SCE-info : Le GIEC confirme, l’Antarctique est resté stable depuis 1979 !

Une nouvelle étude, publiée dans Environmental Research (Kumar et al., 2021), rapporte que « la tendance globale » pour la température de surface de l’eau (SST) dans la mer de Weddell en Antarctique est négative, depuis 1979. En d’autres mots, il n’y a aucun réchauffement observé dans cette région de l’Antarctique. Cela s’est produit simultanément avec une expansion de l’étendue de la glace de mer. Ensuite, une autre nouvelle étude, publiée dans Journal of Climate (King et al., 2021) rapporte que les plus anciennes stations de mesure de température de l’Antarctique montrent une tendance au refroidissement, depuis 1956. Tout cela en dépit de l’augmentation significative du taux de CO2 atmosphérique, y compris en Antarctique… Voici donc (encore) un sérieux problème pour l’hypothèse du « réchauffement anthropique causé par le CO2 ». Mais en fait, que dit le GIEC sur l’Antarctique dans son dernier rapport? C’est ce que nous allons voir maintenant.

1. Le taux de CO2 atmosphérique en Antarctique

Commençons par montrer l’évolution du taux de CO2 atmosphérique au Pôle Sud, en utilisant les données officielles fournies par le « Scripps CO2 Program« . Comme nous pouvons le voir sur la Figure 1, ce taux a augmenté significativement depuis le début des mesures en 1957 (312 ppm). Nous sommes actuellement à un taux de 413 ppm en Antarctique, soit une augmentation de 101 ppm.

Figure 1. Évolution du taux de CO2 (ppm) en fonction du temps, à la station SPO en Antarctique, entre 1950 et 2021. Source des données : https://scrippsco2.ucsd.edu/data/atmospheric_co2/spo.html

2. L’avis du GIEC concernant l’Antarctique

Voyons maintenant ce que pense le GIEC concernant l’Antarctique. Consultons donc le résumé pour décideurs (SPM) de son dernier rapport de 2021, l’AR6. Les phrases extraites de ce rapport ont été traduites par nos soins :

• Point A.1.5. « Il n’y a pas eu de tendance significative dans l’évolution de la zone comportant de la glace de mer en Antarctique entre 1979 et 2020, et ce en raison de tendances opposées au niveau régional ainsi que d’une grande variabilité interne. » Et un peu plus loin : « … il n’y a que des preuves limitées, avec un accord moyen (medium agreement), de l’influence humaine sur la perte de masse de la calotte glaciaire de l’Antarctique. « 

• Point B.2.5. « Il y a peu de confiance dans les projections prédisant une diminution de la glace de mer antarctique.« 

Consultons maintenant le Résumé Technique (Technical Summary) à la page 43 :

« Pour la glace de mer antarctique, il n’y a pas de tendance significative dans l’évolution de la superficie de glace de mer observée par satellite entre 1979 et 2020, en hiver et en été, en raison de tendances opposées au niveau régional ainsi que d’une grande variabilité interne. En raison des inadéquations entre les simulations des modèles et les observations, combinées à un manque de compréhension des raisons d’une importante divergence entre modèles, la confiance dans les projections des modèles des futurs changements de la glace de mer antarctique, en particulier au niveau régional, est faible {2.3.2, 3.4.1, 9.3.2}.« 

Puis à la page 44 :

 » Il est probable que la calotte glaciaire de l’Antarctique ait fondu de 2670 ± 530 Gt, contribuant ainsi à 7,4 ± 1,5 mm à l’élévation du niveau moyen mondial de la mer sur la période 1992-2020. Les pertes totales de masse de glace en Antarctique ont été dominées par la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental, les taux de perte annuels combinés de l’Antarctique occidental et de la péninsule augmentant depuis environ 2000 (degré de confiance très élevé). En outre, il est très probable que des parties de la calotte glaciaire de l’Antarctique oriental aient perdu de la masse depuis 1979. Depuis les années 1970, les chutes de neige ont probablement augmenté sur l’ouest de la péninsule antarctique et l’est de l’Antarctique occidental, avec une grande variabilité spatiale et interannuelle sur le reste de l’Antarctique. Les pertes de masse des glaciers de sortie de l’Antarctique occidental, principalement induites par la fonte basale de la plate-forme glaciaire (degré de confiance élevé), dépassent le gain de masse dû à l’accumulation accrue de neige sur le continent (degré de confiance très élevé). Cependant, il n’y a que des preuves limitées, avec un accord moyen, d’un forçage anthropique de la perte de masse observée en Antarctique depuis 1992 (avec une faible confiance dans l’attribution du processus). L’augmentation de la perte de masse des plates-formes glaciaires et des décharges intérieures continuera probablement à dépasser l’augmentation des chutes de neige au cours du 21e siècle (figure TS.11f). Une profonde incertitude persiste en ce qui concerne l’évolution possible de la calotte glaciaire antarctique le long des scénarios de perte de masse haut de gamme au cours du 21e siècle et au-delà, principalement liée à l’apparition brutale et généralisée de l’instabilité de la calotte glaciaire marine et de l’instabilité des falaises de glace marines. {2.3.2, 3.4.3, 9.4.2, 9.6.3, Box 9.4, Atlas.11.1, Box TS.3, Box TS.4}.

3. Conclusions

• Le taux de CO2 atmosphérique a fortement augmenté en Antarctique.

• Le continent Antarctique est resté plus ou moins stable (température, surface de glace, etc.) depuis le début des mesures en 1957. On observe toutefois une légère perte de masse qui aurait fait grimper le niveau marin de 7 millimètres en 28 ans…

• Le GIEC est d’accord avec ce qui est écrit dans l’introduction. Il suffit de consulter l’AR6.

• L’Antarctique est un continent de 14,2 millions km² (la Belgique ne faisant que 30 689 km2) dont l’atmosphère ne se réchauffe pas malgré le fait que son taux de CO2 atmosphérique ait augmenté de plus de 100 ppm. Nous pouvons conclure que l’hypothèse de l’effet de serre ne tient pas la route et qu’un gaz à effet de serre comme le CO2 ne peut pas à lui tout seul réchauffer un continent… Tout ceci confirme nos précédentes remarques (voir ici, ici et ici) et démontre qu’un réchauffement global causé uniquement par une élévation du taux de CO2 est une hypothèse farfelue.

Parions que les médias ne parleront pas de cette stabilité surprenante du continent Antarctique, confirmée par le GIEC, car ils préfèrent relayer ou « colporter » des contre-vérités catastrophiques, anxiogènes et dénuées de tout fondement. Bref rien de nouveau sous le soleil!

20 réflexions sur « SCE-info : Le GIEC confirme, l’Antarctique est resté stable depuis 1979 ! »

  1. Oui l’Antarctique oriental (avec la base de Concordia) n’a pratiquement évolué. Oui les températures sont en baisses depuis au moins les années 1970. Les premiers relevés de GISTEMP Nasa le montraient cela. Lors d’une conférence de J.Jouzel à La Société Géologique française en 1999 où expliquait grâce à l’enregistrement des carottes de glace « que c’était l’Antarctique qui in fine contrôlait l’évolution du climat mondial depuis 400 000 ans »., je lui ai fait remarquer cet évolution thermique récente. Jouzel a répondu en public « oui, il savait, mais il ne fallait surtout pas en parler » (SIC!)
    L’Antarctique oriental (EAIS) a vu sa plasticité (glace) légèrement augmentée avec quelques °C estivaux de plus (non positifs) et surtout plus de neige de ca 1990 à 2020, notamment le long de la plateforme de glace de Ross, formant des « ice shelfs » très instables.

    Par contre l’Antarctique occidental (WAIS) surtout formé par des ice shelfs (rappelez-vous du vêlage très médiatisé du « Larsen B »). La fonte des ice shelfs de l’Antarctique W est la base de l’expression d’un réchauffement lié à une activité solaire plus puissante, relayé par une accumulation de chaleur dans l’océan intertropical. C’est ce qui s’est passé lors de la dernière glaciation, lors des évènements Dansgaard-Oeschger, avec une disparition des ice shelfs de l’Atlantique Nord, une contribution très positive au niveau marin et au signal 18oxygène de l’eau de mer. Comme nous n’avons actuellement pas d’ice shelf en Atlantique nord pour mettre des glaçons dans le whisky (la circulation AMOC), c’est l’océan qui s’est réchauffé, notamment le Gulf Stream. Nos ommes à la fin d’un très petit Dansgaard Oeschger !

    1. Brigitte, « Nous sommes à la fin d’un très petit D/O ! », « réchauffement lié à une activité solaire plus puissante » – je t’invite à soumettre tes idées sous forme d’un article scientifique à un journal sérieux, comme il se doit pour une scientifique, plutôt que de les lancer sans preuve sur des forums douteux.

      Je me permets par exemple de te faire remarquer que le réchauffement global est particulièrement rapide depuis 1970, et que cette période n’est pas franchement marquée par une augmentation de l’activité solaire…

      1. Je ne suis pas la première à dire cela. Le premier est un professeur d’origine Japonaise de l’Université de Fairbanks en 2008. Il faudrait peut être sortir des modèles et faire confiance aux archives et données de terrain.

        Tine_L_-Rasmussen et al. 2016 North Atlantic warming during Dansgaard-Oeschger events synchronous with Antarctic warming and out-of-phase with Greenland climate Nature Scientific Reports volume 6, Article number: 20535 (2016)

        Trouet V., Babst F., Meko M.. 2018 Recent enhanced high-summer North Atlantic Jet variability emerges from three-century context. Nature Communications, 2018; 9 (1) DOI: 10.1038/s41467-017-02699-3

        Caesar, L., McCarthy, G.D., Thornalley, D.J.R. et al. Current Atlantic Meridional Overturning Circulation weakest in last millennium. Nat. Geosci. 14, 118–120 (February 2021). https://doi.org/10.1038/s41561-021-00699-z

        Singh, A. K. Bhargawa, Asheesh ; 2019 Prediction of declining solar activity trends during solar cycles 25 and 26 and indication of other solar minimum Astrophysics and Space Science, Volume 364, Issue 1, article id. 12, 7 pp.

        Celine Herweijer, Richard Seager, Michael Winton & Amy Clement (2005) Why ocean heat transport warms the global mean climate, Tellus A: Dynamic Meteorology and Oceanography, 57:4, 662-675, DOI: 10.3402/tellusa.v57i4.14708

        1. 1) Rasmussen et al 2016 est du paléo, pas une étude du présent. Nulle part dans le papier ils montrent qu’on sort actuellement d’un D/O. Absurde.

          2) Trouet et Caesar : ils montrent qu’il y a un changement climatique fort actuellement : Oui, merci, on le sait, et d’ailleurs il a été prédit il y a 50 ans déjà comme conséquence des émissions de gaz à effet de serre…

          3) Singh : On verra. Au moins c’est une prédiction. Ceci dit, même avec un minimum de type Maunder, on restera très certainement loin des effets des émissions de gaz à effet de serre. Espérons que l’activité solaire diminue prochainement comme certains prédisent. Que diras-tu si le climat continue à se réchauffer ? Ceci dit, pas besoin d’attendre. Tu n’es pas sans savoir que depuis presque 50 ans, l’activité solaire a plutôt faibli alors que le climat global s’est réchauffé très fortement depuis les années 1970.

          Bref, je ne vois pas en quoi ces articles prouveraient ce que tu dis. Je lirais bien un article scientifique de ta part sur le sujet.

          1. Pas individuellement et alors? Les leçons du passé sont toujours utiles, surtout quand on a le nez dans le guidon du GIEC, avec des idées qui tournent en rond…..Il faut s’aérer les méninges et faire preuve d’esprit critique. Si nous sommes un regroupement de chercheurs universitaires , SCE est loin d’être un  » forum douteux » selon ton affirmation. Je te recommande de lire sur ce site l’article de Georges Geuskens (professeur émérite ULB, un thermodynamicien) sur le CO2.

            Trouet montre la même chose à l’échelle du récent que ce que Rasmunssen montre pour le dernier glaciaire. Caesar (c’est son 3ième papier) montre un ralentissement de la circulation thermohaline depuis le début du XIXe siècle, bien avant l’excursion thermique du GW. On pourrait donc, dans les années qui viennent, passer un point de bascule vers un début glaciaire, comme avec le Greeland Stadial 25, HN .

            Singh: il y a d’autres papiers et d’autres méthodes qui aboutissent au même résultat: 24-25-26 faibles , dont celui de 2009, écrit par une chercheuse en astrophysique qui avait le tord, « d’être femme et égyptienne », donc à ne pas prendre au sérieux. Yousef S. DOI: 10.1012/S120027852019. Je te recommande aussi Keeling & Whorf 2000 , forçage tidal climat.

            Puisque selon toi, je ne suis pas une scientifique, ceci a été publié, notamment chez ISTE (2021) et De Boeck (2013) et plus particulièrement sur le dernier interglaciaire en Islande ( Can. J. Earth Sc, 55:(2), 154 – 171, 10.1139/cjes-2017-0126), les pieds dans la boue, pas la tête dans l’ordinateur.

    2. Mme Van-Vliet Lanoë, est-il plus approprié de dire que nous sommes dans un petit événement de Bond plutôt que dans un petit événement de Dansgaard-Oeschger ?

      1. à @Guillermo

        Si on s’en tient à la nomenclature classique utilisée pour l’Holocène, Oui.

        Mais Bond et Dansgaard Oeschger, ce sont les même processus avec une intensité différente. Un réchauffement rapide sous contrôle de l’activité solaire, un stockage thermique dans l’océan austral et un transfert de chaleur par la circulation thermohaline ou AMOC . Leur temps de retour est voisin de 1000 à 1500 ans dans les 2 cas.

        Néanmoins leur intensité est décuplée pendant les MIS 3 et MIS 2 par la formation (étalement gravitaire des calottes au réchauffement), la destruction (vêlage) et la fonte de plateformes de glace (iceshelfs) dans l’Atlantique Nord (Groenland, Islande Scandinavie et Spitzberg) , avec une remontée temporaire importante du niveau marin, une arrivée d’eau intertropicale jusqu’en Mer de Barents en été même pendant le LGM et donc un recul de la banquise, et enfin suite au vêlage majeur des iceshelfs un délestage de débris par les icebergs, actuellement accumulés dans la ceinture de Bond ( vers 50°N dans l’Atlantique).

        Actuellement, il ne subsiste que les plateformes antarctiques (celle de Ross et celles accolées à la Mer de Weddel et celle PrydzBay). Celle de Larsen est accolée au Western Antarctic Ice sheet (WAIS) , nettement plus sensible au réchauffement océanique que les autres de part sa latitude, une toute petite au Nord d’Ellesemere. Donc l’importance du phénomène est minime et la durée de la période de forte activité solaire pour le Global Warming a été courte, soit 160 ans ou 1/10 d’un Bond ou DO.

        Pas de panique!!!

  2. Cet article mélange assez allègrement des faits qui méritent d’être traités avec un peu de soin pour éviter des malentendus. L’article parle en fait de trois choses : la température de l’air proche de la surface en Antarctique ; la glace de mer autour de l’Antarctique ; et la calotte de glace proprement dite, continentale (qui comprend des parties flottantes). Je me permets de donner quelques précisions pour les lecteurs intéressés.

    Tout d’abord, la température de l’air en surface. Il a été prédit il y a très longtemps déjà, par exemple par Stouffer et al., « Interhemispheric asymmetry in climate response to  gradual increase of atmospheric CO2 » (Nature, 1989), que l’Antarctique allait se réchauffer très lentement. En effet, en Antarctique (contrairement à presque tout le reste du globe), on s’attend à ce qu’un signal de réchauffement émerge vraiment du bruit des variations naturelles seulement dans les années 2030 – voir par exemple Hawkins et Sutton, « Time of emergence of climate signals », Geophysical Research Letters, 2012. Les raisons sont multiples, mais le haut relief de l’Antarctique y joue un rôle important parce qu’il isole le continent (voir Singh et Polvani, « Low Antarctic continental climate sensitivity due to high ice sheet orography « , Climate and Atmospheric Science, 2020); accessoirement, peu de gens le savent, l’effet de serre près de la surface est localement inversé au centre de la calotte, à cause de l’inversion persistante du profil vertical de température (voir Schmithüsen et al., « How increasing CO2 leads to an increased negative greenhouse effect in Antarctica », Geophysical Research Letters, 2015). Bref, bien qu’il y ait des observations locales de réchauffements rapides, par exemple aussi au Pôle Sud (voir Clem et al., « Record warming at the South Pole during the past three decades « , Nature Climate Change, 2020), le signal au niveau continental n’est pas encore clair, et ça ne surprend pas du tout ceux qui savent de quoi ils parlent, par exemple les auteurs du GIEC.

    Ensuite, la glace de mer. Pour ne pas risquer d’induire ses lecteurs en erreur, l’auteur de l’article aurait dû lire aussi le chapitre 9 de ce rapport du GIEC, pas seulement le Résumé Technique (qui est excellent, bien sûr). Ce chapitre indique que les tendances de la couverture de glace de mer antarctique sont dominées par des changements d’advection de la glace (poussée par les vents et/ou les courants océaniques), mais qu’il y a aussi une augmentation de la stratification de l’Océan Austral, avec une plus forte dominance d’eau froide et peu salée près de la surface (due sans doute à des changements de circulation et à la fonte de la calotte de glace continentale), alors qu’en-dessous de la surface l’océan Austral se réchauffe. Notons que la glace de mer antarctique d’hiver est la seule composante glacée du système climat qui ne recule pas rapidement. Les autres – permafrost, neige (notamment au printemps), glaciers, glace de mer arctique, calottes de glace du Groenland et de l’Antarctique – reculent.

    Troisièmement, la calotte de glace elle-même. C’est là que le titre de l’article est franchement trompeur, parce que la calotte de glace est en train de perdre de la masse, notamment dû à la fonte accélérée de ses parties flottantes suite au réchauffement des eaux océaniques à leur base (donc sous la surface), à la désintégration de certaines parties flottantes sous l’effet de fonte accélérée à la surface, et à l’écoulement de la glace accéléré suite à l’amincissement ou la perte de ces parties flottantes. Les mesures sont absolument claires (voir The IMBIE Team, « Mass balance of the Antarctic Ice Sheet from 1992 to 2017 », Nature, 2018), et même si l’Antarctique ne contribue actuellement que pour environ 15% à l’augmentation du niveau de mers, cette contribution est en train d’augmenter rapidement. Dans ce cas, parler d’une Antarctique stable n’est vraiment pas approprié.

    Bref, rien dans tout ça n’est en quoi que ce soit un début d’un commencement d’une preuve contre le fait qu’au niveau global, le réchauffement rapide observé particulièrement depuis 1970 est dû à l’homme, et qu’il continuera tant que nous émettrons de grandes quantités de gaz à effet de serre (sauf évidemment dans le cas sans doute peu probable d’une forte augmentation durable de l’activité volcanique ou, également sans doute peu probable, d’une forte diminution durable de l’activité solaire).

    1. Merci pour ces précisions. Nous sommes d’accord avec vous : l’Antarctique évolue sans cesse, et le monde n’est pas stable. Le climat a toujours évolué, parfois rapidement. Cependant, nous ne vous suivons pas quand vous écrivez « le réchauffement rapide observé particulièrement depuis 1970 est dû à l’homme ». Un scientifique aurait écrit « peut-être dû à l’homme ». Vous démontrez ainsi à tous les lecteurs votre dogmatisme.

    2. Pour compléter la réponse que SCE vous a faite, je vous invite à lire l’article suivant qui traite d’une étude parue dans Nature qui soutient que TOUT le réchauffement observé depuis 40 ans (càd votre fameux « réchauffement rapide observé depuis 1970 ») peut être causé rien que par les nuages, sans la moindre influence des GES. Cet article ne traite donc pas de l’activité solaire, de l’AMO et de la PDO qui ont eux aussi une influence considérable pour cette période. Bonne lecture.
      https://www.science-climat-energie.be/2020/06/26/les-nuages-ont-plus-deffets-que-vous-ne-le-pensez/

      1. Delgado-Boal et al 2020 est publié dans Scientific Reports, un journal très peu sélectif, pas dans Nature. Juste au cas où vous pensiez pouvoir impressionner des naïfs avec ça.

        Mais l’important est que cet article n’apporte rien de nouveau: « Our research supports the idea that clouds and albedo, which ultimately determine the SW radiation, are variables of the utmost importance for current climate change ». Ben oui, ça fait 40 ans qu’on travaille sur les rétroactions nuageuses ! Rien, strictement rien dans cet article, ne réfute le fait que la cause ultime du réchauffement global rapide surtout depuis 1970 – qui était prédit il y a 50 ans déjà – sont les émissions de gaz à effet de serre.

        1. En réponse à G.Krinner :

          Remarque 1. Il est facile d’utiliser l’argument du facteur d’impact d’un journal. Et beaucoup plus difficile de prouver que les mesures réalisées par les auteurs sont mauvaises. En réalité, si les mesures sont bonnes et l’analyse est bien faite, une étude scientifique pourrait même être publiée dans Mickey magazine. Seuls les scientifiques très superficiels utilisent un tel argument… Nous attendons donc votre critique détaillée de Delgado-Bonal.

          Remarque 2. Vous êtes décidément un adepte des dogmes (« …le fait que la cause ultime du réchauffement sont les émissions de gaz à effet de serre. »). Comme chacun devrait savoir, les dogmes ne peuvent pas être utilisés en sciences. Vous n’êtes pas assez prudent.

    3. @Gerhard Krinner

      Tiens tiens tiens, mais ne serait-ce pas Novitchok, chevalier de la vraie science et du GIEC, pourfendeur sur les forums de discussion des médias mainstream des « marchands de doute » évidemment payés par Total et Exxon ?

      Bon sinon, toujours pas de doutes sur vos certitudes climatiques absolues après ce nouveau rapport ? Vous pensez toujours que le GIEC est sérieux et sincère après avoir affirmé que la température actuelle était maintenant probablement la plus chaude de ces 100.000 dernières années ? Allez faire un tour sur ClimateAudit pour voir les travaux de McIntyre sur cette nouvelle courbe en crosse de hockey, vous m’en direz des nouvelles. C’est aussi bidon qu’avant, sinon plus. Quelques publications récentes qui devraient vous amuser :

      Checking for model consistency in optimal fingerprinting: a comment – McKitrick – Climate Dynamics (2021)

      Pervasive Warming Bias in CMIP6 Tropospheric Layers – McKitrick & Christy – Earth and Space Science (2020)

      How much has the Sun influenced Northern Hemisphere temperature trends? An ongoing debate – Connoly et al. – Research in Astronomy and Astrophysics (2021)

      Synchronous timing of abrupt climate changes during the last glacial period – Corrick et al. – Science (2020)

      The Impact of CO2, H2O and Other “Greenhouse Gases” on Equilibrium Earth Temperatures – Coe et al. – International Journal of Atmospheric and Oceanic Sciences (2021)

      « Bref, bien qu’il y ait des observations locales de réchauffements rapides, par exemple aussi au Pôle Sud (voir Clem et al., « Record warming at the South Pole during the past three decades « , Nature Climate Change, 2020), le signal au niveau continental n’est pas encore clair, et ça ne surprend pas du tout ceux qui savent de quoi ils parlent, par exemple les auteurs du GIEC. »

      C’est faux, voir par exemple An Assessment of ERA5 Reanalysis for Antarctic Near-Surface Air Temperature – Zhu et al. – Atmosphere (2021). La quasi-totalité du continent se refroidit depuis plus de 40 ans.

      1. J’ai regardé Coe et al, l’article publié en une semaine dans un journal inconnu (sans IF, évidemment) du « Science Publishing Group » – un éditeur prédateur bien connu*.

        L’essentiel de cet article est ça : prendre l’effet radiatif instantané du CO2 et de la vapeur d’eau (bien connus depuis longtemps), et à partir de là dire que doubler le CO2 ne change rien. C’est très vieux comme argument et réfuté depuis belle lurette. Tout le monde sait que la vapeur d’eau est essentiellement une rétroaction climatique quasi instantanée, avec une durée de résidence de l’eau dans l’atmosphère de quelques jours (il pleut parfois, vous le savez certainement). La température influence la concentration de la vapeur d’eau autant que la vapeur d’eau influence la température. La conséquence, et on l’apprend au lycée, est que ce sont les concentrations des gaz à effet de serre bien mélangés (donc à longue durée de vie) qui contrôlent le climat. Voir par exemple Lacis et al., « Atmospheric CO2: Principal Control Knob Governing Earth’s Temperature », Science, 2010. Bref, c’est assez incroyable qu’un tel article puisse être pris au sérieux par quelqu’un.

        *Voir par exemple Beall, J: Predatory journals exploit structural weaknesses in scholarly publishing, 4open, 1, 1, 2018, doi:10.1051/fopen/2018001

        1. En réponse à votre message sur notre gmail, nous ne pouvons que rééditer notre réponse:
          « Il ne s’agit pas de savoir si vos arguments nous plaisent ou pas, mais tout le monde a compris qu’il y a deux ‘versions’ complètement opposées sur le sujet comme le montrent les échanges de commentaires. Ces derniers tournent en rond, à la manière des échanges sur les réseaux sociaux. Dans ce cas, notre modération nous oblige à mettre un terme à ces discussions sans fin. »
          Nous publions donc dans un souci de transparence votre réponse à Bassline’, ensuite nous nous en tiendrons au message personnel qui vous a été envoyé (cf. ci-dessus).

      2. « parce que la calotte de glace est en train de perdre de la masse […] Les mesures sont absolument claires »

        Je rajoute que non, les mesures ne sont pas absolument claires et que le débat sur les pertes ou gains de glace en Antarctique ces dernières décennies n’est pas clos. Voir Mass balance of the Antarctic ice sheet 1992–2016: reconciling results from GRACE gravimetry with ICESat, ERS1/2 and Envisat altimetry – Zwally et al. – Journal of Glaciology (2021)

  3. J’ai répondu à Brigitte et le commentaire n’est pas passé; ceci est mon dernier commentaire et ma dernière visite sur SCE s’il ne passe pas
    Les événements D-O n’ont rien à voir avec l’activité solaire ou les cycles de Milanko; ils sont le fruit de la chaleur rayonné par la croute terrestre qui ne peut pas s’échapper quand l’Arctique et l’Atlantique Nord sont couverts de glace et le Gulf Stream obligé de circuler en-dessous de 45° de latitude Nord

    1. Nous n’avons pas reçu ce commentaire antérieurement. Nous ne doutons pas que vous l’avez envoyé, mais il n’est pas arrivé.
      Nous ne ‘censurons’ pas les commentaires sauf s’ils sont hors contexte (déplacés, haineux etc). Il est toujours possible de s’adresser à SCE via son adresse électronique science.climat.energie@gmail.com pour par exemple signaler ‘un dysfonctionnement’.

  4. Rappel à tous les lecteurs de SCE :

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