SCE-info : La Belgique se prépare à sa première vague de chaleur de l’été

Recommandations d’utilisation raisonnée de l’eau, plans “canicules”, conseils à la population… la Belgique s’apprête à traverser sa première vague de chaleur de l’été. Si le mercure restera de justesse sous la barre des 30°C ce mercredi [5 août], il la franchira par contre allègrement les jours suivants et ce, probablement, jusqu’en début de semaine prochaine. 

Dans cette dépêche (Belga), on reconnaît aussi que les années les plus chaudes furent 1947 et 1901, c’est-à-dire bien avant l’accélération de l’économie mondiale. En 1636, selon Emmanuel Le Roy-Ladurie, il y eut 80 jours de canicule.

L’IRM parle de “vague de chaleur nationale” lorsque les maxima à Uccle atteignent au moins 25,0°C durant au moins cinq jours consécutifs parmi lesquels le seuil des 30,0°C est atteint durant au moins trois jours.

Or, ce même Institut royal météorologique prévoit des maxima de 28-29°C ce mercredi, de 31 à 33°C jeudi, de 34°C vendredi et de 35 à 36°C samedi. Ces températures élevées devraient perdurer dimanche et le début de la semaine prochaine.

L’année 2019 avait été marquée par trois vagues de chaleur (du 23 au 30 juin, du 22 au 26 juillet et du 23 au 28 août) et des températures records de plus de 40°C. C’est toutefois l’année 1947 qui détient le record du nombre de vagues de chaleur (quatre). Cette année avait également enregistré la plus longue vague de chaleur depuis 1901 (19 jours, du 10 au 28 août).

La poussée de mercure annoncée, qui intervient après un mois de juillet “relativement froid”, réjouit peut-être les vendeurs de crèmes glacées, de boissons fraîches -bien qu’il soit plutôt conseillé dans ce cas de boire des boissons chaudes- mais elle n’est pas sans danger pour la santé des personnes âgées et plus fragiles. Lors des trois vagues de chaleur de 2019, Sciensano avait d’ailleurs constaté une surmortalité, de plusieurs centaines de décès, en Belgique. Il est donc recommandé de bien hydrater les personnes âgées et celles qui sont affaiblies, notamment par le coronavirus, et de ne pas les laisser en plein soleil.

De son côté, la Cellule interrégionale de l’environnement (Celine) a activé depuis dimanche la phase d’avertissement du plan “Forte chaleur et pics d’ozone” en raison d’une augmentation attendue des concentrations d’ozone dans l’air.

La canicule -terme qui vient du latin “canicula” (petite chienne) et fait référence à l’étoile Sirius de la constellation du Grand Chien, dont l’apparition dans le ciel est depuis la nuit des temps synonyme de fortes chaleurs dans l’Hémisphère nord- arrive alors que le déficit de précipitations en Belgique reste préoccupant. 

En Wallonie, une douzaine de communes ont pris des mesures de restriction de l’usage de l’eau. La cellule sécheresse rappelle l’importance “d’un usage raisonné de l’eau de distribution, pour préserver les ressources et garantir un approvisionnement normal au coeur de l’été, notamment suite à la hausse du tourisme et de l’activité horeca en Wallonie”. Quant à la circulation des kayaks, elle n’est actuellement plus possible en raison de niveaux d’eau insuffisants notamment sur la Semois, la Lesse ou l’Ourthe.

En Flandre, un appel a également été lancé pour une consommation raisonnée de l’eau de distribution et à éviter de l’utiliser, par exemple, pour arroser sa pelouse ou laver sa voiture.


NB :

  1. Les événements ‘exceptionnels’ ne le sont que peu aux échelles historiques des moyen et court termes (ici).
  2. Pour savoir ce qui influence le plus la température en Belgique lisez cet article et notez que nous sommes en plein milieu de la phase chaude de l’Oscillation Atlantique Multidécennale (OAM).

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