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Nouvel article dans la rubrique ‘Opinions’

La Chine, l’Iran et la Russie : quelles menaces pour l’Union européenne ? Quel lien avec l’énergie?

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers

Les trois pays figurant dans le titre de la présente analyse ont pour objectif la déstabilisation de l’Union européenne se fondant, entre autres, voire principalement sur : la géostratégie pour le premier cité, le terrorisme pour le second et l’expansion territoriale pour le dernier. Ils ont en commun de détenir l’arme nucléaire ou, pour ce qui concerne l’Iran, d’être sur le point d’y arriver, de disposer d’importantes forces militaires, des sources d’énergie abondantes et d’être gouvernés par des régimes autoritaires.

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Quelles sources d’énergies du futur pour la production d’électricité

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers
Institut Thomas More – Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
publié dans trends.levif le 27 décembre 2023

Les sources d’énergie pour la production d’électricité sont multiples et différemment appréciées dans le monde. Quelques-unes font l’objet d’anathèmes par les uns alors que d’autres les considèrent comme une aubaine.

Les prédilections pour l’une ou l’autre  sont  généralement fonction, dans le monde, de considérations économiques telles que leur disponibilité locale,  leur coût ou  la pollution qu’elles produisent.

D’autre part, des préoccupations de nature plus conjecturale que scientifique ont conduit, surtout en Europe, à vilipender certaines d’entre elles pour ensuite les interdire.

Il est nécessaire d’analyser les propriétés de ces différentes sources et de les comparer afin de pouvoir  identifier celles qui contribueront  le mieux à la production électrique du futur.

Commençons par comparer le nucléaire, source d’énergie qui fait régulièrement la une des médias, aux énergies éolienne et photovoltaïque de loin les plus utilisées parmi les renouvelables.

Le clivage entre les pays en Europe et dans le monde suscité par la production d’électricité à partir de combustible nucléaire a tendance à s’estomper. En effet au deuxième jour de la COP 28 organisé par le Qatar en décembre 2023,  un appel d’une vingtaine de pays à tripler les capacités de l’énergie nucléaire dans le monde d’ici 2050 par rapport à 2020, illustre le regain général d’intérêt pour l’atome. 

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Les véhicules électriques ne changeront rien à l’évolution de la température globale

par Prof. Dr. Paul Berth, Faculté des Sciences, Université Européenne

Les lecteurs assidus de SCE savent que, contrairement au GIEC, nous réfutons tout lien entre le taux de CO2 atmosphérique et la « température globale » (voir par exemple ici et ici). Si vous pensez comme nous il devient alors évident que l’utilisation massive des véhicules électriques ne changera rien aux climats terrestres.

Mais admettons que vous ne soyez pas convaincu et que vous acceptiez les conclusions du GIEC. Comme lui vous pensez donc que chaque fois que 1000 Gt de CO2 sont émis dans l’atmosphère la température de la basse troposphère augmentera de 0,45°C (comme écrit au point D.1.1 du Résumé pour Décideurs dans le dernier rapport du GIEC, l’AR6, à la page 28). En prenant les chiffres du GIEC nous pouvons alors faire un petit calcul qui montre que, si l’on considère les émissions de CO2 de toutes les voitures thermiques utilisées dans le monde, et roulant au moins 100 000 km, l’augmentation de la température sera tellement faible qu’elle ne sera même pas mesurable! Ce petit calcul vaut le détour et a également été fait par le physicien François Gervais dans son dernier livre « Le déraisonnement climatique« .

Voici le calcul, étape par étape :

• Selon le GIEC, lorsque 1000 Gt de CO2 sont émis dans l’atmosphère (1012 t de CO2) la température augmente de 0,45°C.

• Si l’on considère qu’une voiture thermique roulant 1 km émet 100 g de CO2, et que 44% de ce CO2 restent indéfiniment dans l’atmosphère (comme le pense le GIEC), nous avons donc 44 g (soit 0,000044 tonnes) de CO2 qui restent dans l’atmosphère lorsque la voiture parcourt 1 km.

• Puisque 0,000044 tonnes de CO2 ont été émis par la voiture, la température terrestre a donc augmenté de 2.10–17 degrés Celsius (0,000044 t * 0,45°C / 1012 t).

• Si la voiture thermique parcourt 100 000 km comme le font beaucoup de véhicules, la température terrestre augmentera de 2.10–12 °C (105 * 2.10–17).

• Si nous considérons l’ensemble des voitures de la planète, soit 1,4 milliards de voitures, nous pouvons alors calculer que leur utilisation sur 100 000 km fera augmenter la température de 0,0028°C, c’est-à-dire environ 2 millièmes de degrés! (1,4.109 * 2.10–12).

Pensez-vous que 2 millièmes de degrés en plus puisse affecter la biosphère terrestre ? Ces deux millièmes de degrés ne sont même pas mesurables, les meilleurs thermomètres n’ayant qu’une précision d’un centième de degré!

Quant à la Belgique, avec ses 6 millions de voitures, autant dire qu’elle ne fait pas le poids et ne pourra pas faire grimper le thermomètre bien haut… Nous vous laissons faire le calcul.

Par contre, la suppression de tous les véhicules thermiques dans le monde avec leur remplacement par des véhicules électriques aura des répercussions écologiques et économiques énormes. En effet, avez-vous calculé combien de tonnes de lithium et de métaux (particulièrement le cuivre) sont nécessaires pour fabriquer les batteries de tous les véhicules électriques? Avez-vous calculé le nombre de tonnes de CO2 émises pour la fabrication de ces voitures électriques? Avez-vous envisagé l’origine de ces métaux et les conséquences géopolitiques? Avez-vous envisagé l’efficacité de ces véhicules pour vous transporter sur de longues distances, particulièrement en hiver, avec de longs temps de recharge pourvu qu’une borne soit disponible? Avez-vous calculé la quantité énorme d’énergie nécessaire pour recharger tous les véhicules? Avez-vous pensé au fait que cette énergie de recharge proviendra essentiellement du nucléaire et des combustibles fossiles car l’énergie dite renouvelable ne pourra pas suivre? Et une fois utilisées avez-vous une solution pour recycler tous les métaux des batteries électriques? Tout cela pour 2 millièmes de degrés?

Bref, comme le dit François Gervais, bienvenue en Absurdie!

SCE a cinq ans et une nouvelle rubrique (SCE.pdf)

Cela fait 5 ans que SCE s’est lancé dans l’aventure du climat et de ses à-côtés, dont les politiques de l’énergie. Face à l’emballement médiatique concernant le climat, un ensemble de scientifiques, principalement des professeurs d’université, a décidé en 2018 que non seulement la science n’est pas dite comme beaucoup le prétendaient, mais surtout qu’il y avait, et qu’il y a toujours, une grande part de manipulations des données avec des interprétations ou extrapolations qui n’ont pas lieu d’être. Ce triste constat n’a fait que s’amplifier au point que la jeunesse en est devenue éco-anxieuse à un point inimaginable il y a 5 ans. SCE s’inscrit en faux devant cette dérive ou hystérie climatique et tente d’apporter une réflexion critique argumentée sur ce que de nombreux acteurs scientifiques, médiatiques et politiques rapportent. Pour SCE la climatologie reste une science particulièrement complexe, jeune, mal comprise avec de trop nombreuses incertitudes, et les porte-parole de la science officielle sont peu crédibles, ayant mis la charrue avant les bœufs, en décrétant notamment l’absence de rôle des phénomènes naturels dans le réchauffement actuel. Pas besoin de faire un dessin, il suffit d’ouvrir n’importe quel média pour entendre parler  du ‘bouton anthropique’ du CO2 qui règle tout et est la source de tous nos maux.

SCE n’ a jamais nié le faible réchauffement actuel, mais bien son origine et ses articles n’ont eu cesse d’apporter des preuves mettant en avant le rôle primordial des phénomènes naturels. Bien entendu le ‘fin mot’ de cette histoire n’est pas connu, mais n’est-ce pas l’apanage des scientifiques que d’explorer toutes les pistes. C’en est même un devoir à partir du constat que le COanthropique’ n’a pas grand-chose à voir avec le réchauffement actuel, ni même le COnaturel dans les temps passés, historiques et géologiques. Tout cela se trouve dans les 250 à 300 articles publiés par SCE depuis 5 ans.

Pour marquer cet anniversaire nous avons décidé de créer des documents (pdf) reprenant les différents thèmes abordés par SCE au cours des 5 années passées. Ils seront progressivement mis sur le site et nous avons créé une nouvelle rubrique, intitulée SCE.pdf, sur notre page d’accueil. Nous plaçons déjà quatre de ces documents thématiques (Le cycle du carbone, Le concept de Température Globale, Ce que nous apprend le passé, Catastrophes naturelles et événements extrêmes). Cela permettra à tout un chacun d’avoir sous la main tous les articles sur un sujet, plutôt que d’aller les chercher sur le site où ils sont éparpillés suivant leur date de publication. Nous espérons qu’ils seront utiles à tous et bien diffusés.

Merci à tous les auteurs et lecteurs qui ont contribué à défendre par leurs contributions une analyse critique et argumentée sur un sujet très complexe.

SCE ne détient aucune vérité, sauf celle que le consensus n’a pas lieu d’être en science, et que seuls les faits sont à considérer.

Impossible de dire si la toundra arctique sera un puits ou une source de carbone

par Prof. Dr. Jean N., Faculté des Sciences, Université Européenne.

Le Credo des alarmistes concernant le dégel du permafrost (ou pergélisol) est désormais bien connu, car relayé sans cesse par les médias : le permafrost va fondre sous l’effet du réchauffement climatique, du carbone va ensuite s’en libérer sous forme de CO2 et/ou de CH4, ce qui provoquera un emballement de l’effet de serre. Voici un exemple, publié par la RTBF en janvier 2022. Tout le monde peut comprendre ce raisonnement.

Cependant, c’est aller un peu vite car ce raisonnement est beaucoup trop simpliste. Il n’y a pas qu’une libération de CO2 ou de CH4 qui pourrait être observée, mais également une fixation accrue de carbone. Tout cela est discuté dans un article récent publié par le groupe Nature en janvier 2022 (Magnani et al. 2022, Scientific Reports). Cet article nous démontre qu’il est en fait impossible de dire ce qu’il va se passer pour le permafrost de la Toundra Arctique dans les années à venir. Tout simplement parce que les paramètres environnementaux sont tellement nombreux (type de plantes, humidité, température, quantité de lumière, hétérogénéité du sol, importance des nuages, etc.) qu’il est hasardeux de faire des prédictions. Les auteurs de l’article nous le démontrent en réalisant toute une série de mesures sur le terrain et en employant des appareillages mesurant les flux de CO2 du sol vers l’atmosphère. Les auteurs résument ensuite leurs recherches de la manière suivante :

« It is still unclear whether High-Arctic ecosystems will become a carbon source or sink in the next few decades. In turn, such knowledge gaps on the drivers and the processes controlling CO2 fluxes and storage make future projections of the Arctic carbon budget a challenging goal.« 

Pour savoir ce qu’en pense le GIEC, lisez la suite. Vous allez être surpris!

Que dit le dernier rapport du GIEC concernant la Toundra arctique?

Le GIEC, dans sont dernier rapport (AR6) ne dit pas le contraire et va dans le même sens que l’article de Magnani et al. 2022 dont nous venons de parler. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le chapitre 5 de l’AR6, à la page 1216 (Box 5.1 : « Permafrost Carbon and Feedbacks to Climate »). Citons 5 phrases intéressantes tirées de ce chapitre de l’AR6 :

– « Despite accumulating evidence of increased carbon losses, it is difficult to scale up site- and ecosystem-level measurements to assess the net carbon balance over the entire permafrost region, due to the high spatial heterogeneity, the strong seasonal cycles and the difficulty in monitoring these regions consistently across the year. »

– « However, the length of these wintertime observational records is too short to unequivocally determine whether winter carbon losses are higher now than they used to be. »

– « … the relative roles of local sources versus influence from mid-latitudes makes it difficult to infer changes to Arctic ecosystems from these observations. »

– « In addition to CO2, CH4 emissions from the northern permafrost region contribute to the global methane budget, but evidence as to whether these emissions have increased from thawing permafrost is mixed. »

– Atmospheric measurements and inversions performed at the global and regional scales do not show any detectable trends in annual mean CH4 emissions from the permafrost region over the past 30 years (Jackson et al., 2020; Saunois et al., 2020; Bruhwiler et al., 2021), consistent with atmospheric measurements in Alaska that showed no significant annual trends despite significant increase in air temperature (Sweeney et al., 2016). Atmospheric inversions and biospheric models do not show any clear trends in CH4 emission for wetland regions of the high latitudes during the period 2000–2016 (Patra et al., 2016; Poulter et al., 2017; Jackson et al., 2020; Saunois et al., 2020). Large uncertainties on wetland extent and limited data constraints place low confidence in these modeling approaches. »

Pourquoi alors certains médias relayent-ils la théorie alarmiste du permafrost? Tout simplement parce qu’ils ne citent que quelques études alors qu’il faut prendre du recul et les citer toutes, mais aussi parce que les journalistes alarmistes ont des idées préconçues et veulent seulement rallier les lecteurs à leurs idées. C’est bien connu, il n’y a aucune obligation de neutralité ou d’impartialité imposée par la loi aux médias. De plus, certains journalistes n’ont lu que le résumé pour décideurs du GIEC (SPM) dans lequel les incertitudes concernant le permafrost ont été complètement gommées. Oui, elles ont été gommées, comme nous vous le montrions pour l’effet des nuages dans l’AR5. Pour vous en convaincre, il suffit de lire vous-même les 41 pages du SPM de l’AR6. Le dernier rapport du GIEC fait 3949 pages. Il est évident qu’il est impossible de tout dire en 41 pages d’un résumé. Le GIEC a donc choisi de gommer les incertitudes…

Conclusions

– Dans un article récent publié sur SCE le 11 février 2022, nous vous démontrions que les incertitudes du cycle du carbone rendaient sa modélisation hasardeuse (JC Maurin, ici). Dans un même ordre d’idées, l’article de Magnani et al. (2022) nous montre clairement que le cycle du carbone est incertain pour la Toundra arctique et son permafrost. Il ne sera probablement jamais possible de savoir ce qu’il s’y passe réellement lors d’un dégel partiel (plus de fixation de carbone? plus d’émissions de carbone?) et toute modélisation mathématique du permafrost sera hasardeuse.

Le GIEC est d’accord avec tout ce qui vient d’être dit, du moins dans la partie scientifique du rapport. C’est écrit noir sur blanc dans l’AR6 page 1216. Seuls les médias alarmistes et les politiciens peu scrupuleux utilisent la peur de la fonte du permafrost dans l’unique but de justifier leurs politiques.

The present and future green hydrogen production cost

by Alessandro Clerici* and Samuele Furfari**

*Alessandro Clerici (Honorary Chair of WEC Italy and of the Federation of Italian Scientific & Technical Associations)
**Samuel Furfari (Professor of energy geopolitics at the Free University of Brussels and President of the European Society of engineers and industrialists
)

Disclaimer: The views and opinions expressed in this article are those of the authors and do not necessarily reflect the official position of the associations they represent.

1.  Introduction

The European Green Deal triggered a great surging interest on hydrogen uses as an energy carrier particularly the so-called green hydrogen i.e. produced by renewable energy. This increasing interest for hydrogen (H₂), particularly ‘green’ hydrogen, is not limited to the EU. Huge electrolysis plants powered by renewable energy sources (RES) are announced in Australia, Chile, China, the Middle East, and North America, even if a giga project in Australia (the Pilbara one) has not got very recently the authorisation to proceed from the central government due to the strong impacts on the environment.

nb: VERSION FRANCAISE ICI

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‘Température moyenne globale’ et Etendue de la glace arctique: actualisation décembre 2020

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour le mois de décembre 2020 est de -0,26°C par rapport au mois de novembre 2020. L’évolution de la température est de +0,14°C/décade depuis janvier 1979, soit 0,01°C/an.

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Hommage au Professeur Istvan Marko

par Georges Geuskens et Alain Préat, Professeurs émérites de  l’Université Libre de Bruxelles

 

Cela fait un an, le 31 juillet 2017, que le Professeur Istvan Marko nous quittait prématurément à l’âge de 61 ans.

Ce scientifique, chimiste, était un de ceux qui était le plus écouté à l’échelle nationale et internationale, pour ses avis pertinents sur les problèmes climatiques d’aujourd’hui, aussi bien sous l’angle scientifique que celui de leurs emballements médiatiques. Nous lui avons rendu hommage il y a un an à travers un numéro spécial dédié à sa personne, et poursuivons son action dans l’esprit qui fut toujours le sien , celui de la rigueur scientifique.

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