
La source fondamentale alimentant en énergie le système climatique terrestre est le Soleil. L’intensité de son rayonnement atteignant la surface terrestre dépend de plusieurs facteurs :
- Les fluctuations de l’énergie solaire émise, dépendant semble-t-il de la position du soleil par rapport au centre de
masse du système solaire (ce qui induirait des contraintes de torsion entre
diverses couches du Soleil), et donc du champ de forces gravitationnelles qui
l’accompagne (en mécanique céleste, son étude est appelée le « problème
des N corps », N étant le nombre d’objets célestes considérés ; le
problème des 3 corps n’a pas de solution analytique connue et son comportement
présente déjà une signature chaotique ; la situation devient de plus en
plus complexe lorsque le nombre d’objets augmente. Les lois de Kepler
permettent une description approchée du problème des deux corps). Le GIEC
néglige ces fluctuations et leurs cycles (approximatifs) caractéristiques (11
ans, 60 ans, etc.). - L’angle d’inclinaison des rayons solaires
incidents, dépendant
de la saison et de la latitude, mais dont les fluctuations dépendent des orbites et de l’effet gyroscopique
stabilisateur exercé par la Lune sur la Terre (et donc en fin de compte du
champ gravitationnel). Ce facteur est supposé
constant par le GIEC - La durée d’exposition, liée à la vitesse de rotation de la Terre, un autre facteur dont les
fluctuations dépendent des forces gravitationnelles. Ce facteur est supposé
constant par le GIEC - L’absorption du rayonnement solaire et du
rayonnement IR réémis par la Terre par les gaz à effet de serre (la cause principale si pas unique du réchauffement climatique, si l’on
en croit le GIEC) - La couverture nuageuse qui dépend de l’hygroscopie et de la température locales (définissant le
point de condensation de la vapeur d’eau). La nucléation des gouttes d’eau
constituant les nuages dépend de la présence d’aérosols (microgouttes
de sulfates et autres composés sulfurés organiques) et de rayons
cosmiques (hypothèse de Svenmark validée par l’expérience CLOUD du
CERN). Les rayons cosmiques sont produits par l’explosion d’étoiles lointaines
et sont plus ou moins déviés par les champs magnétiques solaires et terrestre.
Les nuages jouent un rôle thermostatique important : ils agissent comme persienne
pendant la journée, réfléchissant et absorbant une partie du rayonnement
solaire incident, et de couverture la nuit, renvoyant vers le sol le
rayonnement infra-rouge qu’il émet. De cette façon, les nuages limitent les fluctuations
de température entre le jour et la nuit. La mauvaise description de
l’effet des nuages et une faiblesse reconnue des modèles du GIEC - L’impact d’une très grosse météorite (évènement heureusement extrêmement rare) avec la Terre produirait des
quantités énormes de poussière et de chaleur. Certains ont émis l’hypothèse que
les grandes extinctions (des dinosaures par exemple) seraient dues à la chute
d’une méga-météorite au Yucatan (Mexique). Ce facteur est considéré comme
non relevant par le GIEC, pour la période industrielle sur laquelle il
concentre ses travaux
Par ailleurs,
- La couleur de la surface terrestre (son albedo)
définit la fraction de chaleur rayonnante reçue qui est réfléchie ou absorbée
par la surface. Sont particulièrement importantes les surfaces enneigées
ou couvertes de glace (glaciers, calotte glaciaire), donc blanches,
réfléchissant la quasi-totalité de la lumière reçue. Cette surface glacée est
plus ou moins exposée au rayonnement solaire qui va la faire fondre, avec une
vitesse et une intensité qui dépend notamment de l’angle de ces surfaces par
rapport au rayonnement solaire, variant selon la latitude et les variations de
l’inclinaison de l’angle de rotation de la Terre (résultant du champ
gravitationnel). Ce facteur est supposé constant par le GIEC. - Les océans constituent un énorme réservoir d’eau, de gaz dissouts et de chaleur. Le
cœur du mécanisme de régulation de température (du thermostat climatique) se
trouve à l’interface océan-atmosphère ; il résulte des échanges thermiques
et de l’évaporation-condensation de vapeur d’eau formant éventuellement des
nuages. Par ailleurs, les océans sont parcourus par d’intenses courants
répartissant les eaux chaudes de surface des zones intertropicales vers les
profondeurs et vers des latitudes plus froides, permettant ainsi d’homogénéiser
quelque peu le flux de chaleur reçu par la Terre. - La biosphère : les plantes par l’étendue des surfaces
boisées ou cultivées, les animaux par leur recherche de nourriture et leurs
migrations, ainsi que les humains ont un impact sur l’occupation des sols et
donc sur son albedo. Les plantes par la photosynthèse, les animaux et les
humains par leurs émissions de gaz à effet de serre (qu’ils soient de nature
physiologiques ou industrielles) modifient la composition de l’atmosphère,
ce qui selon le GIEC peut modifier significativement la température de la
Planète - Les
volcans dont les
éruptions provoquent des émissions non négligeables de vapeur d’eau et de
poussière viennent perturber la couverture nuageuse et la transparence globale
de l’atmosphère (effet tempête de sable), mais aussi l’albedo des surfaces
glacées sur lesquelles les poussières volcaniques peuvent finalement se déposer,
augmentant ainsi la chaleur absorbée par les surfaces glacées, ce qui accélère
leur fonte. L’essentiel de l’activité volcanique se produit le long des
jonctions de plaques tectoniques, et en particulier le long de « l’anneau
de feu » encerclant le Pacifique. On peut imaginer que des fluctuations du
champ gravitationnel agissant sur la Terre produisent des tensions à
l’interface de ces plaques tectoniques, induisant une poussée de lave
lorsqu’une faille se crée. Par ailleurs,
Il convient de ne pas négliger l’existence d’un nombre considérable (mais mal
connu) de volcans sous-marins dont les émanations viennent changer localement
la composition des océans et augmenter leur température, et affecter en fin de
compte localement les échanges de chaleur et matière à l’interface
océan-atmosphère. Ce facteur est supposé constant et peu important par le
GIEC
La figure du méta-modèle tente de « relier les points » entre ces diverses théories pour en faire un tout cohérent. Il en résulte un réseau complexe, où, en fait, les liens (les flèches) unissant les concepts sont plus importants que les concepts eux-mêmes. La théorie des systèmes permet également, très rapidement de faire une analyse qualitative des causes et des effets. En effet, une cause émet des flèches mais n’en reçoit pas ; à ‘inverse, un effet reçoit des flèches mais n’en émet pas. La figure montre clairement que :
- Les « causes » se trouvent au sommet du schéma : rayons
cosmiques, champs gravitationnels et magnétiques (les deux étant liés d’une façon que la
Physique ne peut pas encore expliquer de façon convaincante) ainsi que la chute
de météorites occasionnels (dont la trajectoire dépend du champ
gravitationnel). Autan de facteurs difficilement taxables par les gouvernements
qui veulent sauver la Planète en instaurant une taxe énergie qui se veut
vertueuse. - La température et les émissions de CO2 se
trouvent au milieu d’un réseau de flèches entrantes et sortantes. Ni
le CO2 ni la température n’agissent comme cause ou effet l’un sur l’autre ;
ce sont des variables relais qui dépendent l’une et l’autre d’un très grand
nombre de facteurs, directement et surtout indirectement, via de nombreuses
boucles de rétroaction, dont l’inventaire exhaustif reste à dresser. Il
serait hasardeux mathématiquement d’essayer de modifier l’un (par exemple la
température) en agissant sur l’autre (par exemple réduire le CO2 anthropique).
L’effet est structurellement imprédictible : inexistant, plus ou moins
positif ou plus ou moins négatif - Au vu des flèches qui entrent et sortent de ces
concepts, L’interface océan-atmosphère et les nuages jouent un rôle
capital dans la régulation et la redistribution d’énergie dans le système.
Leur étude devrait être considérée comme prioritaire par les décideurs allouant
des crédits de recherche en climatologie. - Un changement de paradigme s’impose cependant,
au vu de l’impasse dans laquelle se trouvent les modèles climatiques utilisés
par le GIEC. Une piste pourrait être de reprendre les modèles mathématiques « à
zéro », c’est -à-dire non pas en supposant l’équilibre local dans chaque
cellule et en utilisant les équations de Navier-Stokes pour relier les
cellules, comme fait pour les modèles utilisés par le GIEC, mais d’abord
de bien comprendre la structure du système climatique et dans un deuxième temps
d’analyser son comportement dynamique en utilisant les outils d’analyse
de réseaux complexes et d’identifier les fonctions de transfert liant un
concept à un autre par déconvolution des séries temporelles des indicateurs
correspondants. Malheureusement ces disciplines scientifiques ne figurent pas
(encore ?) au cursus des climatologues.
Ecrit par Henri Masson