Fake News à l’ONU

par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, ULB

Un récent communiqué [1] publié ici s’est fait l’écho d’un « projet de rapport du GIEC, annonçant une accélération des dérèglements climatiques d’ici 2050 ».

Ainsi, prochainement, va débuter une vaste offensive du GIEC et de ses affidés [2] sur le thème : les catastrophes naturelles vont tous nous tuer bientôt [3] !

Une des premières salves de cet assaut est une communication d’une des agences de l’ONU.

Le 12 octobre 2020, l’UNDRR (United Nations Office for Disaster Risk Reduction [4] ), en collaboration avec le CRED (Center for Research on the Epidemiology of Disasters[5] ), a publié un rapport intitulé :

« Coût humain des catastrophes – Un aperçu des 20 dernières années – 2000-2019 ».

On y compare cette période à la précédente, 1980-1999.

Déjà, avec l’avant-propos, les auteurs ne font pas dans la nuance :

« Ce rapport se concentre principalement sur l’augmentation vertigineuse des catastrophes liées au climat au cours des dernières vingt années… Il est déconcertant que nous continuions volontairement et sciemment à semer les graines de notre propre destruction, malgré la science et la preuve que nous transformons notre seule maison en un enfer inhabitable pour des millions de personnes… Un changement doit survenir. Nous espérons que ce rapport ajoutera du poids à l’argument en faveur d’une action sur le climat [6]  ».

Disparus le désir de comprendre la réalité telle qu’elle est, la mesure, la prudence, le doute que l’on attend d’hommes de science devant des phénomènes naturels complexes.

On a là une déclaration consacrant la naissance d’une nouvelle religion que l’on pourrait résumer ainsi :

« Incroyants ! Vous semez les graines du péché, malgré nos sermons ? Repentez-vous, soumettez-vous sinon l’enfer sera votre ultime punition ! ».

Mais, puisque le rapport prétend que tout cela se produit « malgré la science et la preuve », voyons ce que dit la science et sur quelles preuves elle s’appuie.

Toutes les données utilisées dans le rapport proviennent du CRED, un centre de recherche de l’Université Catholique de Louvain. Il fait partie de l’École de Santé Publique située à Bruxelles, en Belgique.

Il collabore à des études internationales portant sur les conséquences humanitaires et sanitaires des catastrophes naturelles. A cet effet, il gère une base de données, EM-DAT [7] , qui recense les désastres naturels survenant sur toute la planète.

Les résultats du CRED sont repris par Our world in data  [8], une publication en ligne de l’Université d’Oxford.

Que dit le rapport ?

Le premier tableau qu’il nous présente compare les conséquences des catastrophes naturelles survenues lors des deux périodes considérées, utilisant des chiffres globaux pour chacune d’elles et, parlant de la période 2000-2019, a ce commentaire : « Ces chiffres représentent une forte augmentation du nombre de catastrophes enregistrées par rapport aux vingt années précédentes [9] ».

Aucune réserve ne vient contextualiser ces nombres en les replaçant dans une perspective à long terme [10].

Le rapport parle bien de la « croissance de la population dans les zones exposées aux risques et [de] l’urbanisation incontrôlée » mais ne les considère pas comme des facteurs dont il faudrait tenir compte pour relativiser les comparaisons entre les données des deux périodes.

Dès lors, l’utilisation de chiffres globaux, en l’état, rend illusoires toutes ces comparaisons.

En effet, entre 1980 et 2019 :

  • la population mondiale est passée de 4,5 à 7,8 milliards soit une hausse de 73% ;
  • la population urbaine [11]  est passée de 1,75 à 4,38 milliards soit une hausse de 150%, ce qui a induit une exposition croissante aux risques ;
  • le nombre et le coût des infrastructures réalisées ont progressé proportionnellement ;
  • le progrès a généré de nouvelles cibles potentielles.

Le rapport ne tient compte d’aucune de ces évolutions.

Il considère que ni la population, ni l’environnement économique ne se sont modifiés pendant ces 40 années et que, par conséquent, on peut comparer, tels quels, les données absolues [12] des deux périodes. Stupéfiant !

D’autant plus stupéfiant lorsque, parlant des conséquences des désastres naturels, on lit :

« Du point de vue de l’analyse des catastrophes, la croissance démographique et les modèles de développement économique sont plus importants que le changement climatique ou les variations cycliques du temps pour expliquer cette tendance à la hausse. Aujourd’hui, non seulement plus de personnes sont menacées qu’il y a 50 ans, mais la construction dans les plaines inondables, les zones de tremblements de terre et d’autres zones à haut risque a augmenté la probabilité qu’un aléa naturel de routine devienne une catastrophe majeure [13] ».

Qui est à l’origine de ces constations pleines de bon sens ?

Le même CRED, co-auteur du rapport, dans une étude de 2015, il y a donc quelques années à peine.

Il ne s’était pas encore embarqué alors, corps et âme, dans la croisade [14] de l’église de Climatologie. Autre temps, autre vérité !

En réalité, on peut affirmer, sans peur de se tromper, que le nombre de morts, de personnes affectées ainsi que le montant des dommages économiques résultant des désastres naturels ont tous, en valeur relative, diminué ou sont restés stables au cours de toutes ces années. Et ce sont les données du  CRED qui nous le confirment [15] !

Le rapport continue : « ceci est une preuve évidente que, dans un monde où la température moyenne mondiale en 2019 était de 1,1˚C au-dessus de la période préindustrielle, les conséquences [de ce réchauffement] se font sentir dans l’augmentation de la fréquence des événements météorologiques extrêmes, y compris les vagues de chaleur, sécheresses, inondations, tempêtes hivernales, ouragans et incendies de forêt [16] » et, pour l’illustrer, le graphique suivant est produit :

Pourtant, avec la meilleure des volontés, on ne peut constater qu’une diminution, lente mais certaine, de ces événements extrêmes. Comment peut-on y voir une « preuve évidente » de leur augmentation ?

Sans doute veut-on suggérer que c’est par rapport à la période précédente, 1980-1999, que cette augmentation a eu lieu. Pourquoi alors ne pas montrer les deux périodes successives côte à côte ?

Faisons-le à leur place, en ajoutant l’an 2020 et en tenant compte du sous-groupe « biologique [17] » :

On constate effectivement une rapide augmentation du nombre des désastres naturels jusqu’en l’an 2002.

Par conséquent, pourquoi ne pas utiliser ce graphique, beaucoup plus parlant que des nombres globaux, pour démontrer la principale allégation du rapport, celle de la « vertigineuse augmentation des catastrophes naturelles liées au climat » entre les deux périodes considérées?

C’est que ce tableau présente, pour les croyants, plusieurs problèmes.

Le premier est évident.

Le dogme réchauffiste lie la hausse de la fréquence des événements extrêmes au réchauffement climatique, lui-même causé par l’augmentation du taux du CO² dans l’atmosphère.

Or ce taux a augmenté, sans discontinuité, au cours de ces 41 dernières années [18].

Dès lors, tandis que la hausse des désastres dans la première partie du graphique semble confirmer le dogme, leur continue décroissance après l’an 2002 le contredit totalement. Embarrassant !

Cette décroissance est particulièrement visible sur un tel graphique, qui présente les deux périodes côte à côte. Mais disparaît totalement lorsqu’on utilise des nombres globaux. C’est pourquoi le rapport les privilégie pour toutes les comparaisons entre les deux périodes. C’est plus commode pour escamoter une réalité gênante qui pourrait troubler les âmes simples.

Mais il y a un autre problème : les affirmations du CRED lui-même !

Un article [19] publié récemment ici montre que, dans le passé, le CRED a toujours attribué l’accroissement du nombre de désastres enregistrés pendant la période 1980-1999 à « l’amélioration de la collecte des données ».

Il n’y a donc pas eu plus de désastres qu’auparavant, ils n’ont pas eu plus de conséquences [20] qu’auparavant, ils ont été simplement davantage rapportés par les différentes sources, ce qui a accru leur nombre au cours de cette période.

Ainsi, en 2004, un rapport du CRED affirme :

« La figure 2 [semblable à la figure 2.1 reproduite ci-dessous] pourrait laisser croire que les catastrophes se produisent plus fréquemment aujourd’hui qu’au début de le siècle. Cependant, parvenir à une telle conclusion en se basant uniquement sur ce graphique serait incorrect. En fait, ce que la figure montre vraiment, c’est l’évolution de l’enregistrement des catastrophes naturelles au fil du temps [21] ».

On retrouve des affirmations identiques dans les rapports de 2007 [22] et 2015 [23].

Dans un article de 2011, au sujet de l’« accroissement » des désastres naturels pendant la période 1980-1999, la directrice du CRED déclare :

« Les données représentées dans la figure 2.1 [ci-dessous] pourraient laisser penser que les catastrophes se produisent plus fréquemment aujourd’hui qu’au cours des décennies précédentes. Cependant, il serait faux de tirer une telle conclusion en se basant uniquement sur ce graphique… L’un des principaux facteurs contribuant à cette augmentation apparente des catastrophes naturelles est l’amélioration de la collecte des données [24] ».

Enfin, en février 2021, après donc la publication du rapport de l’ONU, dans un travail de fin d’études supervisé par cette même directrice du CRED, on retrouve les mêmes affirmations qui contredisent les conclusions du rapport :

« Le nombre de catastrophes enregistrées dans EM-DAT a augmenté considérablement à la fin du 20e siècle pour de multiples raisons. Premièrement, la qualité et la couverture des données se sont améliorées depuis les années 1960 avec une couverture médiatique accrue des événements mondiaux… Deuxièmement, la croissance de la population mondiale a augmenté la probabilité que des aléas frappent les communautés humaines et, par conséquent, davantage de catastrophes sont signalées [25]».

On y retrouve les deux thèmes mentionnés plus haut, celui de l’amélioration de la récolte des données expliquant la « hausse » du nombre des désastres enregistrés ainsi que la nécessité de tenir compte, dans l’interprétation de ces données, de la croissance de la population mondiale.

Il y a donc une parfaite continuité entre les affirmations du CRED avant et après le rapport de 2020.

D’ailleurs, à l’appui de toutes ces citations, on peut produire une superbe corrélation entre le nombre de désastres déclarés et celui des pays les déclarants.

Bien sûr, une corrélation n’implique pas la causalité.

Mais, si on adopte le principe de parcimonie qui privilégie l’explication la plus économe et demande de ne pas introduire de nouvelles hypothèses [26] tant que celles déjà énoncées suffisent.

Et, si on postule que le nombre de désastres varie peu annuellement et est simplement proportionnel à l’étendue du territoire considéré ainsi qu’à la qualité de la collecte de l’information alors, si davantage de pays les déclarent de façon plus exhaustive, davantage de désastres seront enregistrés.

Et c’est exactement ce que l’on observe pendant la première période 1980–1999.

Ensuite, dans la seconde période, 2000–2019, la lente décroissance du nombre de pays déclarants coïncide avec une lente décroissance du nombre de désastres enregistrés, ce qui apparaît confirmer le postulat de départ et… conforter les affirmations du CRED, répétées avec constance dans ses multiples publications au cours des vingt dernières années, sur le rôle central joué par la collecte de l’information.

Publications dans lesquelles, par ailleurs, à aucun moment, on ne trouve mention d’un « vertigineux doublement » des catastrophes naturelles provoqué par le réchauffement climatique.

Et, comme on l’a souligné ci-dessus, le CRED a toujours mis en garde contre une interprétation  climatologique de l’augmentation des événements extrêmes observée à la fin du XXe siècle [27].

Il ne subsiste donc rien de la « vertigineuse augmentation » du nombre d’événements extrêmes, allégation contredite par les données et par les affirmations du CRED lui-même.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Pourquoi alors que, depuis plus de vingt ans, le CRED insiste régulièrement sur la nécessité de tenir compte de la croissance de la population, de l’urbanisation, du développement économique pour comparer des situations à des époques différentes, subitement, dans le rapport de 2020, il n’en tient aucun compte ?

Pourquoi alors que, depuis plus de vingt ans, le CRED déclare invariablement que la hausse des désastres naturels survenue lors de la période 1980-2000 résulte essentiellement d’une meilleure récolte des données et non du changement climatique, soudainement, dans le rapport de 2020, il prétend que c’est le changement climatique qui en est la cause ?

Pourquoi enfin, dans l’article [28] d’ONU Info consacré au rapport, la directrice du CRED semonce :

« Si ce niveau de croissance des phénomènes météorologiques extrêmes se poursuit au cours des vingt prochaines années, l’avenir de l’humanité s’annonce très sombre » ?

C’est pour effrayer et conditionner les populations, les rendre plus obéissantes, plus dociles pour qu’elles « ne soient plus en mesure psychologique de s’opposer à quelque adaptation autoritaire que ce soit. Car bien sûr, il n’est nullement question de laisser l’homme s’adapter aux évolutions de son environnement comme il l’a toujours fait, c’est-à-dire par la science et le progrès techniques, fruits de son esprit curieux, de son inventivité et de son désir d’améliorer sa condition sur terre [29]».

Et ça fonctionne. Selon un sondage [30] publié par The Lancet, une vaste majorité des répondants, des jeunes de 16 à 25 ans, jugent le futur effrayant :

« Les personnes interrogées étaient préoccupées par le changement climatique (59 % très ou extrêmement inquiets, 84 % au moins modérément inquiets). Plus de 50 % se sentaient tristes, anxieux, en colère, désarmés, impuissants et coupables. Plus de 45% ont déclaré que leurs sentiments à propos du changement climatique avaient un impact négatif sur leur vie quotidienne et leur fonctionnement, et beaucoup ont signalé un nombre élevé de pensées négatives sur le changement climatique ».

On façonne ainsi une génération terrifiée, donc plus malléable, prête à accepter toute mesure, loi, taxe, restriction des libertés, limitation des déplacements décrétée par les « autorités » afin de la sauver de la catastrophe finale.

Mais, en reniant tout ce qu’il dit depuis plus de vingt ans, en se compromettant ainsi pour complaire aux souhaits de son commanditaire désireux de manipuler l’opinion publique, le CRED non seulement se déconsidère ce qui, après tout, est son affaire mais il porte également préjudice à la communauté scientifique dans son ensemble en s’affublant de la caution de la science pour tromper la confiance du public et propager une idéologie funeste.

Et, ce faisant, le CRED se décrédibilise totalement !

NOTES

https://www.science-climat-energie.be/2021/06/23/sce-info-attention-au-projet-de-rapport-du-giec/

2 Affidé : qui agit en complice fidèle sur tous les mauvais coups. http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/affid%C3%A9/fr-fr/

3 https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/2021/06/23/lhumanite-a-laube-de-retombees-climatiques-cataclysmiques-R4G3HXEHNNDYXMAAQGM4Y7JCRQ/

4 https://www.undrr.org/

5 https://www.cred.be/

6 « Human cost of disasters – an overview of the last 20 years – 2000-2019 » : « While this report focuses primarily on the staggering rise in climate-related disasters over the last twenty years… It is baffling that we willingly and knowingly continue to sow the seeds of our own destruction, despite the science and evidence that we are turning our only home into an uninhabitable hell for millions of people… A change must come. We hope this report will add weight to the argument for action on climate » : https://www.undrr.org/sites/default/files/inline-files/Human%20Cost%20of%20Disasters%202000-2019%20FINAL.pdf

7 https://public.emdat.be/

8 https://ourworldindata.org/natural-disasters

9« These numbers represent a sharp increase of the number of recorded disaster events by comparison with the previous twenty years ». Mais, conscients du caractère fallacieux d’une telle affirmation, les auteurs du rapport essayent de se prémunir de tout critique ultérieure grâce à une petite phrase sibylline, noyée au milieu du rapport et au conditionnel : « While better recording and reporting may partly explain some of the increase in events ». « Partly » ? « Mostly » serait plus approprié, comme on le verra plus loin !

 C’est probablement la même idée qui justifie la publication du graphique montrant la décroissance des désastres naturels. Ultérieurement, on pourra toujours affirmer que les données se trouvaient bien là et que tout le reste n’était que conjectures, hypothèses, suppositions. Un peu l’équivalent des clauses en toutes petites lettres d’un contrat, que souvent personne ne lit, et qui sont là pour pouvoir se décharger de toute responsabilité si des questions embarrassantes surviennent.

1Un exemple de prise en compte du développement économique, au travers de l’évolution du PIB corrigé de l’inflation, dans l’évaluation de la fréquence des événements extrêmes aux USA : https://theconversation.com/are-catastrophic-disasters-striking-more-often-83599

11 https://www.worldometers.info/world-population/

1Seul est pris en compte, pour les dommages économiques, l’ajustement à l’inflation en US$ de 2019.

13« The Human cost of Natural Disasters – 2015 – A global perspective » : « From a disasters analysis point of view, population growth and patterns of economic development are more important than climate change or cyclical variations in weather when explaining this upward trend. Today, not only are more people in harm’s way than there were 50 years ago, but building in flood plains, earthquakes zones and other high-risk areas has increased the likelihood that a routine natural hazard will become a major catastrophe » https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/PAND_report.pdf

14 https://www.science-climat-energie.be/2021/07/23/le-credo-du-cred-ou-comment-noyer-linformation/

15 https://www.science-climat-energie.be/2021/05/21/la-catastrophe-planetaire-annoncee-pour-quand-exactement/

16« This is clear evidence that in a world where the global average temperature in 2019 was 1.1˚C above the pre-industrial period, the impacts are being felt in the increased frequency of extreme weather events including heatwaves, droughts, flooding, winter storms, hurricanes and wildfires ».

17Le CRED range généralement les désastres naturels dans 5 sous-groupes : biologiques, géophysiques, climatologiques, hydrologiques et météorologiques. À la demande du commanditaire, l’UNDRR, le rapport fait l’impasse sur le sous-groupe biologique. Aucune justification n’est donnée. Pourtant le changement climatique a un impact considérable sur la biosphère dans son ensemble. Pour les auteurs de l’étude, apparemment non.

18https://gml.noaa.gov/ccgg/trends/

19https://www.science-climat-energie.be/2020/12/07/sur-laugmentation-des-catastrophes-naturelles/#comment-4424

20Les véritables conséquences du changement climatique sont plutôt bénéfiques : https://www.science-climat-energie.be/2021/06/11/la-terre-devient-un-paradis/

21« Thirty years of natural disasters 1974 – 2003 : the numbers » : « Figure 2 might lead one to believe that disasters occur more frequently today than in the beginning of the century. However, reaching such a conclusion based only on this graph would be incorrect. In fact, what the figure is really showing is the evolution of the registration of natural disaster events over time » : https://www.preventionweb.net/files/1078_8761.pdf

2« Annual Disaster Statistical Review  The Numbers and Trends 2007 » : « Indeed, justifying the upward trend in hydro-meteorological disaster occurrence and impacts essentially through climate change would be misleading… For instance, one major contributor to the increase in disasters occurrence over the last decades is the constantly improving diffusion and accuracy of disaster related information » :  https://reliefweb.int/report/world/annual-disaster-statistical-review-numbers-and-trends-2007                                                                                                      

23 « The Human cost of Natural Disasters 2015 : A global perspective » : « The arrival of CRED in 1973 further improved data recording, while the development of global telecommunications and the media, plus increased humanitarian funding and reinforced international cooperation, also contributed to better reporting of disasters. Thus part of the apparent increase in the frequency of disasters in the past half-century is, no doubt, due to improved recording » : https://reliefweb.int/report/world/human-cost-natural-disasters-2015-global-perspective          

24« The data represented in Fig. 2.1 might lead one to believe that disasters occur more frequently today than in earlier decades. However, it would be wrong to reach such a conclusion based solely on this graph… One of the main factors contributing to this apparent increase in natural disasters is improved reporting » : https://www.researchgate.net/publication/225207827_Earthquakes_an_Epidemiological_Perspective_on_Patters_and_Trends

25 « The number of disasters captured in EM-DAT increased substantially in the end of the 20th century due to   multiple reasons. First, data quality and coverage have improved since the 1960’s with increased media coverage of global events, decrease of communication costs, and expansion of the internet. Second, global population growth has increased the likelihood of hazards hitting human communities, and hence more disaster events are reported » :  https://www.emdat.be/fostering-hospital-resilience-disasters-lessons-tertiary-hospital-nepal-0

26Ici ce serait l’hypothétique influence du changement climatique sur le nombre de désastres naturels.

27Alors que le rapport, dont le CRED est le principal contributeur, met l’accent sur le rôle essentiel du changement climatique dans le « doublement » de ces événements. Et c’est bien ainsi que le rapport a été perçu, comme le souligne le titre de l’agence de presse de l’ONU : « Le changement climatique, moteur du doublement des catastrophes naturelles au cours des 20 dernières années » : https://news.un.org/fr/story/2020/10/1079642

28 https://news.un.org/fr/story/2020/10/1079642

2https://leblogdenathaliemp.com/2021/06/27/climat-afp-attention-dernier-scoop-avant-la-fin-du-monde/

30 « Findings : Respondents were worried about climate change (59% very or extremely worried, 84% at least moderately worried). Over 50% felt sad, anxious, angry, powerless, helpless, and guilty. Over 45% said their feelings about climate change negatively affected their daily life and functioning, and many reported a high number of negative thoughts about climate change » : https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3918955

3 réflexions sur « Fake News à l’ONU »

  1. une réflexion : une statistique peut affirmer tout et son contraire; tout dépend de la manière dont on la présente et ce que l’on veut en faire. Des milliers d’exemples foisonnent chaque jour dans notre vie. Inculquer la contradiction dans l’information à nos jeunes seraient plus prolifique, eux qui se contentent de croire la nouvelle religion internet.

  2. Déjà, comparer en nombre de personnes alors que la démographie joue, est une gigantesque fumisterie. N’importe quel écolier de classe primaire vous dira que pour comparer les choses, il faut d’abord utiliser les mêmes unités ou avoir la même base comparable (donc par exemple en ramenant au million d’habitants). C’est exactement la même mécanique que pour faire peur face au Covid, donc la même volonté.

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