Dans un rapport préparatoire dont le Financial Times s’est procuré la copie et qui sera diffusé la semaine prochaine, la Commission européenne estime que pour atteindre l’objectif de réduire de 90% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040, l’Europe devra investir 1500 milliards par an à partir de 2031 jusque 2050.
1500 milliards par an. C’est équivalent à 10% du PIB européen. Par an ! Hors l’effort de guerre, il n’existe aucun objectif d’aucune sorte qui ait jamais commandé le détournement de 10% du PIB d’un continent, par décret politique.
par Jean-Pierre Schaeken Willemaers Institut Thomas More – Président du pôle Énergie, Climat, Environnement publié dans trends.levif le 27 décembre 2023
Les sources d’énergie pour la production d’électricité sont multiples et différemment appréciées dans le monde. Quelques-unes font l’objet d’anathèmes par les uns alors que d’autres les considèrent comme une aubaine.
Les prédilections pour l’une ou l’autre sont généralement fonction, dans le monde, de considérations économiques telles que leur disponibilité locale, leur coût ou la pollution qu’elles produisent.
D’autre part, des préoccupations de nature plus conjecturale que scientifique ont conduit, surtout en Europe, à vilipender certaines d’entre elles pour ensuite les interdire.
Il est nécessaire d’analyser les propriétés de ces différentes sources et de les comparer afin de pouvoir identifier celles qui contribueront le mieux à la production électrique du futur.
Commençons par comparer le nucléaire, source d’énergie qui fait régulièrement la une des médias, aux énergies éolienne et photovoltaïque de loin les plus utilisées parmi les renouvelables.
Le clivage entre les pays en Europe et dans le monde suscité par la production d’électricité à partir de combustible nucléaire a tendance à s’estomper. En effet au deuxième jour de la COP 28 organisé par le Qatar en décembre 2023, un appel d’une vingtaine de pays à tripler les capacités de l’énergie nucléaire dans le monde d’ici 2050 par rapport à 2020, illustre le regain général d’intérêt pour l’atome.
article d’opinion par J. van Vliet, Ingénieur civil, Licencié en Sciences, Directeur retraité
1. Le nucléaire fait subitement son retour
Alors que se déroule la conférence COP28, messe annuelle du climat, au moment où le GIEC, suivant une longue tradition, vient de sortir son N+1ème rapport apocalyptique et nous rappelle journellement (à tort) que l’été 2023 a battu tous les records en matière de température et qu’il ne reste pas plus de cinq minutes pour réduire notre consommation énergétique et les émissions de CO2 qu’elle entraîne, voici que l’énergie nucléaire fait subitement son retour.
Il y a exactement 70 ans, lorsque le Président Eisenhower avait prononcé en 1953 son discours « Atoms for Peace » à l’assemblée générale de l’ONU, l’énergie nucléaire était promise à un brillant avenir. Cependant, cela n’allait pas durer au-delà de l’accident de Three Miles Island, en 1979.
par Wesley J. Smith, publié in The Epoch Times, 8 novembre 2023
« N’écoutez pas ce qu’ils disent, regardez ce qu’ils font » est souvent un bon conseil. Mais parfois ce qu’ils « disent » est précisément ce qu’ils ont l’intention de faire.
Comme dans ce cas : un fonctionnaire des Nations unies s’appelant Volker Türk vient de publier une tribune dans Nature – la revue scientifique la plus prestigieuse au monde – dans laquelle il propose de « protéger le droit à la science » pour lutter contre le « changement climatique ».
Avertissement SCE : SCE a été créé il y a plus de 5 ans pour exercer une analyse critique dans le domaine de la science climatologique et dans le domaine énergétique. Le débat que cela implique n’a pas vocation à promouvoir la polémique pour la polémique. Mais force est de constater, que malgré un consensus qui ne veut rien dire (SCE) et des pratiques plus que douteuses dans des revues scientifiques de haut rang (SCE), la confiance dans les acteurs de la climatologie n’est plus là. Il suffit de parcourir les différents articles publiés dans SCE, dans de nombreux autres sites et différentes revues scientifiques pour se rendre compte que quelque chose ne va plus ou pas. L’article que nous reproduisons ici en est une belle illustration : un fonctionnaire (de l’ONU) sans compétence scientifique se place au-dessus de la mêlée et propose manu militari de supprimer tout liberté académique dans le débat de la climatologie.
Comme le dit l’auteur de l’article ‘M. Türk expose sa vision de la protection de la ‘science’. Son raisonnement paradoxal est risible’. Hélas ce qui n’est pas risible est le fait que la liberté scientifique de critiquer est de plus en plus bafouée, voyez en France (notamment ici et ici). Espérons que la raison reviendra et que la proposition ‘risible’ de ce fonctionnaire se retourne contre lui, son institution et tous ceux qui refusent le débat.
Il est bon de rappeler, avant d’aborder le sujet de cet article, que la priorité absolue des femmes et des hommes dénués de tout est de sortir de leur misère et pour celles et ceux qui vivent dans la précarité, est d’améliorer leurs conditions de vie. C’est vrai dans tous les pays quel que soit leur degré de développement.
Une énergie abondante, fiable et bon marché est indispensable pour atteindre ces objectifs. Celle qui est disponible localement est privilégiée aujourd’hui. Il s’agit essentiellement de l’hydraulique, du charbon, du gaz, du pétrole, et, dans une mesure nettement moindre, de la biomasse et de la géothermie. Le cas de la Chine est significatif à cet égard. Si elle avait annoncé lors de la COP 21 en 2015 qu’elle serait, dès 2020, le premier pays en puissance éolienne et solaire, elle avait ajouté que, d’ici à 2030, elle construirait autant de centrales à charbon qu’elle en avait déjà. La position de l’Inde n’était pas fort différente. Leur pragmatisme l’emporte sur toutes considérations idéologiques.
Ceci devrait interpeller les pays « développés » sur la pertinence de leurs politiques énergétiques, dans le cadre de la transition énergétique, et, en particulier, le calendrier de leur implémentation dans les régions qui n’appartiennent pas à ce bloc.
par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, ULB
Oui, d’après un psychologue d’une université belge. Lors d’un récent examen écrit, voici la première question posée aux étudiants :
Il ignore évidement les données – d’une unité de recherche de sa propre université – qui mettent à mal, comme on le verra ci-après, ce genre d’affirmations péremptoires.
Plus étonnant, il semble aussi ignorer la littérature de son propre domaine.
Cet article se veut une réflexion sur le lien entre notre consommation d’énergie par rapport à l’énergie liée à un ou plusieurs processus naturels ayant affecté la Terre. Notre consommation mondiale d’énergie peut-elle par exemple modifier la température des océans ? Pour répondre à cette question on peut partir d’un événement naturel, bien documenté, qui a affecté notre planète. Le Lac Moréis, en Égypte, se prête particulièrement bien à cet exercice : profond de 60 à 70 m, il fut asséché il y a 4.200 ans par un réchauffement climatique de portée mondiale, du moins au niveau des régions équatoriales. Ce réchauffement a aussi asséché le Nil en supprimant pendant une vingtaine d’années ses crues. Le résultat en fut une famine importante qui a été la cause de la chute de l’Ancien Empire.
par Jean-Pierre Schaeken Willemaers, publié le 01.07.2023 in TrendsTendances
L’Europe se trouve à un moment crucial, où il lui faut affirmer sa puissance vis-à-vis des États-Unis et de la Chine et, comme l’avait déjà dit Angela Merkel [1], prendre son destin en main.
L’UE ne pourra jamais rivaliser avec les deux superpuissances précitées sans une convergence des politiques des États membres et, en prérequis, celles de la France et de l’Allemagne qui sont actuellement largement divergentes en raison de leurs modèles politiques et culturels et dans nombre d’autres domaines, dont : l’économie, la défense, l’énergie et l’immigration.
Avant-propos SCE: A la suite de ses deux derniers articles (ici et ici) consacrés au rapport AR6 de ‘IPCC’, SCE publie la récente lettre ouverte de Clintel au Président de l’IPCC. Cette lettre montre à quel point un désaccord existe sur base scientifique et pointe l’absence de débat malgré cette divergence majeure dans la thématique climatique actuelle. —————————————————————————————————————————
The Hague, May 25, 2023
Professor Dr. Hoesung Lee, Chair of the IPCC, c/o World Meteorological Organization 7bis Avenue de la Paix C.P. 2300, CH-1211 Geneva 2, Switzerland.
Dear Dr. Hoesung Lee,
With the recently published Synthesis Report, the IPCC finished its sixth assessment cycle, consisting of seven reports in total. An international team of scientists from the 1500-strong Climate Intelligence Foundation (Clintel) has assessed several claims from the Working Group 1 (The Physical Science Basis) and Working Group 2 (Impacts, Adaptation and Vulnerability) reports. Results have been summarized in Clintel’s report The Frozen Climate Views of the IPCC:
Depuis le sommet de la Terre à Rio en 1992, l’ONU alerte sur une menace climatique. Ses mises en garde récurrentes auraient pour origine un consensus des scientifiques dont les rapports du GIEC (AR = Assessment Report) seraient la traduction. Le sixième cycle d’évaluation du GIEC s’est terminé en mars 2023 avec la publication du ‘Rapport de Synthèse’. Ce cycle a duré 8 ans et produit plusieurs rapports correspondant à un total de ≈ 10 000 pages. C’est le groupe de travail 1 du GIEC qui a évalué la science physique du changement climatique et qui a élaboré le rapport AR6 WG1 (WG1 = Working Group 1). Ce rapport est intitulé ‘The Physical Science Basis ‘, il comporte environ 2 400 pages. II a été rédigé par 234 auteurs assistés de ≈ 800 contributeurs [1] . C’est le bureau du GIEC qui a sélectionné et supervisé les ≈ 1000 rédacteurs/ auteurs /contributeurs : – à partir de statistiques, l’article montre que les modélisateurs semblent bien plus influents que les observateurs, – avec un exemple pris dans le chapitre 5, l’article suggère que ce déséquilibre modélisation / observation tend à transformer de simples hypothèses en quasi certitudes.
Un lecteur intéressé par l’examen critique de l’AR6 peut consulter l’analyse de Clintel ou bien son compte-rendu par Alain Préat ici. Le lecteur trouvera ici et là les précédentes critiques de l’AR6 par SCE-info. Le présent article concerne seulement la publication AR6 WG1 parue en 2021, mais ce sont bien ces 2 400 pages de ‘The Physical Science Basis‘ qui justifieraient scientifiquement l’alarmisme des Nations Unies sur le climat. [1]
Deux fables de La Fontaine illustrées par Granville
par Ernest MUND Directeur de recherches honoraire du FNRS, Professeur extraordinaire émérite UCL.
L’affirmation peut surprendre. Elle a cependant pleinement du sens si l’on accorde toute l’attention nécessaire au mouvement appelé wokisme. Le danger est loin d’être extrême mais il faut le mettre en lumière afin d’en prévenir des conséquences potentielles très néfastes.
Le terme ‘wokisme’ est issu du vocable afro-américain ‘woke’ qui se traduit par éveillé. Il désigne la conscience de problèmes liés à la justice sociale et rappelle les nombreux réveils de puritanisme qui se sont produits aux Etats-Unis depuis leur création en 1776. C’est la raison pour laquelle le philosophe J.F. Braunstein qualifie le mouvement de religion dans l’ouvrage fondamental qu’il a consacré au sujet [1]. Le mouvement a pris racine dans des cercles universitaires américains promouvant la théorie du genre et dénonçant dans la foulée la biologie en tant que science viriliste, voire même raciste parce que développée par des mâles hétérosexuels blancs.
par Jean-Pierre Schaeken Willemaers, publié le 10.05.2023 in European Scientist
Dans cette analyse Jean-Pierre Schaeken Willemaers se penche sur les objectifs d’Elia, entreprise belge de transport d’électricité (de 30 kV à 380 kV) chargée d’assurer la stabilité du réseau électrique haute tension, dans le contexte de la transition énergétique. Elia est le gestionnaire de ce réseau, des interconnexions avec le réseau trans-européen ainsi que du réseau 50 Herz de l’est de l’Allemagne. Elle assure le développement et l’entretien de son infrastructure. Les grandes entreprises y sont directement raccordées. Elle veille à chaque instant à l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité. Vue sa position géographique au cœur de l’Europe, elle est également un acteur essentiel du marché de l’électricité et du réseau interconnecté. Le développement du réseau électrique belge s’inscrit dans la politique climatique européenne qui vise à une décarbonation quasi totale de ce secteur d’ici à 2050, via l’intégration massive de sources d’énergie renouvelable et l’intégration avec le réseau de transmission européen.
par J.P. Schaeken Willemaers Institut Thomas More ex membre comité direction Engie Tractebel EG, paru dans Atlantico, 27 mars 2023
Une réflexion sur la démocratie, en particulier occidentale, implique de s’interroger sur l’évolution de la société et l’impact de celle-ci sur les valeurs démocratiques.
Samuel Furfari, Université Libre de Bruxelles Ernest Mund, FNRS et Université Catholique de Louvain
Résumé
De nombreux dirigeants politiques dans le monde veulent éliminer les combustibles fossiles comme sources d’énergie primaire et les remplacer à un horizon de quelques décennies par des sources de trace carbone minimale, pour faire face aux menaces pesant sur le climat. La réussite d’une telle démarche doit tenir compte de mécanismes inhérents aux transitions de technologie, difficiles à maîtriser. Ces transitions nécessitent du temps. Les précipiter peut conduire à des résultats éloignés d’un optimum, la conquête progressive du marché par des solutions très performantes pouvant être bloquée par des choix de qualité moindre, un phénomène désigné sous le nom de ‘verrouillage’. L’analyse faite dans ce travail est axée sur la production d’électricité sans trace carbone pour laquelle tout semble indique qu’une situation de ce type pourrait se présenter.
par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, Université Libre de Bruxelles
Aucun signe, en 2022, du déferlement de désastres naturels annoncé régulièrement dans les discours publics et les colonnes des médias.
Il est vrai que la prévision est un art difficile, surtout lorsqu’elle concerne l’avenir.
Heureusement, faute de catastrophes, on peut toujours compter sur nos habituels envoyés spéciaux pour jouer les prophètes de malheur. Avec, cette fois, des rôles à contre-emploi.
Ainsi, le toujours désopilant secrétaire général de l’ONU, pourtant socialiste, qui nous menace d’un « enfer climatique » d’ici dix ans :
« Nous sommes sur une autoroute vers l’enfer climatique avec le pied toujours sur l’accélérateur… L’humanité a le choix : coopérer ou périr. C’est soit un pacte de solidarité climatique, soit un pacte de suicide collectif. Dans le même temps, nous devons reconnaître une dure vérité : il n’y a pas d’adaptation possible à un nombre croissant d’événements catastrophiques causant d’énormes souffrances dans le monde. Les effets mortels du changement climatique sont là et maintenant. La lutte mondiale contre le changement climatique sera gagnée ou perdue au cours de cette décennie cruciale [1]».
Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
Ces dernières décennies, les décideurs politiques européens ont sous-estimé l’importance de l’industrie manufacturière. Ce n’est que depuis quelques années qu’ils se sont rendus à l’évidence que sans une industrie florissante, l’Union européenne (UE) risque de devenir une puissance secondaire, laissant le champ libre aux superpuissances que sont les États-Unis et la Chine.
L’UE et ses États membres se sont focalisés sur la politique climatique, mobilisant des moyens financiers et humains énormes diminuant d’autant les ressources nécessaires au développement de son industrie et fragilisant la sécurité d’approvisionnement énergétique. La priorité absolue de « sauver la planète » est très largement diffusée par nombre de médias européens et en particulier, par la télévision qui s’y réfère quotidiennement dans ses actualités, publicités, débats et interviews.
L’avalanche de ces messages quasi identiques et sans cesse répétés est-elle un signe précurseur de l’imposition d’une pensée unique ?
Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More , Président du pôle Énergie, Climat, Environnement paru dans Trends_le Vif le 4/01/2023
Après trente années de mondialisation croissante, les crises successives (financière, sanitaire et la guerre en Ukraine) ont bouleversé l’économie mondiale et provoqué un repli sur soi. Le protectionnisme n’est plus un gros mot. La sécurité énergétique s’impose comme une priorité des gouvernements, en particulier, européens. Ce n’est, d’ailleurs, pas la seule préoccupation : l’approvisionnement en matières premières et en denrées alimentaires est devenu un souci quotidien.
par Ludwik Budyn, Licencié en Sciences Chimiques, Université Libre de Bruxelles
Le 5 mai 2021, l’IFRC (International Federation of Red Cross) a publié un long rapport intitulé :
« Rapport sur les catastrophes dans le monde 2020 –Contre Marées et Chaleurs [1]»
On y trouve le graphique et le commentaire suivants :
« Le nombre des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes déclenchés par des aléas naturels augmente depuis les années 1960 et a progressé de presque 35 % depuis les années 1990 (voir figure 1.1)… Même quand le nombre total des catastrophes s’est stabilisé au cours des deux dernières décennies [2]…» !
Small reasoning applied to a media content on COP27
by Christian Seyve
On November 7, 2022, I suddenly felt very interested in a map published by « The Great Continent » (Ref. 1, Fig. 1). This was the centerpiece of a paper entitled: What’s at stake at the COP27? I was instantly struck by the message transmitted by this image.
It represented on a world map, the participation of the government’s representatives, in the opening ceremony of the conference. It showcased the involvement of these countries, in finding solutions to climate challenges. But for me, it also brought to light another reality: that a majority of representatives of the world states chose not to take part in COP27!
I did not guess at that time, that it was a harbinger of the disappointing results, obtained two weeks later…The purpose of this note is to analyze, then to complement this image, and to try to answer to the questions it raises.
Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More , Président du pôle Énergie, Climat, Environnement
Confrontée à la grave inadéquation entre l’offre et la demande énergétiques et en particulier d’électricité, la Commission européenne a enfin réalisé qu’il faut donner la priorité à la sécurité d’approvisionnement, y compris fossile, pour faire face aux risques géopolitiques.
La flambée actuelle des prix de l’énergie n’est que le dernier symptôme d’un mal profond. Il y a 25 ans, l’UE avait décidé d’instaurer la concurrence entre les producteurs d’électricité, l’objectif étant une meilleure compétitivité par une pression sur les prix. Force est de constater que le résultat de cette initiative de la Commission a déstructuré les systèmes électriques, ce qui a conduit à priver certains pays de l’Union du contrôle de leur capacité électrique.
Ainsi le décident, pleines d’incertitudes mais avec force d’autorité l’UE, l’OMS, l’ONU-PNUE… tandis que des contestations pourtant pertinentes sont très fréquemment étouffées ! Si ces ‘injonctions’ sont émises par des institutions bourrées d’illogismes et d’inconséquences, comment y faire entendre des avis fondés sur une ‘science rigoureuse’ ?
Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More , Président du pôle Énergie, Climat, Environnement publié à Trends-tendances, le 07.06.2022
Le sixième paquet de sanctions contre la Russie, dont l’embargo progressif sur le pétrole russe, divise une nouvelle fois l’Union européenne.
Devant la levée de boucliers de certains États membres particulièrement touchés par les séquelles de l’embargo sur le pétrole russe, la Commission a été contrainte de le restreindre aux livraisons maritimes, permettant aux pays enclavés tels que la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie et la Roumanie, dont la dépendance au gaz russe peut aller jusqu’à 100%, d’assurer leur approvisionnement par oléoduc.
Quelles que soient les préoccupations au sein de l’UE, il est urgent qu’elle s’interroge sur l’efficacité de sa politique d’embargos. Est-elle de nature à faire fléchir Vladimir Poutine et à le décider de mettre fin à cette guerre?
par Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de Genève
Avertissement SCE : Cet article est celui paru dans une des Lettres (= Lettre n°22) de Jean-Claude Pont, Professeur retraité de l’Université de Genève. D’emblée l’auteur entre dans le vif du sujet, voire de la polémique en reprenant la réflexion de Imboden, 2009 (réf. dans la bibliographie de la Lettre) :
« Il existe aujourd’hui peu de sujets plus brûlants que le réchauffement climatique et ses conséquences, et il n’y a guère d’autres sujets pour lesquels il est aussi évident que l’on ne peut pas comprendre et classer les processus actuels sans connaître suffisamment les climats passés. Sans connaissance de l’histoire du climat, une évaluation fiable de ce qui se passe aujourd’hui est illusoire : il serait impossible de déterminer si les évolutions actuelles s’inscrivent dans des cycles, s’il s’agit de phénomènes singuliers ou s’ils sont comparables à quelque chose qui s’est déjà produit. »
L’article de Jean-Claude Pont est le résultat d’une récherche très fouillée intégrant les données glaciologiques confirmées depuis le Pléistocène jusqu’à aujourd’hui. Une bibliographie ciblée accrédite le propos. SCE ne peut que recommander la lecture de cette Lettre n°22.
Jean-Pierre Schaeken Willemaers, Institut Thomas More , Président du pôle Énergie, Climat, Environnement, publié le 3.04.2022 Trends-tendances
Le premier thème abordé dans cet ouvrage porte sur les phénomènes extrêmes de l’été dernier (pluies diluviennes, dôme de chaleur, vagues de chaleur et incendies, etc.) attribués au changement climatique provoqué par les activités humaines, c’est-à-dire, aux émissions de gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique.
Les conséquences de ces ‘dérèglements’ sont, bien entendu, dramatiques. Mais plutôt que d’en rejeter la responsabilité sur l’humain et d’éluder ainsi tous débats sur les causes, ne serait-il pas plus utile d’analyser ces dernières sans à priori ?
Dans cette optique, une explication de l’origine possible des périodes de chaleur intense peut être éclairante.
L’Université Catholique de Louvain (UCL) a décidé de décerner un titre de Docteur honoris causa 2022 au climatologue et géophysicien américain Michael E. Mann (ici). Il est vrai que ce chercheur a beaucoup fait parler de lui. En effet, il s’agit du père de la « courbe en crosse de hockey« , courbe retraçant l’évolution probable de la température des 2000 dernières années. Avec cette courbe, qui gomme l’Optimum Climatique Médiéval (OCM) et le Petit Age Glaciaire (PAG) (voir ici et ici), Michael Mann s’est positionné dans le camp des catastrophistes tel qu’il est rapporté ou perçu dans les médias. Sa courbe a d’ailleurs été reprise par Al Gore et apparaît dans les publications du GIEC à partir de son troisième rapport. Nous n’allons pas discuter ici de la validité des résultats obtenus par Michael E. Mann au cours de sa carrière, ni de ses procès. Ce sujet a fait couler beaucoup d’encre et nous renvoyons les lecteurs intéressés à d’autres articles (voir ici). Nous allons simplement vous démontrer qu’il s’agit d’un geste politique de l’UCL et que Michael E. Mann ne détient pas plus la vérité que les autres équipes de paléoclimatologues, malheureusement moins célèbres. Nous avons adressé une lettre aux autorités académiques de l’UCL marquant notre désapprobation pour l’octroi de ce titre (ici).