Oui, les inondations de juillet 2021 ont été catastrophiques en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne.
Imaginons maintenant qu’une violente tempête de secteur nord-ouest, accompagnée d’une forte marée haute, provoque des inondations catastrophiques dans trois autres pays en même temps, par exemple en Belgique, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Imaginons qu’un certain nombre de digues soient éventrées par la violence des flots, et que l’eau, en s’engouffrant dans les nombreuses brèches, envahisse plusieurs cités côtières. On pourrait alors déplorer plusieurs victimes de noyade dans la ville inondée d’Ostende. Plus à l’intérieur des terres, la tourmente n’épargnerait pas d’autres régions, comme par exemple en Belgique le pays de Waes où la rupture de digues dans la région de Beveren, à Melsele et Kallo, causerait d’importantes inondations. Imaginons des vents qui atteindraient 122 km/h à Anvers et 115 km/h à Ostende. Si, en Belgique, le tribut humain payé à cette tempête serait peut-être d’une vingtaine de victimes, le bilan pourrait être en revanche beaucoup plus dramatique aux Pays-Bas et l’on pourrait compter plus de 1800 victimes.
Le récit catastrophique que vous venez de lire a vraiment eu lieu en Belgique dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1953 (voir ici). Si cette catastrophe s’était déroulée aujourd’hui, que diraient les médias, les politiciens de tous bords, ainsi que les plus grands spécialistes du GIEC, comme le belge Jean-Pascal Van Ypersele? C’est très simple, et on les entend déjà : ils nous diraient qu’une telle tempête est simplement la conséquence de nos émissions de CO2 qui provoquent un réchauffement global, et qu’il faut accélérer les mesures pour lutter contre le « dérèglement » climatique comme par exemple abandonner les moteurs thermiques et privilégier les voitures électriques.
Cependant, personne n’a dit cela en 1953. Car à l’époque, le GIEC n’existait pas, le taux de CO2 n’était pas mesuré à Mauna Loa, Jean-Pascal Van Ypersele n’avait alors que 4 ans. A l’époque, la population belge savait que malheureusement de telles catastrophes pouvaient parfois se dérouler dans le monde. Les populations belges et hollandaises, au lieu de se lamenter et de se mettre à planter des éoliennes dans tout le pays se sont dit qu’il y avait moyen que de telles catastrophes ne se produisent plus : c’est ainsi qu’a débuté la construction du plan Delta. Il s’agit du plus grand ouvrage de défense contre les eaux au monde, situé sur le territoire et sur les côtes des Pays-Bas. Il a pour but de lutter contre les inondations maritimes, en particulier pour les provinces de Zélande, de Hollande-Méridionale et du Brabant-Septentrional. Depuis lors, il n’y a plus d’inondations maritimes, malgré la lente augmentation du niveau marin. L’homme a ainsi gagné face aux forces de la nature.
Que conclure de tout cela?
• Non, les inondations catastrophiques ne sont pas dues à la lente augmentation du taux de CO2 atmosphérique. Il y a eu des inondations catastrophiques bien avant aujourd’hui en Belgique, avec des taux atmosphériques de CO2 beaucoup plus faibles. Les inondations, qu’elles soient maritimes ou non, ont toujours existé en Belgique. Voici une liste dressée par l’IRM depuis 1905 (ici). Si vous pensez qu’il y avait moins de victimes dans le passé n’oubliez pas non plus que la population belge était beaucoup plus faible, que les villes étaient beaucoup plus petites et que les sols étaient beaucoup moins recouverts d’asphalte qui empêche l’eau de pénétrer dans le sol.
• Le GIEC ne conclut pas la même chose que Jean-Pascal Van Yppersele, qui brandit le premier rapport du GIEC lors d’une interview. En effet, les derniers rapports du GIEC sont beaucoup plus précis. Comme l’a fait remarquer l’Association des Climato-Réalistes, le GIEC estime dans son 5e rapport, et ce avec un degré de confiance élevé « que des inondations plus importantes que celles observées depuis 1900 se sont produites au cours des cinq derniers siècles dans le nord et le centre de l’Europe. » En 2012, dans son rapport spécial sur les événements extrêmes, le GIEC confirmait qu’il n’est pas possible d’ « évaluer les changements induits par le climat sur l’ampleur et la fréquence des crues », en raison du manque d’observations et des changements dans l’utilisation des sols. Par ailleurs, une étude de 2017 (Hodgkins et al. 2017), plus ciblée sur l’Europe, indique que l’évolution des inondations majeures est « de l’ordre de ce qu’on peut attendre du hasard seul », et qu’elles sont « dominées par la variabilité multi décennale ».
• Oui, nous pouvons empêcher de futures inondations en Belgique. Les inondations que nous venons de subir en juillet 2021 sont exceptionnelles et ne se reproduiront probablement pas de sitôt. Et pour qu’elles ne se reproduisent plus il faut repenser la structure des villes et empêcher les habitations le long des rivières. Construire des éoliennes n’aura aucun effet et les inondations se reproduiront. Il suffit de suivre l’exemple du plan Delta. La population de 1953 n’était pas aussi endoctrinée par les alarmistes que celle d’aujourd’hui…
Et oui cher Jean-Pascal, tu as encore beaucoup de choses à apprendre et comme lecture nous te conseillons les derniers rapports du GIEC.
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