Les glaces terrestres, la cryosphère 3/3

Partie 3/3 : La diminution de la cryosphère est-elle démontrée dans l’AR5?

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

La contribution de la cryosphère à la hausse du niveau des mers est abordée dans le chapitre 4 du rapport AR5 du GIEC [1]. Les banquises [2] ne figurent pas parmi les contributeurs car leur fonte ne peut affecter les niveaux marins.

Le GIEC est persuadé que la masse de la cryosphère a diminué entre 1992 et 2012. Cette certitude de l’organisme intergouvernemental est fondée sur sa grande confiance dans des modèles gravimétrique/altimétrique et sur des marges d’erreur très optimistes, particulièrement en Antarctique [3] et sur les glaciers [4].

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L’avenir alternatif de l’électronucléaire européen

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers
Institut Thomas More, Président, Pôle Energie, Climat, Environnement

Article récemment publié dans European Scientist

Tandis que l’Europe occidentale a programmé la sortie partielle ou totale du nucléaire, les pays de l’est de l’Union (Pologne, République tchèque, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, entre autres), considèrent la production d’électricité nucléaire comme une solution pour assurer leur développement économique tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES).

La décision de certains pays de l’ouest européen de se désengager partiellement ou totalement du nucléaire dans un avenir proche, est non seulement irrationnelle mais extrêmement onéreuse. Continuer la lecture de L’avenir alternatif de l’électronucléaire européen →

Etendue de la glace arctique : actualisation mars 2020

Le DMI (Danish Meteorological Institute) publie régulièrement l’évolution temporelle, mois par mois, de l’étendue de la glace de l’Arctique. Le site SCE met en ligne les ‘updates’ concernant cette évolution depuis l’update de septembre 2018.

L’étendue de la glace arctique de mars 2020 est plus élevée que celle des mois de mars des 5 dernières années (2015 à 2019).

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‘Température moyenne globale’ pour mars 2020

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour mars 2020 est de – 0,28°C par rapport au mois de février 2020. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade de janvier 1979 à février 2019, soit 0,01°C/an. Continuer la lecture de ‘Température moyenne globale’ pour mars 2020 →

Les glaces terrestres, la cryosphère (2/3)

Partie 2/3 : Lecture critique du chapitre cryosphère de l’AR5

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

Cette deuxième partie de l’article examine la composition du chapitre 4 du 5ème rapport du GIEC (AR5) [1].
Dans ce chapitre, qui concerne les différentes composantes de la cryosphère, les banquises [2] et glaciers [3] sont particulièrement mises en avant par les rédacteurs du GIEC.
A propos de ces 2 composantes mineures (0,65 % du volume de la cryosphère), l’article développe certains éléments d’appréciation que les rédacteurs de l’AR5 n’ont pas mis en exergue. Continuer la lecture de Les glaces terrestres, la cryosphère (2/3) →

Les glaces terrestres, la cryosphère (1/3)

Partie 1/3 : Ordres de grandeurs selon l’AR5

par J.C. Maurin, Professeur agrégé de physique

On désigne par cryosphère l’ensemble des glaces terrestres. Son évolution, lors des dernières décennies, est souvent présentée comme préoccupante: il en résulterait une forte hausse des niveaux marins et un changement d’albédo et donc du bilan énergétique de la Terre. Cette première partie de l’article présentera quelques ordres de grandeurs pour les glaces terrestres.
On utilisera principalement les données du chapitre 4 du rapport AR5 WG1 (5th Assessment Report, Working Group 1) qui a été publié en 2013 par l’organisme intergouvernemental GIEC. Continuer la lecture de Les glaces terrestres, la cryosphère (1/3) →

SCE-info : La neige n’est pas près de s’arrêter de tomber…

Depuis le début des mesures satellitaires en 1967, la couverture neigeuse de l’hémisphère nord a augmenté en automne et en hiver. Ce phénomène incontestable a par exemple été illustré en graphiques par un laboratoire spécialisé dans les chutes de neige à la Rutgers University aux Etats Unis, le Global Snow Lab, mais également par l’Organisation Météorologique Mondiale.

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Etendue de la glace arctique : actualisation février 2020

Le DMI (Danish Meteorological Institute) publie régulièrement l’évolution temporelle, mois par mois, de l’étendue de la glace de l’Arctique. Le site SCE met en ligne les ‘updates’ concernant cette évolution depuis l’update de septembre 2018.

L’étendue de la glace arctique de février 2020 est plus élevée que celle des mois de février des 6 dernières années (2014 à 2019).

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‘Température moyenne globale’ pour février 2020

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour février 2020 est de + 0,20°C par rapport au mois de janvier 2020. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade de janvier 1979 à février 2019, soit 0,01°C/an.

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La péninsule Antarctique se porte bien

par Prof. Dr. Paul Berth

Selon un récent article du Guardian, des scientifiques ont mesuré pour la première fois la température de 20,75°C le 9 février 2020 sur l’île Seymour, une île située au large de la péninsule Antarctique. Cette île comporte la station de mesure Marambio où les relevés ont été réalisés. Bien entendu, cette nouvelle a été reprise par les médias, Greta Thunberg en tête. Cependant, en analysant objectivement la situation vous pourrez constater qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer.

1. Localisation de l’île Seymour et température moyenne annuelle

L’île Seymour est située au large de la péninsule Antarctique (Figure 1), la région la plus au nord du continent Antarctique et, quasiment, la seule partie d’Antarctique s’étendant au-delà du cercle polaire.

Figure 1. La péninsule Antarctique et l’île Seymour.

L’article du Guardian nous donne le graphique de températures suivant pour le début du mois de février 2020 (Figure 2) :

Figure 2. Température de l’atmosphère au niveau du sol pour la station Antarctique Marambio entre le 1er et le 12 février 2020. Le pic à 20,75°C est indiqué. Source : Guardian (2020).

Nous pouvons voir en consultant l’axe des abscisses de la Figure 2 qu’il s’agit de températures journalières, relevées toutes les heures, avec des pics chaque jour aux heures les plus chaudes. Bien entendu il peut s’agir d’un record de température positive. Mais il ne faut jamais se fier à la température d’un seul jour. Une seule mesure ne veut rien dire, car il existe peut-être dans l’année des records de températures négatives au même endroit dont les médias ne parlent pas (les médias ne parlent jamais des records de basses températures, comme par exemple les –65°C en janvier 2020 au Groenland, voir ici). En moyenne, il se pourrait donc que la température ne varie pas.

Pour savoir ce qu’il en est, analysons les données officielles (Figure 3) de la station Marambio (données GHCNv4 fournies par la NOAA, ici) et regardons les températures moyennes annuelles. Les données ont été homogénéisées par la NOAA (c’est-à-dire nettoyées et corrigées des effets non climatiques).

Figure 3. Températures moyennes annuelles pour la station Marambio (bleu). La ligne noire en pointillés est la tendance linéaire (équation noire). La ligne rouge en tirets est la tendance polynomiale de degré 2 (équation rouge). Données GHCN V4 adjusted-homogenized. Source : NOAA (ici).

Nous constatons les choses suivantes :

            – Depuis 1971, les valeurs de température moyenne annuelle de la station Marambio sont négatives, inférieures à –5°C. Les températures annuelles moyennes les plus récentes (2019) sont de –8°C. Ceci démontre que la zone reste assez froide.

            – Il existe de grandes variations d’une année à l’autre, atteignant parfois + ou – 4,5°C en un an : par exemple de –6,60°C en 2006 on passe à –11,11°C en 2007.

            – Si l’on trace une droite de régression, une très légère tendance positive est observée avec l’ensemble des données entre 1971 et 2019. La droite obtenue possède une faible pente de +0,027 (le coefficient de détermination R2 valant 0,09). Mais peut-on raisonnablement tracer une telle droite?

            – Si au lieu de considérer une droite de régression on fait passer une polynomiale de degré 2 parmi les données on obtient un meilleur coefficient de détermination (R2 = 0,12). On constate alors (Figure 3) une légère augmentation de température entre 1970 et 1995, puis une température stable jusqu’en 2020. Depuis 1995, la température moyenne annuelle oscille autour de –8°C. Notons que dans la nature, les phénomènes sont rarement linéaires.

Concluons déjà pour la station Marambio : non, il n’y a pas d’augmentation folle de la température, particulièrement au cours des 25 dernières années.

2. Les autres stations de la péninsule Antarctique

Une seule station de mesure, comme celle de Marambio, ne suffit évidemment pas pour tirer des conclusions fiables. Voyons donc ce qu’il en est des stations proches (Figure 4).

Figure 4. Localisation de quelques stations météo sur la péninsule Antarctique. Source : NOAA (ici).

– Pour la station Bernardo O’Higgins, très proche de Marambio, les températures moyennes annuelles sont négatives avec une tendance stable depuis 1980 (Figure 5).

Figure 5. Températures moyennes annuelles pour la station Bernardo O’Higgins (bleu). La ligne noire en pointillés est la tendance linéaire (équation noire). Données GHCN V4 adjusted-homogenized. Source : NOAA (ici).

– Pour la station Arturo Prat (Figure 6) les températures moyennes annuelles sont également négatives. Encore une fois, on constate de grandes variations d’une année à l’autre, une légère pente de +0,02 si l’on trace une droite de régression avec l’ensemble des données (R2 = 0,20), mais une stabilisation de la température depuis 2000 si l’on trace une polynomiale (R2 = 0,22).

Figure 6. Températures moyennes annuelles pour la station Arturo Prat (bleu). La ligne noire en pointillés est la tendance linéaire (équation noire). La ligne rouge en tirets est la tendance polynomiale de degré 2 (équation rouge). Données GHCN V4 adjusted-homogenized. Source : NOAA (ici).

– Pour la station Vernadsky (Figure 7) nous constatons une tendance nettement décroissante en ne considérant les données que depuis l’année 2000 (pente de –0,021; droite verte sur Fig.7). Avec l’ensemble des données nous obtenons une droite de régression dont la pente est positive (valant +0,04; R2 = 0,3904). La polynomiale de degré 2 avec toutes les données donne encore une fois un R2 supérieur (0,3988). Ceci montre que si l’on considère toutes les données la température moyenne est en cours de stabilisation.

Figure 7. Températures moyennes annuelles pour la station Vernadsky. (bleu). La ligne noire en pointillés est la tendance linéaireavec l’ensemble des données (équation noire). La ligne rouge en tirets est la tendance polynomiale de degré 2 avec l’ensemble des données (équation rouge). La ligne verte est la tendance linéaire depuis l’année 2000 (équation verte). Données GHCN V4 adjusted-homogenized. Source : NOAA (ici).

– Pour la station Univ Wi Id 8926 Larsen Ice (Figure 8), on constate aucune tendance à l’accroissement mais une diminution depuis 1995.

Figure 8. Températures moyennes annuelles pour la station Univ Wi Id 8926 Larsen Ice  (bleu). La ligne noire en pointillés est la tendance linéaire (équation noire). Données GHCN V4 adjusted-homogenized. Source : NOAA (ici).

– Concernant la station Orcadas au large de la péninsule Antarctique (Figure 9) une décroissance est observée depuis 2000 avec cette fois-ci une polynomiale de degré 3 (R2 = 0,33). Comme à chaque fois, une droite avec l’ensemble des données depuis 1902 montre une légère tendance positive (pente de +0,01) mais le R2 est plus petit (0,30). Il vaut donc mieux considérer la courbe polynomiale.

Figure 9. Températures moyennes annuelles pour la station Orcadas. La ligne noire en pointillés est la tendance linéaire (équation noire). La ligne rouge en tirets est la tendance polynomiale de degré 3 (équation rouge). Données GHCN V4 adjusted-homogenized. Source : NOAA (ici).

– Pour la station King Sejong (Figure 10) nous pouvons voir une diminution de la température moyenne annuelle depuis 1990, mais de nombreuses mesures sont manquantes.

Figure 10. Températures moyennes annuelles pour la station King Sejong. La ligne noire en pointillés est la tendance linéaire (équation noire). Source : NOAA (ici).

Finalement, pour la station Univ Wi Id 8902 Butler Isla (Figure 11) nous pouvons voir une diminution depuis 1997. Remarquons qu’en moyenne annuelle la température est ici inférieure à –14°C.

Figure 11. Températures moyennes annuelles pour la station Univ Wi Id 8902 Butler Isla. La ligne noire en pointillés est la tendance linéaire (équation noire). Données GHCN V4 adjusted-homogenized. Source : NOAA (ici).

3. Conclusions

– Pour comprendre ce qu’il se passe dans un jeu de données de température il ne faut pas considérer une seule mesure comme le fait l’article du Guardian; il ne faut pas non plus considérer une seule station de mesure.

– Si l’on désire faire passer des droites parmi les données de température, les plus longues séries disponibles sont celles de la station Orcadas (depuis 1902), qui est quand même assez éloignée de la péninsule Antarctique. On constate alors un réchauffement d’environ + 2°C en 110 ans (la courbe de tendance coupe –5°C en 1900 et –3°C en 2010). Cependant, en considérant des courbes polynomiales dont le coefficient de détermination est meilleur on constate que les températures moyennes chutent depuis les années 2000, comme dans toutes les stations de la péninsule Antarctique présentées dans cet article.

– Les phénomènes naturels suivent rarement des droites. Ils sont généralement cycliques, avec des périodes et amplitudes très variables. Il est donc permis de conclure que la péninsule Antarctique ne se réchauffe pas depuis 25 ans. Ceci est confirmé par d’autres analyses (voir ici et ici) et il est dommage qu’une fois de plus les médias ne fassent pas plus preuve de rigueur et se permettent des raccourcis donnant une information inexacte à 100%. En sont-ils seulement conscients ?

RETOUR SUR 2019

par Samuel Furfari, Professeur à l’Université libre de Bruxelles

L’année 2019 aurait été celle de l’hystérie climatique. Les manifestations des jeunes qui ont suivi avec enthousiasme les conseils d’une jeune suédoise ont donné à des politiciens en quête de raison d’être une opportunité pour montrer qu’ils s’occupent de la jeunesse, mais aussi de l’environnement ou plus précisément de « sauver la Planète ».
Qui n’est pas en faveur de la protection de l’environnement ?
Qui n’est pas attentif à la santé ?
L’occasion rêvée pour redonner du sens à la politique était trop belle, d’autant plus qu’il y avait en 2019 l’élection d’un nouveau parlement européen. L’inflation de promesses inconsidérées ne s’est pas fait attendre. Elle a abouti le 11 décembre 2019 à la publication d’une nouvelle stratégie de la Commission européenne appelée « Green Deal » et à son adoption par le Conseil européen le 13 décembre, avec un parlement européen qui en veut encore plus.

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L’UE rejette le gaz, le reste du monde l’adopte !

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers
Institut Thomas More, Président, Pôle Energie, Climat, Environnement

Alors que la Commission européenne et la majorité des Etats membres ont décidé, dans le cadre de la politique bas carbone, de renoncer aux combustibles fossiles, y compris le gaz, dans les plus brefs délais et au plus tard en 2050, les autres pays dans le monde, à part quelques rares exceptions, se gardent bien de prendre pareils engagements. Ils considèrent, en effet, que ces carburants contribuent à leur prospérité et, pour nombre d’entre eux, à l’amélioration de leur condition de vie.

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SCE-info : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ?

Nature, l’une des plus célèbres revues scientifiques à l’échelle mondiale, vient de publier un article assez inattendu. Celui-ci se permet une analyse critique des scénarios climatiques proposés dans les rapports du GIEC (scénarios RCP, i.e. « Representative Concentration Pathways »). Comme on peut le constater chaque jour en consultant les médias, ce sont toujours les scénarios les plus catastrophiques qui sont relayés. Continuer la lecture de SCE-info : Climatologie actuelle, un (petit) pas vers plus de réalisme ? →

Etendue de la glace arctique : actualisation janvier 2020

Le DMI (Danish Meteorological Institute) publie régulièrement l’évolution temporelle, mois par mois, de l’étendue de la glace de l’Arctique. Le site SCE met en ligne les ‘updates’ concernant cette évolution depuis l’update de septembre 2018.

L’étendue de la glace arctique de janvier 2020 est plus élevée que celle des mois de janvier des 5 dernières années (2015 à 2019).

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‘Température moyenne globale’ pour janvier 2020

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour janvier 2020 est le même que celui du mois de décembre 2019. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade de janvier 1979 à février 2019, soit 0,01°C/an.

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Il faut prolonger la durée de vie des centrales nucléaires belges

par Samuel Furfari, Professeur à l’Université libre de Bruxelles
et Ernest  Mund,  Professeur  émérite  Université  Catholique et Louvain, Directeur de recherches  honoraire du FNRS

Les plus chauds partisans de l’énergie nucléaire sont convaincus que la technologie actuelle des réacteurs à eau légère sous pression (PWR) est loin d’être parfaite. Mais elle dispose d’énormes qualités qui rendent son utilisation indispensable. Au nombre de celles-ci, principalement une absence d’émission de CO2 [1] la sécurité d’approvisionnement au sens où la production d’électricité et de chaleur peut satisfaire la demande à tout instant, hormis bien sûr les périodes de maintenance des installations et les pannes éventuelles, et la rentabilité économique au sens où les importants investissements en capitaux peuvent être amortis en des temps beaucoup plus courts que la durée de vie fonctionnelle de ces installations, etc… Dernière qualité, moins évidente pour les non-initiés : la mise en œuvre de la technologie PWR peut revêtir des formes très variées dont certaines (les SMR, petits réacteurs modulaires) renforcent la sûreté déjà très élevée  du nucléaire actuel, considérée néanmoins comme insuffisante par les opposants.

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Des réchauffements répétitifs sans CO2 ?

par Prof. Dr. Paul Berth (1) et Prof. Dr. Alain Préat (2)
1. Faculté des Sciences, Université Européenne
2. Faculté des Sciences, Université Libre de Bruxelles

Depuis le début des mesures thermométriques directes, les 4 principales séries de température  que nous possédons (thermomètres terrestres et satellites) nous montrent que la température globale de la basse troposphère a augmenté de ± 0,8°C en 138 ans (entre 1880 et 2018). Cela correspond à ± 0,28°C en 50 ans soit 0,006°C/an (actuellement environ 0,01°C/an pour les 30 dernières années). Les médias nous rappellent chaque jour que cette hausse est exceptionnelle et que le CO2 anthropique en est à l’origine, c’est-à-dire est le grand coupable suivant la terminologie consacrée.

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Les Feux en Australie : la réalité des faits et rien d’autre…

par Yannick Colleu

Les feux de brousse en Australie font la une des journaux écrits et audiovisuels. Ces annonces sont reprises par les réseaux sociaux.
La vérité médiatique est maintenant bien établie, ces feux sont l’œuvre du dérèglement climatique. Ces catastrophes humaine et écologique présagent, selon les réseaux dits sociaux, la fin du Monde annoncée par les « experts » du GIEC.

A ma connaissance pas un seul journaliste ne semble s’être penché sur le sujet. Du moins aucune autre conclusion, quant aux causes de cette catastrophe, n’a été, à ma connaissance, publiée sinon pour pointer le changement climatique comme seul et unique coupable.

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Impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables

par Jacques Marlot, Ingénieur civil retraité

Le 25 juillet 2019 a été enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale française le RAPPORT fait au nom de la Commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique.

C’est un rapport de 346 pages en ligne sur http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rap-enq/r2195-t1.pdf qui ne semble pas avoir suscité dans la presse les commentaires auxquels on aurait pu s’attendre et qui auraient pourtant été amplement justifiés. Certes c’est un rapport qui concerne la France, mais son contenu et ses conclusions s’appliquent aussi à la Belgique, compte tenu des similitudes entre les mix énergétiques des deux pays.

Le rapport montre que les impacts et les enjeux de la transition énergétique apparaissent aujourd’hui indissociables de toutes les politiques industrielles, de tous les intérêts économiques et de toute réflexion environnementale. Il en résulte que la question énergétique est de nature à conditionner la stabilité d’une nation, tant l’énergie est devenue indispensable pour assurer la sécurité quotidienne des citoyens.

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Etendue de la glace arctique : actualisation décembre 2019

Le DMI (Danish Meteorological Institute) publie régulièrement l’évolution temporelle, mois par mois, de l’étendue de la glace de l’Arctique. Le site SCE met en ligne les ‘updates’ concernant cette évolution depuis l’update de septembre 2018.

L’étendue de la glace arctique de décembre 2019 est égale,  à celle du mois de décembre 2018 (ou à peine supérieure) et  plus élevée que celle des mois de décembre des trois précédentes années (2015, 2016, 2017). 

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‘Température moyenne globale’ pour décembre 2019

Le site SCE met chaque mois la mise au point ou ‘update’ de la ‘température moyenne globale’ établie officiellement à partir des données satellitaires UAH. Les données de base et des informations complémentaires sont accessibles sur le site de Roy W. Spencer.

L’écart de température pour décembre  2019 est de + 0,01°C par rapport au au mois de novembre 2019. L’évolution de la température est de +0,13°C/décade de janvier 1979 à février 2019, soit 0,01°C/an.

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Des observations satellitaires qui ne confirment pas les modèles climatiques

par Prof. Dr. Jean N.

Le Professeur Konstantinos (Costas) Varotsos est  un physicien grec, spécialisé dans la physique de l’atmosphère. Ses centres d’intérêt sont la télédétection, la dynamique du climat, la physique et chimie de l’atmosphère, le changement climatique et les processus non linéaires. Il enseigne à l’université NKUA d’Athènes et possède un CV impressionnant. En effet, il est auteur de plus de 300 publications dans des journaux contrôlés par les pairs ainsi que de 11 livres publiés chez Springer. Il semblerait donc qu’il connaisse bien son sujet.

Avec son collègue N.M. Efstathiou, le Prof. Varotsos a publié un article qui vaut le détour. Cet article, que nous allons vous présenter dans ses grandes lignes, est paru dans un numéro de Janvier 2019 du Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics (182:31–38; 2019). Pour vous convaincre de son intérêt, commençons par présenter la conclusion de cet article, qui pourra faire sursauter certaines personnes :

 » Sur la base de nos résultats, et tout en gardant à l’esprit la complexité du système climatique et les incertitudes des modèles climatiques, il n’est plus possible de soutenir la thèse comme quoi le réchauffement climatique, avec un effet de serre accru, serait causé par les activités humaines. »

Comme nous allons vous le montrer, les conclusions du Prof. Varotsos rejoignent parfaitement celles du Dr John R. Christy, Professeur en Sciences Atmosphériques et Climatologue de l’Etat d’Alabama à l’Université d’Alabama (Huntsville, USA), qui possède également plus d’une centaine de publications dans le domaine de la climatologie, particulièrement dans celui du traitement des données satellitaires.

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Energies du monde et perspectives d’un MIX 2050 ?

CARTE BLANCHE
D’utopies vers les réalités, le chemin est semé d’embûches !

Emmanuel SIMON, quelque part dans une UE qui tend à chavirer

1/ Introduction

Face aux gesticulations de masses organisées contre les énergies fossiles et le CO2, dits nuisibles, nos amis logiciens examineront utilement la situation à l’échelle planétaire. Une situation où nos 500 millions d’habitants d’UE ne pèsent finalement que 1/15e de l’actuelle population mondiale ! Continuer la lecture de Energies du monde et perspectives d’un MIX 2050 ? →

L’avenir incertain de l’éolien terrestre européen

par Jean-Pierre Schaeken Willemaers
Institut Thomas More, Président, Pôle Energie, Climat, Environnement

L’avenir de l’éolien terrestre des pays européens s’inscrit dans le cadre de la politique climatique de l’UE.

La concrétisation d’une politique énergétique européenne commune a du mal à voir le jour en raison, notamment, de la diversité des approches et des intérêts des Etats-membres.
Ceci n’a pas empêché la Commission européenne de présenter, en 2011, sa feuille de route pour l’énergie (Roadmap 2050), affichant ainsi sa volonté de « décarboner » de l’économie. Continuer la lecture de L’avenir incertain de l’éolien terrestre européen →