par Roland Van den Broek, ingénieur
1. Avant-propos
Je suis ingénieur civil à la retraite sans aucune formation en climatologie. Il y a quelques mois, j’ai commencé à m’intéresser au changement climatique. Auparavant, si on m’avait demandé si le CO2 était la principale cause du réchauffement climatique, j’aurais répondu oui sans hésitation, sans vraiment savoir pourquoi. Les médias n’arrêtent pas de véhiculer ce message. Je ne me rappelle pas avoir entendu le contraire auparavant. Aujourd’hui, je répondrais non sans la moindre hésitation, et je sais pourquoi.
Un peu par hasard, je suis tombé sur cette déclaration de non urgence climatique signée par plusieurs centaines de scientifiques, tout à fait opposée au courant dominant de pensée [1]. Cela a piqué ma curiosité. De fil en aiguille, j’y ai investi un temps considérable, à savoir l’équivalent de plusieurs semaines à temps plein. J’ai consulté des tas de sites internet, vidéos sur YouTube et j’ai lu quelques dizaines d’articles scientifiques et quelques livres à ce sujet.
Et je suis devenu climato-réaliste. Je n’aime pas le qualificatif de climato-sceptique qui devrait être attribué à ceux qui considèrent que le soleil ne joue qu’un rôle très mineur dans les variations climatiques. Ce n’est plus mon cas. Je pense au contraire que le soleil doit avoir un impact majeur sur le climat, sans exclure une influence humaine.
Cet article contient de nombreux liens vers des documents qui ne sont pas en français. N’oubliez pas que Google translate est votre grand ami, et qu’il est même possible d’afficher des sous-titres en français dans les vidéos de YouTube. Ce n’est pas parfait, mais suffit souvent pour comprendre le sens général.
La conversion au climato-réalisme est extrêmement simple. J’en suis le premier étonné, après ma longue démarche. Une simple dose de bon sens que tout le monde possède suffit. Je vous ai bien mâché le travail. Lisez ce qui suit sans suivre les liens, quitte à y revenir par la suite, et dans moins d’une heure vous serez convaincus. Vous vous sentirez mieux, définitivement débarrassés du lourd fardeau de culpabilité dont on vous a affublé. Bienvenue dans le monde des climato-réalistes.
2. Le soleil
Le climat a toujours changé et continue à le faire aujourd’hui. C’est le soleil et la position relative de la Terre par rapport à lui qui sont déterminants. Les glaciations pourraient même être corrélées avec le passage du soleil à travers les bras en spirale de notre galaxie [2].
Vous ne vous alarmez pas quand la marée monte. Vous savez que la marée basse va suivre.
Vous trouvez normal qu’il fasse plus chaud le jour que la nuit et que les étés soient plus chauds que les hivers. Vous avez vécu ces variations de température à de multiples reprises et cela ne vous fait pas paniquer.
Mais vous n’avez pas l’expérience des autres variations cycliques de température sur des périodes plus longues. Vous n’avez pas de repère pour mettre en doute que l’augmentation de température des 100 dernières ne serait pas due au soleil, mais à l’activité humaine, et que de surcroît cette augmentation serait si rapide que si nous ne prenons pas des mesures urgentes, nous allons atteindre un point de non-retour. L’esprit humain semble prédisposé à croire des affirmations alarmistes sans se poser de questions.
Il est facile de combler cette lacune dans votre connaissance. Lisez la déclaration de non urgence climatique déjà citée plus haut [1]. Ce document est très bien rédigé en termes très simples. La Figure 1 qui en est extraite montre l’existence de 6 phases chaudes au cours des 8000 dernières années. Il a fait plus chaud qu’aujourd’hui dans un passé pas si lointain. La situation actuelle n’est pas du tout alarmante. L’histoire ne fait que se répéter. Si l’on se réfère au passé, il est impossible de détecter quoique ce soit d’alarmant dans la situation actuelle.

Nir Shaviv, un scientifique israélien, gère un blog de haut niveau [3]. Il est également convaincu que le soleil et les rayons cosmiques ont une grande influence sur le climat. Voici un exemple (Figure 2) d’une corrélation impressionnante entre un marqueur du rayonnement solaire et un marqueur de la température [4].

Dans cette vidéo [5], il résume très bien toutes les évidences montrant le rôle important du soleil.
Le rayonnement solaire n’est pas constant. Son activité interne est modulée par des cycles de différentes périodes. Le plus connu est celui des taches solaires d’environ 11 ans. D’autres cycles beaucoup plus longs ont été détectés. On commence à percer les secrets de ses mécanismes internes.
Par des analyses mathématiques sophistiquées [6], Zharkova et al. (2015) ont identifié un mécanisme expliquant l’activité solaire sur de longues périodes, retrouvant les phases climatiques chaudes et froides des 1000 dernières années. Elle prédit une baisse sensible de l’activité solaire pour les prochaines décennies (Figure 3).

Ses théories sont exposées dans une vidéo sur YouTube [7]. Elle y mentionne aussi les pressions subies pour l’empêcher de publier son article.
Par une approche complètement différente, Salvador (2013) a réussi à modéliser de manière superbe les taches solaires (Figures 4–6) [8].



Dans cet article de Abdussamatov (2013) [9], j’ai été séduit par les mécanismes expliquant des cycles solaires d’environ 200 ans (Figures 7 et 8).


C’est le soleil qui règle le climat. C’est d’une évidence criante. Nous avons vécu une phase de grand maximum solaire qui se termine. Le soleil nous emmène dans une phase beaucoup plus fraîche. Ce qui nous attend est beaucoup plus désagréable que les vagues de chaleur que nous avons connues ces dernières années qui n’ont pas eu d’impact négatif sur les récoltes. Cela risque fort de changer lorsqu’il y aura du gel tardif au printemps et des hivers plus précoces.
Ce scénario de refroidissement a déjà été annoncé en 2013. Il est complètement ignoré par le GIEC.
Si le taux de CO2 a un impact significatif sur la température, ce n’est pas une bonne idée de chercher à le diminuer pour avoir encore plus froid et influencer négativement les récoltes.
Le refroidissement a peut-être commencé. Il y a eu des records de froid et de chutes de neige dans l’hémisphère nord ces derniers hivers. La couverture neigeuse actuelle dans l’hémisphère nord est largement au-dessus de la moyenne. Bien sûr, ceci n’est qu’un indice, il reste à voir si cela se confirmera les prochaines années (Figure 9).

3. Le GIEC et l’hypothèse du CO2
La seule preuve avancée par le GIEC de l’action du CO2 sur le climat repose sur des modèles informatiques. Il n’existe aucune mesure expérimentale qui valide cette hypothèse.
A lui seul, l’effet radiatif supposé du CO2 est trop faible pour avoir un impact significatif.
Il faut en plus recourir à des mécanismes d’amplification complexes.
Ces modèles très sophistiqués contiennent des myriades de paramètres avec des effets de rétroaction que personne ne maîtrise.
Les hypothèses de base de ces modèles sont publiées par le GIEC environ tous les 5 ans dans les “résumés pour les décideurs”.
Le GIEC travaille avec le concept de forçage radiatif. Dans le dernier résumé pour décideurs [10], la part du soleil dans ce forçage radiatif représente 2% et la part anthropique 98%, ce qui permet au GIEC de déclarer que le réchauffement des 50 dernières années est très probablement d’origine humaine et qu’il est très peu probable qu’il soit d’origine naturelle (Figures 10 et 11). Quoi d’étonnant avec de pareilles hypothèses. Ce n’est rien d’autre qu’un raisonnement circulaire.


Ces modèles produisent des prévisions de températures systématiquement trop élevées.
Le GIEC lui-même le reconnaît. Dans le 5e rapport d’évaluation (2013), il est noté que sur 114 modèles, 111 avaient surévalué le réchauffement observé depuis la fin des années 1990.
Dans cet exposé [11], Roy Spencer (2019), un météorologue de l’UAH (University of Alabama in Huntsville) explique très bien comment les modèles du GIEC exagèrent les augmentations de température. Sur une centaine de simulations, un seul modèle a fait une prévision fidèle aux observations par satellite. C’est un modèle russe. On comprend pourquoi Putin n’est pas près d’accorder le moindre crédit aux thèses du GIEC. Il rappelle aussi fort justement qu’il n’y a aujourd’hui aucune mesure expérimentale qui démontre l’influence du CO2 sur la température.
Les Figures 12 et 13 montrent clairement les problèmes liés aux modèles du GIEC.


Est-ce sur cette base que l’on prétend que la science est établie ? Quel crédit peut-on accorder à ces modèles ? En ajustant les paramètres des modèles, on peut leur faire dire ce que l’on veut.
Richard Lindzen les compare fort justement à des planches ouija [12]. Voici ce qu’il pense des modèles du GIEC [13].
Ceci n’empêche pas le GIEC, au fil de ses rapports, de prétendre être de plus en plus sûr de ses thèses. Comprenne qui pourra.
Dans l’esprit du GIEC, le climat qui n’a cessé de connaître des phases de réchauffement et de refroidissement tout au long de son histoire, se serait miraculeusement stabilisé à la température et au taux de CO2 de 1850. Tout le réchauffement que l’on a connu depuis lors ne peut que provenir de l’activité humaine, principalement par le biais de l’augmentation de CO2 découlant de l’industrialisation.
Cette hypothèse simpliste est tout à fait invraisemblable: les mécanismes du climat, qui sont d’une incroyable complexité, pourraient être entièrement déterminés par le seul CO2 anthropique.
De plus, les relevés des carottes glaciaires montrent que la courbe du CO2 suit la courbe des températures avec un retard de quelques centaines d’années. Le CO2 ne peut dès lors pas être la cause de l’augmentation de température.
Avec cette hypothèse, il est impossible d’expliquer les phases chaudes et froides du passé.
Où peut-on trouver une quelconque corrélation entre les émissions anthropiques de CO2 et la température dans la Figure 14, extraite d’une conférence de Patrick Moore (co-fondateur de Greenpeace Canada) [14]?

4. Une reconstruction fort douteuse des températures
L’optimum climatique médiéval apparaît dans le premier rapport du GIEC (1990) (Figure 15). C’est une période où il a fait aussi chaud qu’aujourd’hui mais avec moins de CO2. C’est incompatible avec la théorie.

Dans le troisième rapport, ce graphique gênant n’apparaît plus. Le GIEC reprend une étude de Michael Mann (1999) : la courbe des températures en forme de crosse de hockey (Figure 16). Cette étude est supposée mettre au rancart des tas d’autres études qui la contredisent, et qui ont été compilées ici [15].
Cette reconstruction efface complètement l’optimum climatique médiéval et le petit âge glaciaire, et montre des températures actuelles qui ont monté en flèche. Comment ne pas s’effrayer quand on voit ça ? Des pratiques douteuses contraires à la rigueur scientifique ont été utilisées pour construire cette courbe. Ceci a provoqué un tollé général et cette courbe n’est plus reprise dans les rapports du GIEC.
Et pourtant, vous la retrouverez encore fréquemment sur internet.

A suivre sur SCE !
LA SEMAINE PROCHAINE :
5. Le Climategate
6. La face cachée du GIEC
7. Le CO2
8. Une situation consternante
9. Comment en est-on arrivé là?
10. Conclusions
Références
[1] https://clintel.org/wp-content/uploads/2019/12/WCD-A4versionMADRIDscience.pdf
[2] http://old.phys.huji.ac.il/~shaviv/articles/PRLice.pdf
[4] http://www.sciencebits.com/CosmicRaysClimate
[5] https://www.youtube.com/watch?v=a–kc5dbvyQ
[6] https://www.nature.com/articles/srep15689
[7] https://www.youtube.com/watch?v=M_yqIj38UmY
[8] http://www.pattern-recogn-phys.net/1/117/2013/prp-1-117-2013.pdf
[9] https://www.longdom.org/open-access/grand-minimum-of-the-total-solar-irradiance-leads-to-the-little-ice-age-2329-6755.1000113.pdf
[10] https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_SPM_FINAL.pdf
[11] https://www.youtube.com/watch?v=X1BAhfjH4g4
[12] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouija
[13] https://www.books.fr/le-changement-climatique-est-une-illusion/
[14] https://www.youtube.com/watch?v=UWahKIG4BE4
[15] https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1akI_yGSUlO_qEvrmrIYv9kHknq4&ll=-3.81666561775622e-14%2C38.03818700000005&z=1
[16] https://www.researchgate.net/publication/303814976_Solar_Forcing_for_CMIP6_v31
[17] https://www.carbonbrief.org/cmip6-the-next-generation-of-climate-models-explained
[18] https://www.youtube.com/watch?time_continue=126&v=P2qVNK6zFgE&feature=emb_logo
[19] https://www.nasa.gov/feature/goddard/2016/carbon-dioxide-fertilization-greening-earth
[20] https://www.researchgate.net/publication/301598223_Greening_of_the_Earth_and_its_drivers/link/5728668a08aee491cb425036/download
[21] https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/patrick-moore-greenpeace-pratique-le-terrorisme-intellectuel-95467
[22] https://www.climategate.nl/2020/03/zero-carbon-vlieghavens-dicht-zeehavens-gewurgd-30-jaar-depressie-verzekerd/
[23] https://www.lalibre.be/debats/opinions/le-gaz-naturel-liquide-la-solution-pour-un-transport-propre-opinion-59a6dcaacd70d65d25b12368
[24] https://www.atlantico.fr/rdv/3585142/green-deal-d-ursula-von-der-leyen–peut-beaucoup-mieux-faire-samuel-furfari
[25] https://www.project-syndicate.org/commentary/climate-strikes-un-conference-madrid-by-greta-thunberg-et-al-2019-11?barrier=accesspaylog
[26] https://www.wired.com/story/climate-issue/
[27] https://www.youtube.com/watch?v=hiLHFjsTQ5s
[28] https://www.climategate.nl/2018/09/76815/
[29] https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&rurl=translate.google.com&sl=de&sp=nmt4&tl=fr&u=https://www.nzz.ch/klimapolitik_verteilt_das_weltvermoegen_neu-1.8373227&usg=ALkJrhiIOuckA2x3E2qKDkPFuOCRuTsBxg
[30] https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/richard-lindzen-le-catastrophisme-climatique-est-sans-fondement-108526
[31] https://doorbraak.be/ipcc-onderzoek-getorpedeerd/
[32] https://doorbraak.be/betogen-tegen-de-zon-of-betogen-tegen-de-kou-de-natuur-gaat-beslissen/
[33] http://www.science-climat-energie.be/2019/12/06/ces-villes-qui-ne-se-rechauffent-pas/
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