte des périodes glaciaires observées, voir ici ; (ii) les cycles de Bond ou cycles tidaux lunaires d’environ 1500 années responsables de  pics de réchauffement et refroidissement tous les ~750 ans ; (iii) les oscillations multidécadales Atlantique  ~50-70 ans, (iv) les oscillations décadales Pacifique  ~30-40 ans ; (iv) les cycles Hale (activité des taches solaires)  ~5-10 ans (Savitzki, 2023 ; Zharkova et al. 2023)  ; (v) les oscillations El Nino/La Nina, ~ 2-7 ans et ~12-18 mois respectivement ; (vi) les oscillations quasi-biennales (~30 mois)  peu comprises (liées  en partie à des alignements du Soleil, Jupiter, Saturne et Vénus) ; (vii) les cycles climatiques de l’Afrique du Nord ~19000 et ~23000 ans liés à la gravité et au changement de l’orientation de l’axe de la Terre (précession) ; (viii) les éruptions volcaniques sous-marines et aériennes, de fréquence et durée aléatoires, etc., (Harris, 2023). L’alignement des planètes est également à l’origine d’une cyclicité de ‘type Milankovitch’, mais de courte durée à même d’expliquer la périodicité de nombreux phénomènes naturels de notre Planète ( voir Courtillot et al., 2023) pour une bibliographie complète).

Bien d’autres facteurs influencent le climat

A ces processus ‘globaux’ s’ajoutent une série de processus ‘régionaux’ tels que (a) l’évolution de la couverture nuageuse (Blaisdell, 2023) ; (b) l’étendue du couvert végétal (Moreno-de las Heras et Nicolau, 2008); (c) les aérosols, les poussières, les molécules organiques dans l’atmosphère (WMO, 2021 ; Haywood, 2016) ; (d) l‘urbanisation des villes (Ceres, 2023), etc .

La variété des processus naturels  affectant le climat est très grande, ces processus  agissent non pas de manière linéaire mais résultent le plus souvent d’une évolution chaotique du climat au sens mathématique du terme (SCE, 2019). Les processus interagissent, aves des rétroactions positives ou négatives avec des temps différents, et se chevauchent à toutes les échelles possibles, parfois même agissent de manière synchronisée : le forçage astronomique (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) induit un effet gravitationnel sur l’héliosphère à l’origine d’oscillations spécifiques de cycles solaires plus longs (cycles de Bray-Hallsatt, ~2100-2500 ans ; Eddy  800-1200 ans ; Suess-de Vries, ~ 200-250 ans ; Jose, ~155-185 ans, Gleissberg,  ~80-100 ans, etc ).

Les événements extrêmes sont aussi une constante dans l’enregistrement géologique et marqueurs historiques de la Planète. Contrairement à ce qui est rapporté par les médias, ils ne sont pas en augmentation à l’heure actuelle (voir les articles SCE de Budyn dont un des plus récents SCE, 2023, également  Alexander, 2023) et l’IPCC le reconnait formellement dans ses récents rapports.

Calme et respect, si on veut progresser

Que conclure face à une analyse du réchauffement climatique diamétralement opposée à celle de l’IPCC considérée par les médias et les politiques comme la « science officielle » ? Tous les scientifiques contre-argumentant la thèse officielle, sont presque tous des scientifiques de haut vol, y compris des lauréats Nobel et autres prix scientifiques, seraient-ils de notoires incompétents, voire des idéologues ou encore des personnes malhonnêtes en recherche de gloire, ou encore des corrompus vendus à différentes industries (surtout pétrolières)? Rien de plus facile que de les ostraciser avec l’aide des médias, surtout quand les arguments des uns et des autres n’ont pas le même impact médiatique, faute de débat raisonnable, même de débat tout court. D’un côté les scientifiques affiliés à l’IPCC qui détiennent la vérité, de l’autre ceux qui sont considérés comme incompétents (notamment des Nobels !). Pourtant presque tous dans les deux ‘camps’ sont des académiques confirmés. Les derniers, les ‘sceptiques’, sont en effet rompus au système du ‘peer review’ et la ‘démarche scientifique’ sensu stricto n’a rien d’inconnu pour eux, la plupart d’entre eux étant des reviewers de nombreuses revues et/ou auteurs d’articles reconnus.

L’esprit critique, le bon sens montrent que la climatologie n’en est qu’à ses débuts, il s’agit d’une science jeune et fort complexe. A vouloir aller trop vite on ne peut que prendre de fausses routes et le reconnaître ensuite semble impossible vu les enjeux financiers et les problèmes de réputation (scientifique) à défendre contre vents et marées. L’alarmisme a encore de beaux jours devant lui, porté par les médias et les politiques, presque toujours non-scientifiques, presque toujours friands de ‘scoops’. Déjà aujourd’hui cette urgence climatique a rendu une jeunesse (bien embrigadée dès l’école primaire) éco-anxieuse. Nous sommes aux antipodes de ce qui s’est passé avec la théorie de la tectonique des plaques, depuis Wegener, un astronome-météorologue,  dans les années 1910-1920, critiqué lui aussi à tout va; il a fallu un peu plus de 50 ans pour valider cette théorie grâce au paléomagnétisme révélant l’expansion des fonds océaniques le long de rides passives. Finalement ce sont des paléomagnéticiens, des géologues et des physiciens qui validèrent cette théorie, ce qui montre, si nécessaire, la pluralité et la complémentarité des domaines de recherche pour résoudre le moindre problème scientifique complexe. Encore aujourd’hui la tectonique des plaques est portée par de nombreuses disciplines sans pour autant que chacun soit géologue. 

Oui l’IPCC a décrété que les phénomènes naturels n’avaient pas place dans la discussion, seul l’homme est responsable du changement climatique (dont le vocable même a souvent changé, lui aussi  (cf. le dérèglement climatique, le réchauffement climatique) par son action sur le ‘bouton CO2’. Revenons aux fondamentaux et écoutons aussi ceux qui ont de bonnes questions et qui ne reçoivent hélas le plus souvent que des réponses par des fins de non-recevoir (un bel exemple ici avec Alimonti et al. 2023) ou des attaques ad hominem.

Face aux incertitudes actuelles concernant les données liées aux processus naturels, y compris même le cycle du carbone, il est temps d’abandonner l’équation ‘augmentation CO2 = réchauffement’ (Wrightstone, 2023). De nombreuses autres pistes argumentées s’offrent à la  compréhension du climat, mais cela prendra du temps vu la complexité des phénomènes et d’une démarche scientifique qui ne dit pas toujours son nom (SCE, 2023).

Origins of climate changes

An obvious fact

No one denies that the Earth’s temperature has been rising slightly by around 0.9°C for almost 125 years (see Soon et al., 2023 for details). This recent increase is minimal (0.6°C between 1975 and 1998) and framed by periods of temperature decrease of similar amplitude (1880-1910 and 1940-1975). 

Our media, including the IPCC and many scientists, claim that the sole culprit for the current temperature rise is atmospheric CO2 levels, which are linked to human activity. This is a hypothesis, since no link has yet been established between temperature and CO2 content – quite the contrary (Davison, 2023). The climate alarmism (Watts, 2023) that occupies the front pages of our newspapers is not justified, as we shall see.

Geological cycles

 This increase over more than a century is by no means exceptional; it has occurred many times before with much greater amplitudes, up to 20 times the recent increase, and over equally short periods. For example, in the Pleistocene (2.58 million years or ‘Ma’ to 11,700 years), researchers have counted more than 25 cycles with abrupt increases of +8°C to +16°C in 50 years each time (= ‘Dansgaard-Oeschger cycles’, see Boers, 2018SCE, 2020 and here). These abrupt increases are to be compared with the recent increase of 0.3°C in 50 years (average 1880-2008). See SCE and SCE. Such cycles also exist in older geological periods, for example in the Jurassic (CNRS ; Boulila et al., 2022). 

Several high-level journals (including Nature) have shown that the increase in COfollows that of temperature, mainly because of COdegassing in the oceans (see references in SCE, 2021). Note also that the current atmospheric COcontent (0.04% or 400 ppm – ‘parts per million’) is twice what it was during the Dansgaard-Oeschger cycles, which last between 1,500 and 4,500 years. It’s also worth noting that current atmospheric COlevels are the lowest since the Earth’s existence (4.65 billion years ago), apart from a short period of 100 Ma (in the Permian-Carboniferous transitional period) with the same levels as today. For almost 2% of its history, the level of CO in the Earth’s atmosphere has thus varied from several thousand ppm to several percent, i.e., from 3 to 25 times higher since the Cambrian, 541 Ma ago (geological scale here), when biodiversity exploded (with metazoans, here), and even much earlier during the Precambrian (Thomas, 2000 ; Préat, 2019 Lehmer et al., 2020). COlevels were sometimes higher than today’s during ice ages.  Examples of warmer and colder periods are the rule in geology; just think of the Arctic (Svarlbad) at the beginning of the Holocene, around 11,000 years ago, which was +7°C warmer than the present, when COlevels were half the current level (Richard, 2020).

However, the Earth has experienced many hot and cold periods in succession at different frequencies, without the slightest anthropogenic CObeing present, since Homo sapiens appeared around 250,000 years ago, and has only been emitting COon a massive scale for a few decades. We thus speak of warm Optima (Holocene, Minoan, Roman, Medieval, Modern – see SCE articles and synthesis SCE, 2022, also Spencer, 2008) for the last few thousand years and of very warm Optima or hyperthermal events for the Cenozoic (Paleocene/Eocene SCE, 2019, Eocene/Oligocene (Li et al., 2022), Middle Miocene, Lower Pliocene, Pleistocene) since 65 Ma (and more for older periods, He et al., 2023). Each time, over several centuries or millennia (or even longer), the Earth’s (and oceans’) temperature was significantly higher than today (a few degrees, and even much higher, e.g., up to 8°C to 10°C for 200,000 years during the PETM (‘Paleocene-Eocene Thermal Event’ 55.8 Ma ago, here). Drought episodes were long (several centuries or much longer, as in the Triassic period 250 Ma ago) and are well documented geologically and historically (Postel-Vinay, 2022Smith at al., 2022). Cold periods alternate with Optima and are also well documented, with sometimes spectacular drops in temperature (from a few degrees to > 10°C). These climatic changes are quantified by numerous proxies: geological (isotopes, etc.), biological (stomata….), chemical (Be, Al….), physical (magnetic susceptibility, etc.), etc., demonstrating that climate change is as much a rule of geology as plate tectonics.

CO₂ is not responsible for temperature variations

CO2, the IPCC’s and the media’s number 1 culprit, has little to do with global warming. This is also confirmed by the evolution of the temperature of the lower atmosphere since 1895 (+1.15°C in 128 years) over the entire American continent (USA). Global temperature (USA) is not correlated with atmospheric COlevels, or even with anthropogenic COemissions (SCE, 2023). The annual increase in COlevels is currently 0.002% since the beginning of this century, which is very minimal on an atmospheric scale, and only 40% remains in the atmosphere. It should also be noted that an average global temperature for the Earth makes no physical sense, as temperature is an intensive quantity (its value does not depend on the size of the system) and not an extensive one (here). Climates must be considered on a regional, not global, scale, as must ecosystems. We must also consider the distribution of temperatures, which are biased by their geographical distribution (including oceans, which are under-represented in measurements) and by the urban heat island effect (incorporation of rural measurement stations into cities because of urban extension) (McKitrick, 2010). Numerous biases are associated with these very unevenly distributed measuring stations (SCE, 2019).

An unproven theory

So why has science gone so far astray? Because the global warming theory propagated by the IPCC is based on a physic-chemical theory that has never been verified experimentally, and has been called into question by competent scientists, including Nobel Prize winners such as John Clauser, who won the physics prize last year (Clauser, 2023). 

This is the radiative greenhouse effect, an effect that has never been demonstrated, as the Earth is not a greenhouse (SCE, 2020 ; Gerlich and Tscheuschner, 2009). The IPCC was created in 1988 by two organizations, UNEP (United Nations Environment Program) and WMO (World Meteorological Organization). Its main objective was to ‘assess … the risks associated with anthropogenic climate change‘. It immediately attributes the entire rate of CO2 increase since 1958 to an anthropogenic cause. The contribution of anthropogenic CO2 in the atmosphere is just under 5%, and the IPCC acknowledges this.  Natural processes are therefore not taken into consideration when discussing global warming. This assertion of principle means that all the models developed by the IPCC always predict atmospheric overheating, and never agree with in situ observations (Blamet, 2022 ; Scafetta, 2023a). Apocalyptic predictions that have never been verified (Arctic melt expected in 2013, etc.) demonstrate the unreliability of these models (Scafetta, 2023b). The IPCC has reached a dead end in this way, ignoring natural processes and paleoclimatic data, but this does not prevent it from propagating alarmism that is becoming more urgent by the day, under pressure from economic and industrial interests.

Climate, a long story

So, if it’s not mankind, what are the natural processes involved in climate change? They are numerous and interfere in amplitude and frequency, making their respective roles very difficult to establish. For this reason, there’s no point in rushing into things, and it’s important to bear in mind that climatology is a young and complex science. It took over 50 years to validate the theory of plate tectonics, which was equally complex, did not foster fear, did not attract money, and did not occupy the media and many politicians daily.

Natural cycles operate over highly variable timescales, well beyond the successive 30-year segments (1930-1960, 1960-1990, etc.) that the WMO (WMO, 2021) considers to be the reference period for characterizing the Earth’s climate!  Geology (paleontology, sea level ….) and climatology (including astronomy) are characterized by overlapping cycles of several hundreds and thousands of years.  Most of these cycles (of which there are at least twenty) are not yet fully understood and include evidence of temporal instability (chaos). They are linked to oceanography, the Sun, the Planets, gravity, volcanism, plate tectonics and so on. 

They are all the utmost importance, especially those linked to the thermohaline circulation ignored by the IPCC. The main ones are (Nebert, 2023) : (i) Milankovitch cycles or astronomical forcing cycles (position of giant planets in relation to the Sun, solar magnetic field, cosmic rays influencing clouds, etc.), with approximate periods of 26,000 years, 41,000 years and 100,000 years accounting for the observed ice ages, see here; (ii) Bond cycles or lunar tidal cycles of around 1,500 years responsible for warming and cooling peaks every ~750 years; (iii) Atlantic multidecadal oscillations ~50-70 years, (iv) Pacific decadal oscillations ~30-40 years; (iv) Hale cycles (sunspot activity) ~5-10 years (Savitzki, 2023 ; Zharkova et al. 2023); (v) El Nino/La Nina oscillations, ~2-7 years and ~12-18 months respectively; (vi) little-understood quasi-biennial oscillations (~30 months) (linked in part to alignments of the Sun, Jupiter, Saturn and Venus); (vii) North African climatic cycles ~19000 and ~23000 years linked to gravity and changes in the orientation of the Earth’s axis (precession); (viii) submarine and aerial volcanic eruptions, of random frequency and duration, and so on. (Harris, 2023). The alignment of the planets is also at the origin of a ‘Milankovitch-type’ cyclicity, but of short duration, capable of explaining the periodicity of many of our Planet’s natural phenomena (see Courtillot et al., 2023) for a complete bibliography).

Many other factors influence climate

In addition to these ‘global’ processes, there are a series of ‘regional’ processes, such as (a) changes in cloud cover (Blaisdell, 2023); (b) the extent of vegetation cover (Moreno-de las Heras and Nicolau, 2008); (c) aerosols, dust and organic molecules in the atmosphere (WMO, 2021 ; Haywood, 2016); (d) the urbanization of cities (Ceres, 2023), and so on.

The variety of natural processes affecting the climate is very great, and these processes do not act in a linear way but are most often the result of a chaotic evolution of the climate in the mathematical sense of the term (SCE, 2019). The processes interact, with positive or negative feedbacks at different times, and overlap at all possible scales, sometimes even acting synchronously: astronomical forcing (Jupiter, Saturn, Uranus, Neptune) induces a gravitational effect on the heliosphere, causing specific oscillations of longer solar cycles (Bray-Hallsatt cycles, ~2100-2500 years; Eddy ~ 800-1200 years; Suess-de Vries, ~ 200-250 years; Jose,~155-185 years, Gleissberg, ~80-100 years, etc ).

Extreme events are also a constant in the geological record and historical markers of the Planet. Contrary to what is reported by the media, they are not currently on the increase (see Budyn’s SCE articles, including one of the most recent SCE, 2023, see also Alexander, 2023) and the IPCC formally acknowledges this in its recent reports.

Calm and respect, if we want to make progress

What can we conclude when faced with an analysis of global warming diametrically opposed to that of the IPCC, considered by the media and politicians to be the « official science« ? Are all the scientists who counter-argue the official thesis – almost all of whom are top-flight scientists, including Nobel laureates and other scientific prize-winners – notoriously incompetent, ideologues, dishonest fame-seekers, or corrupt sell-outs to various industries (especially the oil industry)? It’s easy to ostracize them with the help of the media, especially when their arguments don’t have the same media impact, due to a lack of reasonable debate, or even debate at all. On one side are the IPCC-affiliated scientists who hold the truth, on the other are those who are considered incompetent (including Nobel Prize winners!). Yet almost everyone in both ‘camps’ is an established academic. The latter, the « skeptics », are well-versed in the peer review system, and the « scientific approach » sensu stricto is no stranger to them, most of them being reviewers for numerous journals and/or authors of recognized articles.

Critical thinking and common-sense show that climatology is still in its infancy, a young and highly complex science. Going too fast is bound to lead us down the wrong road, and acknowledging this afterwards seems impossible given the financial stakes involved and the problems of (scientific) reputation to be defended against all odds. Alarmism still has a long way to go, driven by the media and politicians, almost always non-scientific and almost always keen on ‘scoops’. Already today, this climate emergency has made young people (well-trained from elementary school) eco-anxious. We’re at the antipodes of what happened with the theory of plate tectonics, since Wegener, an astronomer-meteorologist, in the 1910s-1920s, also criticized at every turn; it took just over 50 years to validate this theory thanks to paleomagnetism revealing the expansion of the ocean floor along passive ripples. In the end, it was paleomagnetic, geologists and physicists who validated this theory, demonstrating, if proof were needed, the plurality and complementarity of research fields in solving even the most complex scientific problem. Even today, plate tectonics is supported by many disciplines, without everyone being a geologist. 

Yes, the IPCC has decreed that natural phenomena have no place in the discussion, and that man alone is responsible for climate change (whose very wording has often changed, too (cf. climate disruption, global warming) through his action on the ‘CO2 button’. Let’s get back to basics, and listen to those who have good questions, which unfortunately are most often only answered by dismissal (a fine example here with Alimonti et al. 2023) or ad hominem attacks.

In view of the current uncertainties concerning the data linked to natural processes, including the carbon cycle, it is time to abandon the equation ‘CO2 increase = warming’ (Wrightstone, 2023). There are many other ways to understand the climate, but it will take time, given the complexity of the phenomena and a scientific approach that does not always speak its name (SCE, 2023).

20 réflexions sur « Les origines des changements climatiques »

  1. Un magnifique article de bon sens, d’intelligence, et de mesure. Bravo Prof. Préat et un grand merci pour cette éclairante synthèse très documentée. Les éco-réchauffistes ont pris une grande claque aux récentes élections au Luxembourg. Et la Suisse, qui va voter dans quelques jours, montre dans les sondages une chute sans précédent des mêmes idéologues. Les opinions seraient-elles en train de changer malgré la propagande appuyée des médias ? La raison regagnerait-elle du terrain ? Gardons espoir.

    1. Merci de votre appréciation. Le but premier de l’article est de montrer à tout un chacun combien les données scientifiques qui prêtent à réflexion sont occultées et volontairement ignorées. C’est le contraire de l’objectivité scientifique et hélas ne gêne pas beaucoup (pas du tout même) les médias (journalistes et autres), responsables politiques et même universitaires scientifiques. C’est dommage car le sujet est important et la dérive actuelle fait que des icônes sans la moindre connaissance scientifique sérieuse sont adulées et même honorées dans les médias et parfois institutions scientifiques, et que tout est maintenant rapporté à la’ sauce climatique’ :

      https://belgotopia.com/2019/04/02/les-epouvantables-consequences-du-rechauffement-climatique/

      Les exemples sont hélas infinis….

      On croit rêver ?

      Alors, oui gardons espoir et poursuivons le plus honnêtement possible en n’occultant aucunes données et surtout pas d’a priori.

  2. Il y a quelques millions d’années, les températures terrestres étaient très au-dessus de ce que nous connaissons actuellement, avec un taux de CO2 très important (supérieur d’un facteur 10 à celui que nous constatons actuellement) et avec une activité solaire de 30% inférieure à aujourd’hui. Si quelqu’un pouvait me dire quelle est la cause de ces températures, je suis preneur.

    1. Très bonne question qui suscite encore aujourd’hui beaucoup de discussions. Notons que cela ne se passe pas il y a quelques millions d’années, mais bien à l’Hadéen il y a plus de 4 milliards d’années.

      Je vous renvoie à mon article ici
      https://www.science-climat-energie.be/2019/09/20/le-precambrien-les-bacteries-la-tectonique-des-plaques-et-loxygene-1-2/

      ‘Pour résoudre ce paradoxe, ’on estime actuellement’ que l’atmosphère hadéenne et archéenne était réchauffée par une présence importante de CO2 et CH4, et d’autres ‘gaz à effet de serre’ (vapeur d’eau, N2O, C2H6, etc ; Haqq-Misra et al., 2008 ; Roberson et al. 2011 ; Kasting, 1993 ; 2013)’.

      Les références sont au bout de l’article.

      Egalement dia 15 ‘The Precambrian : GHG very (very) high’
      https://preat.ulb.be/Preat_fichiers/climate_change_dec2015_Ac.pdf

      1. Merci pour votre réponse mais vous affirmez si je ne fais pas erreur que l’effet de serre du CO2 n’existe pas. N’y aurait-il pas là une forme de contradiction ?

        1. Non vous ne vous trompez pas, comme c’est indiqué ‘on estime actuellement.…’. Ce n’est donc pas ma position (personnelle), je n’ai pas étudié de près ce problème, il faudrait relire toute la bibliographie spécialisée sur le sujet.

  3. Non le CO2 n’est pas un gaz à effet de serre significatif. Ses spectres d’absorption des IR renvoyés par le sol sont quasi totalement couverts en fréquence et en intensité par ceux de l’H2O atmosphérique. Si l’on ajoute la concentration plus élevée de l’eau vapeur, il en résulte un phénomène dit de saturation. Une augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique n’apporterait quasiment aucune chaleur supplémentaire à la troposphère, et ce, d’ailleurs avec les propres modèles retenus par le GIEC.

    A noter au 3e alinéa des « cycles géologiques » : les périodes qui se sont succédé. Pardon pour ce détail relevé par un perfectionniste tatillon, ce qui ne change rien à la valeur de l’article.

    Merci à l’auteur pour cet excellent article. L’étape suivante est la hiérarchisation des « processus naturels affectant le climat » parmi lesquels, en période interglaciaire, pourraient figurer de façon significative les cycles solaires (11 et 300 ans) avec un temps de réponse de l’ordre de 10 à 15 ans lié aux phénomènes marins complexes.

    1. Effectivement pour la grammaire vous avez raison. C’est donc corrigé. Pour la thématique climatologique, la raison finira bien par l’emporter; le GIEC et autres intervenants liés par le ‘fameux consensus’ ont été trop vite, et l’étude des phénomènes naturels qui s’expriment notamment à travers de nombreux cycles (dont les cycles solaires que vous mentionnez) font avancer la climatologie sur de bonnes bases.

          1. Effectivement, un refroidissement finira par arriver. Quand ?
            Le 20ème siècle a connu a répétition des cycles solaires courts, qui sont, comme l’a observé William Herschel en 1801, des périodes de chaleur et de récoltes abondantes. On a vu en fin du 20ème siècle des cycles solaires chauds et simultanément un maximum AMO (Atlantic Multidecadal Oscillation) dont la période est 60 ans. Le minimum de l’AMO en 2030-2040 pourrait être une date de premier refroidissement. On le verra venir sur certains glaciers alpins qui ont prouvé être de bons thermomètres, à savoir le glacier des Bossons à Chamonix et le Glacier Supérieur de Grindelwald.

          2. Et si une période de refroidissement débutait vers 2030, le directeur général des Nations unies, M. Gutierres, Mme von der Leyen, le Giec et tous eux qui partagent leurs avis pourront crier haut et fort sur les médias (ravis eux aussi) que grâce à eux l’être humain aura imposé sa loi à la nature…

          3. Hélas cela pourrait être possible, mais à partir du moment où tout leur raisonnement est basé sur le consensus de la culpabilité du CO2 expliqué par l’hypothèse de l’effet de serre, ils auront difficile à s’en sortir, car la concentration en CO2 atmosphérique va continuer à augmenter. En conséquence si la température diminue en 2030 cela invaliderait leur beau consensus. Rappelons que la science progresse grâce à la controverse, au débat et que le consensus n’existe pas, il ne repose sur aucune théorie (basée sur des expériences contrôlées et reproductibles). Rappelons aussi que la géologie (Pléistocène) montre des températures bien plus élevées qu’actuellement avec des teneurs en CO2 atmosphérique bien inférieures (presque moitié moindre) (https://www.science-climat-energie.be/2020/01/24/des-rechauffements-repetitifs-sans-co2/#more-7311). Comme on dit : ‘cherchez l’erreur…’.

  4. Climat : une histoire de TEMPS LONG, loin de la fébrilité médiatique et assemblées de clonés (de clowns?) ONU-GIEC-COPxx plus de pas mal de faux-scientifiques !

    Histoire « illustrée » par un documentaire de bonne vulgarisation, durée = 19′
    lancée ce 03/12 ; avec déjà 224.000 vues et 500+ commentaires :
    [[ À quoi ressemblait le monde il y a 15 000 ans ?
    Les paysages incroyables de la dernière glaciation ]]

    SOURCE = @BaladeMentale (926 k abonnés ; 238 vidéos)
    https://www.youtube.com/watch?v=2mS73tyMwUc
    ……………………………………………………………………………………..
    La playlist des paysages passés de notre planète
    00:00 – Le Terre durant le dernier maximum glaciaire
    03:00 – Le niveau des mers – Sahul et Sundaland
    07:02 – Désertification générale et tempête de poussière
    08:30 – L’immense Steppe à mammouth
    11:50 – Le recul des déserts chauds et des forêts tropicales
    14:20 – Fleuves et lacs d’un autre temps
    16:30 – Le réchauffement
    19:28 – Merci à Cambly
    ……………………………………………………………………………………..

    1. Merci Monsieur Simon pour avoir mentionné cette excellente reconstitution du dernier âge glaciaire. Très didactique/pédagogique à mettre entre toutes les mains. Le changement climatique est bien la règle sur notre planète, et cela depuis toujours.

  5. Les émissions naturelles de CO2 se seraient elles arrêtées (subitement, mystérieusement) après la Révolution Industrielle ? Jean Jouzel, dans son livre « 2°C », affirme, de manière très idéologique, que si les Humains stoppaient leurs émissions de CO2, alors la terre (gentille terre…) reviendrait à sa température du 18ème siècle !
    On se demande pourquoi elle ferait ça, la terre ?
    Ce monsieur semble donc supposer que la terre, elle même et toute seule, sans méchants Humains, serait incapable d’émettre du CO2…( quelle quantité de CO2 sur terre avant même que les Hominidés y fassent du feu ?).
    Autre supposition carrée de Jean Jouzel : la terre ne peut se réchauffer que par l’effet de serre. Triste échec pour la curiosité scientifique…
    Sans oublier le « Must du Meilleur  » en matière idéologique de la part de ce (toujours ?) scientifique: « le capitalisme est incapable de lutter contre le réchauffement climatique » ! Jean Jouzel pense donc que l’anticapitalisme (ou l’a-capitalisme ) le permettrait ! En attendant les « réussites » (dans cet objectif) de la Chine et des pays dont il rêve, Jouzel reste confortablement installé en Occident capitaliste (avec ses cachets peu anticapitalistes ) et participe au monde qu’il déteste.
    Globalement, nos prétendus « écologistes » ont clairement abandonné la déontologie originelle de l’humilité écologiste (face à la nature) pour la remplacer par une arrogance prométhéenne sans limite, peu écologique de surcroît, supposant que la terre possèderait un thermostat… maîtrisé par l’Humain !
    Comme toujours, les militants fanatiques de causes affichées « nobles » au départ finissent inéluctablement par faire exactement le contraire de ce qu’ils portaient sur eux; originellement.

    1. Bien d’accord avec vous, c‘est dommage que M. Jouzel ne lit pas cet article qui ne fait qu’apporter la complexité des processus à l’œuvre dans les changements climatiques géologiques et récents. Ces processus sont bien connus dans la littérature scientifique pour qui veut s’y plonger. La méthode scientifique n’a pas de pré-déterminants, la science dit ce qui est chaque fois que c’est possible. Hélas la climatologie actuelle est devenue une religion, une idéologie quand on se mêle par exemple de savoir si le capitalisme, ici l’anti-capitalisme- (ou n’importe quel autre système ou doctrine ‘politique’) est à même de ‘combattre’ le réchauffement climatique. De nombreux scientifiques se sont fourvoyés et ont perdu toute notion d’analyse critique. Ils sont hélas suivis par la majorité des médias, dont le niveau scientifique est quasi nul. Leur responsabilité est grande car ils entraînent les populations qui deviennent éco-anxieuses. On touche l’irrationnalité et tout est mélangé : pollution et climat par exemple ; il suffit de voir les slogans de la jeunesse ‘embrigadée’ dans des marches climatiques. Cette jeunesse ferait mieux de voir ce que le passé enseigne pour se rendre compte qu’aujourd’hui rien de dramatique n’est à l’œuvre. Exemple : https://www.science-climat-energie.be/2020/01/24/des-rechauffements-repetitifs-sans-co2/#more-7311

      Espérons que la raison finira pas l’emporter….

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