L’utopie hydrogène

par Samuel Furfari
Professeur à l’Université Libre de Bruxelles

L’hydrogène plaît, captive, fascine, depuis au moins 1923, quand un scientifique britannique y voyait la solution à une pénurie future du charbon. Il imaginait déjà de produire de l’électricité grâce à des éoliennes et, par électrolyse de l’eau, produire la précieuse molécule comme carburant.

On y a vu aussi un moyen de palier aux besoins énergétiques pendant les crises pétrolières et pour en éviter d’autres. Puis la lutte contre le changement climatique a permis à l’idée de revenir à la surface.

Des ressources financières conséquentes y ont été consacrées, en Europe, aux États-Unis et ailleurs. Des prototypes, de voitures et de trains, sont même construits. Mais avec le même résultat : l’effort n’en vaut pas la chandelle, ou alors, comme pour la fusion nucléaire, l’autre illusion énergétique, pas avant un terme si long qu’il confine à la science-fiction. 

Alors, comment se fait-il que l’hydrogène revienne de temps à autre, tel un serpent de mer, et que les décideurs européens y voient une priorité, au détriment d’énergies d’avenir comme le gaz naturel et le nucléaire ? 

Il y a deux sortes de raisons, les « philosophiques » (un bien grand mot dans ce cadre) et les prosaïques (voir ici).

Du côté des raisons « philosophiques », l’hydrogène, c’est un peu, pour les décideurs politiques, la « molécule philosophale » de l’énergie, qui rend « vert » tout ce qu’elle touche. 

Tout d’abord, lorsqu’elle est brûlée elle ne produit que de la chaleur et de l’eau. Un rêve ! Deuxièmement, les décideurs politiques se remémorent probablement que cet élément est le plus répandu dans la nature. Grâce à son abondance, l’hydrogène annoncerait donc la fin des guerres pétrolières et de la pauvreté énergétique ; ce serait une énergie abondante pour tous !

Enfin et surtout, pour les décideurs politiques européens, cette molécule leur permet d’effectuer le grand écart politique et de satisfaire l’ensemble du spectre électoral : garder le monde de maintenant, notamment en matière de mobilité individuelle, et offrir un monde de demain écologiquement correct. Les écologistes de stricte obédience ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Ils s’opposent à cette utilisation énergétique pourtant verte. En effet, si jamais elle venait à être opérationnelle, elle permettrait de faire perdurer ce qu’ils appellent « le monde d’hier », basé sur la civilisation dite « thermo-industrielle » ― celle qui nous a donné une vie longue et confortable d’un niveau inégalé ―, dont la voiture est à la fois un élément central et un symbole.

Du côté des raisons prosaïques, l’Allemagne s’est aperçue que sa stratégie du « tout renouvelable » (sans nucléaire, mais avec du charbon…) fait face à l’intermittence de l’éolien et du solaire. Cela pénalise fortement son projet à la fois techniquement et économiquement ; elle devait donc absolument trouver une solution rapide au stockage de l’électricité, problème vieux de 150 ans. La solution des batteries est rapidement apparue comme une impasse pour le futur prévisible― tout lecteur qui possède un GSM comprend aisément le problème de la recharge régulière. Il ne restait plus qu’une solution : ressusciter la vieille histoire de l’hydrogène et des piles à combustible, l’Allemagne avait pourtant abandonné ces dernières il y a 20 ans. La complicité de longue date entre Angela Merkel et Ursula von der Leyen ainsi que les « raisons philosophiques » ont sans doute contribué à pousser toute l’UE dans cette solution présentée, de nouveau, avec l’appui de toutes les techniques de communication et du marketing.

Malheureusement, tout comme son analogue, la pierre philosophale recherchée par les alchimistes, cette « molécule philosophale » qu’est l’hydrogène, si elle se prête aux rêves énergétiques sur papier, fait face à la résistance de la réalité, en l’occurrence les lois de la physique et de la chimie. Ces lois régissant la production et l’utilisation de l’hydrogène ne sont pas décidées à Berlin, à Bruxelles ou Strasbourg et ne peuvent faire l’objet de compromis politiques auxquels les décideurs sont sans doute habitués. 

Durant mes 42 ans de vie professionnelle, depuis mon doctorat qui se basait sur l’hydrogène, jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été impliqué dans ce domaine passionnant et enthousiasmant. Hélas, la passion, l’intérêt et même les efforts déterminés de nombreux scientifiques et ingénieurs n’ont pas abouti. Tout ce qui a été entrepris dans le passé par l’UE depuis au moins 40 ans (Figs. 1 et 2), avec un appui convaincu, ferme et totalement justifié ― je n’hésite pas à le dire, car il était indispensable de l’essayer ― n’a donné lieu à aucune application commercialement viable. 

Figure 1 : Une des premières réunions de l’UE consacrée à l’hydrogène comme source énergétique (début des années 1980)

Il faut se rendre à l’évidence : on peut retourner la question sous tous ses angles, c’est désormais une solution mort-née (ici).

Figure 2 : Compte-rendu du Symposium tenu à Lyon sur la capacité énergétique de l’hydrogène (Mai 1983).

En effet, ou bien le processus de production et de distribution serait très onéreux, ou bien inefficient, ou bien il serait non seulement onéreux, mais aussi totalement irrationnel et également faussement « vert » (utiliser du méthane pour produire de l’électricité pour produire de l’hydrogène). Stocker l’électricité intermittente sous forme d’hydrogène pour ensuite la transformer en électricité non intermittente ne restitue même pas 30 % de ce qui avait été accumulé. De plus, vouloir lier cette production à la génération aléatoire de l’électricité d’origine renouvelable conduirait ou bien à ne faire fonctionner les nombreux et coûteux électrolyseurs que quelques semaines par an ou alors à installer trois fois plus d’éoliennes que celles qui sont nécessaires pour produire 100 % d’électricité renouvelables, causant une industrialisation des campagnes plus grande encore. 

De plus, il est encore plus incongru de penser à « hydrogéner » le secteur du transport, alors que l’on n’est pas en mesure de le faire pour celui de l’électricité. Rappelons une nouvelle fois que l’hydrogène est un produit explosif dont la manipulation exige des précautions très particulières que seule l’industrie maîtrise. On voit mal comment il serait humainement et commercialement possible d’appliquer les processus industriels de sécurité aux stations de rechargement dispersées dans toute l’UE. De plus, c’est à nouveau le dilemme de la poule et l’œuf : qui va installer ces stations si on ne vend pas beaucoup de véhicules à hydrogène ? Et qui va acheter des automobiles à hydrogène si elles sont si chères à cause du prix difficilement maîtrisable des piles à combustible ? A l’heure de la reconstruction post-covid, est-ce raisonnable que les autorités publiques dépensent des sommes considérables (l’argent des citoyens européens) pour les subventionner, même si dans un premier temps ils n’envisagent pas la commercialisation à grande échelle de ces véhicules.

L’hydrogène est une molécule bien trop précieuse pour être dilapidée là où les énergies fossiles et nucléaire suffisent à répondre aux besoins croissants en énergie dans le monde. Il est étrange de vouloir la brûler comme un banal gaz naturel alors que près de 85 % de l’hydrogène dans le monde est produit à partir de ce même gaz naturel. L’aberration est à son comble : on produirait de l’hydrogène à partir de gaz naturel pour l’utiliser là où on pourrait déjà l’utiliser directement. Comprenne qui pourra !

Ce qui est surprenant, c’est qu’alors que tous les inconvénients de l’hydrogène ont bien été étudiés, répertoriés et documentés, le politique n’en n’a cure. La pensée magique lui suffit : il se contente de proclamer son utopie et de penser que cela adviendra, sans égard à la science et à l’expérience acquise. Rien n’a changé en 50 ans !

Je peux comprendre que les politiciens veuillent trouver la baguette magique pour assurer la transition énergétique qu’ils ont promise à certains électeurs. Ils devraient cependant avoir l’honnêteté de reconnaître qu’il ne peut pas y avoir de changement de paradigme énergétique aussi rapidement qu’ils l’ont promis et surtout pas avec l’hydrogène. 

Par contre, il est vrai que notre société moderne dépendra de plus en plus de l’hydrogène, sous sa forme industrielle. Cette molécule est la base de la chimie organique, mais surtout de la chimie industrielle. Grâce à ses caractéristiques, l’hydrogène est central pour l’élimination de la pollution, mais plus encore, il est la matière première pour produire des engrais, amendements du sol indispensables pour éradiquer la faim dans le monde. Une population mondiale croissante et désirant à juste titre vivre comme nous occidentaux aura besoin de plus de nourriture et donc la demande en hydrogène industriel va croître. 

Pendant ce temps, nos décideurs politiques s’entêtent à nouveau à essayer, en dépit des lois de la nature, de faire de l’hydrogène le carburant de nos moteurs… pour éviter de consommer — par pudibonderie écologiste, mais aussi hypocritement — le gaz naturel qui sert justement à le produire. Pire, certains envisagent d’aller le fabriquer à partir d’électricité produite en Afrique alors que la moitié de la population de cette dernière n’est pas connectée à l’électricité. Et lorsqu’elle l’est, les déficiences du réseau font que l’alimentation est aussi aléatoire que l’électricité intermittente dans l’UE, mais là c’est par manque de centrales électriques. L’UE, qui est pourtant toujours prête à imposer des règles environnementales et morales à l’Afrique, semble subitement ne plus s’embarrasser de considérations éthiques lorsqu’il s’agit d’y produire de l’hydrogène à son profit.

Comme l’a dit l’humoriste Frank Zappa, « certains scientifiques prétendent que l’hydrogène, parce qu’il est si abondant, est l’élément de base de l’univers. Je conteste cette affirmation. Je dis qu’il y a plus de stupidité que d’hydrogène, et que c’est l’élément de base de l’univers ». 

Par conséquent, l’hydrogène est le carburant de l’avenir – et il le restera.

11 réflexions au sujet de « L’utopie hydrogène »

  1. J’ai lu avec attention l’article de Monsieur le Professeur Furfari. Il est dommage que cet article contienne des erreurs et des contre-vérités :
    – Le développement des énergies photovoltaïques et éoliennes dans le mix énergétique européen est un fait. Il suffit de comparer à 10 ans d’intervalle, des photographies aériennes de nos villes, villages et campagnes. Nous y verrons clairement le déploiement des panneaux photovoltaïques et des éoliennes. Quel citoyen, s’il en a la possibilité, n’essaierait pas de produire sa propre électricité et de réduire ainsi ses dépenses énergétiques ? Nier ce développement ou souhaiter le voir disparaître est un combat d’arrière-garde voué à l’échec.
    – Ce développement s’accompagne automatiquement d’une augmentation de l’intermittence dans l’approvisionnement en électricité. Si Monsieur Furfari connaît une technologie différente de la filière hydrogène qui permet de stocker en grande quantité et pour des durées plus ou moins longues (semaines à années), les excès de production électrique de ces énergies renouvelables, je serais heureux qu’il m’en fasse part. Est-il plus aberrant de produire un vecteur d’énergie stockable lorsque la demande en énergie est inférieure à l’offre ou de payer les gérants d’éoliennes pour qu’ils arrêtent celles-ci lorsque la demande en électricité est insuffisante ?
    – Les centrales électriques actuelles (nucléaires, à charbon ou à gaz) n’ont pas un temps de réponse suffisant pour suivre les fluctuations d’approvisionnement produites par les énergies renouvelables. L’UE a financé le développement d’électrolyseurs et de piles à combustible ayant des temps de réponse courts, à haut rendement, à coûts réduits et de longue durée de vie. Ces développements ont porté leurs fruits jusqu’à l’échelle du MW. Il convient maintenant de passer à l’échelle supérieure : le GW.
    – Si un article précédent était intitulé « Jean-Pascal van Ypersele sait-il lire ? », nous pourrions aussi écrire « Samuele Furfari sait-il lire ? ». Dans les projets européens, il n’est pas question de construire des éoliennes off-shore ou on-shore pour produire exclusivement de l’hydrogène. Il n’est pas question non plus de « brûler » cet hydrogène. Les objectifs sont bien de produire de l’hydrogène vert par électrolyse de l’eau au moyen des sources d’énergie renouvelable ou du nucléaire (c’est plus intéressant de produire de l’hydrogène en période creuse que d’éclairer nos autoroutes, vous ne pensez pas ?). La production d’hydrogène bleu à partir de gaz naturel combiné à la capture du CO2 est envisagée comme système intermédiaire transitoire permettant de maintenir une industrie énergétique du gaz naturel. Il est clairement indiqué dans les documents de l’UE, que les sources d’énergie renouvelable doivent d’abord produire de l’électricité, qui est distribuée dans le réseau ou directement utilisée par le consommateur. Ce n’est que si la demande est inférieure à l’offre que l’énergie électrique produite est convertie en hydrogène.
    – Si l’on veut citer les lois de la physique et de la chimie, il faut le faire à bon escient. Le rendement théorique d’une pile à combustible est supérieur à celui d’un engin à combustion interne (rendement de Carnot) tant que la température de flamme est inférieure à 1100K, ce qui est le cas pour tous les moteurs à essence, diesel, les turbines à gaz et les centrales au charbon. Le rendement d’un électrolyseur PEM moderne est de l’ordre de 80%. Le rendement électrique d’une pile à combustible PEM moderne est de l’ordre de 60%. La transformation de l’électricité produite par une source renouvelable en hydrogène et la transformation de cet hydrogène en électricité peut donc se faire avec un rendement de 48%. Rappelons que le rendement moyen d’une centrale à gaz est de 38% et que celui d’un excellent moteur à essence à combustion interne est de 36% et celui d’un moteur diesel de maximum 42%.
    – Si Monsieur Furfari connaît une technologie qui permet d’éviter les émissions de CO2, de NOx, de SOx et de particules fines dans le transport, autre que les batteries ou l’hydrogène et la pile à combustible, je serais heureux de la connaître.
    – Nier les progrès accomplis au cours des dernières années dans le développement des technologies hydrogène est inadmissible. Produire des documents datant des années 80 pour supporter sa thèse sur l’hydrogène est l’équivalent d’accepter les conclusions du club de Rome quant au développement de l’industrie du pétrole et du gaz.
    – Prétendre que « tout ce qui a été entrepris dans le passé (…) n’a donné lieu à aucune application commercialement viable » est nier l’existence de tout un secteur industriel basé sur l’hydrogène et les piles à combustible et témoigner d’une mauvaise connaissance de la réalité industrielle.
    – Enfin arrêtons de mettre continuellement en avant les dangers de l’hydrogène. La quantité d’énergie stockée dans une voiture pour parcourir un même nombre de kilomètres décroit de la voiture à essence, à la voiture diesel, au véhicule électrique à la voiture à hydrogène. Il y moins d’énergie stockée dans une voiture à hydrogène que dans une voiture à essence. Il y a actuellement (2020) 181 stations publiques d’approvisionnement en hydrogène en Europe (en fonctionnement et en construction). Avez-vous entendu parlé d’un quelconque incident dans ces stations ? La sécurité de l’hydrogène est un problème d’ingénieur et est parfaitement maîtrisée. 70 millions de tonnes d’hydrogène sont produites dans le monde annuellement et sont distribuées par camions ou pipelines. Avez-vous entendu parler d’accidents comme celui de Ghislenghien affectant cette production et distribution de l’hydrogène ? Moi pas.

    Ne prenons pas de positions dogmatiques et ne diffusons pas de contre-vérités. L’hydrogène fera partie du futur mix énergétique européen. Il sera probablement nécessaire à la survie de l’industrie nucléaire et de l’industrie du gaz naturel.

    Jean-Luc Delplancke
    Université Libre de Bruxelles
    Ancien chef d’unité du Fuel Cell and Hydrogen Joint Undertaking, le partenariat public/privé consacré aux piles à combustible et à l’hydrogène et financé par l’UE.

    1. Puisqu’il a contribué à la relance de la politique en faveur de la filière hydrogène, je ne suis pas surpris de la réaction de mon double collègue. Il avait déjà réagi vertement lorsque Science-climat-énergie avait publié ma tribune sur l’illusion hydrogène. Les réponses de 2018 restent valables.
      Pour ne pas polémiquer, je m’en tiendrai à deux considérations.
      Si je me réfère à ce qui a été trouvé au Centre Commun de Recherche pendant 50 ans, c’est pour vanter les collègues qui ont tout fait pour tenter de développer cette filière. Ce qu’ils ont trouvé est que la rupture de la molécule d’eau requiert tellement d’énergie qu’il est illusoire dans un monde où l’économie compte de vouloir poursuivre sur cette voie. Les énergies de liaisons covalentes ne changent pas en fonction des milliards que la Commission européenne s’apprête à dépenser.
      Mon collègue a raison : il n’y a aucun système de stockage industriel de l’électricité. Pour lui il faut donc développer une filière énergivore. Pour moi, il faut admettre l’échec de la politique de promotion de l’énergie intermittente. Après avoir dépensé mille milliards d’euros de 2000 à 2018, on est arrivé à 2,5 % de l’énergie primaire consommée dans l’UE. Combien de trillions faudra-t-il encore dépenser pour produire de l’hydrogène industriel ?

      Ces points et les autres sont tous abordés avec détails et le sérieux qu’il convient dans mon livre « L’utopie hydrogène » (référence dans le texte ci-dessus).

      Mais qu’il se rassure. La propagande hydrogène a été tellement loin que l’argent public va certainement être distribué « par hélicoptère ». Je n’ai aucune prétention d’empêcher les puissants lobbys de gaspiller nos taxes.

    2. Lisant soigneusement ce commentaire 9oct. 19h55 du chercheur J-L. D, j’en reste pantois !

      * OUI, les EnR européennes sont un fait (mais la résultante idéologisée et d’actions lancées par de puissants lobbies actifs auprès de la Commission et au Parlement… dont je connais “intimement” les arcanes) !
      * « Capture et stockages à grande échelle » ? OUI, les idées foisonnent pour les expérimenter. Elles restent cependant du niveau penseurs en chambre et prototypes locaux (d’horizon industrialisation massive 2050?), voire le fait d’industriels avides de développer leur NewBusiness gazeux (lourdement euro-subsidié). Or que, dans l’entre-temps, un déséquilibre opérationnel dramatique 2025-2050 va se marquer (à qui comprend vraiment la stratégie, mais guère chez nos politiciens, gens assez malléables pour acheter des slogans et surtout soucieux d’un électorat… largement ignorant de ces matières complexes).
      * Equilibres Demande/Offre de production à très court terme? (gaz – nucléaire… laissant les charbon/lignite polluants chez notre Angela Merckel)… Une vraie maîtrise des « processus opérationnels » devrait -JLD- vous faire raisonner en ligne avec les réalités. Creusez davantage cette facette de la discipline ?

      * « Si l’on veut citer les lois de la physique et de la chimie, il faut le faire … » dites-vous. OUI, mais avec des CHIFFRES PROBANTS, autres que quelques statements relatifs aux rendements comparés de procédés H2 en cours d’examen, Mr l’expert imbriqué dans les Frameworks & prototypages U.E. !
      A nouveau, une connaissance suffisante des profils opérationnels REELS de l’offre-demande sur le MIX énergétique actuel et celui « projeté-acheté par les instance U.E. » affaiblit votre commentaire. Or que nombre d’organismes ayant pignon sur rue publient des études avec leurs projections RÉALISTES.
      Or qu’ici vous nous défilez une série d’arguments lénifiants, bien dans la fibre des acteurs mainstream !

      * Parlant de CARNOT ? Allons donc explorer – ce qui fait assez sérieux – sur le Think tank « Carnot-Cournot Netzwerk » (deutsche Sprache…)! Je suggère que chaque lecteur consulte ce site, là où le chimiste (CH) Michel de Rougemont [[ C.V. = https://www.mr-int.ch/index.php/fr/about-fr ]] y décrit clairement et en français, daté 23/09/2020, ce qu’il s’agit de penser à propos de …
      « Le fil perdu de la filière hydrogène ». Dont des extraits à creuser ?
      https://www.c-c-netzwerk.ch/le-fil-perdu-de-la-filiere-hydrogene/

      [[ L’engouement général pour l’hydrogène fait l’objet de critiques certes justifiées mais qui souvent restent confuses à force de tout mélanger. Essayons d’y voir clair.
      1. La question du pourquoi.
      2. Bégaiements du nouveau courant électrique.
      3. Énergie chimique.
      4. Mobilité sans fil.
      5. Solutions à un problème posé à l’envers.
      6. Production carbonée ou non.
      7. Surdimensionnement nécessaire.
      8. Inefficience : fatalité thermodynamique.
      9. Sûreté maîtrisable.
      10. Devoir de R&D.
      11. Grandeur démesurée pour écolo farouche.
      12. The ECONOMY, stupid.
      Finalement, en dépit de la posture idéologique de la pensée dominante décrite au point No 1, il faudra que toute mise en œuvre d’une technologie associée à l’hydrogène se fasse de manière économique, c’est-à-dire plus attractive que les autres solutions, aujourd’hui carbonées. Et ce, on n’insistera jamais assez, sans que les termes de comparaison économique ne soient biaisés par des interventions étatiques, fiscales et autres dirigismes, qui ne dépendent que de la versatilité ou de la pusillanimité des éphémères classes politiques.
      En l’état actuel de la technique, les inefficiences inhérentes à toutes les étapes envisageables laissent douter de la compétitivité de ces technologies, même à terme de plusieurs décennies, bien que cela puisse aller plus vite. Il faut donc cesser d’écrire des rapports remplis d’acronymes incompréhensibles et de calculs inutiles, cesser de faire des effets d’annonce à ce sujet, et travailler selon le point 10 ci-dessus, ce qui prendra son temps.
      L’avenir a un beau futur, et vice versa. ]]
      …………………………………………………………………………………….
      Mais vivons donc avec les réalités multifactorielles, conclurais-je ! BàV, (E.S.)

  2. Dear Mr. Jean-Luc Delplancke, let me reffer only to one of your sentence: “Have you heard of any incidents at these stations?”
    Yes, please just take a close view on the detonation of the hydrogen station in Norvegia last year. Happened at a very serious company, with a long track record with handling with H2. But a simple leakage happend with a not more than 2 years old station caused by a faulty joint and caused a detonation like a bomb, even 500 metres away could found parts of the station, opened the airbags in the vehicle whic were passing by, not even close.
    Please just imagine having on road a few million of those vehicles and only a few dozens of them are not repared or at least maintened correctly… We are talking about 700 bar and a molecule what we definetely know, that never can be sure in material strength if this molecule is treating it. And don’t reply please with composite, which one have not been proved on ageing performances.

  3. Dear Professor Furfari,
    these are all pinpoint statements covering so many important issue and delivering deep information, without any rapture. I’m deeply impressed, again!
    Excitedly looking forward for the English version of the book.
    Respectfully yours
    Henrik Domanovszky

  4. Quid des nombreux projets Européens HYDROSOL ?!
    https://g.co/kgs/kPwSpP
    En restant simple, utiliser le soleil, des concentrateurs à miroirs et une céramique dopée de catalyseurs pour produire en continue notre Molécule Philosophale qu’est l’hydrogène ?!
    Je n’aborde pas le problème du rendement, juste du procédé qui est occulté par les plupart des médias actuels par simple ignorance…

    1. Discuter d’énergie en mettant de côté les rendements n’aboutit à rien. Je l’ai appris à mes dépends. On n’est pas dans un monde virtuel. On apprend cela en long et en large au laboratoire et en exercices lorsqu’on est étudiant. Je viens d’expliquer il y a 15 minutes à mon épouse les exercices de laboratoire de physique sur les calculs d’erreur. Et puis subitement parce qu’on passe à l’application industrielle on oublie tout cela. C’est cela qui a conduit EDF à la faillite.

  5. C’est surtout quand il s’agit de renouvelable que les calculs d’erreur et les rendements thermodynamiques et économiques passent à la trappe.

    D’une manière générale, dans l’enthousiasme, on s’assoit aussi sur le bon sens et les grandes lois de conservation de la physique.
    Tout cela sent la science pathologique à plein nez.

  6. Monsieur Delplanck dit: “La sécurité de l’hydrogène est un problème d’ingénieur et est parfaitement maîtrisée. 70 millions de tonnes d’hydrogène sont produites dans le monde annuellement et sont distribuées par camions ou pipelines. Avez-vous entendu parler d’accidents comme celui de Ghislenghien affectant cette production et distribution de l’hydrogène ? Moi pas.”
    L’ARIA, (Analyse, Recherche et Information sur les Accidents) a publié une synthèse qui se base sur l’analyse de 215 accidents répertoriés dans sa base de données impliquant de l’hydrogène et survenus avant le 1er juillet 2007. Ces incidents ont causés la mort de 25 personnes et blessés gravement 70. Toutes les victimes sont des employés et donc des professionnels de la filière hydrogène. Dans un cas 100gr d’hydrogène non détecté dans une zone “morte” d’une cuve ont suffit a tuer une personne et a en blesser gravement deux autres. L’hydrogène est 10 fois plus inflammable que le gaz naturel et est la molécule sans doute la plus difficile a contenir de façon étanche.Je ne doute pas qu’il faille trouver des alternatives au pétrole mais je ne doute pas non plus que nous n’avons plus le temps ni les ressources pour basculer vers le tout hydrogène. Il faut trouver des solutions passerelles pour nous permettre de diminuer notre empreinte carbone en attendant l’émergence d’éventuelles nouvelles technologies . Je suis étonné qu’un scientifique délivre un si long plaidoyer pour l’hydrogène sans donner de chiffres ou citer des sources scientifiques.
    pour finir sur les accidents je peux encore citer le Hindenburg et la navette challenger…

  7. Le professeur Furfari n’a pas cité des pistes de productions de type nouveau comme les microalgues ou les bactéries capables de synthétiser directement cette molécules “philosophale”.
    Je me demande du coup si ces pistes qui avaient fait parler d’elles il y a quelques années avaient jamais eu la moindre chance de dépasser le stade de projet de recherche (?).

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