Archives de catégorie : bon à savoir…

André Berger, climatologue pur

Interview par Rob Lemeire

SCE-INFO: Le site SCE a pour objectif de favoriser la réflexion et le débat sur les problèmes concernant le climat et l’énergie. C’est dans cet esprit d’ouverture que nous publions un entretien accordé à monsieur Rob Lemeire par le professeur André Berger dont les opinions sur le climat sont différentes de celles exprimées par d’autres auteurs sur ce même site.

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La beauté est dans l’œil de celui qui regarde

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

« Assurons-nous bien du fait avant que de nous inquiéter de la cause » (Bernard de Fontenelle, Histoire des oracles 1687)

Une science mal assurée, un milliardaire américain comme héraut de la cause, des médias unanimes, des observations biaisées, éparses, qui ne démontrent pas grand-chose : il faut raconter aux lecteurs de SCE cet épisode instructif de l’histoire des sciences.    

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SCE-info: Jean-Pascal van Ypersele sait-il lire ?

paru dans B-MAG, Drieu Godefridi, 22.09.2020

Lors d’un débat sur le mode exquis, affable et équilibré « Tous contre le Pr. Samuel Furfari » sur RTL le dimanche 20 septembre 2020, le charmant Jean-Pascal van Ypersele, candidat malheureux à la présidence du GIEC, a contesté que le GIEC avait reconnu, dans son troisième rapport, l’impossibilité de prévoir le climat à long terme.

Poursuivant le débat sur Twitter — technique typique de ceux qui ont perdu l’argument en direct — le charmant van Ypersele émet juste après le débat télévisé ces deux tweets :

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La transition électrique sous influence. La leçon de quatre pays européens

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers
Institut Thomas More, Président, Pôle Energie, Climat, Environnement

La dissémination instantanée de l’information via les réseaux sociaux crée des récits anxiogènes et des présentations orientées de faits. Ceux-ci imposent une perception de la réalité conforme à l’idéologie des auteurs de ces récits. Ce carcan où la raison s’efface devant l’hyperémotivité tient dans ses rets le monde de l’énergie, particulièrement en Europe occidentale.

Le GIEC, l’hypothèse du CO2 et le Soleil (2/2)

par Roland Van den Broek, ingénieur

Pour la partie 1/2 de l’article cliquez ici.

5. Le climategate

Et puis, il y a eu le Climategate (2009) : plus de 1000 mails entre les climatologues du GIEC et des membres du CRU (Climate Research Unit de l’Université de East-Anglia) ont été publiés. Le CRU gère avec le Hadley Centre la plus longue série globale de relevés de températures. Ces mails ont révélé des manipulations de données pour renforcer la tendance à la hausse des températures, l’existence de listes d’exclusion de scientifiques réfractaires aux thèses du GIEC et des mises sous pression des éditeurs pour les empêcher de publier les articles qui ne vont pas dans le bon sens. Ceci aurait dû faire perdre définitivement tout crédit aux GIEC, mais les médias ont fait preuve d’une étrange mansuétude et aujourd’hui plus personne ne parle de cet énorme scandale.

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Le GIEC, l’hypothèse du CO2 et le Soleil (1/2)

par Roland Van den Broek, ingénieur

1. Avant-propos

Je suis ingénieur civil à la retraite sans aucune formation en climatologie. Il y a quelques mois, j’ai commencé à m’intéresser au changement climatique. Auparavant, si on m’avait demandé si le CO2 était la principale cause du réchauffement climatique, j’aurais répondu oui sans hésitation, sans vraiment savoir pourquoi. Les médias n’arrêtent pas de véhiculer ce message. Je ne me rappelle pas avoir entendu le contraire auparavant. Aujourd’hui, je répondrais non sans la moindre hésitation, et je sais pourquoi.

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SCE-info : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ?

Nature, l’une des plus célèbres revues scientifiques à l’échelle mondiale, vient de publier un article assez inattendu. Celui-ci se permet une analyse critique des scénarios climatiques proposés dans les rapports du GIEC (scénarios RCP, i.e. “Representative Concentration Pathways”). Comme on peut le constater chaque jour en consultant les médias, ce sont toujours les scénarios les plus catastrophiques qui sont relayés. Continuer la lecture de SCE-info : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ?

L’Optimum Climatique Médiéval : ce Grand Oublié !

par Prof. Dr Alain Préat, Université Libre de Bruxelles

1/ Introduction

Comme rappelé dans un précédent article (ici) les événements hyperthermiques sont fréquents tout au long de l’histoire de la Terre. Bien que fréquents et étudiés avec détail, force est de reconnaître que le ‘fin’ mot de leur origine n’est toujours pas connu, sauf à leur attribuer à tous un lien de parenté avec l’un ou l’autre des gaz dits à effet de serre, sans qu’une démonstration en bonne et due forme soit présentée. C’est ce que décortique l’article paru dans SCE (ici) pour un des événements hyperthermiques les plus intenses (événement PETM pour Paleocene-Eocene Thermal Maximum) s’étant déroulé au début de l’ère Cénozoïque il y a environ 56 millions d’années. Continuer la lecture de L’Optimum Climatique Médiéval : ce Grand Oublié !

Science-Climat-Energie (SCE) a un an

SCE fête son premier anniversaire avec 70 articles, près de 300 commentaires publiés (questions et réponses) et plus de 260 000 visiteurs.

Ce succès, il le doit à ses lecteurs car nous pensons qu’ils y trouvent une analyse critique des thèmes qui ne cessent d’occuper le devant de la scène médiatique nous montrant une dérive climatique tous azimuts symboliquement illustrée par la marche des lycéens, cautionnée par le monde politique et hélas aussi scientifique.

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Pas d’erreurs pour l’Arctique!

par Prof. Dr. Paul Berth

Comme mentionné dans un article précédent, le DMI (Danish Meteorological Institute) publie régulièrement l’évolution temporelle, mois par mois, de l’étendue de la glace de l’Arctique en millions de km2. Le dernier graphique publié (Fig. 1) nous montre l’étendue de la glace au mois de septembre entre 1979 et 2018 (c’est au mois de septembre que l’étendue de glace arctique est la plus faible, moins de 10 millions de km2). Une droite, dont la pente est négative, est tracée parmi les points : tous les 10 ans, la surface semble diminuer de 11,4%. Si l’on extrapole la droite ont peut calculer qu’il n’y aura plus de glace en Arctique dans 60 ans. Cependant, ne remarquez-vous rien d’étrange sur ce graphique? Continuer la lecture de Pas d’erreurs pour l’Arctique!

Les métaux sales de l’énergie propre ou la face cachée de la transition énergétique …

 par Alain Préat, Professeur émérite de l’Université Libre de Bruxelles

En cas de citation prière de mentionner  Alain Préat  « Les métaux sales de l’énergie propre ou la face cachée de la transition énergétique…”  http://www.science-climat-energie.be/2018/06/09/les-metaux-sales-de-lenergie-propre-ou-la-face-cachee-de-transition-energetique/Juin 2018

Trois révolutions énergétiques depuis à peine plus d’un siècle. Nous sommes entrés dans la troisième révolution énergétique. La première vit le jour avec la machine à vapeur et participa à l’essor du charbon, avec la seconde le moteur thermique détrôna le charbon au profit des hydrocarbures, et la troisième révolution industrielle, en cours, est technologique et basée sur les énergies ‘vertes’ ou énergies intermittentes et l’informatique ou le numérique. Cette problématique vient d’être abordée dans un excellent ouvrage paru en 2018 [1].

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Les réacteurs nucléaires naturels existaient déjà il y a 2 milliards d’années au Gabon

Texte de A. Préat (Université libre de Bruxelles).

Professeur émérite de l’Université Libre de Bruxelles. Citer comme A. Préat, « Les réacteurs nucléaires naturels existaient déjà il y  a 2 milliards d’années au Gabon”  http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2618

Nos premiers réacteurs nucléaires datent des années 1950… et suivent de près de 2 milliards d’années les 17 « réacteurs » naturels qui ont fonctionné de manière stable pendant 100 000 à 500 000 ans sur une période d’environ un million d’années. Ils produisirent de l’énergie avec des rendements modestes (100 kilowatts en moyenne par réacteur, bien inférieurs aux réacteurs actuels produisant 1 à 1,5 gigawatt, soit au moins 1 000 fois plus). Continuer la lecture de Les réacteurs nucléaires naturels existaient déjà il y a 2 milliards d’années au Gabon