Le GIEC, l’hypothèse du CO2 et le Soleil (1/2)

par Roland Van den Broek, ingénieur

1. Avant-propos

Je suis ingénieur civil à la retraite sans aucune formation en climatologie. Il y a quelques mois, j’ai commencé à m’intéresser au changement climatique. Auparavant, si on m’avait demandé si le CO2 était la principale cause du réchauffement climatique, j’aurais répondu oui sans hésitation, sans vraiment savoir pourquoi. Les médias n’arrêtent pas de véhiculer ce message. Je ne me rappelle pas avoir entendu le contraire auparavant. Aujourd’hui, je répondrais non sans la moindre hésitation, et je sais pourquoi.

Un peu par hasard, je suis tombé sur cette déclaration de non urgence climatique signée par plusieurs centaines de scientifiques, tout à fait opposée au courant dominant de pensée [1]. Cela a piqué ma curiosité. De fil en aiguille, j’y ai investi un temps considérable, à savoir l’équivalent de plusieurs semaines à temps plein. J’ai consulté des tas de sites internet, vidéos sur YouTube et j’ai lu quelques dizaines d’articles scientifiques et quelques livres à ce sujet.

Et je suis devenu climato-réaliste. Je n’aime pas le qualificatif de climato-sceptique qui devrait être attribué à ceux qui considèrent que le soleil ne joue qu’un rôle très mineur dans les variations climatiques. Ce n’est plus mon cas. Je pense au contraire que le soleil doit avoir un impact majeur sur le climat, sans exclure une influence humaine.

Cet article contient de nombreux liens vers des documents qui ne sont pas en français. N’oubliez pas que Google translate est votre grand ami, et qu’il est même possible d’afficher des sous-titres en français dans les vidéos de YouTube. Ce n’est pas parfait, mais suffit souvent pour comprendre  le sens général.

La conversion au climato-réalisme est extrêmement simple. J’en suis le premier étonné, après ma longue démarche. Une simple dose de bon sens que tout le monde possède suffit. Je vous ai bien mâché le travail. Lisez ce qui suit sans suivre les liens, quitte à y revenir par la suite, et dans moins d’une heure vous serez convaincus. Vous vous sentirez mieux, définitivement débarrassés du lourd fardeau de culpabilité dont on vous a affublé. Bienvenue dans le monde des climato-réalistes.

2. Le soleil

Le climat a toujours changé et continue à le faire aujourd’hui. C’est le soleil et la position relative de la Terre par rapport à lui qui sont déterminants. Les glaciations pourraient même être corrélées avec le passage du soleil à travers les bras en spirale de notre galaxie [2].

Vous ne vous alarmez pas quand la marée monte. Vous savez que la marée basse va suivre.

Vous trouvez normal qu’il fasse plus chaud le jour que la nuit et que les étés soient plus chauds que les hivers. Vous avez vécu ces variations de température à de multiples reprises et cela ne vous fait pas paniquer.

Mais vous n’avez pas l’expérience des autres variations cycliques de température sur des périodes plus longues. Vous n’avez pas de repère pour mettre en doute que l’augmentation de température des 100 dernières ne serait pas due au soleil, mais à l’activité humaine, et que de surcroît cette augmentation serait si rapide que si nous ne prenons pas des mesures urgentes, nous allons atteindre un point de non-retour. L’esprit humain semble prédisposé à croire des affirmations alarmistes sans se poser de questions.

Il est facile de combler cette lacune dans votre connaissance. Lisez la déclaration de non urgence climatique déjà citée plus haut [1]. Ce document est très bien rédigé en termes très simples. La Figure 1  qui en est extraite montre l’existence de 6 phases chaudes au cours des 8000 dernières années. Il a fait plus chaud qu’aujourd’hui dans un passé pas si lointain. La situation actuelle n’est pas du tout alarmante. L’histoire ne fait que se répéter. Si l’on se réfère au passé, il est impossible de détecter quoique ce soit d’alarmant dans la situation actuelle.

Figure 1. Les températures des 10 000 dernières années. Notez la période très chaude d’il y a 6500 ans [1].

Nir Shaviv, un scientifique israélien, gère un blog de haut niveau  [3]. Il est également convaincu que le soleil et les rayons cosmiques ont une grande influence sur le climat. Voici un exemple (Figure 2) d’une corrélation impressionnante entre un marqueur du rayonnement solaire et un marqueur de la température [4].

Figure 2. Cette figure montre l’importante corrélation entre un marqueur de l’activité solaire et un marqueur de la température (stalagmites dans une grotte à Oman) [4]. Le 14C reflète l’activité du soleil; le rapport isotopique 18O/16O reflète la température de l’Océan indien.

Dans cette vidéo [5], il résume très bien toutes les évidences montrant le rôle important du soleil.

Le rayonnement solaire n’est pas constant. Son activité interne est modulée par des cycles de différentes périodes. Le plus connu est celui des taches solaires d’environ 11 ans. D’autres cycles beaucoup plus longs ont été détectés. On commence à percer les secrets de ses mécanismes internes.

Par des analyses mathématiques sophistiquées [6], Zharkova et al. (2015) ont identifié un mécanisme expliquant l’activité solaire sur de longues périodes, retrouvant les phases climatiques chaudes et froides des 1000 dernières années. Elle prédit une baisse sensible de l’activité solaire pour les prochaines décennies (Figure 3).

Figure 3. Le graphique du haut montre une modélisation du champ magnétique solaire pour les 3000 dernières années et les 200 prochaines années (trait bleu), ainsi qu’une reconstruction de ce champ par Solanki (trait rouge). Les périodes climatiques froides correspondent à un faible champ magnétique. Le graphique du bas montre une reconstruction du champ magnétique pour les 120000 dernières années (trait bleu) et un filtrage (trait rouge) qui montre des oscillations avec une période d’environ 40000 ans vraisemblablement associée à une variation de l’obliquité de l’orbite terrestre [6].

Ses théories sont exposées dans une vidéo sur YouTube [7]. Elle y mentionne aussi les pressions subies pour l’empêcher de publier son article.

Par une approche complètement différente, Salvador (2013) a réussi à modéliser de manière superbe les taches solaires (Figures 4–6) [8].

Figure 4. Une comparaison entre le nombre mensuel de taches solaires observées (bleu) et modélisées (rouge) pour la période de 1749 à 2013 [8].
Figure 5. Ici aussi, les phases chaudes et froides des 1000 dernières années collent très bien avec la modélisation [8].
Figure 6. Une projection pour les 100 prochaines années: le grand maximum solaire qui a causé la hausse des températures des dernières décennies est derrière nous. Il va faire plus froid [8].

Dans cet article de Abdussamatov (2013) [9], j’ai été séduit par les mécanismes expliquant des cycles solaires d’environ 200 ans (Figures 7 et 8).

Figure 7. L’irradiance totale solaire et les taches solaires de 1978 à 2012, et leur projection jusqu’en 2045. Abdussamatov voit la Terre en route vers un nouveau petit âge glaciaire [9].
Figure 8. Abdussamatov entrevoit une chute des températures d’environ 1.3 °C à l’horizon 2100 [9].

C’est le soleil qui règle le climat. C’est d’une évidence criante. Nous avons vécu une phase de grand maximum solaire qui se termine. Le soleil nous emmène dans une phase beaucoup plus fraîche. Ce qui nous attend est beaucoup plus désagréable que les vagues de chaleur que nous avons connues ces dernières années qui n’ont pas eu d’impact négatif sur les récoltes. Cela risque fort de changer lorsqu’il y aura du gel tardif au printemps et des hivers plus précoces.

Ce scénario de refroidissement a déjà été annoncé en 2013. Il est complètement ignoré par le GIEC.

Si le taux de CO2 a un impact significatif sur la température, ce n’est pas une bonne idée de chercher à le diminuer pour avoir encore plus froid et influencer négativement les récoltes.

Le refroidissement a peut-être commencé. Il y a eu des records de froid et de chutes de neige dans l’hémisphère nord ces derniers hivers. La couverture neigeuse actuelle dans l’hémisphère nord est largement au-dessus de la moyenne. Bien sûr, ceci n’est qu’un indice, il reste à voir si cela se confirmera les prochaines années (Figure 9).

Figure 9. Quantité de neige (en Gigatonnes) pour l’hémisphère Nord entre octobre 2019 et avril 2020 (points rouges) par rapport à la moyenne entre 1982 et 2012. Source : ici.

3. Le GIEC et l’hypothèse du CO2

La seule preuve avancée par le GIEC de l’action du CO2 sur le climat repose sur des modèles informatiques. Il n’existe aucune mesure expérimentale qui valide cette hypothèse.

A lui seul, l’effet radiatif supposé du CO2 est trop faible pour avoir un impact significatif.

Il faut en plus recourir à des mécanismes d’amplification complexes.

Ces modèles très sophistiqués contiennent des myriades de paramètres avec des effets de rétroaction que personne ne maîtrise.

Les hypothèses de base de ces modèles sont publiées par le GIEC environ tous les 5 ans dans les “résumés pour les décideurs”.

Le GIEC travaille avec le concept de forçage radiatif. Dans le dernier résumé pour décideurs [10], la part du soleil dans ce forçage radiatif représente 2% et la part anthropique 98%, ce qui permet au GIEC de déclarer que le réchauffement des 50 dernières années est très probablement d’origine humaine et qu’il est très peu probable qu’il soit d’origine naturelle (Figures 10 et 11). Quoi d’étonnant avec de pareilles hypothèses. Ce n’est rien d’autre qu’un raisonnement circulaire.

Figure 10. Il faut bien chercher pour trouver l’impact minuscule du soleil dans les hypothèses du GIEC [10].
Figure 11. Dans le réchauffement climatique, le soleil ne compterait que pour 2% et les causes anthropiques pour 98%.

Ces modèles produisent des prévisions de températures systématiquement trop élevées.

Le GIEC lui-même le reconnaît. Dans le 5e rapport d’évaluation (2013), il est noté que sur 114 modèles, 111 avaient surévalué le réchauffement observé depuis la fin des années 1990.

Dans cet exposé [11], Roy Spencer (2019), un météorologue de l’UAH (University of Alabama in Huntsville) explique très bien comment les modèles du GIEC exagèrent les augmentations de température. Sur une centaine de simulations, un seul modèle a fait une prévision fidèle aux observations par satellite. C’est un modèle russe. On comprend pourquoi Putin n’est pas près d’accorder le moindre crédit aux thèses du GIEC. Il rappelle aussi fort justement qu’il n’y a aujourd’hui aucune mesure expérimentale qui démontre l’influence du CO2 sur la température.

Les Figures 12 et 13  montrent clairement les problèmes liés aux modèles du GIEC.

Figure 12. La vitesse d’augmentation de la température prédite par le GIEC est environ le double de celle qui a été mesurée [11].
Figure 13. Seul le modèle russe fournit une prévision conforme à la réalité. Tous les autres annoncent des températures systématiquement trop élevées [11].

Est-ce sur cette base que l’on prétend que la science est établie ? Quel crédit peut-on accorder à ces modèles ? En ajustant les paramètres des modèles, on peut leur faire dire ce que l’on veut.

Richard Lindzen les compare fort justement à des planches ouija [12]. Voici ce qu’il pense des modèles du GIEC [13].

Ceci n’empêche pas le GIEC, au fil de ses rapports, de prétendre être de plus en plus sûr de ses thèses. Comprenne qui pourra.

Dans l’esprit du GIEC, le climat qui n’a cessé de connaître des phases de réchauffement et de refroidissement tout au long de son histoire, se serait miraculeusement stabilisé à la température et au taux de CO2 de 1850. Tout le réchauffement que l’on a connu depuis lors ne peut que provenir de l’activité humaine, principalement par le biais de l’augmentation de CO2 découlant de l’industrialisation.

Cette hypothèse simpliste est tout à fait invraisemblable: les mécanismes du climat, qui sont d’une incroyable complexité, pourraient être entièrement déterminés par le seul CO2 anthropique.

De plus, les relevés des carottes glaciaires montrent que la courbe du CO2 suit la courbe des températures avec un retard de quelques centaines d’années. Le CO2 ne peut dès lors pas être la cause de l’augmentation de température.

Avec cette hypothèse, il est impossible d’expliquer les phases chaudes et froides du passé.

Où peut-on trouver une quelconque corrélation entre les émissions anthropiques de CO2 et la température dans la Figure 14, extraite d’une conférence de Patrick Moore (co-fondateur de Greenpeace Canada) [14]?

Figure 14. Cette figure montre le plus long relevé de températures terrestres (Central England) et les émissions anthropiques de CO2. Aucune corrélation à voir ici : [14].

4. Une reconstruction fort douteuse des températures

L’optimum climatique médiéval apparaît dans le premier rapport du GIEC (1990) (Figure 15). C’est une période où il a fait aussi chaud qu’aujourd’hui mais avec moins de CO2. C’est incompatible avec la théorie.

Figure 15. L’optimum climatique médiéval “oublié” par le GIEC dans son premier rapport (1990). Ce graphique est analogue à celui de la Figure 1.

Dans le troisième rapport, ce graphique gênant n’apparaît plus. Le GIEC reprend une étude de Michael Mann (1999) : la courbe des températures en forme de crosse de hockey (Figure 16). Cette étude est supposée mettre au rancart des tas d’autres études qui la contredisent, et qui ont été compilées ici [15].

Cette reconstruction efface complètement l’optimum climatique médiéval et le petit âge glaciaire, et montre des températures actuelles qui ont monté en flèche. Comment ne pas s’effrayer quand on voit ça ? Des pratiques douteuses contraires à la rigueur scientifique ont été utilisées pour construire cette courbe. Ceci a provoqué un tollé général et cette courbe n’est plus reprise dans les rapports du GIEC.

Et pourtant, vous la retrouverez encore fréquemment sur internet.

Figure 16. La courbe de la honte en forme de crosse de hockey. Mann (1999) a toujours refusé de communiquer les données utilisées pour construire cette courbe. Egalement voir SCE, ici.

A suivre sur SCE !

LA SEMAINE PROCHAINE :

5. Le Climategate
6. La face cachée du GIEC
7. Le CO2
8. Une situation consternante
9. Comment en est-on arrivé là?
10. Conclusions

Références

[1]          https://clintel.org/wp-content/uploads/2019/12/WCD-A4versionMADRIDscience.pdf

[2]    http://old.phys.huji.ac.il/~shaviv/articles/PRLice.pdf

[3]    www.sciencebits.com/blog/

[4]    http://www.sciencebits.com/CosmicRaysClimate

[5]    https://www.youtube.com/watch?v=a–kc5dbvyQ

[6]    https://www.nature.com/articles/srep15689

[7]    https://www.youtube.com/watch?v=M_yqIj38UmY

[8]    http://www.pattern-recogn-phys.net/1/117/2013/prp-1-117-2013.pdf

[9]          https://www.longdom.org/open-access/grand-minimum-of-the-total-solar-irradiance-leads-to-the-little-ice-age-2329-6755.1000113.pdf

[10]  https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_SPM_FINAL.pdf

[11]  https://www.youtube.com/watch?v=X1BAhfjH4g4

[12]  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ouija

[13]  https://www.books.fr/le-changement-climatique-est-une-illusion/

[14]        https://www.youtube.com/watch?v=UWahKIG4BE4

[15]  https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1akI_yGSUlO_qEvrmrIYv9kHknq4&ll=-3.81666561775622e-14%2C38.03818700000005&z=1

[16]  https://www.researchgate.net/publication/303814976_Solar_Forcing_for_CMIP6_v31

[17]  https://www.carbonbrief.org/cmip6-the-next-generation-of-climate-models-explained

[18]  https://www.youtube.com/watch?time_continue=126&v=P2qVNK6zFgE&feature=emb_logo

[19]  https://www.nasa.gov/feature/goddard/2016/carbon-dioxide-fertilization-greening-earth

[20]  https://www.researchgate.net/publication/301598223_Greening_of_the_Earth_and_its_drivers/link/5728668a08aee491cb425036/download

[21]  https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/patrick-moore-greenpeace-pratique-le-terrorisme-intellectuel-95467

[22]  https://www.climategate.nl/2020/03/zero-carbon-vlieghavens-dicht-zeehavens-gewurgd-30-jaar-depressie-verzekerd/

[23]  https://www.lalibre.be/debats/opinions/le-gaz-naturel-liquide-la-solution-pour-un-transport-propre-opinion-59a6dcaacd70d65d25b12368

[24]  https://www.atlantico.fr/rdv/3585142/green-deal-d-ursula-von-der-leyen–peut-beaucoup-mieux-faire-samuel-furfari

[25]  https://www.project-syndicate.org/commentary/climate-strikes-un-conference-madrid-by-greta-thunberg-et-al-2019-11?barrier=accesspaylog

[26]  https://www.wired.com/story/climate-issue/

[27]  https://www.youtube.com/watch?v=hiLHFjsTQ5s

[28]  https://www.climategate.nl/2018/09/76815/

[29]  https://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&rurl=translate.google.com&sl=de&sp=nmt4&tl=fr&u=https://www.nzz.ch/klimapolitik_verteilt_das_weltvermoegen_neu-1.8373227&usg=ALkJrhiIOuckA2x3E2qKDkPFuOCRuTsBxg

[30]  https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/richard-lindzen-le-catastrophisme-climatique-est-sans-fondement-108526

[31]  https://doorbraak.be/ipcc-onderzoek-getorpedeerd/

[32]  https://doorbraak.be/betogen-tegen-de-zon-of-betogen-tegen-de-kou-de-natuur-gaat-beslissen/

[33]  http://www.science-climat-energie.be/2019/12/06/ces-villes-qui-ne-se-rechauffent-pas/

[34]  https://www.youtube.com/watch?v=Zk11vI-7czE

4 réflexions au sujet de « Le GIEC, l’hypothèse du CO2 et le Soleil (1/2) »

  1. Ce texte, bien fait au demeurant, me permet quand même d’illustrer un point: la complexité pour un simple citoyen sans formation scientifique de comprendre le point de vue des climato-sceptico-réalistes voire négationnistes (merci du peu!) Une bonne partie du discours écologiste tient à des slogans faciles à comprendre et bon nombre de “démonstrations” qui n’en sont pas. Ainsi, l’an dernier, chez moi au Québec, les restants de l’ouragan Dorian ont fait des dégâts aux Îles-de-la-Madeleine, avec des rafales de 120 km/h. Un citoyen qui demeurait là depuis plus de 40 ans jurait que c’était la première fois qu’il voyait cela. (Changements climatiques voyons!) Cependant, Environnement Canada a enregistré le 7 novembre 1994 des rafales à 132 km/h. (Ici:https://climat.meteo.gc.ca/climate_normals/results_1981_2010_f.html?searchType=stnName&txtStationName=Madeleine&searchMethod=contains&txtCentralLatMin=0&txtCentralLatSec=0&txtCentralLongMin=0&txtCentralLongSec=0&stnID=5748&dispBack=0) J’ai mis ce truc sous le nez des journalistes, et ils sont passés discrètement à autre chose, mais sans corriger l’impression que cela laissait. De l’autre côté, nous devons enligner des équations impossibles à comprendre pour qui n’a pas un bon bagage scientifique, notamment en terme de calcul intégral. Ainsi, le CO2 ne peut pas faire beaucoup augmenter la température, à cause de la loi de Beer-Lambert qui, appliquée à une enceinte sphérique (atmosphère terrestre) mène à une asymptote, ou aplatissement de la courbe de température après 300 ppm. Cela tient au fait que la température n’est plus proportionnelle à la concentration en CO2 mais à son logarithme. Mais faire comprendre ce truc au citoyen lambda…
    Chez moi, ce texte serait allé directement à la poubelle chez les journalistes, puisque m. Van den Broek admet qu’il n’est pas spécialiste de la question et seuls les climatologues et les environnementalistes se qualifient. (Les seconds, il est vrai, s’autoproclamant spécialistes et les climato-réalistes ne sont pas cités.) Quelqu’un tombant sur ce texte sans formation scientifique décrocherait assez rapidement. Comment fait-on pour rejoindre le simple citoyen entre des médias traditionnels à la “fake news” à géométrie variable et d’autres médias qui en publient mais qui sont jugés non crédibles parce qu’ils permettent à certains de défendre des points de vue hors norme, voire complètement à l’opposé des connaissances du temps? J’admets que j’ignore comment procéder.

  2. la figure 10 m’interroge :
    seul l’influence des aérosols est définie avec un marge d’erreur asymétrique.
    Quelqu’un a-t-il une explication?
    Merci d’avance pour vos réponses

  3. Bonjour Monsieur Huot

    Je suis tout à fait d’accord avec votre argument. Il est impossible de faire passer le bien-fondé du climato-réalisme auprès du grand public en n’utilisant que des arguments scientifiques. Le cercle des lecteurs des sites climato-réalistes ne peut dès lors croître que très lentement.

    Explorer ces sites qui contiennent des centaines d’articles prend énormément de temps, et sans un minimum de bagage scientifique et beaucoup de persévérance il est très difficile d’arriver à comprendre la manipulation pseudo-scientifique dont nous sommes victimes.

    Mon article ne se focalise pas sur des arguments scientifiques, mais tente d’expliquer pourquoi il est si facile de se faire piéger et comment on en est arrivé à la situation actuelle. La deuxième partie est beaucoup moins scientifique et bien plus abordable.

    Heureusement, l’argumentation scientifique n’est pas indispensable. Il n’est pas nécessaire de connaître la loi de la gravitation pour ne pas paniquer lorsque la marée monte.

    La conversion au climato-réalisme est très simple. Il n’y a qu’un seul argument à faire passer. La Terre a connu des phases chaudes et froides tout à fait analogues aux marées montantes et descendantes et il n’y a dès lors aucune raison de s’alarmer. C’est le slogan facile que tout le monde peut comprendre et qu’il faut diffuser.

    Le gros problème, c’est que les médias sont tout à fait hermétiques au climato-réalisme et que les sites climato-réalistes fonctionnent principalement en cycle fermé. Il ne reste dès lors que le bouche-à-oreille, le mail et les réseaux sociaux pour orienter les gens vers des articles simples mais non simplistes. C’est ce que j’essaie de faire. Cela reste peut-être trop compliqué pour le citoyen lambda, mais en complément, cette image peut s’avérer très utile.

    https://assets.catawiki.nl/assets/2018/10/8/4/e/4/4e4c221d-42ca-4edf-a083-4b974243f3e8.jpg

  4. Bonjour monsieur,

    Merci pour ces articles très brillants.

    Intéressante discussion sur la crédibilité des scientifiques qui se proclament climato-réalistes, remarque qui vaut pour tous les scientifiques en général.

    Sans être scientifique, je partage en grande partie les conclusions temporaires des climato-réalistes sur l’origine des variations climatiques qui n’est manifestement pas due à l’activité humaine.

    Il est vrai que rares sont les scientifiques capables de tenir un discours accessible au plus grand nombre. Partant de ce constat, on a la fâcheuse impression, qui ne joue pas en leur faveur, qu’ils sont déconnectés du monde réel dès qu’ils sortent de leur domaine scientifique de prédilection ou dès qu’ils doivent donner leur avis sur un tout autre sujet, le Covid-19 ou la crise à laquelle est en proie la civilisation humaine, par exemple, les deux sont d’ailleurs liées.

    Autant sur la question climatique ils rompent avec l’idéologie officielle, et dans la plupart des autres domaines, dont les deux cités précédemment , ils y adhèrent ou ils la partagent avec le même empressement et aveuglement dont fait preuve un citoyen lambda profondément ignorant ou incapable de réfléchir par lui-même.

    Là pour le coup, ils semblent soudainement tétanisés et dépourvus de tout esprit scientifique (et critique), comme s’ils méconnaissaient les instruments logiques les plus élémentaires auxquels ils recourent quotidiennement pour mener à bien leurs recherches scientifiques.

    En conclusion, cette vulnérabilité ou cette perméabilité à l’influence de l’idéologie dominante ou officielle, va porter un coup fatal à la crédibilité qu’ils avaient eu tant de mal à acquérir auprès d’un large public parmi le plus évolué, qui sait par expérience et qui conserve présent à l’esprit, que les intentions qui guident ceux qui nous gouvernent sont généralement malsaines et inavouables au point de ne leur accorder aucun crédit, principe de précaution que ces scientifiques n’adoptent pas visiblement.

    Alors, quand ces mêmes scientifiques climato-réalistes adoptent la rhétorique de la pandémie au coronavirus pour aborder une simple épidémie virale, ils brisent tout espoir de rallier à leur théorie sur le climat de nouveaux citoyens, pire, ils vont perdre la confiance d’une grande partie de ceux qui avaient partagé cette théorie avec eux, non pas sur la base de critères scientifiques car ils en étaient incapables, mais uniquement par méfiance envers les représentants du régime en place, peu importe ici la valeur contestable de leur argument, seul compte le fait que ces scientifiques demeureront marginaux, et les citoyens, disons les plus progressistes ou humanistes, resteront privés du soutien de scientifiques ou d’intellectuels, qui leur fait tant défaut pour faire prévaloir la légitimité de leurs analyses pour changer la société.

    Dès qu’un sujet d’actualité en rapport avec la question sociale se présente, on s’aperçoit que systématiquement les scientifiques vont se fourvoyer pour ne pas dire pire encore ; Même sur la question climatique, puisqu’à défaut de remettre en cause le régime en place, ils vont le charger de la résoudre. Voilà une aberration qu’aurait dénoncé Einstein, pour lequel il ne faut pas demander à celui qui est à l’origine d’un problème de trouver une solution pour le résoudre.

    Au final, les scientifiques sont limités, non pas intellectuellement, mais influencés idéologiquement et c’est bien dommage.

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