Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation mai 2022

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de mai 2022 est de -0,09 °C par rapport avril 2022. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

SCE a déjà discuté le non sens d’une ‘température moyenne globale’ (ici, ici et ici).

ARCTIQUE : Mai 2022

Le DMI (Danish Meteorological Institute) publie régulièrement l’évolution temporelle, mois par mois, de l’étendue de la glace de l’Arctique. Le site SCE met en ligne les ‘updates’ concernant cette évolution depuis l’update de septembre 2018.

L’extension de la glace arctique du mois de mai 2022 est supérieure aux extensions des mois de mai depuis 8 ans (soit depuis mai 2014).

Le site NDSCI donne également la même information.

Interactive Sea Ice Graph | Arctic Sea Ice News and Analysis (nsidc.org)

Egalement se reporter à Connolly et al. 2017 pour l’évolution à plus long terme (depuis 1900). SCE a également consacré une analyse sur le sujet (ici).

Egalement consulter SCE1/3-cryosphère , SCE2/3–cryosphère, SCE3/3-cryosphère et ici pour l’aspect géologique.

2 réflexions sur « Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique : actualisation mai 2022 »

  1. A comparer avec les séries temporelles de RSS, basées sur les mêmes données que la reconstruction UAH, sous peine de se voir accusé de cherry-picking: https://images.remss.com/msu/msu_time_series.html (tendance TLT globale : 0.213 °C/décennie).

    Car, comme tout le monde sait, les données UAH sont en assez mauvais accord avec toutes les autres reconstructions (ballons-sonde, micro-ondes RSS, radiooccultations GNSS (et avec les réanalyses)).

    On peut aussi se demander pourquoi la température dans la stratosphère baisse.

    1. Merci de nous avoir donné votre avis. Effectivement d’autres données existent, ce n’est un secret pour personne, et la question n’est pas dans la possibilité de les utiliser (certaines et pas d’autres) pour d’éventuels objectifs. Non le ‘cherry picking’ n’est pas d’application ici, les scientifiques en charge de ce point tentent d’être le plus rigoureux possible dans ce problème complexe.

      Les différentes sources de données ont déjà fait l’objet de nombreuses comparaisons à travers diverses études:

      Voyez par exemple:
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Controverses_sur_le_réchauffement_climatique/Archives_1

      Egalement: https://www.climato-realistes.fr/mesures-temperatures-par-satellite-quelles-donnees-devons-nous-croire/
      de Spencer qui pose clairement la question sur le choix des données.

      Réchauffement par décennie en degré Celsius :
      AIRS:+0.24
      GISTEMP:+0.22
      ECMWF:+0.20
      Cowtan&Way:+0.19
      UAH.LT:+0.18
      HadCRUT4: +0.17

      Et aussi sur SCE:
      https://www.science-climat-energie.be/2019/02/08/a-propos-des-indicateurs-de-temperature-par-satellites-1-2/
      ‘La modestie de la hausse relative ≈ + 0.2% mérite que l’on examine comment sont élaborés les indicateurs UAH ou RSS. La marge d’erreur sur les indicateurs est-elle inférieure à 0.2%? Les indicateurs RSS et UAH, élaborés à partir des mêmes mesures de luminance, présentent une hausse en 40 ans (Fig.2b) qui diffère pourtant de 0.2K. Quelles sont donc les procédures de correction sur les données brutes ?
      La deuxième partie (à suivre) examinera les mesures et les corrections qui permettent l’élaboration des indicateurs UAH et RSS.’
      https://www.science-climat-energie.be/2019/02/22/a-propos-des-indicateurs-de-temperature-par-satellites-2-2/

       Les mesures par satellites comportent un changement d’instrumentation (MSU vers AMSU) à la fin des années 90. On utilise une procédure complexe de calcul et d’étalonnage, notamment pour les corrections diurnes au-dessus des continents qui dépendent parfois de modèles théoriques. Comment alors calculer une marge d’erreur ?
       Pour la basse atmosphère, la hausse en 40 ans des indicateurs RSS/UAH est ≈ 0.5 K, soit un changement relatif ≈ 0.2%. Les mesures indirectes [5] concernent des températures variant spatialement ≈ 20% et temporellement ≈ 20% (soit 100 fois le changement relatif de 0.2%).
       La hausse des indicateurs RSS/UAH ≈ +0.5 K doit être mise en regard avec la variabilité mensuelle (écart type ≈ 0.1K, valeur crête à crête ≈ 0.7K), avec les transitoires naturels > 0.5 K de type El Niño et avec le désaccord ≈ 0.2 K entre RSS et UAH.

      Egalement pour les biais dans les séries thermométriques
      https://www.science-climat-energie.be/les-series-thermometriques-et-leurs-biais/

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